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Publié par Edouard Boulogne

Les USA n'ont que deux siècles d'histoire, et ils semblent avoir la compréhension lente en matière de politique étrangère. On se souvient qu'en 1945, à la conférence de Yalta, Roosevelt, avait livré une bonne partie de l'Europe centrale à Staline, qu'il admirait, avec une naïveté déconcertante, et appelait Uncle Jo.

A Staline! Au nom de la « démocratie »!

Il semble que leur responsabilité, dans l'offensive islamiste au Mali, soit engagée.

La France, bien plus ancienne, même dirigée par un Groland, a plus d'expérience, et de réflexes.

L'article ci-dessous, du Figaro, le montre. Hélas! Ces évènements surviennent à un moment où la situation financière de notre pays n'est pas au beau fixe, pour employer un euphémisme, et que sa santé morale dévoyée par l'idéologie socialo-hollandiste n'est pas non plus exaltante. LS.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/14/01003-20130114ARTFIG00692-les-americains-paient-leurs-mauvais-calculs-au-sahel.php

 

Washington se retrouve pris à contre-pied par l'intervention rapide de la France pour arrêter l'insurrection islamiste dans le nord du Mali. 

 

Suzanne-Rice-ambassadrice-americaine-a-l-ONU.jpg ( Suzanne Rice, ambassadrice américaine à l'ONU ). 

 

Correspondante à Washington

Même si, selon les diplomates, l'heure est à la «consultation permanente» entre les deux rives de l'Atlantique sur le dossier malien, les Américains se retrouvent pris à contre-pied par l'intervention rapide et dénuée d'hésitations de la France pour arrêter l'insurrection islamiste dans le nord du Mali. «Il y a certainement à Washington un soutien et un vrai soulagement de voir les Français prendre l'initiative, vu l'urgence d'agir», note la directrice du programme Afrique au Centre pour les études stratégiques et internationales, Jennifer Cooke.

S'exprime même, notamment chez les néoconservateurs, un coup de chapeau à ces Français qui savent encore se comporter en «gendarmes de crise» et y aller (contrairement à l'Administration Obama, sous-entendent-ils). Mais l'action rapide de la France et les derniers développements sur le terrain jettent a contrario une lumière crue sur les naïvetés, les mauvais calculs et les échecs récents des Américains dans une région sahélienne où ils avaient massivement investi ces dernières années.

Depuis des mois, les États-Unis freinaient activement le déploiement des troupes de la Cédéao réclamées par le gouvernement malien, au motif que l'opération n'était pas suffisamment préparée. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, avait carrément affirmé à l'automne que le plan soutenu par la France au Conseil de sécurité était «de la m…»

Aide logistique et drones

Un consensus avait finalement été trouvé à l'arraché en décembre pour voter une résolution autorisant le déploiement d'une force africaine. Mais Washington persistait à préconiser la lenteur, appelant à des élections préalables, le gouvernement malien étant issu d'un putsch… Ils s'inquiétaient d'une intervention trop ostentatoire, susceptible d'attirer vers le Mali les djihadistes du monde entier et de susciter une recrudescence d'actes terroristes en Occident. «Ces inquiétudes restent valides, mais le terrain a dicté d'agir différemment», reconnaît Jennifer Cooke, qui ne serait pas étonnée de voir les Français «forcés de jouer un rôle de premier plan plus longtemps que prévu».

Les Américains avaient fortement investi dans la formation de l'armée malienne, dans le cadre d'une ambitieuse politique de contre-terrorisme dans la région Sahel. Près de 600 millions de dollars avaient été consacrés par Washington à entraîner les militaires locaux, recrutés notamment dans les tribus touaregs. Mais cet effort de formation a été réduit à néant par la défection massive d'unités ralliées à l'insurrection islamiste. Un officier formé par les militaires américains a organisé un putsch contre le pouvoir civil, à la stupéfaction des États-Unis qui n'avaient apparemment rien vu venir, notait lundi le New York Times. L'été dernier, le général Carter Ham, en charge du commandement Afrique, avait évoqué «sa déception amère».

À la demande des Français, les Américains fournissent maintenant une aide logistique et se préparent à envoyer des drones de renseignements sur le terrain. Mais Washington, qui s'apprête à sortir plus vite que prévu de la longue campagne afghane et rumine encore ses faux pas maliens, exclut pour l'instant toute participation directe à l'opération de la France, forcée à un solo impromptu et risqué.

LIRE AUSSI:

» Intervention au Mali: la presse algérienne très critique

» Mali: l'Allemagne rappelée à son devoir de solidarité

» Pourquoi la France a passé la vitesse supérieure au Mali

» Les frappes françaises se poursuivent au Mali 

 

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Lucien Bougnaparte 15/01/2013 18:10


Les Américains ne paient rien du tout, cher Scrutateur. A part leur ambassadeur assassiné en Libye par leur (et par sa) propre faute, ce sont surtout les populations des pays dans lesquels ils se
trompent régulièrement, qui paient le prix de leurs erreurs.


D'ailleurs, leurs erreurs n'affectent en aucune manière leur amour-propre, en tout cas. Et on a rarement vu aussi incapable que Madame Clinton, sur la scène internationale. Mais, une
superpuissance, que voulez-vous, ça inspire le super respect,non ?


Mais il ne faut pas être ingrats : nous avons une dette imprescriptible envers eux, liée à la deuxième guerre mondiale, où ils ont été providentiels. Avec le bémol que vous soulignez :
c'est-à-dire qu'ils n'ont pas été très providentiels pour tout ce qui est devenu le bloc de l'est, ni même pour les Russes, qui auraient peut-être pu se débarrasser du communisme beaucoup plus
tôt, si la faiblesse de Roosevelt pour l'oncle Jo - criminel notoire - ne l'avait pas fait rendu un peu tante en l'espèce (il s'agit de leur relation politique, bien entendu).