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Publié par Edouard Boulogne

Mausolee-de-Choeung-Ek.jpg

 

L'un de nos lecteurs nous adresse un article concernant le procès en cours des dirigeants khmers rouges qui ont assassiné quelques millions de leurs compatriotes, au Cambodge dans les années 1970, au nom des" lendemains qui chantent" selon la célèbre formule chère au Parti communiste français, et à Jeannette Vermerch, épouse de maurice Thorez secrétaire général du PCF au temps du Front Populaire et au  lendemain de la seconde guerre mondiale. Il l'assortit d'un  commentaire qui peut fairer éfléchir ceux qui en sont capables et surtout qui sont capables de se remettre en question. LS.

 

 

 

 

 

L'esclavage, c'était il y a... plus de 160 ans.

Les Khmers rouges, c'était il y a... moins de 40 ans.

 

De l'esclavage, on parle tous les jours.

Des Khmers rouges, on ne parle jamais.

 

De l'esclavage, on fustige les fauteurs (si ce n'est toi, c'est donc ton père, c'est donc toi).

Des Khmers rouges, on chuchote à peine le crime, si accompli, si incontestable, et - en si peu de temps.

 

Et pourtant...

 

Quand les assassins - bien résolus à commettre leurs forfaits -

se sont installés sur le théâtre du crime,

beaucoup des accusateurs de l'esclavage

se sont écriés « Phnom Penh libéré ! »

 

Et ils sont encore là, les bourreaux, les assassins,

sans larme et sans remords,

niant leurs forfaits

comme ils ont nié l'humanité de ceux qu'ils ont supprimés,

alors qu'ils ont donné réalité à  leurs rêve, exécuté leur plan,

et assouvi tous les appétits de leurs ambitions.

 

Un procès, bien timide, a plus ou moins lieu de nos jours.

Qui en parle ? Qui dit le nom du crime et des criminels ?

 

Ah ! ce n'est pas comme le nom de ceux qui m'ont fait si mal.

Ce n'était pas à moi, mais à d'autres mois.

Et si ce n'est eux, ce sont d'autres eux,

on me l'a dit, il faut que je me venge.

 

Qui me l'a dit ?

 

Les z'intelektuels, les grandes consciences, cons sans science, certes, mais pas sans tribune,

ceux qu'on entend, ceux qu'on voit, qu'on voit tirer sur les mouches, qu'ils enfilent comme des perles

dont ils se font des colliers, comme pour... supplicier l'intelligence.

 

Ah qu'ils sont pénibles, ceux qui se trompent d'indignation et qui ne peuvent pardonner 

à ceux qui ne veulent pas leur en vouloir de s'égarer, et même de ne pas savoir se garer. 

 

Mais comment, à force de les entendre et à force de les voir,

ne pas souscrire, après, 

à la théorie de la relativité,

qui, comme chacun sait, concerne aussi le temps ?

 

http://fr.novopress.info/87615/le-proces-de-l’horreur-par-par-guillaume-lamarque/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+France%29

 

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