Pages

Publié par Edouard Boulogne

Melenchon-et-Le-Pen.jpg

 

Il signe FRED. C'est un ancien élève du Scrutateur. Il tient un blog, ( il françise en écrivant blogue ) : le Deefblog.

Il a toujours été comme ça : brillant et libre. Souvent un peu emm.....aussi. Mais c'est parfois lié. Hélas! Il est de gauche. En ce bas monde, rien n'est vraiment parfait!

De gauche, et pourtant libre, pourtant capable d'aimer de bons et beaux auteurs «  de droite ».

Vous comprenez comment avec son prof, il a pu s'entendre. Et comment, si des pugilats peuvent naître parfois entre nous, ils s'effacent toujours devant ...plus important.

Aujourd'hui, il publie sur le Deefblog, cet article sur Mélenchon, et Marine Le Pen. Je suis moins dur que lui contre Marine, qui se libère peu à peu, me semble-t-il des détestables tics de son père, et qui, peut-être dans quelques années deviendra un acteur vraiment utile du débat politique français. Mais dans l'ensemble je partage les vues de l'ancien élève sur les deux partenaires de ce qu'il appelle « Le bal des couillons ».

Pourtant, et je pense, sans doute d'accord avec Fred, qu'il serait absurde de prétendre interdire à leurs électeurs de voter. Ce que beaucoup à gauche ne sont pas loin de souhaiter à voix haute, du moins en ce qui concerne les électeurs du FN.

Et la démocratie alors!

Mais je me tais pour donner la parole à l'invité du jour.

Par delà quelques dissensions, que de points d'accord.

 

Edouard Boulogne.

vendredi 20 avril 2012

Le Pen et Mélenchon, ou le bal des couillons

Depuis quelque temps, j’observe la campagne pour l’élection présidentielle d’un œil dépité. Je crois que, décidément, je ne comprendrai jamais ceux qui me servent de concitoyens. Tout comme ce soudain engouement pour Jean-Luc Mélenchon. Entre les électeurs du Front National et ceux du Front de Gauche — deux partis à l’édifiante proximité lexicale —, il semble que le corps électoral français soit définitivement constitué d’un bon tiers de réfractaires à toute forme de pensée rationnelle et surtout, honnête. 

Le règne de la mauvaise foi
Quand j’écoute un peu ceux qui, autour de moi, affirment soudainement vouloir voter pour cet histrion caractériel, je suis effaré par leur absence de logique et d’esprit critique. Comment peut-on voter pour un extrémiste tout en se pinçant le nez devant ceux qui votent pour une autre extrémiste ? Au nom de quoi un extrême serait plus respectable que l’autre ? Car pour ces bobos à la petite semaine, le Front de Gauche c’est bien. C’est trop super tendance.
So hype. Mais l’extrême droite, c’est beurk-beurk. Caca. Total infâmant. Ça mérite limite la prison. 

Des cerveaux de poisson rouge
Le plus pitoyable, c’est que ces gens-là n’ont pas lu une seule ligne du programme de Mélenchon. En France, il y a une certaine frange de la population qui vote selon les modes sans réfléchir deux secondes — c’est-à-dire moins que le temps accordé à un poisson rouge — aux conséquences. Sans se renseigner, sans creuser un minimum.

Chez ces gens-là, si bien-pensants, qui affichent sur leur blogue la bannière “Free Tibet” ou qui ont pour livre de chevet le “Livre tibétain de la vie et de la mort” et tentent de s’inspirer de la philosophie bouddhiste, on ne se sent absolument pas gêné de voter pour quelqu’un qui défend l'invasion et l'occupation du Tibet par la Chine, avec pour seul argument (tenez-vous bien) que le Tibet était une société “féodale” et qu’il était donc normal que les Chinois la “civilisent”. La contradiction, chez les bobos décérébrés, c’est apparemment pas trop problématique… Normal, vous me direz : ils sont décérébrés.

Ça ne les dérange pas plus que le même impétrant affirme devant les foules en délire que Cuba n’est pas une dictature ou que “les communistes n’ont pas de sang sur les mains”, passant sans vergogne par pertes et profits les centaines de prisonniers politiques cubains et les cent millions de victimes et de déportés des communismes russe, chinois ou cambodgien. Une paille, madame Charles. Et ça ne les défrise pas davantage de soutenir un politique qui se réfère sans cesse à Robespierre — celui qui en 1793 a participé à cette saloperie criminelle de Comité de salut public et instauré le gouvernement de la Terreur en France. Non, tout ça n’a aucune importance. Mélenchon, c’est teeeellement cool. 

Et l’économie dans tout ça ?
La dette ? Avec Mélenchon, ça n’existe pas, mon pote ! Il faudrait à ce sujet que nos lobotomisés lisent (mais en sont-ils seulement capables ?) l’entretien que l’enragé vient de donner aux Échos. Où l’on apprend, tout esbaudis, que la France — si d’aventure il était élu — mettrait au pas ses créanciers, ouais, ouais, même que, voire (voire !), elle déciderait peut-être de ne pas les rembourser du tout. Rien que ça. La France, attention, mesdames et messieurs : la France à elle toute seule, avec ses tous petits bras musclés, pif-pouf-pam, refaçonnerait le monde entier à son idée à elle (enfin, à lui, le camarade Mélenchon). Le monde, hein, en 2012, tel que nous le connaissons, avec ses imbrications géopolitiques et ses ensembles économiques et démographiques aussi puissants que la Chine, l’Inde ou les USA. Si, si, vous ne rêvez pas. Avec maître Mélenchon, on imposerait nos vues au monde entier — qui n’attend évidemment que ça, c’est de notoriété cosmique.

Les économies ? Foutaises, malandrin ! Puisqu’on te dit qu’il n’y a plus de dette, qu’a-t-on besoin de faire des économies ? En 2012, on rasera gratis, môssieur, si, si, à hauteur de 100 milliards d’euros minimum. Euh… attends, comme ça, d’un coup de baguette magique ? Mais non, mais t’as rien compris, mec : Mélenchon, il va transmuter nos
1 700 milliards de dette en excédent. Aaah, d’accord, mais oui. Crétin que je suis, vu sous cet angle : évidemment. Mais dis-moi, là, du coup, tes 100 milliards, c’est pas un peu petit joueur ? Finalement, il serait pas un peu radin, ton Mélenchon ?

La retraite ? Mais ce sera à 60 ans, et rien d’autre. Oooh, mais c’est fabuleux, ça. Mieux que Fabulon, dites-moi. Tout le monde en rêve. Moi le premier : mon père est mort d’un cancer à 64 ans, deux ans à peine après avoir pris sa retraite. Alors, c’est sûr que quand on nous annonce qu’on va reporter l’âge du départ à 65 ans ou plus, ça ne me fait pas vraiment bander. J’aimerais bien, moi aussi, profiter de la vie dès 60 ans pétants, avec une bonne retraite, payée rubis sur l’ongle, pour de longues et belles années durant... Et puis je me réveille. Je me lève le matin. Je regarde les choses en face. Je vois un chat et je me dis que c’est un chat. Pas une lanterne ou une baudruche. Je vis dans la réalité et je sors un peu de chez moi. Je voyage. Je me renseigne quand je visite d’autres pays. Et c’est vrai, j’avoue sous la torture mélenchonesque mon insondable mauvaise foi : tous les autres pays du monde entier et de l’univers galactique connu et inconnu (surtout inconnu d’ailleurs) ont tous, mais alors tous, instauré la retraite à 60 ans, à taux plein. Peut-être même à 50. Je ne sais même pas s’il n'en existe pas où l'on naîtrait en étant déjà directement à la retraite, sans avoir jamais travaillé. Non ? 

La peste sartrienne
Et l’idéologie, enfin. Oui, vous savez, ce qui structure les discours de notre sympathique Mélenchon, comme d’ailleurs de la majorité du Parti Socialiste actuel. Toute cette idéologie dévoyée, perverse, aux relents de dictature du prolétariat, qui se pare des vertus de la liberté (sous contrôle), de la défense (fantasmée) du peuple et de nostalgie révolutionnaire (de Prisunic) : eh bien, ce poison délétère nous le devons notamment à Jean-Paul Sartre. Car le Front de Gauche, comme les partis Communiste et Socialiste, est sartrien. Et Sartre, vous avez oublié qui c’est ? C'est l’étron de la vie “intellectuelle” française qui continue de nous pourrir le débat trente ans après sa mort.

Sartre, c’est celui qui vilipendait Albert Camus mais qui a écrit dans la presse collaborationniste en 1941 et 1944 ; c’est celui qui a fait un vibrant éloge de Giraudoux, l’écrivain qui a prôné la renaissance française par le racisme et l’expulsion des juifs ; c’est celui qui est parti en vacances en 1933 en Italie grâce à des billets de train offerts par le régime fasciste mussolinien ; et qui, toute sa vie, est allé manger — et s’est fait entretenir, loger, tous frais payés — chez tous les dictateurs de la planète, pourvu qu’ils aient été de “gauche” : chefs d’État soviétiques, cubain, chinois, etc. Quant à Beauvoir, notre frustrée nationale professionnelle, si elle est intervenue douze fois sur Radio Vichy en 44, ça n’a encore une fois strictement aucune espèce d’importance. Vraiment. Tous les deux, les Sartre et les Beauvoir, sont teeeellement géniaux. 

Conclusion
Sophia Aram avait traité les électeurs du Front National de gros cons : moi, chaque fois que je tombe sur un sondage donnant Mélenchon à 15 ou 17 %, il me vient exactement les mêmes qualificatifs à l’esprit. L’extrême gauche (le Parti Communiste ou le Front de Gauche), c’est tout pareil que l’extrême droite. C’est aussi con. Vous n’êtes donc tous, les Le Pen et les Mélenchon, qu’une bande de gros cons, incapables de penser plus loin que le bout de votre nez. Et si tous les cons volaient, vous seriez tous chefs d’escadrille. Personne ne vous l’avait encore dit ?
Done.

 

Commenter cet article

Sceptissimo 21/04/2012


C'est avec les jeunes imbéciles que l'on forme les bons vieux gros cons ,aurait dit Brassens.Hélas pour les  "intelligents",la source risque de ne jamais se tarir quand on sait que
Marine draine le plus fort pourcentage de jeune dans son électorat. 27% selon les sots d'age. Difficile des lors de voir l'horizon s'éclaircir sur un monde aseptisé de toutes conneries

sceptissimo 21/04/2012


je vous le concède volontier ,il faut etre un peu félé pour s"épancher ici en spectacle sous la critique de voyeurs censeurs infaillibles. Bonnne soirée de la part d'un sot d'age ni aveugle ni
sourd.A chacun sa tare .

Fautographe 21/04/2012


Touché !


Coulé ?


Mais non enfin, on a tous le droit d'être con ce n'est pas un délit.


OYEZ CITOYENS


Si par malheur Hollande passe, tous les individus qui veulent créer et travailler dignement vont foutre le camp et déserteront la France. Les assistés et les nihilistes diront que c'est quand le
bateau coule que les rats s'en vont. La vérité est que ce sera LE BATEAU QUI S'EN VA ET LES RATS QUI RESTENT, et on verra s'il restera quelque chose à rogner.

renaud dourges 22/04/2012


puisque le nom de Mélanchon est cité, j'ai été frappé, en regardant sur internet des archives de la seconde guerre mondiale, de constater la resssemblane non pas idéologique mais mécanique entre
le discours de Mélanchon et celui de Jacques Doriot ex communiste devenu ultra collabo même façon de marteler les mots, même gestuelle, même phraséologie. Doriot a mal fini comment terminera
Meluche ?

Fautographe 22/04/2012


Pour ceux qui ne savent pas : http://www.youtube.com/watch?v=06FN4JzuEfM
Espérons que la mélasse vociférante ne finira pas comme Papon dans le velours.

A la vue du libelé "4 commentaires" je pensais que le Trollissimo souhaitait un changement de couche supplémentaire :). C'est toujours le même phénomène: le troll apparait d'abord en mode
doucereux, puis il taquine progressivement et ensuite il prend l'habitude de laisser des petites crottes un peu partout. Et pan, dès qu'on le corrige il se met à se plaindre de persécutions
injustes et il fait semblant d'avoir de la peine. Il ne répond plus aux arguments adverses, il chiale. Pitoyable et Lamentable.

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog