Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Le naufrage du mammouth ( et le nôtre?).

 

 

 

actualite-crise-leducation-L-1.jpeg

 

L'annonce de Luc Chatel, ministre de l'éducation, de faire appel à « des retraités, des étudiants... » pour remplacer les professeurs absents devrait sonner l'alarme dans tout le pays, et en particulier chez les parents et grands-parents d'enfants scolarisés. Car cette « solution » révèle l'ampleur du désastre éducatif dans lequel nous sommes entrés: notre pays ne dispose tout simplement plus de personnel qualifié et en âge de travailler pour faire cours à nos enfants. Tel est le constat du blog Sos-Education : «La plupart des secteurs de notre économie, on le sait, sont ravagés par le manque de main-d'œuvre qualifiée : artisanat, restauration, professions médicales, ingénierie... Mais la vérité qui éclate au grand jour, c'est que le métier de professeur ne fait pas exception. En réalité, depuis 20 ans, pour maintenir les quotas de recrutement d'enseignants, en particulier dans les matières scientifiques, il a fallu diminuer sans cesse les critères de sélection. On accorde aujourd'hui le CAPES à des candidats ayant 6/20 de moyenne au concours, et qui maîtrisent à peine les règles de base de l'orthographe. Pourquoi une telle pénurie de talents pour exercer « le plus beau métier du monde » ? D'abord parce que l'Éducation nationale fait mal son travail. Elle ne forme plus assez de candidats potentiels corrects. Après avoir imposé la « méthode globale » et asséné les « maths modernes », pédagogistes et syndicalistes militants, qui ont un poids considérable au ministère, ont supprimé le « Certif », dévalué le Brevet des Collèges, cassé les filières professionnelles, démoli le baccalauréat et fait de notre Université une vaste usine à chômeurs. Ils ont maintenant aussi déclaré la guerre à nos Grandes écoles, toujours au nom d'un égalitarisme fanatique, qui ne supporte pas que quiconque échappe au naufrage collectif. Le résultat aujourd'hui est que même le recrutement de professeurs « au rabais » devient difficile. Il faut donc avoir recours aux « étudiants et aux retraités » pour boucher les trous. En attendant de proposer des postes de professeurs à des métallurgistes au chômage ? L'autre cause est que le métier d'enseignant est devenu épouvantable sous le coup des réformes imposées depuis les années 1970, par ces mêmes dirigeants syndicaux et pédagogistes. Ils ont retiré aux projêsseurs la liberté de prononcer les redoublements et interdit des classes de niveau. Comment faire cours efficacement à trente enfants dont certains en avance sur le programme, alors que d'autres ne savent ni lire ni écrire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

CH.FFRENCH 13/04/2010 16:46



NAPOLEON I disait déjà, "en France, l'égalité, c'est couper les têtes qui dépassent". De nos jours ont rabotte encore plus!


 



Claude Houël 09/04/2010 22:51



Il n'est pas juste de faire porter aux seuls enseignants la faillite du systéme.La société,dans son ensemble doit prendre sa part,et la famille faire son mea culpa.


Cela étant dit,le corporatisme syndical et le raisonnement purement budgètaire doivent cesser leur guerre de tranchées et tout remettre à plat,avec objectivité.


Parlons un peu d'effectifs:Le ratio enseignants/élèves était de 11 en 2008.C'est une statistique simpliste,même si elle est réelle,mais qui donne la mesure du problème.Dans la réalité les classes
ont environ 28 élèves.


Le ministére se sert du ratio pour supprimer les postes et les syndicats avancent la réalité pour en réclamer de nouveaux.


Compte tenu de caractère définitif de toute embauche dans la fonction publique,la seule façon de faire face à la baisse des moyens budgétaires,pour le ministre, est la suppression,ou non
renouvellement de postes. C'est une solution rigide.


Pour l'enseignant et son syndicat,le seul moyen d'obtenir des résultats est de baisser l'effectif par classe en embauchant. C'est aussi une solution rigide.


En fait ces points de vue ne sont pas si incompatibles si on ne tient compte que des heures réellement enseignées et si on exclu les préparations de cours,les corrections et les détachements
divers et les vacances exorbitantes du droit commun.


Si les enseignants travaillaient le même horaire,légal,que les employés du privé,on pourrait largement diminuer le ratio moyen par classe.


Le caractère définitif de l'embauche publique est un frein à la souplesse nécessaire,en plus d'être considéré comme un privilège par les salariés du privé.


Quel gouvernement et quel syndicat acceptera une telle analyse et ses conséquences?



bourdelat 09/04/2010 18:39



Les diplômes que passent les étudiants actuellement sont considérablement dévalués. Le travail requis pour les obtenir est important mais les fondamentaux ne sont pas acquis et respectés.


Le BEPC , le Bac , sont pratiquement donnés à tout le monde car il faut que tous les jeunes aient toutes leurs chances. Il ne faut surtout pas les décevoir. APRES?


Dans les compétitions sportives autrefois, seul le vainqueur était récompensé et avait le droit de brandir son trophée. Les autres reconnaissaient leur défaite, mais on ne cherchait pas des
excuses permanentes comme maintenant avec des analyses d'ordre psychanalytique. Pour éviter les troubles, le mécontentement, la grogne, car la compétition n'est plus admise, tout le
monde a le même trophée y compris le dernier. A quoi cela sert il d'être le premier , du moins le meilleur. C'est très mal vu et ressenti.


La société mono parentale a largement favorisé ce processus. Ce que papa te refuse, maman te le donne rien que pour faire déplaisir à l'ex époux. L'enfant n'est pas bête , il a tout compris.
 


En 1981, les idées de J.J. ROUSSEAU ont déferlé sur la place publique comme un ballon d'oxygène. Nos dirigeants de l'époque avaient tout compris, il fallait interdire d'interdire, créer
une société sans contraintes, sans limites, donner à tout le monde le droit d'avoir sa chance en diminuant volontairement les obstacles sources de dépression pour la jeunesse. Il faut
voir le résultat obtenu aujourdhui. Il n'y a plus de rigueur , de valeurs sur lesquelles se reposer , tout débat sur la citoyennenté, sur l'identité nationale est condamné.   


La Chine arrive, l'Inde aussi et l'Allemagne reste conquérante.  


Que nous reste t-il ? Apprendre à nouveau à s'emerveiller , apprendre à avoir l'envie comme nous le dit notre Johnny national à qui je conseille la lecture et l'écoute des paroles de cette
chanson qui devrait remplacer notre Marseillaise. Elle est plus simple, plus viscérale comme on dit de nos jours, elle est plus adaptée . Il n' y a pas de sang impur ni de contre sens possible,
encore moins de non sens.