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Publié par Edouard Boulogne

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La propagandastäfel n'a pas trop difficulté à faire avaler des saucisses comme celle-là. Le plus curieux, c'est que les relais de la propagandastäfel n'aient jamais entendu parler du rôle social - et surtout socialiste - du bouc émissaire, pas plus que des Animaux malades de la peste, ni du sort réservé aux Juifs par les Allemands sous le III° Reich avec l'approbation d'une majorité d'Allemands, et pas davantage de l'enthousiasme si l'on peut dire avec lequel la foule réclama la crucifixion du Christ en échange de la libération de Barabas. L'Express (.fr) semble en tout cas  considérer cette affirmation sondagière comme une sainte onction.


Le miracle, compte tenu de la nature humaine - et française - c'est qu'il n'y ait que 60 % de grands humanistes favorables à cette mesure pour le moins populiste. 

Y aurait-il en France plus de braves gens qu'on ne le pense ?

Beaucoup s'attendaient à 98 % d'opinions vertueuses.

Attendons toutefois avec impatience :

a) la taxe exceptionnelle de 60 % sur les revenus des fonctionnaires, taxe dite de sécurité de l'emploi, sur la base de sécurité de l'emploi = contribution exceptionnelle, solidaire et patriotique.

b) la taxe tout aussi exceptionnelle de 85 % sur les revenus des électeurs ayant voté pour François Hollande, dite taxe de responsabilité et  d'exemplarité (les fonctionnaires, hélas ! seraient peut-être contraints à contribuer dans la classe supérieure).

Espérons aussi l'apparition de la prime de "prudence et sûreté", octroyant 100 euros à chaque électeur  n'ayant pas voté pour François Hollande le 6 juin 2012, avec une surprime de 400 euros  pour tout électeur ayant voté Sarkozy ce même 6 juin 2012. Ce qui doterait les abstentionnistes de 100 euros seulement, les incitant une prochaine fois à accomplir leur devoir civique. 
Espérons! espérons que ces quelques idées de sondages serons retenues. Le lecteur nous trouvera bien naîfs. Mais l'espérance esy un devoir, et même une vertu théologale. 
Un peu plus bas, nos lecteurs trouveront pour raviver leur mémoire, et ranimer leur rage ( espérée! ) de combatre les injustices, la fable de La Fontaine qu'on étudiait autrefois en CM1 et même avant. 


Une majorité de Français approuve la taxe à 75%

Par LEXPRESS.fr, publié le 14/09/2012 à 19:16

 

Un sondage à paraître samedi dans le quotidien Ouest-France révèle que 60% des Français interrogés approuvent la taxe sur les très hauts revenus. Sans surprise, la mesure est plébiscitée par les sympathisants de gauche et rejetée par ceux de droite. 

 

Une majorité de Français approuve la taxe à 75%

La taxe de 75% sur les haut revenus est approuvé par 60% des Français, dans un sondage à paraitre samedi dans Ouest-France.

AFP PHOTO / JOHN THYS

Et si François Hollande avait finalement raison? Une majorité de Français approuvent l'instauration d'une taxe à 75% sur les très hauts revenus visant les contribuables qui gagnent plus d'un million d'euros par an, selon un sondage Ifop à paraître samedi dans le quotidien Ouest-France

L'application de cette mesure, confirmée dimanche par le président de la République François Hollande, est approuvée par 60% des personnes interrogées. Elles estiment qu'il est juste qu'en période de crise, les plus fortunées contribuent de manière importante au redressement des comptes publics. 

A l'inverse, une forte minorité de personnes (40%) se dit opposée à son instauration car le taux lui apparaît comme trop élevé et de nature à pousser les plus fortunés et les entrepreneurs à s'établir à l'étranger. 

Le principal clivage séparant ceux qui soutiennent la mesure de ceux qui la rejettent est de nature politique, révèle sans surprise le sondage. Ainsi, les sympathisants de gauche sont majoritairement (89%) en faveur de la mesure: 95% des proches du Front de Gauche et 91% parmi ceux de l'électorat socialiste. Seuls les sympathisants écologistes (76%) y sont un peu moins favorables.A droite en revanche, 76% des sympathisants de l'UMP y sont opposés mais un quart approuvent cette taxe. 

Sondage réalisé du 11 au 13 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 972 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas. 

 

Les Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur, 
Mal que le Ciel en sa fureur 
Inventa pour punir les crimes de la terre, 
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom) 
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, 
Faisait aux animaux la guerre. 
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : 
On n'en voyait point d'occupés 
A chercher le soutien d'une mourante vie ; 
Nul mets n'excitait leur envie ; 
Ni Loups ni Renards n'épiaient 
La douce et l'innocente proie. 
Les Tourterelles se fuyaient : 
Plus d'amour, partant plus de joie. 
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis, 
Je crois que le Ciel a permis 
Pour nos péchés cette infortune ; 
Que le plus coupable de nous 
Se sacrifie aux traits du céleste courroux, 
Peut-être il obtiendra la guérison commune. 
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents 
On fait de pareils dévouements : 
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence 
L'état de notre conscience. 
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons 
J'ai dévoré force moutons. 
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense : 
Même il m'est arrivé quelquefois de manger 
Le Berger. 
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense 
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi : 
Car on doit souhaiter selon toute justice 
Que le plus coupable périsse. 
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ; 
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ; 
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce, 
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur 
En les croquant beaucoup d'honneur. 
Et quant au Berger l'on peut dire 
Qu'il était digne de tous maux, 
Etant de ces gens-là qui sur les animaux 
Se font un chimérique empire. 
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir. 
On n'osa trop approfondir 
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances, 
Les moins pardonnables offenses. 
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins, 
Au dire de chacun, étaient de petits saints. 
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance 
Qu'en un pré de Moines passant, 
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense 
Quelque diable aussi me poussant, 
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue. 
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net. 
A ces mots on cria haro sur le baudet. 
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue 
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal, 
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal. 
Sa peccadille fut jugée un cas pendable. 
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable ! 
Rien que la mort n'était capable 
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir. 
Selon que vous serez puissant ou misérable, 
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. 

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