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Publié par Edouard Boulogne

Le grand patronat et l'immigration sauvage.

 

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Oui, la France est menacée, dans son existence même. On parle beaucoup des dangers de l'immigration sauvage qu'elle subit depuis quelques trente ans, et de plus en plus. L'identité française n'est pas une identité raciale. Notre pays s'est construit lentement, pendant quinze siècle. Il y a une France qu 'évoquait le général de Gaulle : « Toute ma vie je me suis fait une idée de la France » (Mémoires de guerre, tome I, première ligne du premier chapitre). On a fait à de Gaulle un mauvais procès sur ce mot IDEE, qu'il emploie, comme si « sa » France était plus le reflet de son idéologie personnelle, que l'expression d'une réalité. C'est oublier un peu vite que le général fut aussi un admirateur fervent de Charles Péguy, apôtre fervent de la France charnelle.

C'est cette France charnelle qui est menacée dans son être, sans doute par l'immigration folle, et annuelle, de plusieurs centaines de milliers d'étrangers, non seulement à la culture française, mais à la culture européenne dans son ensemble ( synthèse d'Athènes, de Rome, et de Jérusalem, comme le montrait Paul Valéry).

Ces étrangers sont attirés en Europe, et en France, non seulement par la difficulté de vivre, humainement, dans leurs pays d'origine ( Algérie, Turquie, Afrique noire, etc) mais par le mirage de la vie facile, qu'ils ne trouvent pas finalement quand ils débarquent en Seine St-denis, ou en région Paca.

Première question : « qui leur insufle cette vision d'un eldorado fictif? Et pourquoi? ».

Si ces immigrants étaient moins nombreux, peut-être voudraient-ils s'intégrer, et devenir de bons Français.

Mais l'immigration actuelle s'assimile, selon une formule d'Emmanuel Todd, «  à un transport de peuples ». Et, dès lors tout se complique.

Quand ces peuples débarquent sur les bords de la Seine, quand en plus ils s'aperçoivent que les Français d'aujourd'hui oublient de plus en plus ce qu'est leur identité nationale, que les fils de celle qui fut la « fille aînée de l'Eglise » dans leur majorité ne croient plus en rien, comme ils sont dans le même temps travaillés par des idéologies antioccidentales et antichrétiennes qui désirent s'en servir comme outils de destabilisation de l'occident en général, et de la France en particulier, alors, ils se conduisent comme ils ont commencé à le faire, en agents de destabilisation de leurs pays d'accueil. Pays d'accueil travaillés d'autre part, et fragilisés par l'idéologie à la mode, et fort active de la « repentance ».

Que si la débilité actuelle de l'establisment politique et culturo-médiatique en France (pour ne parler que d'elle), si le matérialisme primaire qui la caractérise, devaient perdurer je ne donne pas cher de notre civilisation à très court terme, c'est à dire dans les vingt années qui viennent.

Les craquements sont de plus en plus perceptibles, même dans le domaine, apparemment secondaire du sport (et les bégaiements de notre équipe de « France » de football, ne sont qu'un des symptômes, non le plus grave).

Pour que les choses soient bien claires, je voudrais souligner, à l'intention des lecteurs du Scrutateur, que si je suis pour un contrôle strict de l'immigration, s'il en est encore temps, cette volonté, de plus en plus partagée, non par l'establisment, mais par le peuple français, ne doit pas dériver en un racisme quelconque.

Et, je crois qu'on ne pourra guère me reprocher de céder aux provocations de l'antiracisme à la mode.

Ce soupçon serait proprement indécent de la part de gens, peureux, craintifs et lâches, qui vitupèrent volontiers en privé, mais qui se taisent dès qu'il faut, un peu, se manifester à visage découvert. Et fort heureusement peut-être, tant il y a à redouter de gens dont la réflexion et le sens des nuances n'est pas le fort.

On a compris, j'espère, que je n'ai rien contre les Farid, Rachida, ou Mamadou, qui sont mes frères en Jésus-Christ (pour le chrétien que j'essaye d'être).

Mais enfin, Jésus n'était pas un hippie; et l'esprit d'accueil, la charité ne sont pas des débilités humanitaires, des prétextes à l'esprit de démission et d'irresponsabilité.

Donc, il faut apprendre à se défendre, pour soi-même, ( il y a des devoirs envers soi-même, et envers ses enfants), et même pour les immigrés qui n'auraient rien à gagner à l'effondrement de la France devenue une république islamique.

La défense dont je parle ne consiste pas seulement à montrer ( même si cela est utile ) les excès auxquels se livrent déjà, sur notre terre, moins les immigrés, à titre personnel, que les lobyies dangereux dont ils constituent la matière première.

Elle consiste à démasquer, ceux qui, chez nous, issus de notre peuple portent une part de responsabilité évidente dans la déliquescence en cours de développement.

Ils constituent un parti qui exista dès que l' homme commença d'être industrieux. Un parti qui n'est ni « de droite », ni «  de gauche », ou plutôt tantôt l'un tantôt l'autre, et parfois l'un et l'autre en même temps.

Son Dieu n'est ni Yahvé, ni Jésus, ni Mahomet, mais Mammon!

Il ne disparaîtra sans doute qu'avec l'espèce humaine, et d'ailleurs, il n'est peut-être pas souhaitable qu'il disparaisse, car il a ses mérites dans l'ordre qui est le sien, celui de la créativité et de la performativité économique et financière et industrielle.

Mais il doit être subordonné à d'autres ordres, d'autres principes que le simple profit, et la simple productivité.

Ce parti est celui de l'argent, qui ne se conçoit plus comme un moyen, un instrument au service de l'homme, et des collectivités qui permettent à l'homme de se réaliser comme homme.

Ce parti de l'argent, si souvent dénoncé par Marx, mais aussi par Péguy et par Maurras.

Ce parti qui est le nerf (plutôt que l'âme, un mot qui ne lui sied pas) de la mondialisation en cours, et dont nous devons prendre la mesure pour la juger et la contrôler, non la subir comme une fatalité, « argument » de ses bénéficiaires.

Ce parti de Mammon, est peut-être plus responsable que les individualités des immigrants de la diversité, des excès et des ravages perpétrés par ceux-ci.

C'est pourquoi je vous invite vivement, lecteurs du Scrutateur à lire l'extrait ci-dessous de la longue et belle lettre qu'adresse ces jours-ci à Régis Debray l'écrivain Paul-Marie Couteaux.

Je n'entre pas dans le détail de cette belle adresse, ( De Gaulle, espérer contre tout. Lettre ouverte à Régis Debray. Edition Xenia) que vous lirez je l'espère en sa totalité. Le style en est beau, et l'esprit davantage encore.

L'extrait que je retiens se trouve aux pages 26 et 27. Il démasque quelques-uns des responsables de la gadoue présente, qui n'habitent ni Alger, Riyad, ou Ouagadougou, mais … Je vous laisse le découvrir.


Edouard Boulogne.




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(…..) « C'était en mars 2005; nous étions reçus à dîner par Philippe de Saint-Robert et sa femme; vous étiez venu avec la vôtre, je crois que nous passâmes tous les cinq une agréable soirée. Oui, mais vous m'avez gentiment adressé un reproche, à l'apéritif: vous veniez de lire ma dernière feuille parlementaire, L'Indépendance, et étiez tombé sur un article écrit en défense du ministre des finances Hervé Gaymard, victime d'une impitoyable cabale sur le coût de son appartement parisien. Je jugeais que celui qui avait monté cette affaire, personnage promis à un bel avenir, mentait au peuple : à cette maigre dépense imputée sur le budget du ministère, j'opposais le coût, lui inconnu de tous, de ce que vous n'appelez pas, mais que nous appelons, nous, « l'immigration sauvage » : nous avions publié le coût des frais afférents à l'accueil des familles clandestines, pudiquement dites « sans papiers », que la République ne pouvait loger qu'à l'hôtel, ainsi que le témoignage d'un magistrat de la Commission des Titres de séjour du Tribunal administratif de Paris relatant l'audience d'un immigré, pourvu de papiers mais aussi de plusieurs femmes et de 17 enfants, si nombreux que ce bon père ne pouvait dire leurs prénoms), dont les revenus « familiaux » excédaient de loin le traitement du ministre des finances, logement inclus...

Vous avez objecté que la question des flux migratoires ne ressortait pas à la défense du peuple, mais à de moins convenables considérations; à quoi je répondis qu'elle ressortait en tous les cas à la défense du patronat, qui favorise l'immigration autant qu'il le peut, aux évidentes fins de s'attribuer une masse de travail à bas prix, docile, et surtout de faire pression à la baisse sur le niveau général des salaires. Saint-Robert témoigna de cette obsession patronale : tandis que, un jour de 1972, il fit observer à GeorgesPompidou, alors Président de la République, que le nombre d'immigrés s'élevait à vive allure, il s'attira cette réponse : « Que voulez-vous, le patronat ne ne parle plus que de ça; ils en veulent toujours plus! ».Pompidou résista comme il put, mais après lui Valéry Giscard d'Estaing, qui n'avait rien à refuser au patronat, accorda le regroupement familial, puis une série d'avantages spécifiques, en matière desanté notamment, attentatoires au principe d'égalité devant la loi, principe républicain s'il en est...

Peut-être notre enquête était-elle maladroite (ou mal à droite, rapport à vos grilles), mais vous jugeâtes pire: populiste. «Attention, m'avez-vous dit, vous glissez au populisme!». Je me demande si toute notre affaire, y compris la compréhension de la France de 1940 et celle de la France de 2010, ne tient pas à la confusion de la défense du peuple_en soi, et du populisme.

On aimerait savoir pourquoi la défense du peuple français doit constamment subir l'opprobre suprême du populisme, alors que, cette défense nous incombe tous. Il entrerait d'ailleurs dans la mission que vous vous donnez vous-mêmes, messieurs des bancs de gauche qui en faites profession, de foi au moins, de dénoncer les injustices et les barbaries, et les intérêts qui les tendent, au lieu de jeter l'infamant anathème du «populisme» sur quiconque s'en charge; c'est à vous de voir, derrière l'immigrationnisme institutionnel, l'une des plus sournoises figures de la mondialisation marchande, et, même de la lutte des classes — grille dite « marxiste » que vous avez abandonnée, sans doute parce que les bourgeoisies ont récemment remporté tant de batailles que le peuple tétanisé, et dûment médiatisé, est battu par KO. Qu'il se débrouille ! Et, certes, il se débrouille, rase les murs, boucle les fins de mois et se drogue à la télé. Mais gare, je verse dans le populisme

Voici où je voulais en venir: refuser les soucis du peuple parce que ces soucis ne sont pas distingués, pour ainsi dire irrécupérables, préférer fermer les yeux et, pour fermer les yeux, déclarer le peuple révolu, voilà ce que signifie manquer à la Charité. A moins que ce ne soit la charité qui, depuis le début, ne vous manque: le peuple, pas à la hauteur; un peuple capricieux et exigeant, qui veut jouir et ne comprend rien à la marche du monde et qui, vous l'écrivez dans votre préface à l'après-midi d'un germanopratin, a pris l'habitude de «voyager depuis soixante ans en première classe avec un billet de seconde » (c'est une expression qui a court chez tous ». ( pp.26 et 27).


Paul-Marie Couteaux.

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