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Publié par Edouard Boulogne

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Le rapport concernant l'assemblée Générale du CSLR, tenue en novembre 2012, nous est parvenu assez tard. Mais nous le publions, car cette force incontestable continue à jouer son rôle positif, au service de la Guadeloupe. LS.

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Assemblée générale du 24/11/2012

Rapport moral du Président

 

L’Association « Cohésion Sociale et Libertés Républicaines » a tenu son assemblée générale annuelle le samedi 24 novembre dernier, à la Médiathèque du LAMENTIN.

L’ordre du jour appelait, le rapport moral du Président, les rapports du Trésorier, celui de la Commission d’apurement et le renouvellement des six membres du conseil d’administration.

Dans son intervention, Amédée ADELAIDE a rappelé l’action déterminante de l’association depuis 2009, (notamment dans le maintien pour la Guadeloupe du droit commun institutionnel), avant de tracer les axes de travail qui lui paraissent importants pour les prochains mois, en évoquant :

1)    L’évolution de notre démocratie vers des pratiques plus honorables

2)     L’idée de faire voter des étrangers.

3)    Le slogan du «Mariage pour tous».

Il a particulièrement insisté sur ce dernier point ; un enfant – a-t-il dit – qui commence sa vie dans des conditions difficiles (orphelin, enfant abandonné, enfant conçu in vitro) n’a-t-il pas le droit d’obtenir que la société lui offrent les conditions optimales pour son avenir, avec un modèle paternel et un modèle maternel, comme le font les peuples  humains depuis des millénaires?

Un couple homosexuel peut être parfaitement honorable, mais ne remplit pas pour autant ces conditions.

A-t-on le droit de se livrer à des expériences en matière de moeurs, justement sur ces enfants-là, sans évaluation valide des effets de cette hypothèque supplémentaire sur leur devenir.

Ce débat là, «COHESION SOCIALE ET LIBERTES

REPUBLICAINES» ne peut en être absent.

 

Avant de conclure :

« Le combat, pour l’amélioration de nos sociétés, par l’accès à des conditions sociales optimisées et à un meilleur équilibre, vous le voyez, n’est évidemment pas fini. Et il sera rude.

 

C’est pourquoi je pense, qu’il faut à notre association un second souffle. Celui-ci peut et doit venir d’une nouvelle équipe dirigeante ».

On trouvera ci-dessous, la totalité de son intervention.

 

COHESION SOCIALE ET LIBERTES REPUBLICAINES

Assemblée Générale ordinaire du samedi 24 novembre 2012

 

Rapport moral du Président CSLR

 Mesdames Messieurs, Chers Adhérents,

Je suis particulièrement heureux de vous retrouver ici,  comme participants à notre Assemblée Générale statutaire, troisième du nom.

 

En nous retournant sur ces trois dernières années, nous pouvons mesurer le chemin parcouru.

La Guadeloupe, promise début 2009, à des chemins aussi hasardeux qu’aventureux, à tenu le coup. Et l’action de notre association n’y est, à l’évidence, pas étrangère. Grâce au travail, de notre Conseil d’Administration, aux activités de nos commissions, nous avons pu affiner notre vision des problèmes de la société française et particulièrement domienne, voire guadeloupéenne.

Nos Universités d’été, tenues régulièrement en 2009, 2010 et 2011, ont abouti à des propositions concrètes portant en particulier sur l’organisation institutionnelle, ainsi que sur le développement économique et social de nos sociétés.

Les conclusions de nos Universités ont été publiées, sur notre site internet, diffusées par mailing (auprès de plus de cinq mille correspondants du monde politique, économique, de la société civile, tant au niveau local qu’au niveau national) et parfois reprises par la  presse.

 

Point donc n’est besoin ici de reprendre de manière exhaustive nos projets et propositions. Je ne retiendrai que le plus important: il s’agit de tout ce qui a trait à l’évolution institutionnelle.

Nos actions -combinées avec un fort «lobbying» auprès de membres du gouvernement, ainsi que des élus nationaux et locaux-, ont contribué à repousser les velléités d’un funeste projet d’évolution vers une «collectivité unique», et à stabiliser la situation autour de la notion de droit commun institutionnel (c’est-à-dire que les mêmes textes et les mêmes institutions soient en vigueur en Métropole et en Guadeloupe, sous réserve d’adaptations mineures).

Bien sûr, cette situation n’est pas définitivement acquise. Et l’on voit bien que les tenants de l’évolution statutaire n’ont pas baissé les bras. Cependant trois raisons majeures nous font croire qu’ils n’arriveront pas à leurs fins.

Première raison, nos voisins martiniquais qui s’étaient engagés, à marche forcée, vers un tel processus d’évolution institutionnelle, commencent à en mesurer les conséquences péjoratives et se mettent à freiner des quatre fers.

Deuxième raison, en Guadeloupe, les tenants de l’évolution statutaire, échaudés par les résultats des scrutins de 2003, (scrutins par lequel les électeurs avaient repoussé par 75% de leur suffrage un projet d’assemblée unique soutenu par 90% des  élus locaux) ont mis en place une vaste consultation en vue d’élaboration un projet dit «Projet Guadeloupéen». Or là encore, ce projet, soutenu par une très grande majorité d’élus locaux, avec des consultations dans chaque commune, ne semble guère intéresser la population.

Troisième raison: l’idée même d’autonomie des Départements d’Outremer, vient en fait des milieux «d’originaires domiens vivants étudiants ou travaillants dans l’Hexagone». La base de leurs discours est que les populations domiennes vivant dans les Dom, subissent encore aujourd’hui les conséquences du passé esclavagiste de ces petits pays.

Les populations autochtones, ont démontré par les urnes, qu’elles ne les suivaient pas sur ce terrain.

Comme  les tentatives d’utiliser la force, la violence, voir le terrorisme au service de cette cause n’aboutissaient à rien, ces mêmes milieux  se sont attachés à définir une nouvelle stratégie, en trois phases: d’abord, faire reconnaître cette période d’esclavage dans les DOM, comme crime contre l’humanité; c’est fait. Ensuite demander des réparations; c’est en cours. Fonder enfin la nouvelle revendication autonomiste ou indépendantiste sur ces deux acquis.

Mais cette stratégie-là est également vouée à l’échec.
Certes, les «originaires domiens vivants et travaillants dans l’Hexagone» (avec l’aide d’élus indépendantistes), ont pu obtenir une loi mémorielle dite «loi Taubira» désignant la traite atlantique et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité.

(la belle affaire ! Toutes les personnes responsables ou victimes directes de ces crimes son décédés depuis plus d’un siècle; va-t-on punir ou faire payer le paysan français contemporain, dont les parents n’ont parfois jamais vu la mer, ou rencontré un  noir)

Mais ce genre d’authentification forcée de «vérités historiques», par le biais d’une loi mémorielle, est une démarche peu crédible qui n’est d’ailleurs pas validée par les historiens. L’histoire retiendra plutôt que cette loi ne fut qu’un acte politique, endossé par un gouvernement qui espérait  se concilier ainsi certains milieux politiques.

Quant aux réparations, point n’est besoin d’élucubrer trop longtemps sur la question. Disons d’abord que dans les régions concernées, nos petits pays n’ont pas été, loin s’en faut, les seuls affectés par l’esclavage. Disons ensuite que, si l’on se place sur le plan du niveau de vie, du niveau de développement économique et social, les autres petits pays non français de ces régions sont loin d’avoir été traités aussi bien par leur puissance coloniale respective, durant la période post coloniale. Disons encore, qu’en 1946, en faisant de nous des citoyens français à part entière, la France a largement corrigé ses erreurs du passé colonial. Disons aussi, que les populations des pays voisins de la Caraïbe qui se bousculent à la porte de nos petits territoires français dans l’espoir d’y entrer (y compris clandestinement et parfois au péril de leur vie) et de s’y installer, savent très bien de quoi il en retourne. Disons enfin que les Guadeloupéens qui ont pris l’habitude de se déplacer dans la Caraïbe anglophone sont largement conscients de leur chance d’appartenir à la nation française.

 

Mais d’autres aspects non moins importants de notre vie de tous les jours restent à aborder. Parmi eux, citons en quelques uns:

 

1)   L’évolution de notre démocratie vers des pratiques plus honorables, plus justes et donc plus motivantes pour les citoyens. Nos concitoyens ont le sentiment que quelque soit leur vote, cela ne changera rien, que les hommes politiques en place resteront toujours en place. Et ils n’ont pas toujours tort. Il est grand temps de se pencher sur cette question et trouver la voie d’une démocratie plus crédible.

Nous n’avons cessé de recenser les conditions de ce renouveau.

 

-D’abord, prôner le non cumul-des mandats; cette disposition aurait pour effet de mieux répartir les mandats vers plus d’élus, de telle sorte qu’ils puissent s’impliquer davantage dans l’exercice de leurs responsabilités, ce qui contribuerait beaucoup à l’animation de la vie politique.

 

-Puis tout mettre en œuvre pour empêcher et réprimer la fraude électorale sous toutes ses formes: comment l’éviter  quand on laisse  l’élaboration des listes électorales, la totale disposition des moyens publics, ou la tenue des bureaux de vote, sous la houlette des maires en place (éventuellement candidats eux-mêmes)?

Ajoutons que la complexité et le caractère dispersés du contentieux de l’élection frauduleuse (contentieux de la liste électorale, contentieux des actes de campagne ou des  menées électorales faussant la sincérité du scrutin, contentieux pénal de la fraude) rendent les décisions de justice difficile à décrypter pour le grand public: ainsi, une élection totalement frauduleuse  (listes falsifiées, menées pénales frauduleuses…) ne sera pas annulée au motif… que la prise en compte des suffrages frauduleux ne suffirait pas à inverser le résultat du scrutin; et le fraudeur échappe le plus souvent à toute sanction, faute d’enquête pénale sérieuse.

L’histoire électorale de ces dix dernières années prouvent s’il en était besoin que le recours à la fraude est quasiment classique pour ne pas dire institutionnalisé. Mais mesure-t-on l’impact sur des électeurs qui entendent dire à satiété que des bulletins de vote ont été découverts dans les chaussettes d’un élu du sud de la France, ou encore que tel ou tel maire, est poursuivi pour avoir rajouté de faux électeurs sur les listes électorales, ou encore qu’il y a eu fraude lors de l’élection des plus hauts dirigeants des plus grands partis politiques de la France.

Aucun électeur ne peut être satisfait finalement d’un tel système. Et beaucoup en sorte déçus et découragés.

                2)        L’idée de faire voter des étrangers. Cette mesure démagogique, n’est pas sans arrière pensée électoraliste. Mais là encore, que peut penser un citoyen français, qui voit ainsi galvauder son droit de vote, alors même que cette prérogative devrait rester strictement lié à la nationalité française. Rien de bon, si non que les élus, une fois de plus, cherchent tous les moyens, légaux ou illégaux pour se concilier de nouveaux électeurs et conserver ainsi le pouvoir.

3)        Le slogan du «Mariage pour tous». Excellent euphémisme pour cacher le vrai dessein: permettre aux couples homosexuels de croire qu’ils peuvent s’assimiler en tous points à des couples hétérosexuels. Cette démarche sans issue est loin d’être anodine, car elle introduit à terme le droit à l’adoption et à la procréation assistée. Il s’agit là d’un vrai changement majeur dans nos sociétés, qui ne peut être décidé à la légère et dans un contexte purement politicien,  car il touche à la condition humaine même.

Un enfant qui commence sa vie dans des conditions difficiles (orphelin, enfant abandonné, enfant conçu in vitro) n’a-t-il pas le droit d’obtenir que la société lui offrent les conditions optimales pour son avenir, avec un modèle paternel et un modèle maternel, comme le font les peuples  humains depuis des millénaires?

Un couple homosexuel peut être parfaitement honorable, mais ne remplit pas pour autant ces conditions.

A-t-on le droit de se livrer à des expériences en matière de mœurs, justement sur ces enfants-là, sans évaluation valide des effets de cette hypothèque supplémentaire sur leur devenir.

Ce débat là, «COHESION SOCIALE ET LIBERTES

REPUBLICAINES» ne peut en être absent.

 

Le combat, pour l’amélioration de nos sociétés, par l’accès à des conditions sociales optimisées et à un meilleur équilibre, vous le voyez, n’est évidemment pas fini. Et il sera rude.

 

C’est pourquoi je pense, qu’il faut à notre association un second souffle. Celui-ci peut et doit venir d’une nouvelle équipe dirigeante.

En terminant cette intervention, je voudrais vous féliciter, une fois encore d’avoir crée ensemble cette association, qui, on le voit tous les jours, maintient la recherche du nécessaire équilibre entre des aspirations souvent contradictoires de notre société.

Je voudrais renouveler mes remerciements à tous ceux qui dans nos commissions, dans les ateliers de nos « Universités d’été » ont œuvré pour clarifier et faire avancer nos idées.

Je veux remercier les membres du «COMITE DES SAGES» qui ont veillés, comme le leur demande nos statuts, au respect de l’orientation et au bon fonctionnement de notre association.

Je veux tout particulièrement remercier les membres du conseil d’administration qui, pendant trois années consécutives, sans discontinuer, ont œuvré à mes cotés pour rendre ce travail possible.

 

Je vous souhaite une bonne Assemblée Générale, pour que vivent nos départements d’outre-mer, vive la Guadeloupe, vive la France,  dans la Cohésion sociale et les libertés républicaines.

 

Amédée ADELAIDE
Président de CSLR
24 novembre 2012

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