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Publié par Edouard Boulogne

 

Le Canada, nouvel eldorado des jeunes diplômés guadeloupéens ?

 

work.2335746.2.flat-550x550-075-f.night-view-of-le-chateau-.jpg ( Le chateau Frontenac au Québec ).

 

Le Canada, terre de toutes les opportunités ? Pour les jeunes diplômés guadeloupéens qui n'ont aucune perpective en Guadeloupe , trouver un emploi est devenu trés difficile en France. Quant à la carrière, c'est une autre question! Ils sont souvent freinés dans leur envol parce qu'ils ne sortent pas de la bonne école ou parce que leurs envies entrepreneuriales ne trouvent pas preneurs. C'est tout différent au Canada. La culture anglo-saxonne laisse toutes les initiatives se développer. Et en plus, le marché de l'emploi dans ce grand pays est largement ouvert aux nouveaux arrivants d'autres nationalités.

Les diplômés guadeloupéens chantent l'international

Les jeunes diplômés de guadeloupe rêvent de plus en plus massivement de travailler à l'étranger D'ABORD POUR TROUVER UN EMPLOI et ensuite seulement pour valoriser leur carrière, mais seuls 21% songent à s'expatrier durablement.
Un sondage exclusif ipsos donne la vraie mesure du désir d'expatriation des jeunes diplômés en apportant quatre leçons importantes
1. Les jeunes diplômés n'ont jamais été aussi nombreux à souhaiter faire une partie de leur carrière à l'étranger : ils sont 83% à exprimer ce désir.
2. Il ne s'agit pas de fuite des cerveaux : seuls 11% se voient partir plus de cinq ans. Et 31% expriment le souhait de travailler pour une entreprise française.
3. Il ne s'agit pas de fronde fiscale : s'ils veulent s'expatrier, c'est beaucoup plus pour trouver un emploi que pour gagner plus d'argent (29%) ou bénéficier d'une fiscalité allégée (8%).
4. En DEHORS DE LA FRANCE EN tête des pays où ils rêvent de partir, on note, classiquement, les Etats-Unis (48%) et la Grande-Bretagne (30%). Mais on assiste à une puissante montée du CANADA .

Comme beaucoup d'autres Antillais, Nicolas a fait le choix de poursuivre des études en France hexagonale, le temps d'obtenir un diplôme. Très attaché à son île, ce jeune pointois de 26 ans a, sans aucune hésitation, toujours souhaité « rentrer au pays » une fois le bagage nécessaire acquis « là-bas ? » . Licencié en électronique, il n'avait jamais pensé aux difficultés auxquelles il devrait faire face ici.
Les refus se multiplient à cause de la crise, « on me dit aussi que je suis trop qualifié pour les emplois auxquels je postule » . Alors qu'il recherche depuis un moment, Nicolas ne trouve aucune réponse favorable. Chômage donc pour celui qui espérait certainement un autre retour. « En attendant je fais des petits jobs à gauche à droite. Mais, si dans les 6 mois à revenir je ne trouve rien, je pense repartir en France ou à l'étranger » , affirme t-il, déjà un peu déçu.
Et Nicolas n'est pas un cas isolé. « Mes amis sont nombreux à n'avoir pas trouvé de travail, en rentrant en au pays dès la fin de leurs études. J'en connais beaucoup qui sont repartis en France, ou au Canada. Et là-bas, avec ou sans diplôme, ils ont trouvé du travail » . France, Canada ou encore Angleterre, trois destinations qui profitent de plus en plus  à nos jeunes diplômés, incapables de trouver un emploi dans leur île. Un constat pas vraiment nouveau...

Leur réussite a un petit goût de revanche. Sûr qu'elles n'auraient jamais obtenu ça en France. Cette vie aisée à l'américaine. Du " vu dans les séries télé " devenu réalité. Tailleur chic, brushing et manucure, club de gym trois fois par semaine, verre d'après boulot dans des cafés branchés, escapades régulières à New York, appartement confortable et bien situé… En France, Tania Théodose et son amie Karine Andenas, 27 et 34 ans, étaient des Antillaises à la recherche désespérée d'un emploi correct. Montréal, en deux ans, les a transformées en " jeunes cadres dynamiques ". Employées par des cabinets de recrutement spécialisés dans l'informatique, elles ne boudent pas leur plaisir lorsqu'il s'agit d'évaluer leur revenu annuel (autour de 50 000 dollars), ou d'évoquer leur échappée belle loin d'une France qu'elles jugent " bloquée ".
Cette ascension sociale, bien des jeunes diplômés français appartenant aux " minorités visibles " viennent désormais la chercher au Canada. En France, elle leur semble hors de portée. A son arrivée, Tania, née en Guadeloupe, avait une maîtrise de psychologie et un master en ressources humaines. Karine, Martiniquaise, un diplôme (bac+5) d'école de commerce. " Quand j'ai cherché un travail, c'était frappant, se souvient la première. J'avais peu d'expérience, la personne était très agréable au téléphone. Mais une fois dans la salle d'attente, je notais des regards surpris, puis je sentais un ton particulier lors des entretiens… "
Karine, elle, … dit, j'avais pas mal d'entretiens, mais ensuite ça s'arrêtait. Etait-ce parce qu'il y avait un candidat meilleur que moi ? Ou parce que j'étais jeune débutante ? C'était lourd, ce questionnement. Ici, dans ma vie professionnelle, je ne me suis jamais posé la question. Je ne suis plus dans le soupçon. "
Toutes deux ont trouvé rapidement un emploi, se sont senties jugées sur leurs compétences et leur personnalité, quand, en France, elles avaient le sentiment d'être perçues comme des personnes sans expérience. Bref, pas totalement employables. " Et ça, ça donne sacrément envie de s'en aller !, lance Karine. Vous savez, parmi mes amis d'enfance, qui ont tous des bac+5 et des MBA, aucun n'est en métropole, ils sont tous à l'étranger. Voilà ce que la France perd. "
Impossible de savoir, faute de statistiques précises, combien les Antilles françaises " perdent " de Karine et de Tania, chaque année, au profit de l'économie canadienne. Combien de jeunes Français diplômés du supérieur, bac+2, bac+4, bac+6, dont les parents sont originaires , des Antilles, qui se sentent pleinement français mais ont l'impression de ne pas avoir tout à fait leur place dans l'Hexagone, sont recrutés ici. " Les employeurs canadiens les trouvent plus motivés, plus décoiffants que les autres. Peut-être parce qu'ils ont une revanche à prendre… Ces jeunes se fondent dans la masse grandissante des Guadeloupéens qui gagnent le Canada, et toujours prioritairement le Québec.

Le Canada, nouvel eldorado des jeunes diplômés guadeloupéens ?

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) parle de "récente performance" concernant le marché de l'emploi des jeunes au Canada, comparativement aux autres pays membres de l'organisation. "La croissance économique soutenue et la très grande souplesse du marché du travail par rapport à ce que l'on observe ailleurs ont toutes deux contribué à la croissance des taux d'emploi et à la réduction du chômage dans l'ensemble de la population, de même que chez les jeunes", explique le nouveau rapport de l'OCDE intitulé "Jobs for Youth: Canada". Ce dernier prolonge une série consacrée aux politiques d'emploi des jeunes qui couvre désormais seize pays.
Les chiffres. Le taux d'emploi des 15-24 ans est ainsi passé de 51,5% à 69,5% entre 1997 et 2010. Un pourcentage nettement supérieur aux moyennes de l'OCDE, qui plafonne à 44% ! Sur ces dix dernières années, au Canada, le taux de chômage des jeunes a en outre chuté de 16 à 11%, contre 18% en moyenne dans les pays membres. Surtout, seuls 2% des jeunes canadiens connaissent un chômage de long terme (contre 20% dans l'ensemble de l'OCDE) !
Le système. "L'emploi des jeunes est favorisé par une législation relativement peu contraignante qui encourage les employeurs à les embaucher", explique le rapport. En pratique, les premiers emplois sont souvent moins rémunérés qu'ailleurs, mais la progression salariale très rapide représente au final un avantage pour ces derniers. La population des jeunes actifs, au Canada, est aussi plus diplômée que dans la moyenne de l'OCDE. Les non-diplômés ne représentent ainsi que 9 % des jeunes (contre 13% pour l'OCDE) et le ratio jeunes diplômés de l'enseignement supérieur/jeunes diplômés du secondaire est de 2,7 (contre 2,2).
Aider les jeunes à développer leur employabilité, les aider à s’insérer professionnellement sur le marché du travail et leur permettre de vivre dans un environnement extérieur et différent, avec un management anglo-saxon, telles sont les raisons qui ont permis la mise en place d’une convention entre la région guadeloupe et l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ). Cet organisme, considéré comme un acteur majeur de la coopération franco-québécoise, permet la mobilité axée sur le développement et le perfectionnement professionnel.
Selon Frédéric Lefret, la réalisation de stages en entreprise au Québec, quelle que soit la thématique, permet de s’insérer plus rapidement dans le monde du travail. « Nous avons plus de 40 ans d’expérience (…) Les jeunes diplômés ont un taux de retour à l’emploi de plus de 80% quand ils reviennent sur le territoire français, après un séjour de mobilité au Québec. 40% quand ils n’ont pas de diplôme ». Différent du management latin auquel sont habitués les jeunes Antillais, les stages effectués au Canada permettent d’évoluer dans des entreprises au management anglo-saxon et de découvrir une autre culture. « Le Québec fait beaucoup confiance aux jeunes », affirme Frédéric Lefret, « il investit massivement dans la jeunesse et c’est pour cela que nous avons souhaité signer cette convention avec la région  Guadeloupe et permettre à des jeunes de pouvoir partir au Québec, pour des périodes de 3 ou 6 mois, qu’ils soient demandeurs d'emploi, sans diplôme, etc… ». Frédéric Lefret affirme que chaque année 5000 jeunes Québécois partent en France et autant de Français vont au Québec, et qu’après la métropole, la première destination des jeunes des Antilles Françaises est le Canada. « Les Québécois sont ravis de pouvoir faire bénéficier les jeunes de Guadeloupe du partenariat sur la formation des jeunes », affirme le secrétaire général de l’OFQJ.
Le 18 novembre 2010, une délégation de l’université de Moncton était en visite sur le Campus de Schœlcher. Après avoir visité le campus de Fouillole en Guadeloupe, la délégation menée par le recteur et vice-chancelier de l'université canadienne de Moncton est venu en Martinique, où elle a rencontré le président de l'UAG, Pascal Saffache. Plus qu’un simple projet coopération, cet accord va déboucher sur une réelle collaboration entre les deux universités.

L’expatriation, même temporaire, peut être considérée comme un :
accélérateur de carrière ,
un facteur de maturité et
d’ouverture d’esprit.


DOLTO

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castetsjj 19/12/2011 07:18


 


Monsieur Boulogne bonjour,


Si vous me le permettez, je souhaiterai apaiser notre amis ci-dessus, auteur d'une tirade excessive au regard de ce que je constate dans l'hexagone, et qui
utilise le microscope dans le mauvais sens ; si la France était raciste cela se saurait et les flux migratoires s'étioleraient, ce qui n'est apparemment pas le cas, nos deux mamelles sont très
prisées par les extra communautaires de toutes nuances.


Même si je comprends les affres de la personne en recherche d'emploi, je m'y suis frotté à 46 ans après 30 ans d'Administration sous contrat, je souffrais alors
de plusieurs handicaps... ma carnation est évolutive en fonction de l'exposition solaire, mes cheveux de lisses bicolores passent au frisé selon l'hygrométrie, seule la barbe est frisotante en
permanence, mais bicolore ! De plus à l'époque, je ressentais déjà , malgré mon vécu, expériences et absences de diplômes, un sentiment de rejet de la part de l'enquêteur qui m'interrogeait alors
sur mes capacités à être indispensable dans la gestion de son entreprise... J'étais non pas atteint par la vieillesse, mais plutôt par le passé et un manque d'avenir, et là, on est vraiment
impuissant à modifier les données du problème...


Ce comportement est-il typiquement franco-français, j'ai subitement un doute !!! Chaque recruteur recherche une personne faisant l'affaire, lui connait son
problème, mais ne vous connait pas ! A l'inverse et souvent, nos ne connaissons pas ses réelles attentes et nous surestimons nos capacités ; le diplôme n'étant qu'un moyen d'avoir l'espoir de
posséder les capacités de synthèse et d'analyse propres au souhaits du recruteur, après reste l'être et non le paraitre qui là fera vraiment la différence.


Entre le ton agressif que je ressens à travers votre écrit, la suffisance que vous y développez, moi, recruteur je m'interroge sur l'opportunité de vous donner
une chance ; entre le timide et le conquérant et selon le poste, à diplôme égal, je pense que seul " l'être " du postulant fera la différence et pas la couleur ou le grain de peau qui intéressent
avec passion les seuls photographes... Le recruteur ne cherche qu'un individu apte à lui rendre ce qu'il attend au regard de ce qu'il imagine devoir le rémunérer.


Par contre, quelle que soit la couleur, vous avez raison sur un point, le marché de l'emploi est saturé puisque la demande dépasse l'offre, donc, il faut
s'attendre à ce que les recruteurs fassent la fine bouche. L'hexagone n'est pas forcément une bonne destination pour trouver un travail, il attire déjà trop de monde, qui même sans diplômes
permettent de faire tourner l'économie au ralenti. Si vous êtes prêt à vous investir à 200% alors pas de doute, voyagez, risquez et prenez tous les emplois disponibles ailleurs, tant que la
source n'est pas tarie. L'essentiel est de travailler et de se réaliser, râler n'apporte que des aigreurs d'estomac qui finissent par rendre fou et incompétent... Bonne et longue route dans le
Monde.


Cjj

Antillais, Madinina Gwada allez au Canada! 17/12/2011 14:52


Bonjour à tous, je voudrais dire aux jeunes collégiens, lycéens, candidats à l'expatriation, jeunes diplômés Antillais, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, allons plus loin Haïti enfin aux
jeunes Caribéens et Africains qui vont lire mon commentaire que lorsqu'on leur répond quils sont 'trop qualifiés' pour un poste, qu'on les rappelera, qu'ils ont une belle personnalité mais, qu'il
n'y a pas de poste et qu'on va voir, qu'on les fait attendre et qu'on ne les prend pas à l'heure convenue du rdv alors que d'autres candidats passent avant eux, qu'on leur promet une embauche
puis on les rappelle avec des explications confuses, ne cherchez pas midi à 14h00, ne vous culpabilisez pas, ne déprimez pas, c'est en fait une réponse malsaine, embarrassée, super raciste et
discriminatoire. J'ai mis du temps à le comprendre mais un recruteur blanc, honteux et conscient que c'était un gachis m'y a aidé, m'a motivé à ne pas perdre espoir par désillusion. Ne perdez pas
votre potentiel, votre temps investi en études ni votre motivation. Ne venez PAS en France. Faites au moins une licence, tenez le coup, une école de commerce ou un MBA c'est l'idéal, ingénieur,
top,  un master ou une maîtrise à l'UAG qui est une très bonne université, très formatrice, économisez et partez carrément en Asie bosser en finance ou dans l'export/import ou aux USA/Canada
mais PAS en France. Le salaire espéré? Demandez à partir de 30 KE/par an et n'acceptez pas en dessous, sinon commencez à 35. N'acceptez pas les postes à 25 000 euros par an, c'est de l'arnaque
total. En plus vos collègues blancs vont prendre ce que vous vous auto-censurez ou n'autorisez pas à prendre bon sang! La France est un putain de pays d'ignares, malpropres, dégoûtants, pervers
et de racistes, ils ont 100 ans de retard, on dirait le moyen âge en fait: stupides, fainéants qui fument et boivent du café toute la sainte journée, contre productifs, sales menteurs et qui
n'hésitent pas à dévaloriser les enfants des anciennes colonies devenus des citoyens Français depuis des lustres parce que pour eux nous n'avons rien à faire en France et nous sommes considérés
comme des étrangers. C'est totalement épuisant, vous allez y laisser des plumes pour rien. Ayez confiance en vous, allez de l'avant.  J'ai bossé dans de très grands groupes donc je sais de
quoi je parle, ai aussi vécu à l'étranger, connais très bien Londres (pas intéressant, aussi cons que les Français mais ça vaut le coup pour le développement personnel, rencontrer du monde et
s'ouvrir l'esprit quand on vient des Antilles, encore une fois si vous quittez les Antilles, allez carrément à Londres ou à New York. Au moins là on sait qu'un noir est un noir. Pour London, la
bouffe est dégueu, très chère, les logements super chers et sales, le climat dégueulasse mais tenez le coup ce n'est pas pire qu'en France!). Faites-moi confiance, ne gâchez pas votre talent,
partez bosser en pays anglo-saxon, visez les postes les plus élevés. J'y étais, j'aurais dû y rester! Fuyez la France, partez en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Chine (apprenez le
Chinois!), en Afrique du Sud mais PAS EN EUROPE et SURTOUT PAS EN FRANCE c'est de la totale merde! Bonne chance les amis! N'OUBLIEZ PAS FUYEZ AU CANADA OU AILLEURS


;)

Edouard Boulogne 17/12/2011 17:00



Je publie sans aucune remarque ce commentaire d'une totale objectivité, dépourvu de tout esprit polémique, et pur de tout ressentiment.


LS