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Publié par Edouard Boulogne

 

 

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Ce soir sur Guadeloupe 1ère, dans l'émission On en parle, et sous la direction de Jacky Massicot, il était question de la violence, dont l'actualité en Guadeloupe est, ces jours-ci, flagrante.

Tout n'était pas inintéressant dans les propos tenus, et les reportages présentés.

Autour de la table, des représentants de l'Etat, des politiques, et des membres de la société civile.

Les représentants de l'Etat ont été pondérés, et précis dans les analyses, et les chiffres qu'ils ont fournis. Pondérés malgré des attaques, non pas vives, mais hargneuses de certains des politiciens présents.

Madame Michaux-Chevry a été intéressante à entendre, malgré un petit dérapage dû au fait que cette dame, au mauvais caractère, n'a toujours pas digéré son échec au referendum de 2003 sur la question du changement statutaire. Là dessus, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle change de disque. On ne se refait pas.

Elle a justement noté le rôle de la carence familiale dans le développement de la violence, et le recours aux stupéfiants pour tenter de compenser, en vain évidemment, l'immaturité, et le mal de vivre de beaucoup de jeunes.

Ce propos du maire de Basse Terre m'a rappelé celui, très étayé, émouvant, et percutant du père Lasserre, il y a déjà une quinzaine d'années, alors que lui et moi avions été invités par l'association des parents d'élèves du lycée de Baimbridge, a venir réfléchir avec eux au problème de la drogue.

Le maire de basse Terre en dépit de la justesse de son propos et de sa tonalité affective sympathique, n'en a pas moins été prise à partie avec grossièreté par un de ses voisins de table dans le studio. Oui, la violence est partout, même dans les studios où l'on

 

en parle, et de la part ce ceux qui prétendent réfléchir pour la réduire. 


 


En Guadeloupe, les causes répertoriées ont été la carence familiale, le commerce de la drogue, l'influence de la révolution des moeurs engendrée par la mondialisation, le manque d'organisation de la société civile. Ce dernier point a été particulièrement souligné par Jacky Dahomay, dont les propos sur la nécessité de restaurer l'autorité, au niveau de l'Etat, de la famille, de l'école ont été frappés au coin du bon sens.

Le philosophe est resté plus discret sur les moyens d'y parvenir. Comment le lui reprocher? Car ces questions sont difficiles et délicates. Au moins faut-il faire auparavant le bon diagnostic.

Parmi les causes qui ont été ignorées de la violence chez nous. Il y a la violence verbale de certains, dont 3 ou quatre étaient présents sur le plateau, et se sont livrés au déballage ( inconscient ) de leurs malaises personnels.

Ce malaise éclatait sur leurs visages convulsés, et par les vibrations malheureuses et haineuses de leurs voix. Ils ont évidemment cherché à tout expliquer par le phénomène ancien, mais rémanant, selon eux, de l'esclavage, et de la violence constitutive de la Guadeloupe marquée par son histoire.

Comme si, tous les peuples, y compris Breton, ou Languedocien n'avaient pas connus de longues et durables époques d'effroyable et durable violence. Pour résoudre les névroses personnelles certains n'hésitent pas à projeter leur désordre intérieur sur la société tout entière, et à concevoir les actions à mener au travers de leurs fantasmes.

Mon propos est dur. Mais ne faut-il pas, aussi, rappeler ces vérités là?

Il ressort encore de l'émission de ce jour ( 21 nov 2011 ) que nous ne sommes pas seuls à souffrir de la violence, dans le monde, mais tout autour de nous dans la Caraïbe. Lucette Michaux-Chevry, a évoqué le sort tragique d'Haïti ( brièvement ). On aurait pu parler de la Jamaïque, de St-Domingue. Un reportage a montré la gravité extrême du problème à Trinidad et à Barbade. Comme quoi « l'independans nasyonale » n'est pas la solution impeccable dont rêvaient pourtant les malheureux que j'ai évoqués plus haut.

Et les solutions préconisées par Trinidad, n'ont pas trouvé d'approbation chez les politiques ( démocratie oblige ? ). Les représentants de l'Etat ont gardé, sur ce dernier point « de Conrart, le silence prudent ». On peut les comprendre. Mais ils n'en pensaient pas moins.

 

Marc-E Decap. 

 

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dolto 22/11/2011 23:36


Hier , lundi soir , s'affrontaient plusieurs personnes sur la plateau de Guadeloupe Premiére  sur le thème de la violence en Guadeloupe .Parmi les intervenants on notait   l'
intervention  de Jacky Dahomay qui sortait des lieux communs sur le sujet ;


Son argumentation ,de type philosophique et sociologique , reposait non sur les conséquences sociales des problèmes économiques et du chomage que nul ne nie mais qui ne suffisent pas à tout
expliquer , mais sur la nécessité de restaurer l'autorité de l'Etat , de l'école et des parents .


Les déclarations de madame Braflan-Trobo sur le plateau de l'émission ont fait comme toujours référence à la couleur de peau, à l'afro descendance des Guadeloupéens qui expliquerait une
victimisation et une dévalorisation de ces derniers , à la stigmatisation des blancs ......etc . C'est une obsession chez cette femme qui sous prétexte qu'elle est diplomée, noire, et d'extrème
gauche se permet de tenir publiquement des propos qui ne seraient acceptés de personne d'autre. Elle se croit vraisemblablement investie par le LKP d'une mission en Guadeloupe depuis janvier
2009. Je ne trouve pour ma part rien de constructif dans ses propos mais ils constituent malheureusement le fond de commerce de beaucoup d'individus totalement improductifs pour la Guadeloupe
mais très appréciés des médias.


Le problème de la violence est vieux comme le monde et nul ne s'attendait à ce qu'il soit résolu au cours de ce débat ; mais ce dernier aura eu le mérite de démontrer combien il serait vain
d'espérer une diminution du phénoméne de violence et d'insécurité en Guadeloupe eu égard à la crise économique qui frappera de plein fouet notre ile dès 2012 .


Mais revenons à la thématique de l'autorité développé par Jacky Dahomay et qui a retenu toute notre attention , tant ce théme nous semble central pour comprendre la déliquescence de notre société
. Comme toute thèse, celle-ci est,évidemment, objet de discussion. Elle ne prétend pas analyser la totalité des phénomènes, mais voudrait permettre d’engager un débat fécond.



Etymologiquement, le mot autorité (du latin « augere », « augmenter », ou « auctoritas », « la capacité d’augmenter ») signifie la capacité de faire grandir dans une certaine direction (de façon
physique ou symbolique). « La qualité qui, augmentant une personne, constitue son autorité, peut venir de ses ancêtres, de ses vertus publiques ou de ses succès, à la guerre ou aux élections.
L'augmentation peut être ajoutée de l'extérieur par un poste dans une hiérarchie, elle peut aussi être organique. Dans ce cas, elle est parfois telle que la personne qui en est l'objet n'a qu'à
paraître pour inspirer le respect et l'obéissance. »


La notion d’autorité charrie avec elle les notions d’influence, de persuasion, de pouvoir, de contrainte, de violence, de discipline.


Face à l’ordre égalitaire de la persuasion se tient l’ordre autoritaire, qui est toujours hiérarchique. S’il faut vraiment définir l’autorité, alors ce doit être en l’opposant à la fois à la
contrainte par force et à la persuasion par arguments… ».


Cette conception trouve aujourd’hui des prolongements dans la remise en question des normes sociales ou des contraintes, la revendication individualiste de nombreux adultes, un certain déficit
d’éducation des enfants et des jeunes dans la famille ou à l’école. L’individu érigé en valeur souveraine est devenu la cellule de base de la société. Libre et autonome, il choisit ses
appartenances ou s’en exonère : son accomplissement, ses désirs qu’il lui faut assouvir sans attendre deviennent les guides de son action. Dans ce contexte, le rapport que les adultes
entretiennent avec la norme ou leur refus d’intervenir – au prétexte que chacun a ses propres normes – constitue une prise de position caractéristique de l’autorité évacuée, un signe adressé aux
enfants et aux jeunes.


C’est devenu, aujourd’hui, un lieu commun : les enfants, de plus en plus jeunes, ainsi que les adolescents, récusent, aujourd’hui, assez largement les formes traditionnelles d’autorité que nous
considérons comme légitimes et auxquelles nous considérons qu’ils doivent obéir « dans leur propre intérêt », que ce soit l’autorité des parents, des professeurs ou des représentants de l’État de
droit (police, justice, administration, etc.). Plus encore, les jeunes générations ont tendance à considérer les formes d’expression de ces autorités comme des « remises en cause de leur identité
». Ils en récusent toute légitimité, en relativisent systématiquement les interdits et se revendiquent détenteurs eux-mêmes de règles de comportement tout aussi acceptables que celles que
voudraient leur imposer les adultes. Ce qui est radicalement nouveau dans ce phénomène, c’est que la remise en cause ne porte pas seulement – comme jadis, pour leurs aînés – sur les méthodes
utilisées par ceux qui détiennent l’autorité (un comportement trop rigide, des sanctions trop lourdes, des personnes trop tatillonnes ou psycho rigides , etc.), mais sur le principe même qui est
censé fonder la légitimité de l’exercice de l’autorité.


L’antériorité et l’expérience des parents et des professeurs ne sont plus reconnues comme des valeurs mais, au contraire, dans un monde où tout va très vite et où il faut faire acte d’allégeance
au présent, considérées comme des handicaps. Le savoir chez les professeurs est contesté au nom d’autres sources d’ « informations » comme Internet, la télévision, la parole d’une star du
rap  ou celle d’une bande . Le bien commun n’apparaît plus comme l’apanage des représentants de l’État de droit ; tout au contraire, ces derniers sont vécus comme porteurs de leurs propres
intérêts qu’ils voudraient opposer arbitrairement aux intérêts de ceux qu’ils tiennent sous leur coupe comme l'a annoné Braflan Trobo . À cet égard, il est particulièrement grave que les jeunes
s’exonèrent de l’obéissance à la loi… confirmant,mutadis mutandis , la formule de Rousseau : « L’obéissance à la règle qu’on s’est soi-même prescrite est liberté ».
Ce qui est en jeu, c’est donc l’existence même du conflit de générations. Il est remplacé par un conflit de communautés exacerbés depuis la crise LKP de 2009 .  Les jeunes, aujourd’hui,
agissent comme si, au fond, cela ne valait même pas la peine d’entrer en conflit avec les adultes. Ils n’affrontent pas l’autorité de leurs parents, de leurs professeurs ou de leurs juges, ils
l’ignorent , et en cela se réfugient dans la contestation permanente voire la violence . Et c’est cela qui, à mes yeux, est le plus inquiétant…
Et nous sommes d’autant plus démunis que, tout en ignorant notre autorité les enfants et adolescents s’assujettissent très tôt à des formes d’autorité bien plus puissantes que celles que nous
voudrions leur imposer. Ces formes d’autorité ne sont fondées sur aucune des légitimités que nous reconnaissons (l’expérience, le savoir, le bien commun), elles relèvent de la contestation
fusionnelle et sont auto-référencées. Elles ne s’exercent pas « au nom de » quelque chose d’extérieur (la tradition, la vérité scientifique, des valeurs), mais simplement au nom de la jouissance
collective qu’elles sont capables de procurer à ceux qui l’exercent comme à ceux qui s’y soumettent : c’est l’autorité des chefs de bandes, des « caïds », mais aussi de toutes sortes qui tiennent
les individus sous emprise.


« les raisons de cette évolution sont multiples et connues : l’effondrement des valeurs , l'affaiblissement des religions, la confrontation avec la mondialisation , la révolution technique et
scientifique qui, en quelques décennies, a affecté les modes de vie à un rythme inouï, l’invention de la psychanalyse, l’affirmation des droits de l’homme, puis des droits de l’enfant. » Le
fondement hiérarchique d’une autorité exercée comme pouvo

Tartempion 22/11/2011 16:21


" Il ressort encore de l'émission de ce jour ( 21 nov 2011 ) que nous ne sommes pas seuls à souffrir de la violence, dans le monde, mais tout autour de nous dans
la Caraïbe. Lucette Michaux-Chevry, a évoqué le sort tragique d'Haïti ( brièvement ). On aurait pu parler de la Jamaïque, de St-Domingue. Un reportage a montré la gravité extrême du problème à
Trinidad et à Barbade. Comme quoi « l'independans nasyonale » n'est pas la solution impeccable dont rêvaient pourtant les malheureux que j'ai évoqués plus haut. "


Oui mais personne n'a osé dire que la violence de ces peuples (soi disant libérés) est importée en gros en Guadeloupe et imposée aux Guadeloupéens par leurs ressortissants.