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Publié par Edouard Boulogne

Vincent-peillon.jpg  ( Peillon et la Taubira ). 





Le combat continue. Comme il fallait le prévoir la manifestation contre le « mariage gay » a laissé de marbre nos dirigeants actuels. Le premier de ces « mariages » aura lieu demain 28 mai, à grands renforts de trompettes médiatiques. Ce que nous avons à redouter, je crois, ce n'est pas une ruée des homosexuels vers cette institution subversive. La plupart d'entre eux n'avaient rien demandé de ce qu'on leur offre, et s'en moquent éperdument.

Ce que les promoteurs dudit « mariage » voulaient, ils l'ont obtenu. A savoir un coup porté, un de plus, à la civilisation occidentale, en dénaturant l'institution du mariage, que ces messieurs ont toujours méprisé, la qualifiant d'institution bourgeoise. Un homme comme François Hollande s'est d'ailleurs bien gardé de se marier, et l'expression de « mariage pour tous » n'en prend qu'une saveur plus étrange et cynique.

Derrière les délirants discours de Pierre Bergé, Jack Lang, Christiane Taubira, il y a une haine de la vie, de la tradition ( de « tradere », en latin : ce qui se transmet, et sans quoi l'homme ne serait plus qu'un sac de peau, et de nerfs à conditionner pour en faire de parfaits pantins comme les montre et les décrit le génial roman d'Huxley, Le meilleur des mondes ), de ce qui permet à l'individu d'être un homme, à travers des milieux structurés : la famille, la nation, les églises, etc.

L'idéologie qui est à la base de cette énorme manipulation anti humaniste, est l'idéologie dite du genre ( gender ).

Nous en avons déjà parlé, et nous allons, pour un temps ( sauf si l'actualité nous y contraint ) nous intéresser à autre chose.

Mais, je voudrais aujourd'hui, parce que le Scrutateur se veut être un blog de formation à la résistance contre les conditionnements délétères, vous communiquer deux études remarquables sur ce sujet, plus crucial que ne le croient, parfois, les esprits superficiels.

 

( I ) La première de ces études, brève, est d'un penseur de droite Yvon Blot, publié sur le site Polémia.

La conclusion est très explicite, et devrait faire réfléchir ceux pour qui l'opposition au Gender est une opposition « réactionnaire » ( adjectif destiné aux militants de gauche particulièrement stupides, qui ne réfléchissent pas, mais réagissent par réflexe conditionnels, comme les chiens de Pavlov. Eux aussi ont dans leurs rangs cette catégorie de fanatiques bornés ).

Cette conclusion la voici : « La théorie du genre, dans sa forme extrémiste, veut supprimer les notions de famille et de lignée, et « déconstruire » la société actuelle au profit d’une société d’individus déracinés interchangeables, conformes au besoin de l’économie mondialisée ».

A la fin de l'article se trouvent divers liens avec d'autres articles du même auteur sur le même sujet, mais sous des angles différents. Les plus motivés d'entre vous les liront, j'en suis persuadé.

 

Voici ce lien : http://fr.novopress.info/137671/la-theorie-du-genre-prochaine-bataille-apres-taubira-peillon-par-yvan-blot/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+|+Agence+de+presse+ind%C3%A9pendante%29#prettyPhoto

 

( II ) Le deuxième lien renvoie à un article d'un penseur dans une perspective...de gauche et même marxiste.

Cet article est intéressant d'abord parce qu'il est clair, et bien construit, même si l'on n'est pas d'accord avec avec certains préjugés philosophiques de l'école de pensée en question.

Il l'est encore en ce sens qu'il démontre que toute la propagande que nous subissons depuis des mois , est mal reçue également par une partie de la pensée « de gauche » quand elle est structurée, et honnête avec elle-même.

Comme vous allez le voir, aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a entre la pensée de l'auteur, Marx ( sic ) Lemoine , de gauche, et celle de M. Yvon Blot ( de droite ) des points de convergence.

C'est Marx Lemoine ( de gauche ) qui déclare, par exemple : «  Tout cela ne serait que fantaisie et jeu pour intellos branchés si cette opération ne venait se greffer sur l’offensive ultra-libérale et si elle n’en était pas un des fers de lance. Car, il n’y a pas d’innocence là -dedans. On trouve les mêmes relais et les mêmes financiers. C’est ainsi qu’en France, on voit s’agiter l’agent d’influence Pierre Bergé qui est un de ceux qui ont contribué à l’alignement du journal, « de référence », Le Monde. Il en est devenu l’un des actionnaires et a contribué à le mettre sous le contrôle du propagandiste Alain Minc. Ce même homme est le financier et l’inspirateur des groupes LGBT et c’est en leur nom et au milieu d’eux qu’on l’a entendu faire récemment cette déclaration à l’inspiration idéologique limpide : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA. Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distingo qui est choquant." ».

Lisez donc, chers amis. Car il ne suffit pas de défiler, joyeusement, et courageusement, contre les débilités intellectuelles qu'on nous présente comme des perles précieuses de la pensée.

Il faut penser, analyser, prendre son temps pour réfléchir, et savoir pourquoi on le fait réellement, et pour vaincre.

Sur ce plan, la droite actuelle a beaucoup d'efforts à faire, hélas! Trois fois hélas.

 

Voici le lien avec l'article de Marx Lemoine: http://www.legrandsoir.info/non-merci-je-suis-marxiste-moi.html .

 

Chers amis, à vous de jouer. Et....faites connaître votre Scrutateur.

 

 

Marc Decap. 

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Marx LEMOINE 10/06/2013 18:31



Oui c’est vrai l’idéologie du genre n’est pas seulement une absurdité. Dans certains de ses aspects, elle frise l’asile. Ce qui est vraiment étonnant, c’est que dans ses versions les plus
extrémistes, elle débouche sur un ultra puritanisme. Elle refuse qu’on parle de sexe, qu’on décrive ou même qu’on désigne les attributs sexuels quels qu’ils soient.


Ainsi, on peut lire dans Trouble dans le genre de Judith Butler au chapitre 3 : « Witting considère que le « sexe » est une entité discursivement produite mis en circulation par un système
de significations qui oppresse les femmes, les gais et les lesbiennes ». En quoi le fait de se désigner soi-même comme homme ou femme, ou de désigner quelqu’un comme homme ou femme (en lui
disant bonjour monsieur, ou bonjour madame, par exemple) peut bien oppresser qui que ce soit ? Eh bien, parce que c’est une « discrimination linguistique » ! Cette discrimination est
de caractère politique car « la catégorie de sexe n’est ni invariante ni naturelle, mais qu’elle est un usage spécifiquement politique de la catégorie de nature qui sert les fins de la
sexualité reproductive ». En clair, si vous dites « bonjour madame » vous interdisez à la personne à qui vous vous adressez d’être autre chose qu’une femme, vous l’enjoignez à avoir une
fonction reproductrice. Une prétention aussi intrusive offusque Witting (on ne précède son nom d’aucune « civilité » sinon elle va protester).


Witting, donc, fait de cette affaire un combat politique. Je lis : « son objectif politique consiste … à renverser tout le discours sur le sexe, même à renverser toute la grammaire qui
institue le « genre » -- ou « sexe fictif » -- comme attribut aussi essentiels aux humains qu’aux objets ». En clair, il s’agit de réformer la langue de telle façon qu’elle ne connaisse ni
masculin, ni féminin. Rien dans la langue ne doit évoquer une différence de sexe. Vous ne direz donc pas « le repas est prêt, la table est mise » mais quelque chose comme « repas prêt, table
mis ».


Mais c’est surtout la description des corps qui pose problème. « Dans ses écrits théoriques et littéraires, [Witting] appelle à une réorganisation fondamentale de la description des corps
et des sexualités sans recourir au sexe et, en conséquence, sans recourir aux différentiations pronominales qui régulent et distribuent l’accès autorisé à la parole dans la matrice du
genre ». L’expression est assez alambiquée mais l’intention parait claire. Il s’agit d’éviter de dire quoi que ce soit qui permette de dire qu’on a affaire à un homme ou à une femme.


Il ne faut pas voir le sexe ! D’ailleurs le sexe est une illusion ; une illusion tenace puisque personne n’y échappe, mais une illusion tout de même. En tout cas, çà doit être traité comme une
illusion dont il faut se débarrasser. En effet : « Bien qu’il semble que les individus aient une « perception directe » du sexe, telle une donnée objective de l’expérience, Witting soutient
qu’un tel objet a été violemment façonné comme tel et que l’histoire ainsi que le mécanisme de façonnement violent ne sont plus visibles dans cet objet ». Si vous ne comprenez pas la suite
précise : « Par conséquent, le sexe est un effet de réalité produit par un processus violent ».


C’est quand même une chose étrange que cette violence que tout le monde subit et que tout le monde exerce. Dans cette affaire les oppresseurs et les oppressés sont les mêmes personnes si bien
que personne ne ressent l’oppression et que personne n’a conscience d’exercer une oppression. Il n’y a en fait que les extrémistes du genre qui vivent dans un monde qui à chaque instant les
agresse, qui viole leur regard en leur faisant voir des êtres sexués et maltraite leurs oreilles en leur faisant entendre des déclinaisons masculines ou féminines. On imagine la souffrance de
ces personnes contraintes de vivre au milieu de leurs tortionnaires sans pouvoir véritablement leur échapper. En fait, les victimes rendent coup pour coup, au moins elles sont invitées à la
faire. J’imagine ce que cela peut donner si vous avez affaire à quelqu’un qui proteste à chaque instant parce qu’on lui inflige l’évocation même lointaine de l’idée de sexe. Ce n’est rien
d’autre que de vouloir imposer au monde entier une espèce de voile intégral !


La pruderie n’est que l’attitude adoptée en milieu hostile. Elle s’inverse quand la théorie du genre devient un programme politique. La thèse, rappelons-le, est que « la catégorie de sexe
et l’institution naturalisée de l’hétérosexualité sont des constructions, des fantasmes ou des « fétiches » socialement institués et régulés, des catégories non pas naturelles, mais politiques
(des catégories qui prouvent que le recours au « naturel » est toujours politique) ». Puisque la question est politique, la riposte doit être politique. L’action va consister à renverser
une construction fantasmatique universelle. Rude bataille, s’il en est ! Monique Witting ne cache pas que« seule une stratégie de guerre, qui soit de taille à rivaliser avec
l’hétérosexualité obligatoire, arrivera effectivement à mettre en cause l’hégémonie épistémique de cette dernière »


La théorie du genre extrémiste est en guerre! Elle mène une guerre totale ! Entrer dans cette guerre, c’est comme rejoindre le maquis. Cela se fait « en quittant définitivement les
contextes hétérosexuels – à savoir en devenant lesbienne ou gai ». Car « c’est en lesbianisant le monde entier qu’on pourra vraiment détruire l’ordre obligatoire de
l’hétérosexualité ». Mais attention, ce n’est pas la guérilla, c’est la guerre. Il y a une multitude de groupes de combat mais le mot d’ordre est l’unité. C’est l’unité d’action des
groupes dispersés qui fait leur force. Ils doivent frapper ensemble, n’avoir qu’un seul drapeau. S’engager sous cette bannière revient « à ne plus reconnaitre son sexe, à être engagé-e dans
une confusion et une prolifération des catégories faisant du sexe une catégorie d’identité impossible ». Ainsi, l’ennemi doit être submergé par le nombre et harcelé de tous les côtés à tel
point qu’il ne reconnaitra plus les siens. En conséquence « Witting annule les discours dans les cultures gaies et lesbiennes en s’appropriant et en redéployant les catégories de sexes
». En clair, elle unifie sous étendard arc-en-ciel ce qui est dispersé, à savoir les « queen, butch, fem, girl, et même les reprises parodiques de dyke, queer, et fag ». Harcelé par
toutes ces tribus confédérées, celui dont l’identité repose sur le fantasme « sexe » ne peut que s’affoler.


Parmi les assiégés se trouvent pris ceux qui se disent de sexe masculin comme celles qui se disent de sexe féminin. C’est parce qu’ils ou elles se définissent ainsi, qu’ils et elles sont dans
la confusion. Pour les assaillants tout est clair. Witting le dit : « la lesbienne n’est pas une femme ». Elle peut donc « se couper de toute forme de solidarité avec les femmes hétérosexuelles
et admettre implicitement que le lesbianisme est la conséquence nécessaire, logiquement et politiquement, du féminisme ». On pourrait se demander pourquoi ce fait doit être admis «
implicitement ». La réponse me semble être que cela ne doit pas l’être ouvertement car la guerrière du genre pratique l’entrisme. Elle investit les organisations féministes et les dynamite de
l’intérieur en sommant ses membres de se faire lesbiennes. Elle fustige les tièdes qui restent aliénées à la domination masculine.


Judith Butler, l’idéologue du genre la plus connue en France, applaudit à cela, mais elle pense pouvoir faire mieux. Sa tactique ne me parait pas aussi limpide qu’

Dissident 30/05/2013 16:15


Ils sont marqués du signe de la Bete, la Bete qui les comble de bienfaits, vu qu'ils se sont voués à elle pour faire ses oeuvres abominables.  


Satan se dévoile peu à peu, et tous les jours un peu plus dirait-on, un article comme celui là nous en administre une nouvelle fois la preuve.


C'est horrible.