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Publié par Edouard Boulogne

La retraite et la grève.

 

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  ( Toute réforme générale peut, et doit, comporter des ajustements aux cas particuliers : usure due à la pénibilité, sénescence précoce, ou retour en enfance, non incompatible avec le cas précédent, fébrilité mégalomaniaque incoercible, etc. Pour ceux-là une retraite à 60 ans ne serait que justice. De nombreux Français seront d'accord pour une telle dérogation en faveur de Martine Aubry ).

 

 

 

Après plusieurs décennies de démagogie socialiste, (notamment sur la durée du travail et sur la retraite - à 60 ans) que la droite ( Chirac, Balladur, Villepin ) n'osa pas combattre de front, nous voici, à moins de laisser sombrer la France dans la faillite, obligés de traiter le problème à chaud, dans des conditions difficiles, là où les grands pays européens de l'Europe du nord, et l'Allemagne ont pris, depuis des années, de l'avance, et des mesures plus sévères, et déjà prometteuses.

Certes, il est normal que des catégories entières de la population s'inquiètent de leur avenir, et tiennent à discuter avec le gouvernement pour que soient choisies les solutions les plus avantageuses pour tous.

Malheureusement il faut bien constater qu'en France, comme toujours, le débat est pollué par la démagogie, et aussi  par des marxistes qui rêvent encore à la révolution et au grand soir, malgré l'échec sanglant de leurs "modèles" tout au long du XXème siècle.

Les slogans proférés durant les manifestations syndicales en cours sont consternant de bétise, et de mauvaise foi. Ainsi, j'entendais il y a peu une jeune enseignante parisienne de 24 ans, professeur d'histoire, toute frémissante d'idéologie, déclarer : " je ne me vois pas travailler jusqu'à 62 ans". En voiçi une qui, tout en étant fâchée avec l'arithmétique, n'est guère passionnée par son métier, et qui " est née fatiguée",  malgré sa blondeur.

Je connais, moi, des enseignants, de 65 ans, de l'enseignement privé, qui n'ont quité qu'à regret l'exercice de leur métier.

De plus, certaines catégories de "travailleurs" ne cessent de parler de la pénibilité de leur travail, alors qu'ils sont parmi les plus favorisés de France, et d'Europe.

Ainsi pour les cheminots et les employés de la RATP, qui seront aujourd'hui les plus acharnés des démagogues.

Le Scrutateur.

 

 

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LE BILLET DE SAUVEGARDE RETRAITES
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Ils disent non à la retraite à 62 ans, mais partent à 50 !

En ce début d'octobre, les grévistes des transports publics sont, de tous les Français, les moins concernés par la réforme !

Ubuesque. Les cheminots et les agents de la RATP mènent le mouvement de grève contre le recul de l'âge de la retraite à 62 ans. Or, pas un seul des 160 000 salariés de la SNCF n'est "menacé" de partir à 62, ni même à 60 ans ! Et 90 % des 44 000 agents de la RATP pourraient en dire autant. Tous partent soit à 55 ans, soit même à 50 ans, pour les conducteurs des locomotives de la SNCF et ceux des rames de la RATP.

Un avantage qu'il leur serait bien difficile de justifier par la "pénibilité" de leur emploi : voilà beau temps que les locomotives ne fonctionnent plus au charbon ; et un conducteur de RER, sur la ligne A, ne roule pas plus de 2 h 50 par jour !

La réforme n'y touche pourtant pas : loin de les aligner sur le régime général, elle prévoit qu'ils prendront leur retraite à 57 ou à 52 ans, soit toujours entre cinq et dix ans avant le commun des Français... et cela partir de 2023 seulement, alors que le report à 62 ans s'appliquera aux salariés du privé dès 2018.

Rappelons en outre que le départ précoce à la retraite n'est que l'un des multiples avantages parmi tous ceux que procurent à ces personnels des transports publics deux des régimes spéciaux les plus favorables qui existent en France – et même sur la planète :

 

RATP

SNCF

Régime général

Calcul de la pension

Sur les 6 derniers mois de salaire

Sur les 6 derniers mois de salaire

Sur les 25 meilleures années dans le régime général et la totalité de la carrière pour les complémentaires

Montant de la retraite garanti

A 100 %

A 100 %

Non garanti

Réversion

Sans conditions

Sans conditions

A partir de 55 ans et sous condition de ressources

Age légal de départ à la retraite après la réforme

52 ou 57 ans en 2023

52 ou 57 ans en 2023

62 ans dès 2018

C'est la plus stupéfiante des "exceptions françaises" : dans ce pays, ce sont les privilégiés qui font la grève. Et le plus beau, c'est que c'est encore eux qui nous prennent en otages !

Bien cordialement,

Marie-Laure Dufrêche

Déléguée Générale

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