Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 

 

La guerre de Toye, et moi.

 

Divers lecteurs ayant souhaité communiquer leurs sentiments sur les primaires socialistes, je leur ai demandé de le faire sous une forme un peu originale. Voici le résultat. ( LS ).

 

Citoyen.gif

 

Chronique des primaires, de leurs moeurs et des pollutions intellectuelles et sonores y afférentes ( 10 octobre 2011 ).

 

Un voyant aveugle m‘a dit

M’entretenant avec un ami aveugle - je sais qu’on devrait dire “mal-voyant”, mais il se trouve que cet ami exerce la profession de voyant, et je ne voudrais en rien nuire à sa réputation- à propos des primaires socialistes (autrement dit,pas les socialistes eux-mêmes,mais le mode de désignation de leur futur champion) qu’il ne voyait pas pourquoi on disait ces primaires si toyennes, alors que la plupart des gens n’avaient pas la moindre idée de ce que pouvait bien vouloir dire le substantif “toye”, d’où viendrait l'adjectif “toyen”. Je me fis alors un devoir de lui expliquer que ces primaires étaient qualifiées de “citoyennes” et non de “si toyennes”. «Cet étiquetage, en effet,est parfaitement conforme à la vieille jurisprudence socialiste qui entend systématiquement revêtir la moindre banalité d’un d’habit de cérémonie, parce que la gauche incarne la culture », me répondit-il. La mystification parle langage, en quelque sorte selon la bonne vieille technique du leurre, qui consiste à faire passer des vessies pour des lanternes. Nous savons tous que l’adjectif “citoyen” n’existe pas,et que citoyen est un nom. Un nom commun,certes, mais un nom, et exclusivement un nom (pour l’instant). Mon ami voyant m’apporta alors sa vision des choses : pour lui, cela ne faisait aucun doute, nos amis socialistes étaient en train d’écrire une magistrale légende pour les siècles à venir. Selon lui, ces primaires toyennes faisaient bel et bien référence à la guerre de Toi, celle qu’ils se livrent entre eux en prenant les citoyens français pour témoins(à seule fin de les épater) au motif suivant :« le meilleur c’est moi, c’est pourquoi toi, tu dois te mettre à mon service ». Comme avec les socialistes rien n’est jamais vraiment exprimé selon la vérité des choses, toute l’astuce consistait selon lui à mettre en scène leur petite fantasia intestine en lui donnant l’air d’une odyssée, celle qui commencerait le jour où le cheval de Toye réussirait à pénétrer toutes les défenses ennemies. Il m’expliqua aussi toute l’importance de la cavalerie dans la lutte que se livraient ces mâles en rut - «Rassurez-vous,me dit mon ami, la théorie du gender autorise les femmes à être aussi des mâles » - pour se satisfaire de Marianne, qu’il ne saurait être question de prendre comme une vulgaire femme de ménage dans un hôtel américain, mais conquérir selon les règles de la chevalerie,c’est-à-dire... à cheval, comme Alexandre jadis, sur Bucéphale. Chez les socialos, le cheval s’appelle Ego, ajouta-t-il. Et comme tous les chevaux socialistes sont égaux, c’est ce qui explique que les primaires toyens (décidément très Toyens dans cette primaire si toyenne) livrèrent leur toute première vague d’assaut chevauchant tous leur propre Ego (dont ni l’encéphale, ni le jarret, ni le cavalier ne valait celui de Bucéphale prit-il la peine de préciser).

 

Ivan Laforce-Beaufort

 

J’avais rêvé d’un second tour entre François et Ségolène. Je les voyais déjà se réconciliant dans les draps de Marianne ou encore s’envoyant la vaisselle socialiste à la figure dans l’une des scènes de ménage les plus grandioses de l’histoire de France. Dans tous les cas de figure, quel spectacle ! Hélas ! La guerre de Toye a bien eu lieu, et le score sans appel de Ségolène aura été la douche froide que les infirmiers auraient pu - en bien d’autres occasions – administrer à celle, qui, hier encore, croyait si fort à son infaillibilité,à son destin, à sa mission, au contrat - synallagmatique et mystique- qui la liait aux Français pour son meilleur et pour leur pire. Mais le sort des armes a désarçonné Ségolène de son Ego, et ses larmes n’y pourront rien changer. Tout juste nous a-t-elle montré que les guerrières les plus pugnaces étaient assez promptes à verser leurs larmes. Ce n’était certes pas Achille pleurant Patrocle, mais Ségolène pleurant sur elle-même, comme Élisabeth Guigou avant elle en d’autres élections. Soit dit en passant, comme peu d’hommes en font autant en pareil cas, les juristes, le Parlement et les associations devraient se dépêcher d’ajouter une nouvelle mesure dans la loi la parité, pour contraindre les hommes à pleurer - comme Ségolène- leurs défaites... au nom de la parité. Hé oui ! Or personne n’a ouï dire que M. Baylet ait versé la moindre larme, ou encore M.Valls. Quant à Arnaud Montebourg, il était aux anges. C’est la preuve que les hommes ont encore un long chemin à parcourir.

J’avais aussi un deuxième rêve, celui de voir Ségolène, frapdingue comme elle est, remonter sur son Ego et défier le parti, l’usurpateur et le bon sens dans un combat qui n’eût d’autre issue que la défaite de la dame dont le chapeau est un entonnoir. Quelle rigolade ! Et quel morceau de bravitude c’eût été ! Sans compter que ses assauts déments auraient assuré la déconfiture socialiste face à une “droite”imaginaire et totalement hors-course, mais dont la toxicité ne

s’élève qu’à 8,9 sur l’échelle de Richter alors que les socialistes et leurs comparses campent déjà solidement à 9 et ambitionnent d’être au moins à cinquante.

 

Martine Calvin-Queen

 

I had a dream

 

Ceux qui ont voté aux primaires socialistes ont dû s’acquitter d’un "engagement

de reconnaissance dans les valeurs de la gauche". Cet engagement était formulé de la manière suivante : « Je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République, dans le projet d'une société de liberté,d'égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire. » Le bruit a couru (mais la rumeur a été aussitôt démentie par les communicants de l’intéressé) que DSK avait demandé l’inscription du Kâma-Sûtra au nombre des valeurs de la gauche. L’origine de cette rumeur est inconnue,mais elle provient probablement du Conseil d’État où, selon certaines sources, cherchant à se faire oublier, DSK aurait demander à changer son nom de Dominique Strauss-Kahn en Dominique Strauss-Kahnasutra ou encore Dominique Sûtra-Kâma, peut-être (Dominique Kâma-Sûtra eût inversé l'ordre de ses emblématiques initiales). Selon d’autres sources, ce ne serait qu’impure invention : DSK ne veut surtout pas se faire oublier et DSK aime les valeurs de la gauche telles qu’elles sont. Non seulement il s’y reconnaît, mais il les incarne. Ah ! quel grand artiste les primaires ont ils perdu ! C’était le meilleur d’entre eux ; leur Juppé, en quelque sorte.

Tout ce gâchis à cause de l’avidité sexuelle d’une femme de ménage qui se transforma, vers le douzième coup de midi, en oiseau de proie!

 

Alberto Temporamores

 

DSK et les valeurs de la gauche

Le point de vue de la faculté : Le Hi et le Han

 

Le syndrome de l’outre serait-il contagieux? En observant François Hollande,

la faculté est d’avis que oui. Particulièrement en terre socialiste où le sens du ridicule n’existe pas. Il y a cependant - ailleurs que dans le périmètre du socialisme - des natures susceptibles de résister à cette affection,mais l’environnement urbain amoindrit les défenses naturelles de ces sujets, ce qui explique que la contagion y est toujours plus forte qu’à la campagne. D’où la nécessité de bien observer le comportement de l’outre,et de bien se regarder, aussi : en cas d’enflure indésirable du cou, d’illumination soudaine du regard, ou de raideur mécanique dans la démarche,n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant.

 

Diafoirus père. Thomas-Diafoirus.jpg

 

La nature et le vide.

 

La nature, certes, a horreur du vide. Mais, de là à prendre pour argent comptant tous les commentaires sur les primaires socialistes(malgré leur accord quasi parfait dans la conjugaison de lieux communs), il y a un pas qu’il ne faudrait pas franchir. Les progrès de la culture - sous pilotage socialiste - ont rendu les Français plus épanouis, jusque “dans les rédactions”, et de média en média les commentaires se suivent et se ressemblent, leur unanimité monotonique les créditant presque d’un semblant de vraisemblance là où il y a seulement une absence de contradiction. Cette absence (malgré le trop plein) expose les sujets

les moins circonspects à l’abrutissement. C’est même l’objectif du discours unique, qui, en propageant la pensée unique aboutit infailliblement à... l’absence de pensée. Le réflexe s’y substitue volontiers, et quelquefois même avec volupté tant il est confortable, rassurant voire exaltant de se dispenser de... penser.

Après tout, les animaux n’ont-ils pas sur l’humaine engeance ce privilège enviable de ne pas être soumis à d’incessantes disputes qui troublent la digestion et favorisent les migraines ?

Il est un fait que les animaux ont d’autres sujets de querelles : des rivalités de

territoire ou de préséance, habituellement. Les humains aussi, pendant la guerre de Toye.

Mais est-ce parce que les animaux ont l’air si parfaitement conformes à la manière dont le Créateur en a fabriqué qu’il faut les imiter en toute chose? Au point de ne plus faire la moindre différence entre le langage des perroquets

et celui des humains ?

 

Léon de Hondy

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

CH.FFRENCH 13/10/2011 16:10



Et ne voilà-t-il pas qu'à "droite", on commence à entendre "les ténors" parler de primaires à droite pour 2017!!!


On marche vraiment sur la tête!