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Publié par Edouard Boulogne

La fausse présence de l'Etat français à la Martinique.

( Ce que dit M de Jaham est hélas! tristement vrai aussi pour la Guadeloupe. LS).

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hello 06/03/2010 14:17


EXCELLENT COMMENTAIRE MONSIEUR "TISSONSSON" BRAVO


bourdelat 03/03/2010 19:12


Merci de cet article qui témoigne de l'immobilisme ambiant et de la peur de mal faire sans rien faire. Mais que de critiques quand certains font. Merci les juges et les censeurs de ces belles
îles.
Pour faire plaisr à Edouard Boulogne, je reprendrais pour illustrer ce commentaire  l'image de l'OUROBOUROS  ou "serpent qui dévore sa queue" chère à la  philosophie grecque.


André Derviche 02/03/2010 17:19



Roger de J., en usant du vocable de "pays-Martinique" (dont se gargarisent tous les crypto indépendantistes du lieu) ne justifie-t-il pas - sans le vouloir, mais
d'entrée de jeu - l'attitude d'un État qui se trouve quelquefois face à des mabouls complets en de nombreuses occasions ? Des mabouls qui ne comprennent pas forcément ce qu'ils disent
eux-mêmes, ou qui font semblant ; qui ferment toutes les écoutilles à ce qu'on leur dit, et qui jouent au roitelet à la moindre occasion, allant jusqu’à menacer l’État dont chacun connaît
les vieux démons au lieu, le menacer de désordres, par exemple, ou encore d’opprobre. Cet État, si sensible aujourd’hui, depuis que son souci du Tiers monde s’est substitué à l’intérêt quasi
exclusif qu’il avait jadis pour le Tiers état ! Pour ce qui est de la Martinique, les ténors locaux ne font rien pour clarifier les choses, non
plus.


Ce n’est peut-être pas un hasard si les indices économiques que donne de Jaham ne sont pas propres à susciter l’euphorie (sauf peut-être au LKP, qui, sur son
disque rayé, trouvera une bonne raison d’imputer “la peste” à la pwofitasyon. Mais il y a longtemps que tous les gens normalement instruits savent 
qu’un disque “micro sillon” n’a qu’un seul sillon.


La France est un pays centralisé dont la tête est très malade, visiblement. Mais puisque la scène politique est devenu le théâtre des affrontements entre bandes
rivales, rien d‘autre ne semble se dégager que ce désordre à l’intérieur duquel chaque faction use de tous les subterfuges possibles rendre les choses (idées, intérêts, projets, stratégies,
avantages, inconvénients, utilité, nécessité, justice, possibilités, toxicités, etc.) illisibles : une chatte n’y trouverait pas ses petits.



Raoul Tissonson 02/03/2010 15:20



Puis-je faire observer que M. de Jaham, avec qui je suis d'accord sur bien des points, ne fait que souligner les
nombreuses ambiguïtés inhérentes à la République française dont le caractère schizophrénique n'est pas la dernière des... caractéristiques. 


 


Ainsi l'omni présence de l'État absent n'est pas une spécificité "lokal". Pas plus que ne l'est "le complexe du colonisateur" qui réduit et
l'État dans son rôle d'administrateur, de gardien des institutions, de l'ordre et de la justice et accessoirement de conservateur du "bien public" au rôle de wagon du politiquement correct. Pour
préciser les choses, ce "complexe du colonisateur" s'exerce tous les jours en France, ce complexe n'ayant - semble-t-il - pas de limite dans le temps.


 


Ceci, pour visible que ce soit, n'est pas le seul gauchissement (mot qu'il faut prendre dans son sens littéral) qui puisse expliquer ce que
décrit M. de Jaham.


Avec le temps, nous avons enregistré différentes évolutions, parfois lentes, parfois surprenantes, et même parfois révoltantes,
mais toujours certaines, du droit - du droit civil en particulier, avec des répercussions sur toutes les composantes juridiques régissant la "cité" et son organisation dans le temps. La
France s'est peu à peu éloignée du droit naturel pour se jeter les pieds devant (mais la tête a suivi) dans le droit positif. Autrement dit, l'opinion a maintenant pris le dessus sur les
principes, ce qui, à terme, provoque toujours ce qu'on appelle sans ménagement... le bordel. Le mot n'est d'ailleurs pas si déplacé que ça, puisque, au bordel, les choses sont tarifées, beaucoup
trouvent leur plaisir dans l'usage de l'endroit, le rôle de la police n'est jamais très clair, l'organisation des opérations n'est pas du tout ce qu'elle laisse croire qu'elle est, et sous
couvert de bien rigoler, l'esclavage, les réseaux maffieux et différents trafics se déroulent sans que l'on puisse vraiment en connaître les tenants et aboutissants.


 


Bref ! Il y a longtemps déjà qu'il n'y a plus d'État en France, même si les apparences et la capacité coercitives de l'État (envers des
cibles généralement fragiles et que le politiquement correct a désigné) peuvent laisser imaginer le contraire. Pour simplifier, les méchantes langues disent que l'État se résume aujourd'hui au
Ministère des Finances, et aux effectifs pléthoriques de la fonction publique, qui, précisément concourent à la dissolution de l'État, dès lors que "les principes" sont de plus en plus
bafoués. 


 


Paradoxalement, cette inflation du nombre de fonctionnaires a peu à peu "privatisé" l'État. Celui-ci, un peu comme dans la fable "Le
Meunier, son Fils et l'Âne", se trouve détourné de sa mission, tiraillé entre les intérêts corporatiste de ses effectifs, les réseaux qui s'affrontent, et la double casquette de ceux qui -
bien que serviteurs de l'État - entendent être les maîtres de ce même État à travers le suffrage universel, ou encore, plus près de la base, à agiter la rue avec toute la sécurité de
leur impunité, impunité due à leur capacité de nuisance puisqu'ils peuvent bloquer la machine à n'importe quel moment. Tout cela brouille plus qu'un peu les cartes, non ? 


 


Cela fait beaucoup d'informations en peu de temps, j'en ai bien conscience. L’on ne saurait être exhaustif en quelques lignes, sans compter
que tous les grands "sachants" de la cause se tiennent par la barbichette pour rester dans la combine. D'où une opacité certaine dans l’émission des avis “autorisés”. “L‘omerta" est soigneusement
entretenue, n'en doutons pas un seul instant. Dans ces conditions, le mot bordel est un peu faible. C’est pourquoi, Michel de Poncins, lui, préfère parler de "République fromagère" où l'État,
c'est-à-dire des corps constitués (d'hommes aussi) se trouvent en proie à différents conflits internes dans l'exercice de leurs missions. Car les premiers ennemis de l'État sont à l'intérieur de
l'État lui-même, un État qui passe son temps à se contredire, à se trahir, à se déchirer de l'intérieur, mais un État... qui rapporte...


 


Ajoutons pour en terminer avec ce schéma que M. Giscard d'Estaing a été le grand chausse-pied du bordel ambiant en voulant jouer au mec
branché (ce qu'il n'était pas), que M. Mitterrand l'a soigneusement codifié selon des principes que n’aurait pas désavoué le grand Trostky lui-même, notamment avec le leurre de la Culture, et
avec son complément – d’objet – direct : le redoutable tissu d'associations qu'il a mis en place pour jeter les fondations d'une véritable tour de Babel. Son successeur s'est cru très
intelligent de vouloir reprendre le chantier à son compte en rajoutant à loisirs quelques détails architecturaux, et, aujourd'hui, dans le bordel ambiant, celui que l'on prend pour Napoléon n'est
que Barras. : il occupe le terrain vêtu de son costume de Superman pour faire croire qu'il va arrêter les loups, le vent, la tempête. C’est vrai, il est partout à la fois, sauf, peut-être là où
il faudrait, mais c’est une autre histoire. Restons-en aux grandes lignes.


 


Tout ceci pour dire qu'il y a longtemps que l'État n'est plus ce qu'il était ou ce qu'il aurait dû être. La démagogie ambiante - encouragée
par l'État en raison du mécanisme décrit plus haut (et notamment parce que l'ENA est devenu un stimulateur d'ego et par voie de conséquence d'irresponsabilité) ne fait qu'aggraver les
choses. Les grands animateurs de la maison France s'occupent d'abord d'eux-mêmes : leurs intérêts, chacun saura le constater - et leurs intérêts matériels en particulier - ne sont jamais
négligés.