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Publié par Edouard Boulogne

 

Ce commentaire de l'article d'hier de DOLTO est porté, ici, en article.

 

La-crise.jpg

 

 

 

L'analyse de DOLTO est intéressante et bien argumentée.Toutefois faire porter la crise Guadeloupéenne sur le frilosité réelle ou supposée des banquier est un peu facile. La difficulté d'obtenir
des prêts a toujours été réelle et je l'ai vécue, au titre de chef d'entreprise pendant trente ans.


Sans vouloir défendre les banques il faut bien garder à l'esprit :


-Que les banquiers sont des commerçants comme les autres qui louent de l'argent en espérant que le client,entreprise ou particulier,rembourse à échéance le capital et les intérêts.


-Elles n'ont pas pour vocation de sauver les emprunteurs défaillants si la survie de ces derniers n'est pas assurée.


-Elles ne disposent pas en Guadeloupe d'un outil d'analyse statistiques fiables qui leur


permet d'évaluer correctement le risque:lIEDOM ne fait que constater le passé avec un retard trop long.


-Elles constatent,comme tout un chacun,que demander un bilan prévisionnel sur trois ans dans un contexte économico, politico, socio-constitutionnel extrêmement flou,ne donne pas une vision juste pour apprécier le risque.


On peut comprendre que cela rende frileux.


Il faut ajouter que le comportement de l'emprunteur contribue souvent à compliquer la décision:


-Aidé par un bon comptable il présentera des comptes prévisionnels trés optimistes et avantageux qui correspondront plus aux critéres bancaires qu'à la réalité prévisible.


-L'examen des comptes relatant l'activité passée,moins facile à dissimuler,sera souvent


expliqué par la seule conjoncture sans aucune remise en cause managériale.


-Les choix d'investissement souvent disproportionnés voir hors sujet comme le dernier 4x4


au titre de voiture de service sont parfois contestable.


-La frilosité de l'entrepreneur à s'engager plus au niveau de l'autofinancement,comme cela se pratique en Allemagne.


Cela étant posé,les banques continueront à prêter parce que elles ont besoin des emprunteurs comme tout commerçant a besoins de ses clients. Elle examinera avec plus


de rigueur le risque.Il appartiendra aux emprunteurs de démontrer leur capacité à surmonter la crise. Il y aura certes des défaillances mais aussi l'émergence d'entreprises nouvelles qui auront
assimilé le bon usage du crédit.


Dans ce contexte on peut comprendre l'attitude des banques.


Claude Houël.

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Guillou Jacques 21/09/2011 16:43



Le discours de Mr Dolto fait partie de ce que j'appelle le verbiage.Le seul fond de vérité est que les" temps sont durs".Je sais par expèrience personnelle que de mauvais bilans coupent les
crédits:vous devez appeler le banquier  sans relàche-curieusement-dés que les bilans sont bons,c'est le banquier qui vous appelle:cherchez l'erreur!


Conclusion:il n'y a pas de place pour les mauvais gestionnaires.Je me demande s'il y a un rapport avec la crise actuelle!!!!


Pour conclure  mettez de l'argent en fonds propres et faites de l'autofinancement



Oupédisa 15/09/2011 20:49



Au pays de Ahmadinejad le colonisateur et l'oppresseur actuel de la Syrie http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/09/14/m-x-l-escroc-qui-ebranle-la-republique-islamique-d-iran_1572276_3218.html#xtor=AL-32280184 ils ont des talents qui pourraient
en apprendre aux Madoff, Kerviel et aux autres escrocs les plus pourris de l'occident capitaliste