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Publié par Edouard Boulogne

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Jules Monnerot dans son grand livre Sociologie du communisme ( réédité récemment aux éditions du Trident ) comparait le communisme conquérant des années 1950, à un Islam du XX ème siècle.

Le communisme aujourd'hui s'est effondré en Europe, et a beaucoup de plomb dans l'aile, ailleurs, même en Corée du nord.

 

( I ) Islam : Le retour des cavaliers d'Allah.

 

En revanche l'islam est revenu en force. Avec l'appui redoutablement efficace des monarchies pétrolières, la crise morale et intellectuelle ( bien plus qu'économique et financière ) que traversent les nations occidentales, et par le biais d'une immigration massive et ininterrompue, les cavaliers d'Allah, sur d'autres coursiers, tentent de réinitialiser la conquête, jadis stoppée net, à Poitiers, par un certain Charles Martel. On peut comprendre qu'ils s'en réjouissent. Il n'en est plus de même quand ce sont les ressortissants des nations européennes, du moins au niveau de larges pans du monde politico médiatique qui leur facilitent la tâche.

Il y a cinquante ans, Jules Monnerot, bien d'autres, et notamment madame Suzanne Labin soulignaient l'urgence du combat de résistance, d'une résistance de type nouveau face à une guerre nouvelle, la guerre psychologique. ( Voir S. Labin : Il est moins cinq, éditions Berger-Levrault ).

C'est un combat du même type qui s'impose contre la poussée islamique, qui se pose de plus en plus sous le couvert de mots piégés, mal compris du public naïf, comme ceux de « l'ouverture à l'autre » ( même le pape souhaite un bon Ramadan aux musulmans. On attend de la part des dignitaires musulmans une petite réciproque, du genre «  bonnes fêtes de Pâques », frères chrétiens, ou «  nous allons cesser de tuer et persécuter les membres des autres religions, et notamment les chrétiens, au moyen orient, et ailleurs !!! ) ou de la société « multi-culturelle » qui fait glousser de plaisir les « cultureux » aux petits pieds qui se piquent de cohabitation, et d'échanges pacifiques dans la plus belle des diversités heureuses.

Vais-je être traité d'islamophobe, de raciste et d'extrémiste de droite? C'est plus que probable, et je m'en moque éperdument. Seule la vérité me blesserait.

Nous en sommes aujourd'hui au stade où toute appréciation qui ne serait pas totalement louangeuse pour l'islam, est jugée islamophobe.

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C'est l'actualité qui m'inspire cet article, notamment la réédition, par un journal communiste, Le grand soir, d'un texte de l'intellectuel martiniquais Frantz Fanon, psychiatre de formation, qui prit partie pour le FLN dans la guerre d'Algérie, et qui mourut en 1961, un an avant la réalisation de ses voeux et de son combat.

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( II ) La bataille du Tchador, grandiose, et féministe!

 

Fanon était martiniquais, donc français, et homme d'une époque où les hommes de couleur étaient encore plus français, dans leurs âmes, que les blancs de France, ou les békés, ou autres blancs pays de nos îles, donc assimilationniste.

Le PCM l'était aussi, et le PCG. Aux Antilles, comme en Algérie, où l'on sait qu'en 1954 encore le parti de Maurice Thorez ( et de Moscou ) « n'imagine pas » l'indépendance de l'Algérie.

Mais nous sommes dans une Europe dévastée par le second conflit mondial, dans une France qui a besoin du plan Marshall pour son redressement économique, et qui est en perte de prestige, notamment dans son empire colonial.

Nous sommes surtout en pleine guerre froide. L'Union Soviétique ( URSS ) pense utiliser la conjoncture pour l'affermissement de sa puissance, et le triomphe du communisme.

Pour affaiblir le camp occidental, Moscou ( Staline, puis Kroutchev et leurs successeurs ) vont utiliser toutes les ficelles du mensonge, « l'arme la plus éprouvée du combat bolchevique » comme avait dit Lénine.

Pour le communisme encore, les communistes n'ont pas de patrie ( sauf, évidemment l'URSS, patrie du socialisme et de toutes les victimes de « l'impérialisme » qui se sont désaliénées, grâce aux « partis frères » en communion avec la Mecque ( Monnerot dixit ) de l'idéologie marxiste, c'est-à-dire avec le Bureau Politique du Soviet suprême de l'Union Soviétique.

Fanon est communiste, ou du moins, grandement, dans la mouvance la plus active, et la plus intelligente du mouvement révolutionnaire.

Ce mouvement, va attiser tous les facteurs de division qui minent alors le camp occidental, et déstructurent les grands empires coloniaux.

Il est l'âme de la guerre d'indépendance en Indochine française, puis, à partir de 1954, de la guerre des nationalistes algériens.

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Fanon s'engage à fond. La psychiatrie ne sera plus l'art d'apaiser les conflits psychologiques internes des individus. Elle se métamorphosera en outil de division ( pour la « libération » ), et de manipulation des masses. C'est alors que se forgent les instruments d'action psychologique, qui survivront au communisme, contribueront à sa destabilisation ( ce qui n'était pas au programme initial de la « libération » ), et sont à l'oeuvre en ces années de disgrâce que nous vivons depuis l'an 2000. Staline était trop lucide et cynique pour ne pas voir en l'islam un ennemi mortel de la Russie ( dont nombre des républiques de cette « fédération » sont de religion musulmane ), en vertu du proverbe : «  dé mal krab pa ka rété adan menm tou-la ». ( le pouvoir ne se partage pas, car deux crabes mâles ne peuvent vivre dans le même trou ).

Mais ce qui n'est pas bon pour moi l'est pour mon ennemi.

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En Algérie ( alors française ) l'islam est une composante importante. On la dressera contre la France coloniale, et le christianisme, dont elle est censée être un porte drapeau ( dans le même ordre d'idées, on est surpris de voir les islamistes les plus virulents désigner aux foules musulmanes les pays occidentaux, largement déchristianisés pourtant, comme des « croisés » sic. Mais l'essentiel en matière de propagande, ce n'est pas le réel, mais ce que les gens croient ).

Le FLN, et Fanon s'activent en ce sens. On utilisera l'islam contre l'Algérie française. Ce qu'il y a de pire dans la religion mahométane sera présenté comme le fruit de l'humanisme le plus exquis. Par exemple, la sujétion de la femme à l'homme omnipotent. Tchador-liberateur.jpg

Le voile islamique devient dès lors le symbole d'une « dignité » de la femme qu'on n'aurait pas soupçonné. La polémique contre lui, devient pour Fanon, une ruse de plus du « colonialisme », de l'Etat colonial » machiavélique ( il faut entendre, aujourd'hui plus que jamais, l'accent quasi érotique et orgiastique dont se rengorgent en 2013, plus que jamais, les grands et petits maîtres, sans exclure, évidemment, les imbéciles, qui eux y croient, en évoquant à tout propos, et hors de propos « l'Etat colonial » ), pour asservir les peuples.

Il écrit : « La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile. Avant 1954, plus précisément, depuis les années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité d’un peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne ».

Voici donc promu le port du voile islamique ( Tchador, Hidjab, etc ) comme les manifestations les plus avancées du féminisme.

L'Etat colonial fulmine. Selon Fanon, son calcul pour désintégrer le « peuple » algérien est de diviser ( pour régner ) selon le calcul très simple s'appuyant sur une croyance occidentale : que dans cette société matriarcale, qui tient les femmes tient le reste. « A un premier niveau, il y a une reprise pure et simple de la fameuse formule : « Ayons les femmes, le reste suivra. ».

Paris tente, nous dit le psychiatre révolutionnaire, de détruire les hommes et surtout les « intellectuels » ( comme lui ), en persuadant les femmes que l'homme musulman la tient en esclavage, et que sa libération passe par le rejet du voile, symbolisant tout le reste.

Suit un paragraphe où le voile devient le symbole le plus évident de l'expression intime de la femme la plus libérée, parce que la moins française. N'imitez pas les occidentales, « soyez vous-mêmes »,? Ce qui est de nous est bon et juste par cela même.

«  L’administration dominante veut défendre solennellement la femme humiliée, mise à l’écart, cloîtrée… On décrit les possibilités immenses de la femme, malheureusement transformée par l’homme algérien en objet inerte, démonétisé, voire déshumanisé. Le comportement de l’Algérien est dénoncé très fermement et assimilé à des survivances moyenâgeuses et barbares. Avec une science infinie, ( celle de l'Etat co-lo-nial. Note du Scrutateur ) la mise en place d’un réquisitoire-type contre l’Algérien sadique et vampire dans son attitude avec les femmes, est entreprise et menée à bien. L’occupant amasse autour de la vie familiale de l’Algérien tout un ensemble de jugements, d’appréciations, de considérants, multiplie les anecdotes et les exemples édifiants, tentant ainsi d’enfermer l’Algérien dans un cercle de culpabilité. ».

Rien de ce que proposent les européens n'est bon. Il est même profondément pervers. Avec le manichéisme pervers, et sommaire, de la propagande révolutionnaire ( alors soutenue par Moscou ) Fanon passe au crible l'action européenne en Algérie. Tout en elle est condamnable. Il s'ensuit un étonnant passage : « On veut faire honte à l’Algérien du sort qu’il réserve à la femme. C’est la période d’effervescence et de mise en application de toute une technique d’infiltration au cours de laquelle des meutes d’assistantes sociales et d’animatrices d’œuvres de bienfaisances se ruent sur les quartiers arabes. ( Souligné en rouge par le Scrutateur).

C’est d’abord le siège des femmes indigentes et affamées qui est entrepris. A chaque kilo de semoule distribué correspond une dose d’indignation contre le voile et la claustration. Après l’indignation, les conseils pratiques. Les femmes algériennes sont invitées à jouer un « rôle fondamental, capital » dans la transformation de leur sort. On les presse de dire non à une sujétion séculaire. On leur décrit le rôle immense qu’elles ont à jouer. L’administration coloniale investit des sommes importantes dans ce combat. Après avoir posé que la femme constitue le pivot de la société algérienne, tous les efforts sont faits pour en avoir le contrôle ».

On aura noté comment les assistantes sociales d'origine européenne sont censées « se ruer » ( comme des chiennes ) sur les pauvres musulmanes. Si elles sont d'origine arabes, c'est qu'elles sont déculturées, ou franchement traîtresses à leur culture ( qui, par nature indique le bon chemin, rappelons-le ! ).

Donc, vive le voile, vive le Tchador : « Chaque nouvelle femme algérienne dévoilée annonce à l’occupant une société algérienne aux systèmes de défense en voie de dislocation, ouverte et défoncée. Chaque voile qui tombe, chaque corps qui se libère de l’étreinte traditionnelle du haïk, chaque visage qui s’offre au regard hardi et impatient de l’occupant, exprime en négatif que l’Algérie commence à se renier et accepte le viol du colonisateur. La société algérienne avec chaque voile abandonné semble accepter de se mettre à l’école du maître et décider de changer ses habitudes sous la direction et le patronage de l’occupant. ».

Ayant mis en garde les femmes algériennes contre tout ce qui leur est présenté par « l'homme colonial » comme bon pour elle, ( au moyen, dans la pratique, de quelques arguments tranchants et contondants, moyens excellents car inspirés par ...la bonne cause ! ), Fanon se fend ensuite d'une ardente apologie des intellectuels algériens ( des hommes évidemment, chacun à sa place ! ), des intellectuels comme lui, qui n'est pas Algérien, mais s'est fait naturaliser (par le FLN ). .

L'attitude de l'Etat... »Kolonyal », à l'égard de l'intellectuel est....raciste, évidemment! Vous l'aviez deviné : « En face de l’intellectuel algérien, les raisonnements racistes surgissent avec une particulière aisance. Tout médecin qu’il est, dira-t-on, il n’en demeure pas moins arabe… « Chassez le naturel, il revient au galop »… Les illustrations de ce racisme-là peuvent être indéfiniment multipliées. En clair, il est reproché à l’intellectuel de limiter l’extension des habitudes occidentales apprises, de ne pas jouer son rôle de noyau actif de bouleversement de la société colonisée, de ne pas faire profiter sa femme des privilèges d’une vie plus digne et plus profonde… ».

J'interromps ici l'analyse de ce texte que vous trouverez intégralement ici : http://www.legrandsoir.info/la-bataille-du-voile.html .

Sur le rôle des intellectuels dans la révolution et après la révolution, je ne voudrais pas conclure sans me référer à la notice consacrée à Fanon, dans un article de l'Encyclopédie Universalis, par Philippe Lucas. Article assez indigent, il faut le dire, ce qui est assez surprenant dans une encyclopédie généralement de haut niveau.

« Fanon, après avoir souligné, écrit Lucas, — voire exalté — l'activité spontanée des masses et sa « grandeur » (cf. L'An V de la révolution algérienneet les premières pages des Damnés de la terre), en dénonce les faiblesses. S'amorce alors une nouvelle étape : la recherche d'un équilibre entre spontanéité et direction consciente ». ( Souligné par le Scrutateur ).

Bref! Si l'on comprend bien l'action des masses est « spontanée », et «  grande ». Cela c'est le principe de base de tout révolutionnaire, mais aussi, de tout politicien en chasse de voix.

Mais si grande soit la spontanéité, elle a besoin, d'être « conscientisée ». Et cette « conscientisation » ne peut être que l'oeuvre des « intellectuels », comme...Fanon.

On sait ce qu'est la conscientisation des Algériens cinquante ans après l'indépendance. Les jeunes fuyant par centaines de milliers, leur pays « libéré », pour rallier les rives du pays « kolonyal », notre douce France.

 

( III ) La « conscientisation » de la France.

 

La France accueille, aujourd'hui, les migrants du Maghreb, ( et d'ailleurs ). Ceux-ci n'ont rien, a priori, contre le pays où ils ont choisi de vivre, par affinité historique, et aussi poussé par l'urgence de fuir l'Algérie conscientisée comme on sait, par qui l'on sait. . D'autant plus qu'ils n'ont pas connu la période « coloniale », et que sauf pour une infime minorité « d'intellectuels » le nom de Fanon ne leur dit pas grand chose.

Mais les propagandistes de l'islam conquérant voient en eux la cinquième colonne de la conquête.

La France n'est pas raciste, au sens propre du terme. Mais enfin, comme toute nation, elle aime assez que l'on respecte ses usages et ses coutumes, que l'on ne se comporte pas en arrivant à Marseille, à Lyon, à Paris, comme en pays conquis, exigeants et arrogants comme des officiers de la Wehrmacht.

Ce qui se produit souvent, et à l'appel, et le soutien, il faut le dire, sinon du peuple français, mais de nombreux hommes de pouvoir, et de l'intelligentsia.

Ce n'est pas un Iman qui a dit aux immigrants ( nombreux ) «  vous êtes chez vous, chez nous ». Ce n'est même pas un amateur de pâtisserie et de biscuits « petit beurres », même pas un Jack Lang, mais François Mitterrand lui-même.

Que voulez-vous, nos immigrés, même bien gentils au départ, ce qui reste à prouver, sont des hommes comme nous. Il ne faut pas trop les tenter. Car bientôt ils cèdent à l'appel des sirènes.

D'autant plus que le terrain leur est préparé par des intellos, pas très catholiques, qui travaillent depuis longtemps à calciner le terreau spirituel chrétien de notre pays. ( cf par exemple le Vincent Peillon ). Ces gens préparent le terrain pour les nouveaux venus, que le discours archiconnu sur la laïcité semble épargner, et qui semblent même inciter à « revivifier » un peuple de plus en plus anémique spirituellement ( Sur la situation mentale de la France et de l'occident, on pourra lire, ou relire notre article : Le monstre qui nous ronge: http://www.lescrutateur.com/article-le-monstre-qui-nous-ronge-par-e-boulogne-118455961.html ).

Certains débordements récents ont conduit le ministre Valls à envisager de suivre les conseils donnés par une des institutions qui résistent encore à la débâcle générale concernant le port du voile à l'université. M. Valls, ferait bien de relire Fanon. Le voici dans la position stigmatisée jadis par l'agitateur martiniquais, celle du représentant de l'Etat colonial acharné à étouffer la femme, la vraie femme, la seule, la parfaite, car elle est de nous, et ce qui est de nous est bon ( CQFD ).On me dira que l'on n'est plus en Algérie mais en France. De mauvais plaisants diront que cela reste à prouver.

Valls, dans l'immédiat sera stigmatisé comme représentant d'une France blanche et catholique ( dur, dur pour un Franc...maçon ), d'une France moisie, et condamnée, par l'histoire. Et il trouvera, à l'intérieur même du gouvernement ( de la cohue, en fait ) dont il est membre des gens pour l'en accuser. Je ne nomme personne, l'actualité s'en charge.

Pour ma part, je ne crois pas que la France soit déjà condamnée, sans réserve. Je crois qu'un grand peuple ne peut mourir que de lui-même. Je crois que l'arrogance de ses ennemis, et de ses pseudos élites, risquent de susciter des réactions que l'on ne soupçonne pas, et que l'on verra bientôt.

Mais il ne faudrait pas trop attendre.

Comme aurait dit ma vieille amie, Suzanne Labin « Il est moins cinq »!

 

Edouard Boulogne

 

 

Appendice :

 

Dans le corps de l'article ci-dessus, j'évoque la prétention ( idéologique, manipulatrice ) de Frantz Fanon affirmant l'incomparable supériorité du mode de vie instituée pour la femme musulmane par les disciples de Mahomet. C'est bien, c'est vrai, non par suite d'une réflexion rationnelle approfondie, mais parce que c'est notre culture.Dans son livre La défaite de la pensée, Alain Finkielkraut s'était exprimé sur le mode de l'ironie au sujet de cette idéologie dite du « Génie national » ( en Allemand «  volksgeist » ). En voici un extrait, qui, s'applique tout à fait au cas qui nous occupe.

 

: « Existe-t-il une culture où l’on inflige aux délinquants des châtiments corporels, où la femme stérile est répudiée, et la femme adultère punie de mort, où le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes, où une sœur n’obtient que la moitié des droits de succession dévolus à son frère, où l’on pratique l’excision, où les mariages mixtes sont interdits et la polygamie organisée ? L’amour du prochain commande expressément le respect de ces coutumes. Le serf doit pouvoir bénéficier du knout : ce serait mutiler son être, attenter à sa dignité d’homme, bref, faire preuve de racisme que de l’en priver ( 1. ). De peur de faire violence aux immigrés, on les confond avec la livrée que leur a taillée l’histoire. Pour leur permettre de vivre comme cela leur convient, on se refuse à les protéger contre les méfaits ou les abus éventuels de la tradition dont ils relèvent… etc ».

 


 

1 Puisque le knout fait partie de la culture russe traditionnelle, de l’identité culturelle du serf en question !  

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