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Publié par Edouard Boulogne

 

On sait que Diogène fut un philosophe cynique de la Grèce antique, qu'il fut un original fieffé, qui n'hésitait pas à traiter de haut les grands de ce monde, et même Alexandre..le Grand, précisément, auquel il aurait dit « ôtes-toi de mon soleil »!pour lui signifier qu'il l'importunait.

Comme un vieux professeur de physique, que j'ai connu, qui traversait d'un pas hésitant ( il avait ses raisons....que la raison ne connait pas ) la Place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre, en plein midi, une lampe à piles, allumée, Diogène fut surpris, un jour sous le clair soleil de l'Attique, une lanterne brillante, à la main.

Comme on lui demandait le pourquoi de son étrange attitude, il répondit selon son illustre et homonyme biographe, Diogène Laerce : «  Je cherche un homme »!

Diogène, le cynique, n'était pas plus homosexuel qu'un autre, et plutôt moins que plus. Ce qu'il voulait dire c'est que tous ceux qui portent le nom d'homme ne le méritent pas forcément, que les hommes vrais ( intelligence, délicatesse, humour, courage, etc ) sont une denrée rare.

Dans la politique, aujourd'hui, en France ( et pas seulement chez nous, ne nous dévaluons pas trop ) les hommes selon le coeur du vieux Grec, sont également des exceptions.

Je ne connais pas plus que cela M. Dominique Dord, député UMP de Savoie. Mais j'ai savouré sa philippique contre le gouvernement socialiste, en particulier le petit Manuel Valls. L'anaphore est bien venue, elle donne du souffle au savoyard. Bravo!

Je vous l'offre en video. ( INTERIM ).






dominique_dord_genese_hollande-copie-1.jpg  ( Dominique Dord ). 

 

( I ) La philippique de M. DORD : https://www.facebook.com/video/video.php?v=10200930796410545

 

( II ) Une association de pensée ( voir ci-dessous ).

 

Le discours de Dominique Dord a suscité en moi une association de pensée avec un chef d'oeuvre de la littérature française du XVIII ème siècle, Les liaisons dangereuses, et un des films ( excellent ) qui en a été tiré, sous le même titre.

L'ouvrage, on le sait est de Choderlos de Laclos. Je n'en entreprendrai pas le résumé, qui serait trop long, et je suggère que ceux qui ne l'auraient pas lu, réparent cette lacune, toutes affaires cessantes. .

Que l'on sache seulement que les trois personnages que l'on voit dans l'extrait ci-dessous, sont le vicomte de Valmont, la marquise de Merteuil, et la jeune aristocrate Cécile de Volanges.

La Merteuil et Valmont sont deux libertins tout à fait pervers qui jouent à faire de l'amour un instrument de « libération » ( croient-ils ) de tous les sentiments que l'humanité commune, ( vous, moi, peut-être ), considère comme le trésor le plus précieux et le plus rare.

Pour Merteuil, et Valmont, anciens amants, experts en affaires amoureuses au sens le plus cynique, où ils l'entendent, et qui, par lettres se tiennent au courant de tous leurs ébats, de toutes leurs intrigues, projets et stratégies cyniques et destructrices, ( un échange qui, subrepticement, vire au duel feutré, secret, cruel, et bientôt mortel ) la vie doit être considérée comme un spectacle, où l'on joue, froidement, le seul enjeu qui vaille celui de la liberté individuelle, où la jouissance, purement égotiste et intellectuelle, est celle de la liberté.

Mais la marquise, au fond, n'est-elle pas secrètement amoureuse de Valmont, n'est-elle pas devenue, à cet amour, qu'elle décrète vulgaire et médiocre, plus soumise qu'elle ne croit? Toujours est-il qu'elle prend conscience de ce que Valmont est en train, sans même encore en être conscient, de devenir amoureux, lui aussi, mais de cette proie dont ils se sont entretenus longuement, et qu'il a « déniaisé », la pure Sophie de Volanges? Et de ce fait en train de lui échapper

Elles suggère, en tout cas à Valmont, la rupture avec Sophie, rupture indispensable à l'administration de la preuve qu'on domine toujours son projet, de liberté radicale par rapport à la « vulgarité » de l'amour au sens commun.

Je n'en dis pas plus et répète mon invite à lire, et à regarder le beau film ( aux trois Oscars ) de Stephen Frears, avec Gleen Glose et John Malkovitch.

La scène représentée ci-dessous vous découvrira peut-être la raison de mon association d'idées. Même si le spectacle du Parlement en furie est, apparemment, fort éloigné des spéculations des personnages de Laclos.

Quoique? Quoique l'on puisse, avec un peu d'imagination, se représenter la France sous les traits de Sophie Volanges, et les Merteuil, les Valmont ( le raffinement en plus pour ceux-ci ) sous ceux de la canaille gouvernementale qui préside, avec quelle cupidité, et quelle veulerie, à la destruction de la nation française.

INTERIM.

 

 

Ce n'est pas ma faute : http://www.youtube.com/watch?v=kqcp5Bh7AoM 

 

Les-liaisons-dangereuses-.jpg

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C.E 17/07/2013 21:02


Totalement d'accord; ce qui peut faire réfléchir à l'importance de la révélation, puis surtout au mystère de l' Incarnation, dans la tradition judéo-chrétienne.

C.E 17/07/2013 14:57


lLes documents facebook n'étant visibles que de ceux qui s'y "abonnent",l'évocation de Diogène me fait penser à une des nombreuses anecdotes rapportées à son sujet. Un jour qu'il marchait sur les
tapis de Platon qui avait invité des amis, Diogène dit: "je marche sur la vaine gloire de Platon".  A quoi celui-ci rétorqua: "Comme tu laisses transparaître ton orgueil,Diogène,tout en
ayant l'air de ne pas être orgueilleux."  S'agit-il du même Diogène?     Il semble que Platon préférait la psychagogie ou "l'art d'avoir de l'influence sur les âmes", ce
qui montre qu'il n'avait pas perdu l'espoir en l'Homme.


 


 


 

Edouard Boulogne 17/07/2013 15:59



Oui, c'est le même Diogène, qui certes, n'est pas une super nova comme Platon. Mais si grand qu'il ait été Platon n'est pas irréprochable. Il est de ceux que André Glucksmann rangeait
parmi les "maîtres penseurs". Hyper rationaliste in tendait à une société "parfaite", et, par certains côté sa "République" ressortisait du genre de l'utopie. L'euthanasie, l'eugénisme, n'étaient
pas pour lui faire peur. 


Ceci n'enlève rien à la positivité, dans l'ensemble, de son oeuvre. Mais Platon a vécu quatre siècles avant Jésus-Christ, et l'on voit bien ce qui lui manque.