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Publié par Edouard Boulogne

 

 

Aramis-.jpg

 

 

Avez-vous eu la patience de suivre le journal de 19h30, hier 22juin? Moi, oui. Par une sorte de masochisme qui s'empare de moi à ces heures là et que seules deux rasades de Talisker peuvent dissiper.

Passons sur les détails, et laissons tranquille la speakerine, charmante, dont le sourire, aussi aimable que distancié montre qu'elle n'est pas dupe, mais qu'il faut faire ce pour quoi on vous paye et obéir aux chefs.

 

« Oui chef! CHEF! Oui chef! » , comme on disait dans Full Metal Jacket.

 

  • Ce qui m'a vraiment atterré, hier, c'était la nouvelle diffusion, un mois après la première d'un « reportage sur l'accident en montagne, à Deshaies, en juin 1962 du Boeing 707 Château de Chantilly.

L'accident fit 109 ou 110 morts, et reste dans les mémoires de tous les contemporains.

Mais pourquoi 50 ans après revenir sur l'évènement, et deux fois en deux mois?

C'est que à Guadeloupe 1ère (ex FR3, ex RFO ) on est hautement conscientisé,et volontiers adepte du « devoir de mémoire ».

Une mémoire aussi répétitive ( chaque année on revient à Deshaies, souvent en présence de Me Félix Rodes, l'avocat du peuple guadeloupéen ( tout entier!), que déformante, triturante, malveillante pour les faits, et...la vérité.

C'est qu'il s'agit de persuader les Guadeloupéens que cet accident fut en réalité un attentat, et, de suggérer que cet attentat fut organisé par l'Etat ( fwancé, et Kolonyal of course) pour éliminer du combat politique Catayée et une autre personnalité guadeloupéenne, indépendantiste .

C'est « n'importe quoi » comme disent les jeunes.

Comme si le gouvernement français de l'époque, en admettant qu'il ait voulu éliminer des gens finalement aussi peu importants, sauf dans leur esprit, que les deux héros de Guadeloupe 1ère, ne disposait pas de moyens plus adaptés et proportionnés à un tel objectif. Enfin, voyons!

Faire sauter un Boeing, tuer en même temps 110 passagers ( dont trois amis personnels du scrutateur ), c'est comme utiliser une bombe thermonucléaire pour exterminer « on nich a foumis rouj ».

Ces messieurs de la radio TV d'Etat, entretenus par nos deniers prennent vraiment les Guadeloupéens pour des C...!

 

 

  • Ils se prennent, eux, pour des « aigles planant dans les  hauteurs », comme disait naguère, de lui-même, Gérard Lauriette, dit « papa yaya »!

 

En effet juste après le journal, une émission, à prétention pédagogique, sur comment "parler et écrire en créole", nous était proposée.

Cela m'a ramené en 1981, quand une grenouille célèbre qui officiait alors au Morne Miquel ( siège de l'ancêtre FR3) et qui coasse aujourd'hui à Paris, définissait le journaliste comme "l'instituteur du  peuple gwadloupéyen " (tout entier!).

Mais depuis1981, le bouquet de chaines télévisuelles s'est pas mal élargi, et je n'ai pu m'empêcher de penser au prodigieux Zapping, accompagné de « kips » prolongés, qui s'opérait à cette heure là, vers quelque émission plus nourrissante, ou simplement distrayante, de la part des élèves (c'est-à-dire nous, téléspectateurs, et cochons de payeurs de redevance ).

Jamais vit-on discours aussi plat que prétentieux de la part de benêts, soit totalement ignares, soit suprêmement malhonnêtes, ou les deux à la fois.

Saviez-vous par exemple, chers lecteurs que, selon ces petits messieurs, dans les champs de cannes au XVIIème et XVIIIème siècle, les géreurs, et commandeurs blancs ne parlaient qu'en français, et en grand français, et que le créole est venu aux noirs venus d'Afrique par déformation de ce qu'ils entendaient.

Les travaux des vrais créolistes, et historiens de notre langue pensent un peu différemment. Il suffit de lire les ouvrages des époux Hazaël-Massieux, de Robert Chaudenson, etc.

A l'origine, en Guadeloupe et en Martinique, avant l'arrivée des premiers africains, le Français n'était parlé que dans l'administration, et par une toute petite minorité de blancs. La majorité de ceux-ci, étaient des engagés, des petits blancs, qui ne connaissaient pas la langue française, mais uniquement leurs patois régionaux, breton, picard, normand, etc.

Leurs échanges aboutirent à la constitution du premier créole. Quand, l'importation d'esclaves originaires d'Afrique fut décidée, ceux-ci venus de région très éloignées entre elles ( des milliers de kms, souvent) ne se comprenaient pas entre eux, et adoptèrent la langue du pays où ils débarquaient : le créole. La généralisation ( heureuse) du Français, à la totalité des membres de la communauté antillaise ne se fit que peu à peu.

Je ne sais quelles autres perles ont été pondues, hier soir, par nos « maîtres d'écoles », car je n'ai tenu que dix minutes.

 

 

 ( Ci-dessous la reproduction d'un document que voulut bien m'offrir sur la fin de sa vie, mon vieil ami Guy Cornélyette génération là était moins prétentieuse queles gonflés d'emphase qui nous...gonflent, mais autrement cultivée!).

 Creole-Origines.jpg


Il y avait bien la possibilité de persévérer après un 3èmeTalisker, mais Athos présent, me fit remarquer qu'à nos âges ,...Trois cent cinquante ans après,  cela n'était pas raisonnable, et j'ai dû en convenir. ( Ahwgnn !!).

Une question se pose pourtant, à laquelle il faudra bien tôt ou tard apporter  des réponses concrètes.

Guadeloupe 1ere est-elle, ou non, une officine indépendantiste et subversive.?

Le débordement de crétinisme et de mensonges qui émane de cette station, ne dépasse t-il pas les limites du supportable?

Y a t-il une direction dans cet établissement public? Et si oui, est-elle paralysée par la peur? ou...complice?

Les citoyens, et cochons de payeurs de redevance ont le droit de savoir.

 

ARAMIS.

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Claude HOUEL 24/06/2011 03:19



Aramis a parlé de connitude? Nos chers reporters "enquêteurs" ne se sont même pas rendus compte que les "preuves" qu'ils suggérent sont contre-productives de leur argumentaire.


En effet l'interview de la veuve et du frère du député J Catayé ,dont on ne peut pas douter,de par la teneur de leurs propos du bord où il se trouvent,montre avec insistance que M.
Catayé n'avait pas de place sur cet avion et qu'il a dû,le jour même, faire un scandale à l'aéroport pour voyager quand même.


On peut dés lors se poser la question de savoir comment un service de l'Etat pouvait organiser un attentat sur un avion pour faire disparaître un passager qui n'était pas sur la liste des
passagers,ou alors ils étaient trop forts.Heureusement que le ridicule ne tue pas.


D'autre part il est de notoriété que pendant des mois on a vu dans certains bateaux de pêche de Deshaies des gilets de sauvetage neufs et que ces gilets n'étaient pas arrivés là à la suite
d'une explosion en vol au-dessus de l'eau mais que l'épave et ses malheureux passagers avait subi un pillage en règle y compris pendant la recherche des corps.


Cela n'implique en rien la responsabilité directe des pêcheurs mais quand on veut prouver,on va jusqu'au bout.