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Publié par Edouard Boulogne

Josette-Borel-Lincertain.jpg ( Josette Borel-Lincertain ). 

 

Madame Josette Borel-Lincertain, déléguée à la présidence du Conseil Régional de la Guadeloupe par Victorin Lurel ( dans l'attente de son retour aux réalités, après l'inévitable fin de son passage à la rue Oudinot ) a décidé de se rendre aux obsèques d'El Commandante con caudillo : Hugo Chavez, ce vendredi 08 mars 2013. 

Chavez-caudillo.jpg  ( Chavez haranguant les "larges masses populaires ). 


Ce déplacement était-il indispensable?

Sinon comment l'expliquer?

Par le désir, très féminin ( malgré toutes les théories du « genre » ) d'aider et protéger Victorin au cours d'une journée, qui promet d'être lourde, a dit le ministre?

Par le désir très humain de changer un peu d'air et de participer à l'une de ces journées « enthousiasmantes », si caractéristiques des régimes autoritaires, ou totalitaires ( ah! ces obsèques de Gamal-Abdel Nasser! De Staline, de Juan Peron! )? 

B-Mussolini.jpg  ( Mussolini haranguant les " larges masse" populaires")

Peu importe, elle y sera, on la verra, et elle en parlera, à son retour, larme à l'oeil, et encensoirs aux deux mains.

Ce matin, madame la présidente ,sur RCI, parlait ( déjà ) de Chavez. «  On dit du mal de Chavez, disait-elle, on parle des dérives populistes et autoritaires de son gouvernement. Mais il a tant fait pour le peuple. Ce qui explique sa popularité »

Si j'osais ( en ces journées dédiées à la cause des femmes ), je dirais que «  les foules sont femmes ».

Mais je n'oserai pas!

Je dirais encore que beaucoup d'autres dictateurs, pourtant vouées aux gémonies, ont été populaires, idolâtrés par les « larges masses », même si leurs obsèques ont parfois manqué de solennité, les circonstances ne l'ayant pas permis. 

STALINE-LES-FUNERAILLES-DUN-DIEU-1_medium.jpg  ( Les funérailles du camarade Staline ). 

 

Aux-obseques-de-Kim-il-Sung.jpg  ( Chagrin spontané du peuple aux funérailles de Kim Il Sung, en Corée du nord. Les caméras du Parti ont immortalisé cet émouvant spectacle ). 

En écoutant notre présidente, toujours animé de « mauvaises pensées », j'ai associé ( horresco referens!) Chavez et Bénito Mussolini.

Mussolini était Duce, quand Chavez fut Caudillo. Ce n'est pas la seule ressemblance. 

Chavez-en-famille.jpg  ( Chavez était un père de famille exemplaire ). 

Il y a dans le programme, les actions, et le style des deux hommes des ressemblances frappantes, des homologies troublantes. 

Mussolini-en-famille.jpg  ( Mussolini était un père de famille exemplaire ). 

L'un et l'autre furent des socialistes, des syndicalistes, des chefs charismatiques, des hommes qui reçurent le soutien des éternels « idiots utiles » dont parlait avec un mélange de concupiscence avide, et de mépris sans limite Vladimir Oulianov ( autre dictateur aux obsèques enthousiasmantes ), ou encore le sanguinaire Staline tant aimé des communistes français ( en Guadeloupe aussi ) dont vous pourrez avoir une vue enfin _un peu lucide ( mais ….60 ans après sa mort ) en regardant la belle video que voici : http://www.youtube.com/watch?v=uHcSvmRzZM8.

Mais c'est à Benito Mussolini que j'ai pensé ce matin, grâce à madame Borel-Lincertain.

Les homologies sont éclatantes. Et pour vous permettre d'en juger, j'ai eu recours à l'Encyclopédie Universalis, dont le sérieux est généralement reconnu.

Je publie donc quelques extraits de l'article Mussolini, rédigé par un spécialiste du faschisme italien, Pierre Milza.

En attendant, bonne digestion madame Borel, bon voyage, je vous le dis sans animosité, car je vous ai connu quand vous étiez proviseur du Lycée Gerville-Réache.

Et, à ce poste...vous étiez à votre affaire.

 

Edouard Boulogne.

 

Bénito Mussolini.

 

( Les passages soulignés l'ont été par Le Scrutateur ).

 

( I ) « Ancien socialiste révolutionnaire converti au nationalisme durant la Première Guerre mondiale, Benito Mussolini est l'inventeur d'une nouvelle forme de dictature, adaptée à l'ère des masses : le totalitarisme fasciste. Devenu, après la « marche sur Rome » d'octobre 1922, le « guide » (duce) tout-puissant de l'Italie, il a instauré dans ce pays un régime autoritaire dont la spécificité fut d'imposer au corps social une « révolution culturelle » visant à soumettre chaque individu à l'emprise de l'État et du parti. S'il n'a pas réussi à créer l'« homme nouveau » dont rêvaient les dirigeants fascistes, il n'en a pas moins obtenu, jusqu'au milieu des années 1930, une forte adhésion populaire qui n'a résisté toutefois ni à l'alignement de l'Italie fasciste sur l'Allemagne hitlérienne, ni à l'issue catastrophique d'une aventure guerrière à laquelle il n'avait pas su préparer son pays. Divinisé par ses partisans, adulé par nombre de dirigeants politiques européens, courtisé par Hitler qui s'est longtemps proclamé son disciple avant de faire de lui le complice impuissant de ses crimes, Mussolini a connu en 1945, en réplique aux violences commises par les fascistes, une fin dramatique et ignominieuse ».  

Voyez-comme-ils-s-aiment.jpg  ( Courtisé par de nombreux chefs d'Etat, comme Mussolini, Chavez savait utiliser leur candeur. Sur la photo ci-contre, voyez comme ils s'aiment. C'est un baiser "à la russe" ). 

( II ) « En 1906 et pourvu d'un diplôme de professeur de français, il va poursuivre pendant quelques années un double cursus : celui d'enseignant, perpétuellement en quête d'un poste incertain et mal payé, et celui de journaliste et de responsable politique dans un parti socialiste alors en pleine ascension ».

 

 

( III ) « Le virage à 180 degrés opéré par Mussolini à l'automne de 1914 a donné lieu à de vives polémiques. Parmi les explications avancées, la thèse d'un Mussolini aux abois, « acheté » par les représentants du « grand capital », ne tient guère la route. Pas plus que celle de l'ambition effrénée de l'ancien instituteur romagnol. Quel avantage celui-ci pouvait-il escompter de la rupture avec un parti dont il était l'un des principaux leaders ? Plus déterminante a été, semble-t-il, la culture politique acquise dès le plus jeune âge et qui marie nation et révolution. Individualiste forcené, activiste mal à l'aise dans les habits d'un apparatchik docile, agitateur romantique plus que marxiste convaincu, acquis depuis toujours aux idéaux du socialisme romagnol, ( la Romagne est une province de l'Italie. Note du Scrutateur ) Mussolini n'a pu supporter de devenir un spectateur passif, prisonnier de la ligne adoptée par le parti, à l'heure où allait se jouer le sort de l'Europe en même temps que celui de la révolution ».

 

 

( IV ) « Lorsque la guerre se termine, en novembre 1918, Mussolini fait figure d'homme seul, à la recherche d'un courant qui puisse le porter. Idéologiquement, il se situe toujours à l'extrême gauche, dans le champ d'attraction d'un syndicalisme révolutionnaire de sensibilité sorélienne qui tend à substituer le mythe de la nation à celui de la lutte des classes comme moteur de la révolution. Surtout, l'ancien dirigeant socialiste cultive une haine tenace à l'égard de ceux qui l'ont banni et brûle de jouer à nouveau un rôle à sa mesure. Les fasci italiani di combattimento (faisceaux italiens de combat), qui se constituent autour de lui au printemps 1919, lui paraissent de nature à concilier l'esprit révolutionnaire et la ferveur patriotique qui animent nombre de jeunes anciens combattants, tout en offrant un tremplin à ses ambitions ».

 

 

( V ) ( A partir de 1921 ) L'image qu'il s'applique à donner de lui-même est celle de l'homme d'exception, doté d'une force morale et de qualités intellectuelles et physiques hors du commun. Il utilise à cette fin tous les moyens que les services de propagande mettent à sa disposition : photographies soigneusement élaborées et sélectionnées, affiches, bandes d'actualité, etc. Mussolini est le premier dirigeant populiste du xxe siècle à avoir su utiliser de manière massive la radio et le cinéma. Il aime être immortalisé dans les gestes du travailleur (maçon, laboureur, forgeron, etc.) ou dans ceux du sportif émérite pratiquant les activités les plus viriles et les plus dangereuses. Il se plaît à faire figure de condottiere ou de légionnaire victorieux, s'adressant aux masses torse bombé, menton en avant et poings sur les hanches ».

 

 

( VI ) « Jusqu'au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Mussolini a exercé un fort pouvoir d'attraction sur les foules, ainsi que sur de nombreuses personnalités étrangères (Churchill, Roosevelt, Gandhi...).

 

Sa popularité en Italie, il la doit à sa forte présence physique, à son talent d'orateur, au sentiment qu'il suscite d'être, comme ceux qui l'acclament, un homme du peuple. Dans la conduite des affaires, il sait faire preuve d'une grande souplesse et d'un opportunisme sans faille. Mais il manque d'esprit de synthèse et perd beaucoup de temps à régler des questions de détail. Il a certes un projet global et grandiose, visant à faire de l'Italie une grande puissance, héritière de la romanité. Mais il s'agit d'un programme assez flou, d'une métaphore destinée à mobiliser les Italiens afin de créer une société nouvelle, un « homme nouveau », ( comme « l'homme Gwadloupeyen » de certaines de ses émules en Guadeloupe. Note du Scrutateur ) dont le parti fasciste – qui dépend étroitement de lui mais dont le rôle ne cesse de croître à la veille de la guerre – a vocation à préparer l'avènement ».

 Domota et Taubira  ( Ci-contre un admirateur Gwadloupeyen de Chavez et de Mussolini. A ses côtés, une groupie, particulièrement exaltée". Et ceci, en plaine journée de la femme! Le Scrutateur est incorrigible ). 

 

Ce petit florilège de textes peut donner à réfléchir ( du moins à ceux qui le veulent bien, et non aux esprits bornés ). L'ouvrage de référence sur le dictateur italien est, à mes yeux, celui de Pierre Milza; intitulé Mussolini, aux éditions Fayard ). LS.

 

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Claude HOUËL 08/03/2013 20:50


Ce serait quand même la moindre des choses que le guadeloupéen sache ce que Josette est allée célébrer avec nos impôts.


Peut-être un attachement sincére à l'homme?


Peut-être  son anti-américanisme primaire qui pourrait servir d'exemple à la Guadeloupe,mais contre qui ?


A y regarder de plus prés on verrait là un hommage à Bolivar par Chavez interposé : Ce qui serait cocasse quand on sait que "el libertador" était un créole vénézuelien,au sens ancien du teme,issu
de la riche aristocratie espagnole dont la révolution a surtout consisté à remplacer l'impéralisme ibérique par l'impérialisme des latifundias de la bourgeoise blanche locale, sans grande
préoccupation des peuples indigénes, un béké latin selon la définition de Domota.


Bolivar était grand admirateur de Napoléon premier, ce qui veut tout dire.


C'est cette révolution que chérissait Chavez et à travers lui nos petits socialistes.