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Publié par Edouard Boulogne

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Cet article de Boulevard Voltaire est intéressant. En cliquant sur le lien, vous aurez, outre l'article lui-même, les commentaires des lecteurs, dont beaucoup ne méritent pas moins d'être lu que l'article lui-même. LS

 

http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/jean-lassalle-le-tour-de-france-dun-grand-enfant,44352?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=04398a5ff2-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-04398a5ff2-30394449

 

Un député français qui va au-devant des Français, un représentant du peuple qui se soucie de savoir ce que vivent et ce que pensent vraiment – de lui, d’eux-mêmes, et du pays qui leur est commun, la France – les humbles, les anonymes, comme on dit à la télévision ; bref les citoyens, les électeurs, ceux qui l’ont envoyé siéger sur les bancs de l’Assemblée, ceux qu’il est censé représenter, voilà qui n’est pas si courant, par les temps qui courent, et qui courent peut-être à l’abîme.

De fait, Jean Lassalle n’est pas un homme – en tout cas un homme politique – du modèle le plus répandu. N’est-il pas le seul parlementaire élu sous les couleurs du MoDem à être resté inébranlablement fidèle depuis un quart de siècle à ses convictions et au chef de file, le seul à n’avoir jamais abandonné François Bayrou, le seul à avoir suivi l’ancien ministre de l’Éducation et biographe d’Henri IV, comme un bon chien de berger pyrénéen, dans la prospérité et dans l’adversité, dans le succès, dans la solitude, et même – tant qu’il l’aura pu – dans des virages difficiles à prendre et des variations difficiles à comprendre ?

Mais c’est sa démarche, au sens propre du mot, qui sort le plus de l’ordinaire. Mardi dernier, 10 décembre, Jean Lassalle a passé la ligne d’arrivée du tour de France qu’il avait entrepris le 10 avril, à pied, comme les deux enfants du légendaire manuel qui fut sous la IIIe République le livre de lecture patriotique et populaire de millions de Français.

Six mille kilomètres à pied sur les routes de France et bien sûr de Navarre, dans le vent, dans le froid, sous la pluie, sous le soleil, ça n’use pas seulement les souliers, fussent-ils de taille 48 (!), ça forme le caractère, et surtout cela permet de rencontrer les gens, les vrais gens, sans escorte, sans motards, sans service d’ordre, sans caméras, sans micros, sans ronds de jambe, sans flonflons, sans flaflas, et de prendre son temps, de partager son temps avec le leur pour écouter ce qu’ils ont à dire, pour leur laisser vider leur cœur.

Du Pas-de-Calais à la Provence, de la Saintonge au Dauphiné, et de Bayonne à Sarrebourg, l’élu des Pyrénées-Atlantiques a donc eu tout loisir de prendre la mesure du discrédit de la classe politique, et de tout ce qui sourd et gronde sous la surface d’un pays qui hésite entre découragement, écœurement, désespoir, colère et révolte. De son voyage au bout de la France, cet homme de bonne foi et de bonne volonté revient épouvanté. Nous sommes, dit-il après d’autres, à la veille de l’explosion, d’une explosion dont personne ne peut encore dire la date, le prétexte, l’ampleur, l’orientation et la nature, mais qu’un nombre croissant d’observateurs tiennent pour inéluctable.

Plaisant explorateur, seront tentés de dire certains, qui découvre aujourd’hui l’Amérique ! Il n’en demeure pas moins que l’avertissement mériterait d’être pris en considération, venant d’un homme qui ne peut être soupçonné d’ambition personnelle, qui ne calcule pas, qui ne roule plus pour aucun parti, qui dit simplement ce qu’il croit être la vérité, et se berce naïvement de l’espoir d’être utile.

Jean Lassalle compte en effet remettre à qui de droit, donc au président de la République et au Premier ministre, un rapport qui serait à sa modeste échelle l’équivalent de ce que furent, il y a plus de deux siècles, les cahiers de doléances adressés au roi de France. Où l’on voit que ce parlementaire chevronné est resté un grand enfant. À supposer que François Hollande et Jean-Marc Ayrault lisent son texte, sont-ils capables de le comprendre ? S’ils le comprennent, d’en tirer les conclusions qui s’imposent ? S’ils en tirent ces conclusion, de passer à l’action ? Mais à quoi bon poser des questions dont on connaît déjà la réponse ?

 

 

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Léon Dupan 13/12/2013 17:37


Jean Lassalle est un brave type, et il va au bout de ses forces - on se souvient d'une grève de la faim dont tout le monde savait qu'il la poursuivrait jusqu'au bout le cas échéant car il est à
moitié fou et à 100 % sincère : rien n'est jamais feint chez lui. Est-ce que cela suffit ? Hélas ! Car Jean lassalle est aussi un lieutenant de Bayrou. Et ça, c'est vraiment la paille dans
l'acier. Certains défauts d'intelligence sont aussi fautifs que criminels... À part cela, je l'aime bien, Jean Lassalle. Mais il faut savoir que les pièges, institutionnels ou "opinionnels" sont
si nombreux que la sympathie ne suffit pas. Combien de maladroits charmants ont fait plus de dégâts que des salauds avisés ??????