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Publié par Edouard Boulogne

 

Insécurité civile, et routière, : STOP!

 

 

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Insécurité civile et insécurité routière

 
Un même combat pour éradiquer la violence en Guadeloupe !
Délinquance urbaine en Guadeloupe et délinquance routière ressortent d'un même état d'esprit (volonté de nuire en moins): mépris de la loi, mépris de l'autre.
On ne luttera pas efficacement contre l'une sans lutter efficacement contre l'autre.
A l'école, les cours d'instruction civique et toute l'attention éducative du corps enseignant doivent permettre d'enseigner que toute vie en société implique le respect de l'autre et l'observation d'une règle. C'est vrai en classe, dans une cour de récréation, sur un terrain de foot ou sur la route.
Dans les quartiers, dans les rues et sur les routes, la présence des policiers et des gendarmes permet de rappeler le respect de la loi. C'est le même agent qui peut rendre plus paisible la vie du quartier, rassurer les habitants et veiller au bon respect du code de la route.


Le rôle éducatif de la sanction

 

Pour certains caractères, l'explication du bien fondé de la règle ne suffit pas.
Des sanctions adaptées deviennent alors le complément indispensable de la démarche éducative.
A l'école, elles habitueront au respect du règlement.
Au volant ou dans la rue, elles rappelleront que le code de la route n'est pas facultatif.
Dans tous les cas, des sanctions modérées mais appliquées systématiquement éviteront la tentation de la transgression et des sanctions beaucoup plus lourdes.
Sécurité routière à l'école.


Pourquoi pas avec des policiers ou des gendarmes ?
Cette pratique existe déjà, à notre avis avec beaucoup de profit. Il conviendrait de la généraliser.
De nombreux enseignants sont en effet demandeurs d'intervenants extérieurs pour les soutenir dans l'enseignement de la sécurité routière prévu dans les textes.
Les policiers et les gendarmes ont pour mission, entre autres, de faire respecter la loi et notamment le code de la route. Rude tâche. A cause de ce rôle, leur image est parfois dégradée. Ils sont davantage perçus comme agents répressifs que comme gardiens de la paix car le lien entre respect de la loi et sécurité pour tous n'est pas suffisamment éclairé. Qui, mieux qu'eux-mêmes seraient capables de rétablir ce lien alors qu'ils sont confrontés chaque jour aux graves conséquences des manquements à la loi.
Habituer les enfants à voir les policiers, avec un rôle autre que répressif, serait bénéfique à plusieurs titres.
L'enseignement de la sécurité routière serait assuré,
L'enfant comprendrait mieux le sens de la présence des policiers au bord des routes, faire respecter la loi pour protéger les usagers,
L'image des policiers s'en trouverait, nous l'espérons , réhabilitée.

Et quelle meilleure expérience de proximité ?

Ce type d'action doit s'inscrire dans la durée, notamment elle ne doit pas être interrompue au moment clef de l'adolescence.
Sa mise en œuvre suppose naturellement une préparation, une formation et des moyens appropriés.
Déjà 63 personnes ont été tuées sur nos routes depuis le début de l’année . Cela fait plus d’un jeune en moyenne par mois décédé dans un accident de la circulation. Un signe indéniable de la violence routière dans notre île, qui plonge de nombreuses familles dans le deuil et la souffrance.
Les causes de cette violence sont multiples. Elles vont de l’inadaptation de certains pans de notre réseau routier au nombre et à la vitesse des véhicules en circulation au manque de moyens humains pour faire respecter le code de la route, en passant par le manque d’éducation à la prudence et au respect des autres usagers. Ces carences proviennent notamment d’un manque d’anticipation des décideurs sur l’évolution démographique et de choix erronés des responsables de la politique des déplacements et de l’aménagement du territoire.
La violence routière est à l’image de la violence sociale. Elle est le reflet de la compétitivité à outrance et de l’individualisme à tout crin qui rongent notre société, provoquant exclusions, déprimes et frustrations en série. L’imprudence d’usagers de la route est aussi le signe d’une certaine irresponsabilité aux conséquences catastrophiques.
Cette imprudence a parfois un contenu criminel. Prendre la route en oubliant que celle-ci est un équipement public et qu’elle appartient à tous dénote une absence de l’esprit collectif et du sens de la solidarité. Toute une éducation doit donc être menée pour développer une culture différente, libérée du culte de la vitesse à tout prix, et de l'usage d'alcool .
C’est pourquoi il est aussi important de soutenir la mise en œuvre d’une nouvelle politique en faveur des moyens de répression et de prévention.


Dolto

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