Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Flanby_CCCP.jpg ( Juin 2012 ). 

 

Un lecteur m'adresse ce billet matinal, que j'intitule «  Hollande, la déroute ». Par association d'idées j'ai pensé à la défaite de Waterloo, le 18 juin ( 1815 ), et aux pages ( près de 70 ) éblouissantes d'épopée tourbillonnante, que lui consacre Victor Hugo dans les Misérables. C'est, en moi, davantage l'amateur de littérature que l'historien, qui procède à cet amalgame. Car, enfin, à Waterloo, c'est Napoléon 1er qui chute, Napoléon le Grand. Or entre ce Napoléon là et François Hollande, il y a un fossé abyssal, encore plus grand que le chemin creux d'Ohain, ce ravin, non visible à l'oeil nu, et non indiqué sur les cartes, où s'abîma, fut broyée dans une mer de sang, d'os et de chairs fracassés, hommes et chevaux mêlés, la cavalerie du maréchal Murat.

Il est vrai, qu'Hugo écrivit aussi, comparaison plus acceptable ( encore qu'aujourd'hui les historiens rendent justice à Napoléon III ) avec Groland, un Napoléon le petit, où il s'en prenait avec vigueur à Napoléon III ( le petit ) son ennemi intime et son faire-valoir, élément intime de sa métamorphose en héros républicain.

Toujours est-il que j'ai retenu, pour vous les citer, sur les 70 pages évoquées plus haut, les quelques lignes qui peuvent faire penser ( toutes choses égales ), aux partisans du sieur Groland, en ces jours lugubres du début novembre.

Les voiçi :

«  La déroute, derrière la garde fut lugubre. (…). L'armée plia brusquement de tous les côtés à la fois, de Hougomont, de la Haie-Sainte, de Papelotte, de Plancenoit. (…). Une armée qui se débande, c'est un dégel. Tout fléchit, se fêle, craque, flotte, tombe, se heurte, se hâte, se précipite. (….). On s'écrase, on se foule, on marche sur les morts et sur les vivants. Les bras sont éperdus. Une multitude vertigineuse emplit les routes, les sentiers, les ponts, les plaines, les collines, les vallées, les bois, encombrés par cette évasion de 40.000 hommes. Cris, désespoir; sacs et fusils jetés dans les seigles, passages frayées à coups d'épées, plus de camarades, plus d'officiers, plus de généraux, une inexprimable épouvante (…) Telle fut cette fuite ». (Victor Hugo ).

J'ai déjà lu trois fois Les misérables. La première dans la collection ( en morceaux choisis ) de la Bibliothèque verte ( pour jeunes adolescents ). Les deux autres fois ( et la dernière en 1980 ) dans l''édition complète en 1500 pages, qui se dévorent plus qu'elles ne se lisent.

Mais toujours je garderai le souvenir de la lecture d'extraits de la bataille de Waterloo, en classe de quatrième, au lycée Carnot, par un professeur, plutôt menu de taille ( nous l'appelions «  parvus », le petit, en latin ). Mais « parvus » était transcendé par le sujet. Sa voix s'en trouvait magnifiée d'un souffle que nous n'aurions pu attribuer jusqu'alors qu'alors qu'à cet autre professeur, quasiment de légende, Eugène Tardel, dont le volume eut été plus congruent au sujet, mais dont le souffle naturel ( psc ) était cependant, par caractère, plutôt tourné vers le burlesque ( sur M. Eugène Tardel, voir dans notre rubrique des « Figures » l'article qui le concerne ).

Heureux temps, où le pédagogisme n'avait pas encore supplanté la pédagogie, et ou des professeurs s'impliquaient dans leur « mission » au point de susciter encore l'émotion admirative de leurs anciens élèves, près de soixante ans plus tard.

Le Scrutateur.






ATT0000213212.jpg  ( Caractére permanent du socialisme, par...des gens de la maison ). 

 

 

« Moi, président de la République (ha ! ha! ha ! fait la foule), en plus  
d'être grotesque, je ferai comme si je n'y étais pour rien...

Moi, président de la République ? Ah bon ?

Il y a un congrès des maires ? Ah bon ?

Comme dirait l'oncle Eusèbe, ce n'est pas se faire huer que de se  faire huer à distance.

A l'inverse de Louis XVI, Groland I° ne risque rien. Sa tête n'a pas  été mise à prix par les forces - occultes, cela va sans dire -  de la  
destruction de la France ».

http://www.europe1.fr/Politique/Hollande-seche-le-rendez-vous-des-maires-1699185/

 

 

2561329317828.jpg  ( Novembre 2013 ). 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

M G.D. de G 11/11/2013 13:36


Il n'est feu si ardent qu'un feu qui est enclos,
Il n'est si fâcheux mal qu'un mal qui tient à l'os,
Et n'est si grand douleur qu'une douleur muette.  J. Du Bellay


 

Joël Demouaite 06/11/2013 15:03


Le mot qui résume la situation n'est pas, si je puis dire, Waterloo. Toute chose étant égale par ailleurs, je penserais plutôt à... Waterchasse.