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Publié par Edouard Boulogne

Réorganiser Haiti. Avec qui? Comment? 

(Un de nos lecteurs nous adresse cet article  bien réfléchi)..


Haiti 12 01 10


HAITI : Organiser le pays au plus vite avec qui et comment !


que certains le veuillent ou pas les américains sont maitres de la situation en HAITI !
Réunion d’urgence. Lundi, les “pays amis” d’Haïti, dont les Etats-Unis, la France et le Brésil, tiendront à Montréal une réunion d’urgence pour coordonner leur aide et pour préparer une
conférence sur la reconstruction du pays, en mars. Washington joue un rôle prépondérant dans l’organisation des secours. Les militaires américains devraient être près de 20 000 dimanche en Haïti
et au large de l’île.


Qui doit diriger la reconstruction d’Haïti?


À quelques jours de la conférence de Montréal, l’idée d’un plan Marshall pour Haïti fait son chemin, mais la forme que prendra la gouvernance politique du pays se complexifie. Un nombre
grandissant de pays et d’organisations internationales se disent prêts à diriger la reconstruction.


Parallèlement aux secours qu’ils portent aux Haïtiens, les acteurs internationaux se livrent, dans les coulisses, à un jeu de pouvoir sur la suite des opérations. Qui, au juste, pilotera la
reconstruction? Quel modèle de gouvernance politique sera privilégié ? Et quel rôle jouera le gouvernement haïtien?


L’idée d’une administration internationale qui prendrait les rênes du gouvernement fait actuellement son chemin, note Nicolas Lemay-Hébert, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix de
la chaire Raoul-Dandurand, à l’UQAM.


«Et il n’est pas question ici de contrôler tel ou tel aéroport, nuance-t-il, mais bien de la présence internationale dans l’après, dans les mois, les années à venir.»


De l’avis des experts, le sujet sera certainement à l’ordre du jour de la conférence de Montréal, lundi, en raison de l’importance de choisir rapidement un modèle de gouvernance politique pour
assurer la stabilité du pays, puis son éventuelle relance.


«Quand on a quatre ou cinq centres de décision, le chaos s’installe», souligne Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix, rattaché à l’Université de
Montréal.


Au cabinet du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, on confirme que les discussions sur la relance sont entamées, même si les efforts se concentrent actuellement sur l’assistance aux
sinistrés.


«Ce sont évidemment des questions que l’ONU se pose, indique Vannina Maestracci, porte-parole au quartier général, à New York. Il faut trouver rapidement des moyens de relancer l’économie, de
faire travailler les gens, pour qu’ils puissent se soutenir eux-mêmes.»


Quel leader?


Mais qui doit prendre la direction des efforts de coopération ? Le président américain mise sur le trio États-Unis-Canada-Brésil. La France, mécontente d’être écartée, évoque une gestion plus
large. La Banque mondiale s’estime la plus compétente, mais l’ONU se dit plus efficace en raison de sa présence sur le terrain.


Le premier ministre haïtien, René Préval, se contente pour sa part de rappeler que «la stabilité politique et la démocratie sont les conditions fondamentales du développement de ce pays».


D’abord et avant tout, il importe de garantir aux Haïtiens une place de choix dans cette future administration internationale, avance Nicolas Lemay-Hébert. «Déjà, on voit apparaître en filigrane
l’idée que les moyens de gestion locaux sont inefficaces, ce qui soulève d’importantes questions quant à la représentation des Haïtiens, souligne-t-il. Il est très important de ne pas les
marginaliser.»


Il cite l’exemple du Kosovo et celui du Timor oriental. Les deux pays ont laissé place à une administration internationale au cours des dernières années, ce qui a provoqué à la fois l’ire des
populations locales et une grave instabilité politique.


«L’histoire d’Haïti, un pays qui a eu dans le passé des rapports difficiles avec la présence internationale, nous montre qu’il faut agir avec énormément de doigté, ajoute-t-il. Une gestion
collégiale est possible, mais on doit absolument mettre les dirigeants locaux à contribution.»


Jocelyn Coulon, pour sa part, rappelle l’existence de différents modèles de protectorats internationaux. Il y a celui de la souveraineté complète, comme le Kosovo et le Timor oriental, mais il y
a aussi celui de la souveraineté partagée, comme au Cambodge au début des années 90.


«Avec Haïti, dit-il, un pays membre de l’ONU, le scénario pourrait ressembler à celui du Cambodge, c’est-à-dire que, en plus du chef de l’État, une autorité provisoire est créée pendant 18 mois
pour gérer le pays et accompagner le processus politique et une partie de l’aide à l’économie et au développement. Mais ça, c’est une discussion qui va se faire avec le gouvernement haïtien.»


comment organiser Haïti: un pays qui tire le diable par la queue


Tité du Figaro:


À l’heure actuelle, Haïti est ainsi considéré comme le pays le plys pauvre des Amériques. Le taux de chômage atteint plus de 65 % de la population active.


78 % de la population vit sous le seuil de pauvreté de deux dollars par jour et 54 % dans un état de pauvreté extrême (moins d’un dollar par jour).


***


Tiré du site Internet Crise alimentaire:


“Une bonne tranche de la population d’Haïti vit dans une situation d’insécurité alimentaire “chronique élevée”, estime le Programme alimentaire mondiale, PAM, un organisme des Nations-unies.


“La situation en Haïti est caractérisée par des carences alimentaires sévères, beaucoup de gens ne mangeant que des céréales”, évalue Benoît Thiry directeur adjoint du Programme alimentaire
mondial (PAM) en Haïti.


Selon un rapport publié fin novembre par le Conseil national de la sécurité alimentaire (CSNA) haïtien, plus d’un Haïtien sur quatre est sous-alimenté, soit 1,8 million de personnes.


***


Tiré du site de l’UNICEF :


Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Université de Bristol (Angleterre) ont réalisé une étude sur la pauvreté absolue des enfants en Haïti.


Selon cette étude 70% d’enfants vivant en Haïti n’ont pas accès à au moins un des sept services sociaux de base, qui sont l’alimentation, l’accès à l’eau potable et aux facilités d’hygiène et
d’assainissement, à l’éducation, à la santé, à l’habitat et à l’information. 54% d’entre eux vivaient dans un habitat indécent et dans des conditions de promiscuité et 11% n’avaient jamais été
scolarisés.


Il n’est dans l’intérêt de personne que 7 enfants haïtiens sur 10 souffrent de maux causés par la privation grave et que plus de 4 enfants sur 10 grandissent dans les terribles conditions de la
pauvreté absolue.

Dolto.

 

 
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jany 01/02/2010 14:04


Sortir Haïti de la fatalité et non regulariser
des milliers d’HAITIENS en guadeloupe


Sur RFO AVANT Hier soir ils disaient que les associations demandaient la régularisation des 5 à 6 000
haïtiens estimés en situation irrégulière en Guadeloupe. Ils argumentaient que l’on pouvait les régulariser vu qu’ils occupent des jobs que les guadeloupéens ne veulent pas.


Mais pour un haïtien régularisé il faudra compter après femme et enfants et regroupement familiaux. Et après suivront les RMI, Allocs,
sécu…. Une fois qu’ils auront “goûtés” à l’assistanat sociale, eux non plus ne voudront pas faire ce que les guadeloupéens ne veulent pas faire aujourd’hui.


Les plantations de bananes et le maraichage ;ceux qui ont pour habitude de les faire jobber,
utiliseront alors d’autres haïtiens en situation irrégulière à la place des régularisés et ainsi de suite et la machine a sans papiers s’emballera sans fin, tant que les passeurs et clandestins y
trouveront leurs comptes et ce encore plus depuis le séisme .


Cependant concernant la régularisation de tous les clandestins qui vivent en Guadeloupe, certains ont trouvé à travailler, il est faux
de dire ou de laisser croire que tous trouvent à travailler,ceux qui ne travaillent pas restent à la charge des services sociaux des autorités compétentes.


Parmi les DOM la Guyane est le plus vaste et le moins peuplé par rapport à sa superficie.
La Guyane est régie par la loi française,il existe les mêmes avantages sociaux qu’en Guadeloupe.quid d'une régularisation ?


Pourquoi les GUADELOUPEENS responsables de mouvements politiques associatifs,droits de l’hommiste,protestent , réclament la
régularisation,de tous les clandestins haïtiens qui vivent en GUADELOUPE,je ne veux pas mettre en cause les clandestins,car si j’étais à leur place j’aurais sans doute eu la même
réaction.


Ce sont des guadeloupéens qui interpellent les autorités préfectorales pour demander la régularisation de 6.000 haïtiens,alors que ce
chiffre reste une estimation,on ne sait pas exactement le nombre de clandestins qui se trouve sur le sol guadeloupéen.
Les techniciens disent qu’un clandestin n’a pas d’existence légale,quelqu’un qui n’existe pas donc le chiffre qu’on avance ne peut être qu’une estimation et non une exactitude.
La Guadeloupe en aucun cas ne peut se mesurer aux pays comme le Canada,les USA , la france métropolitaine.


Ceux qui reprochent à la France de ne pas régulariser les clandestins haïtiens,comme l’ont fait le Canada et les USA .


Pour le teritoire français,l’hexagone la comparaison est normale et possible .MAIS PAS sur le territoire guadeloupéen,y a pas
photo,territoire exigu,chomage important,manque de logement social ou normal instabilité économique,difficultes sinon pourquoi y a t-il eu le grand mouvement des 44 jours,n’était-ce pas dù à un
malaise dans la société guadeloupéenne ?
Demander la régularisation de 6000 haïtiens alors que ceux qui sont en situation régulière,à cause du seisme,iront chercher leurs parents et parfois ceux qui ne font pas partie de leur famille
personne n’aura besoin de papiers,et la circulation de faux papiers continue,les haïtiens qui avaient fait la demande de regroupement familial avant le seisme,obtiendraient l’accord des autorités
fraçaises.


Combien seront ils à la fin ?
N’exploite t-on pas au maximum le passage du seisme en Haïti pour exiger du gouvernement français la régularisation des sans-papiers ?


Je n’en veux pas aux Haïtiens,mais aux Guadeloupéens qui soutiennent et réclament avec les sans papiers, répétant sans cesse qu’ils
viennent faire les travaux que les Guadeloupéens refusent d’accomplir.


C’est une escroquerie intéllectuelle,c’est cousu de fil blanc en même temps.
Car il y a bien trop de jeunes qui sont en échec total qui auraient pù se diriger vers le secteur agricole,mais personne ne leur donne le gout du travail de la terre,il faut le laisser à
l’haïtien,la main d’oeuvre coute moins cher et le propriétaire de la bananeraie,l’agriculteur et le possesseur de terre non travaillé pourront tirer profit , vivre très confortablement de leur
production.


Régularisation d’un nombre de clandestins que l’on connait pas,répéter à la presse qu’ils ne prennent pas le travail des
guadeloupéens,le travail de qui prennent ils ?
A qui profite le crime ? surement au démagogue de HERMANTIN ET AU CORECA?
Pas aux guadeloupéens qui eux connaissent la précarité.
C’est de la démagogie pure !


Plutôt que d’initiatives dispersées de la part des puissances mondiales, la république dévastée a besoin d’un projet global de
développement.


Aux côtés de la Minustha (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti), militaires et humanitaires de tous pays communient
dans un même effort pour sauver ce qui peut l’être en Haïti. C’est-à-dire pas grand-chose. Et pas seulement à cause du séisme. Haïti est un pays désolé : 80 % de la population y vivent sous le
seuil de pauvreté ; son PIB en dollars par habitant fond plus rapidement que les glaciers d’Alaska, sous l’effet conjugué d’une érosion économique et d’une explosion démographique continues ;
l’agriculture est de moins en moins nourricière, et l’industrie de main-d’oeuvre low cost, soumise à toutes les sous-enchères. Au bout du compte, un Etat que le classement “indice de
développement” de l’ONU place autour du cent cinquantième rang mondial sur quelque 160 pays.


Aux sources de cette désolation, le défaut de matières premières, bien sûr, mais surtout, selon les hommes et selon les ans, les
désastres dictatoriaux et les catastrophes naturelles en série. Autant de causes bien connues, récurrentes, comme l’est le recours à l’aide extérieure pour tenter de rebâtir les infrastructures
et la démocratie. L’horreur 2010 atteignant des sommets, n’est-ce pas le moment d’agir pour l’histoire ? Les très grands moyens proposés par le président sénégalais Abdoulaye Wade (le retour des
descendants des esclaves à la maison mère, l’Afrique) ou par l’intellectuel Régis Debray (la création d’un statut de “pupille de l’humanité” pour les pays sevrés d’avenir, sans doute
infantilisant) pointent la nécessité de faire émerger des idées nouvelles.


Les USA offrent sur place aux haitiens une somme de 5 dollars par jour , pour travailler à la reconstruction du pays.


Ils auront besoin de bras pour déblayer,les maisons détruites,une solution pour ceux qui ont seulement un job en Guadeloupe,car on ne
peut pas vivre en Guadeloupe,de job,la vie est beaucoup trop chère,les guadeloupéens



castetsjj 23/01/2010 18:09



Bonjour à tous,


Merci à Dolto pour son tour d'horizon.


 


En attendant les orientations qui sortiront de la conférence prochaine, il est quand même imaginable que face à cette catastrophe qui est une
première et devant l'ampleur du désastre, il existe au moins quelque part des études sérieuses sur la faisabilité géographique d'une telle reconstruction.


Il y a quelques jours un intervenant se réclamant de la géophysique du globe faisait part  de l'incapacité scientifique à prévoir et prédire
le lieu et l'intensité et le jour d'un mouvement des plaques tectoniques, mais par contre qu'il pouvait avec certitude désigner un lieu où ces effets seraient mineurs ou inexistants, cette
réflexion au sujet d'Haïti prend toute sa valeur...


Pourquoi s'échiner à reconstruire antisismique relatif, donc très cher sur une zone qui pourrait à nouveau représenter un danger important pour
les populations... c'est un préalable à mon humble avis !


Une zone calme ou à moindre risque existe-t-elle dans cette île secouée et anéantie de trop nombreuses fois ?


Il faudrait donc que la tête soit en harmonie avec le corps avant de savoir qui fait quoi ; en dehors des grandes organisations
internationales qui piloteraient cette reconstruction, je ne vois pas au nom de quel sacrement un pays aurait plus de légitimité qu'un autre.


l'ONU me parait adaptable ainsi que la Banque Mondiale ou le FMI.


Pourquoi serions nous obligé de décider pour, ou d'inciter les Haïtiens à choisir nos solutions et supporter nos dissensions !


Sont-ils des demeurés ?


Sont-ils à cours d'idées ?


La volonté de s'en sortir doit être pour eux un moteur  moral suffisant, nécessité fait loi !


Ce peuple est souverain, il ne demande qu'un coup de mains et des moyens au niveau imposé par cette situation extraordinaire et dramatique,
ils ont déjà bien assez de larmes à essuyer sans qu'en plus on leur refuse d'exprimer leur dignité, au nom d'un intérêt économique ou géopolitique ! .




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