Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Professions-liberales.jpg

 

Enviés pour leur aisance financière ou mal aimés des institutions ou des autres professions du fait d'un statut très bien protégé , pharmaciens, médecins, avocats, architectes, notaires, etc., ont tous des motifs de grogne. Enquête sur des notables en pleine mutation et confrontés à la crise .

Les libéraux sont sous le choc. Longtemps auréolés de leur statut de notables, fiers pour certains d'entre eux de leur mission de service public, les voici mis à mal par la crise .

La Guadeloupe, au fond, a mal à ses professions libérales. Ses 3 000 libéraux se sentent menacés par la mondialisation , la déréglementation , la vie chère et le chômage au même titre que les salariés du secteur privé. Et, dans le même temps, ils subissent les humeurs de clients échaudés et prompts à critiquer ces prestataires de services pas comme les autres. Comment mesurer ce malaise qui pousse les uns à descendre dans la rue et les autres à s'emporter ? Mais tous partagent une même conception du travail - fournir une prestation intellectuelle à forte valeur ajoutée. Tous aussi s'interrogent sur leur avenir et sont sur le qui-vive.
Depuis des mois, il est vrai que la pression ne cesse de monter. Dans l'ensemble, 1 libéral sur 2 est insatisfait (une insatisfaction qui croît avec l'âge) …

Les professions libérales ont du mal à pérenniser leurs emplois, mais également estiment leur activité pénalisée par le poids des cotisations sociales .

Côté revenus, le constat est devenu préoccupant. Dopés depuis la défiscalisation par le boom de l'immobilier, les notaires ont vu leurs rémunérations grimper en flèche , mais maintenant le constat est à la morosité dans les études . Tout aussi mal servies par la conjoncture, les autres professions libérales ont dans l'ensemble vu se réduire leur pouvoir d'achat. En particulier face à la crise , leurs marges de manoeuvre se sont réduites. S'endetter pour s'installer ne garantit plus comme autrefois une carrière linéaire et un confortable retour sur investissement. Certains ont même rencontré la précarité. Les architectes et les avocats comptent ainsi leur lot de smicards. D'autres déplorent une baisse de leur volant d'affaires. Ceci dit, beaucoup de jeunes avocats sont très mal payés . De nos jours, les avocats sont nombreux à vouloir entrer en entreprises et abandonner leur cabinet.
Une formation de haut niveau, un diplôme indispensable, un attachement farouche à l’indépendance et une responsabilité particulière constituent leur ADN. Après avoir vécu un âge d’or où la concurrence était limitée et les honoraires très élastiques et plus que confortables , ils doivent, aujourd’hui, affronter une compétition exacerbée et des clients plus exigeants, ou moins solvables. L’avenir des “libéraux” repose sur leur capacité à se regrouper, pour constituer, dans certains cas, de solides PME. Mais leur formation et leur tempérament individualiste ne les y incitent pas toujours.

L’âge d’or des libéraux – des effectifs réduits et contingentés, des clients peu regardants sur les honoraires -, est révolu. Aujourd’hui, un nombre croissant de cabinets se retrouvent entraînés dans une spirale où leurs revenus baissent, alors que leurs charges demeurent. Selon l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), pour la seule Guadeloupe, les dossiers de professionnels en difficulté ont augmenté de 48 % entre 2008 et 2011. Deux sur trois concernent des femmes et des hommes dont l’âge oscille entre 45 et 69 ans.

Les jeunes avocats expriment, eux, une amertume croissante quant à leurs revenus : 40 % des sortants de la dernière promotion perçoivent actuellement une rémunération hors charges professionnelles (qui avoisinent 40 %) inférieure à 2 000 euros. Si bien qu'environ 30 % des jeunes avocats quittent le barreau pour l'entreprise au bout de quelques années.

Les architectes exerçant en solo sont aujourd’hui les plus touchés. “La profession est sinistrée et nous subissons encore de plein fouet la crise LKP de 2009 et maintenant la crise mondiale qui a cassé la confiance des consommateurs, l’arrêt des mises en chantier ou même l’abandon de projets par les collectivités locales et la concurrence déloyale de certains acteurs de la construction comme les entreprises de BTP ou les bureaux d’études”, s’inquiète Henri NOL, architecte en Basse-Terre.
Le client se faisant plus rare, il est même courtisé par des professions concurrentes habituées hier à vivre en bonne intelligence. Ainsi les avocats et les experts-comptables se disputent aujourd’hui les faveurs des PME pour leur vendre du conseil.

L’autre moitié des professions libérales doit, elle, subir les plans d’économies successifs censés réduire le déficit abyssal de l’assurance maladie (30 milliards d’euros estimés pour 2011). Les pharmacies​, malades de la crise ! Sauvegarde, redressement judiciaire... Une quinzaine de pharmacies de l’île ont été contraintes ces derniers mois d’entrer en procédure judiciaire. Leurs difficultés de trésorerie sont dues à la méfiance des banques et au cumul de mesures gouvernementales préjudiciables : baisse de leur coefficient de majoration et déremboursement de médicaments en tête. Quant à ceux qui n’ont pas encore besoin de mesures conservatoires pour s’en sortir, ils accusent une baisse de chiffre d’affaires plus ou moins substantielle.« Il y a une crise au sein de la profession, affirme Maggy Chevry NOL, présidente de l'ordre des pharmaciens de la Guadeloupe. Les difficultés ont commencé avec l’abaissement de notre coefficient de majoration de trois points en 2008, explique-t-elle. Et depuis, nous ne cessons de subir des jungles de déremboursement, des baisses de prix de médicaments, des diminutions de prises en charge... »Si elle ne peut le chiffrer, la professionnelle assure que la diminution des ventes de médicaments liée aux déremboursements est substantielle. « Les gens se soignent moins », estime Maggy Chevry Nol.

À mi-chemin entre les infirmiers, optimistes, et les pharmaciens, pessimistes, les médecins généralistes et spécialistes vivent un quotidien morose et affichent leur forte inquiétude pour l’avenir, selon un sondage commandé par la société de financement CMV Mediforce.

Comment les libéraux de santé vivent-ils leur métier et envisagent-ils l’avenir ? Pour répondre à cette question, l’institut TNS Sofres a sondé, pour CMV Mediforce, 420 professionnels, divisés en 7 groupes (infirmiers, pharmaciens, généralistes, spécialistes, chirurgiens dentistes, kinésithérapeutes et vétérinaires) de 60 personnes*.

Première évidence : le doute prédomine. Sur une échelle de 1 à 10, les professionnels libéraux de santé donnent à la situation actuelle de leur secteur la note de 5,8. Les généralistes et spécialistes se positionnent autour de cette moyenne (avec respectivement 5,6 et 6,1), tandis qu’aux extrêmes les infirmiers affichent leur satisfaction (7,1) et les pharmaciens leur mécontentement (4,3). De même, l’enthousiasme des médecins est modéré : ils sont un peu plus de la moitié à déclarer « très certainement » exercer le même métier si c’était à refaire, contre 77 ou 73 % pour les infirmiers et kinésithérapeutes. Les pharmaciens, qui ne sont que 25 % à partager cet avis, témoignent là encore des difficultés des officines.

L’avenir ne se présente pas sous de meilleurs auspices. Les libéraux de santé ne créditent leur futur que d’un timide 5,1/10 et craignent essentiellement la baisse de leurs revenus (en particulier les pharmaciens et les infirmiers) et l’augmentation des charges, pour les généralistes. Ces derniers redoutent également l’explosion des contraintes administratives et la désertification démographique. Les spécialistes se soucient davantage de la concurrence en provenance d’Internet et de la surcharge de travail.

« LES BANQUES NE NOUS PRÊTENT PLUS »

Autre facteur de crise pour la profession évoquée par la représentante des pharmaciens, les difficultés d’accès au crédit bancaire. « Nous rencontrons de gros problèmes avec les établissements financiers, explique Maggy Chevy NOL. Les banques nous ont toujours fait confiance, mais depuis que certaines pharmacies rencontrent des difficultés, elles ne nous prêtent plus. »Trop en difficulté, une pharmacie de la place de Basse -Terre a dû être rachetée sur l’année écoulée à moins de 50% de son chiffre d'affaires . La diminution du prix de vente des pharmacies est un autre signe de leurs difficultés actuelles. « Avant 2008, le prix de vente d’une pharmacie représentait entre 120 et 140 % du chiffre d’affaires, déclare MAGGY CHEVRY NOL. Aujourd’hui, il ne correspond plus qu’à 60 ou 80 % d’un chiffre d’affaires qui, par ailleurs, a baissé entre-temps. » « Les professionnels qui ont beaucoup développé la parapharmacie en se regroupant s’en sortent un peu mieux, . Mais ils ont dû baisser leur marge pour vendre et ne gagnent donc plus grand-chose. »Certes, les pharmaciens ne sont pas les plus à plaindre des effets de la crise. Mais leurs difficultés témoignent de l’effet domino d’une conjoncture qui n’est pas près de se retourner . Face à cette fin de l’âge d’or, une partie des “libéraux” a opté pour la réactivité et l’adaptation plutôt que pour la résignation. D’autant plus qu’avocats, dentistes ou notaires n’échappent pas aux évolutions sociologiques. “Les professions libérales se féminisent et les jeunes générations ne veulent plus consacrer autant de temps à leur cabinet que la génération précédente”, note le jeune pharmacien Nicolas CHEVRY. “Seuls 10 % des internes en médecine choisissent aujourd’hui le statut libéral, les autres préfèrent effectuer des remplacements, ou être salariés dans des centres de santé ou auprès de l’assurance maladie”, note un membre du syndicat des médecins de Guadeloupe . “Le modèle du médecin qui travaille 70 heures par semaine existe encore, mais cela suppose un dévouement total à sa profession, alors que les jeunes demandent du développement personnel”, note Brigitte Longuet, avocate et auteur d’un volumineux rapport sur l’avenir des professions libérales, remis au ministre du Commerce il y a quelques semaines.

La crise économique a d'ores et déjà frappé aux portes des cabinets, des études ou des officines des professionnels libéraux ?

Pour l’année 2011, ce sont les charges et la baisse des revenus qui sont au banc des accusés. Touchés par la crise !!! On a envie de dire "comme tout le monde": Agriculteurs, industriels, pêcheurs, commerçants, BTP, hôteliers...si l'on en croit la dernière note expresse de l'IEDOM de décembre 2011 .


En Guadeloupe, il est plus rapide de dresser la liste des professions qui sont encore prospères .

DOLTO 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Dissident 07/12/2011 03:02


Orgies ignobles des
eurocrates qui se gavent sans vergogne à nos dépens.


(…) « Golden
parachute : «
Lorsqu’ils quittent leur fonction, ces fonctionnaires bénéficient (…) d’un golden parachute (…) entre 300 000 € et 500 000 €. »


« Des retraites
indexées sur le caviar et le diamant : « Le calcul de la retraite est
tellement avantageux qu’il suffit de seulement 16 années pour atteindre le taux plein (70 % du dernier salaire) soit entre 12 500 et 14 000 € par mois. Après un seul mandat – cinq ou six ans –
les pensions s’élèvent déjà, en moyenne, à près de 5 000 € par mois. Et, il suffit à la plupart des intéressés de 1,5 an à 2 ans de service pour obtenir une retraite d’un peu plus de 1 500 €
mensuelle. » (…)


C’est
incroyable.


http://www.dreuz.info/2011/12/les-eurocrates-petrocrates-et-profiteurs-jusqu%e2%80%99a-en-vomir/