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Publié par Edouard Boulogne

 

Mai 67 en Gpe

 

Ce soir Guadeloupe 1ère nous diffuse à nouveau une émission sur les évènements de mai 1967 en Guadeloupe. Encore! A croire que cette station est atteinte d'un syndrome de répétition mécanique. Le Scrutateur sous la plume d'un de nos lecteurs monsieur Marc Houel, avait déjà rendu compte de ce travail de journalistes, lorsqu'il avait été diffusé sur la chaine 2 ème rue. Nous reproduisons cet article à l'intention de ceux d'entre vous qui ne l'avaient pas lu. Il dit que le reportage, où les subversifs bien connus ont la part du lion, est, dans la situation présente du paysage audiovisuel, nouveau quant à son ton. En effet, quand madame Georges Tarer vieille militante communiste parle, au début de l'émission d'un provocateur qu'elle en nomme pas ( quel dommage!) qui aurait déclenché la bagarre et les morts qui s'ensuivirent, elle dit que le propos du provocateur annonçant qu'un des négociateurs du patronat aurait déclaré que «  quand les nègres auront faim, ils se clameront »est très probablement une invention dudit provocateur, tout est dit.

Combien y a t-il eu de morts au cours de ces évènements? Les Domota, et autres militants indépendantistes énoncent les chiffres les plus fantaisistes( 70, 80, 100 morts?). Ici c'est l'inflation, bientôt ils seront plusieurs centaines.

Or j'ai moi-même entendu il y a un an l'ancien préfet de la Guadeloupe de 1984 à 85, M. Yves Bonnet, qui a lu tout le dossier de cette affaire parler de 07 ( sept ) morts. C'était lors d'une des journées de l'université d'été du CSLR, au WTC de Jarry. Pourquoi n'a t-il pas été interviewé? Mystère.

Dans l 'émission elle-même M. Paul Tomiche , syndicaliste, militant révolutionnaire à l'époque, acteur des événement parle d'extravagance quand on énonce les chiffres de MM Luc Reinette, ou de Domota.

Il a le mérite de le dire dans l'émission, et les auteurs de celle-ci l'honnêteté ( et le courage ) de ne l'avoir pas censuré. C'est pourquoi, Marc Houel a raison sans doute. Dans le climat d'intimidation qui règne actuellement dans le milieu médiatique, l'émission de ce soir n'est pas la pire que l'on pouvait imaginer.

 

Edouard Boulogne.

 

Mai 67 en Guadeloupe : Vers une présentation plus honnête des faits? par Claude Houel.

 

 

 

Monsieur Claude Houel avait envoyé au Scrutateur un commentaire intéressant sur l'article paru hier. Commentaire que je me suis efforcé de compléter hier soir. ( Lire la rubrique des commentaires).

Aujourd'hui notre ami nous fait part d'une émission sur les évènements de mai 1967 en Guadeloupe, dont il pense du bien, relativement à tant d'autres. Vous allez le lire plus bas. Il le destinait à être le commentaire d'un de nos anciens articles sur le même événement, mais qu'il n'a pas su retrouver sur le Scrutateur. Je rappelle qu'il suffit pour retrouver n'importe quel article, sujet, ou auteur ayant été publié sur le blog, de faire défiler la page d'accueil jusqu'à l'indication «  Rechercher ». Il suffit d'écrire dans le petit rectangle vierge, ce que l'on cherche pour le retrouver. (Voir la photo ci-contre).

 

 

 

En attendant, merci à M.Houel, et à tous ceux de nos lecteurs qui s'intéressent au travail du Scrutateur, et y apporte leur collaboration.

E.Boulogne

 

 

 

un commentaire vient d'être posté par Claude HOUEL sur l'article La voix des lecteurs : Ce que n'avait pu dire eric Zemmour sans être condamné en France par le conformisme des imbéciles., sur votre blog Le Scrutateur.

Extrait du commentaire:


Bonjour M. Boulogne:Je ne trouve pas le lien pour proposer un article,j'utilise celui-ci,le sujet n'a rien à voir.

MAI 67

Hier soir la chaîne 13ème rue nous a présenté un documentaire sur les événements de mai 1967.


J’ai regardé ce film avec un préjugé défavorable tant les médias métropolitains nous ont habitués à une présentation partisane et orientée de ce qui se passé chez nous.


A  ma grande surprise j’ai constaté que ce thème douloureux de notre histoire a été  traité avec une
relative objectivité.


En effet, , on peut critiquer le recours pesant et lassant aux omniprésents Numa, Rainette, Domta, inlassables radoteurs d’une cause par eux magnifiée,mais dans le même temps on nous a montré l'
interview d’un CRS, présent à l’époque ou de M. Tomiche,syndicaliste organisateur de la grève des ouvriers du bâtiment, donnent une vision beaucoup plus proche de la réalité telle que je l’ai
vécue,jeune étudiant de 20 ans à l’époque.


Le reportage évite la présentation officielle des indépendantiste d’une légitime et pacifique  grêve réprimée de façon brutale et sanglante.Il donne des éléments de reflexion sur l’aspect
insurrectionnel de l’évènement avec le pillage des armureries et l’utilisation des armes contre les CRS.


Il n’occulte pas non plus la dimension raciste des attaques visant des civils blancs.


Il remet enfin à sa place de boute feu le Gong et autres organisations séparatistes dans leur participation aux évenements.


L’interview de Paul Tomiche qui dit son septicisme sur l’évaluation du nombre de victimes et qui replace bien l’histoire dans son contexte est précieuse si l’on songe aux positions
syndicalo-politiques de ce dernier en 1967.


Le documentaire n’élude pas la polémique relative au nombre de victimes et donne les


arguments des uns et des autres, sans prendre partie.


Il sera intêressant de voir les réactions de nos historiens locaux autoproclamés sur cette approche nouvelle qui ne correspond pas avec l’histoire qu’ils souhaitaient écrire.


Il est à remarquer que ce témoignage n’est pas passé sur une des chaînes locales, d’ordinaire plus réactives ,mais sur une chaîne nationale.


Il serait utile que tous les jeunes guadeloupéens, et les autres, regardent ce documentaire pour se faire leur propre opinion.



voir le commentaire

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Tranchant 06/10/2011 19:04



Bizarrement, le dictateur cancéreux des caraïbes aime les exécuteurs de bains de sang. http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/chavez-reaffirme-son-soutien-a-31996  --  http://www.paperblog.fr/4915221/chavez-prie-pour-kadhafi-et-le-president-syrien/ Le même qui fut parmi les sponsors du bordel organisé en 2009 à la Guadeloupe.



AntiGWA 05/10/2011 16:45



L'incessante quête du bain de sang des "humanistes" rouges en Guadeloupe !


Grande fut la déception de ces licteurs gwada en 2009.



Claude HOUEL 04/10/2011 23:12






Mai 67,il y a officiel et officiel !


 


Sans faire de fixation sur un événement trop rabâché,je m’y intéresse de prés car j’ai vécu cette période dramatique et suis attentif à sa présentation au public.


Le débat a été relancé dans les années 80 quand Georges Lemoine a indiqué un chiffre de 87 victimes « officielles ».


Ce même chiffre a été repris par ceux qui voulaient faire la démonstration du « massacre ».


Il a même gonflé depuis dans une sorte d’inflation macabre.


Comme j’avais enregistré le reportage, j’ai pris le temps de visionner le passage ou Lemoine, secrétaire d’Etat aux DOM,  fait sa démonstration
en montrant un document écrit supposé être une preuve.


Sa méthode m’a rappelé un certain DSK brandissant sur un plateau TV le rapport du procureur le mettant,d’après lui hors de cause : Ce doit être une méthode prisée au PS.


D’une certaine manière Lemoine était plus honnête, ou naïf, car son document est parfaitement lisible, pour peu que l’on dispose d’un arrêt sur image.


Ce document est présenté comme émanant des services secrets .


Il est sans en-tête,ceci expliquant peut être cela, mais enlevant de la crédibilité à la source.


Il est dit sur 6 lignes :


« Les 26 et 27 mai le GONG saisit l’occasion d’une grève pour provoquer des incidents.


Les forces de l’ordre font usage de leurs armes.


Le nombre de tués varie selon les sources.


22 recensés officiellement (estimation de 30 à 50) car des cadavres ont été récupérés discrètement par les familles ».


Bien que le texte manque de précision on devrait en conclure :


-       Que le chiffre officiel est de
22.


-       Que tout chiffre supplémentaire
est une estimation.


-       Que si on ajoute l’estimation,
ce chiffre se situe entre 52 et 72 mais perd logiquement son côté « officiel ».


S’appuyant sur ces chiffres qu’il brandit, Lemoine entreprend un calcul surprenant :


            -     Il ajoute 22 à 50
(pourquoi la fourchette haute ?) et trouve,logiquement,72.


-       Il se rend compte à ce moment
qu’il est loin des 87 annoncés et après avoir cafouillé un instant,il y rajoute allégrement encore 15 , « récupérés par les familles », sans même s’apercevoir qu’il les avait déjà
comptabilisés ! Il se justifie alors en disant qu’ « il s’agit d’un ordre d’idée ».


On est loin d’un chiffre officiel et cela serait comique si on ne parlait pas de familles meurtries et d’un pays qui attend la vérité.


Soit dit en passant, le même document indique le rôle du Gong , mais cela n’a pas été repris.


La voix  « off » qui suivait la prestation de Lemoine reprenait alors le fameux chiffre de 87.


Ma démonstration ne vise aucunement à alimenter une bataille de chiffres, car même un seul mort était déjà de trop, mais elle prouve qu’il faut être très vigilant sur l’information, qui est
rarement objective.


Force est enfin de constater que ce petit exercice, à la portée de tous, aurait permis aux média de donner un autre éclairage.



Claude HOUEL 04/10/2011 11:59



Je n'ai pas regardé le reportage que j'avais déjà commenté mais je tenais à en voir la présentation.


Je n'ai pas été déçu par la référence à l'événement "fondateur" de l'histoire de la Guadeloupe.Si nous attendons un peu cela deviendra Le MYTHE fondateur où l'on aura oublié,que,par définition,le
mythe n'est pas la réalité.La massacre injustifié du pép aura remplacé la répression,certes trop brutale,d'une insurrection armée,planifiée,à caractére raciste.


Le but visé est probablement la constitution d'une saga à l'islandaise que les historiens,las vrais,auront du mal à replacer dans la réalité.


C'est pourquoi les quelques vérités,distillées au compte gouttes,mais dites quand même,vont dans le bon sens.