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Publié par Edouard Boulogne

Pensee-magique.gif

François Hollande en Guadeloupe. François Hollande sur Guadeloupe 1ère, au micro de Jacky Massicot, ce samedi soir du 14 décembre.

Y-a-t-il une surprise?

Que non ! A t-il été malhonnête? N'allons pas jusque là. N'en demandons pas trop à un politicien, surtout en période électorale.

Mais... adepte de la pensée magique? Certes OUI!

Métis? OOOOHH! Non alors! Non et non.

 

( I ) Françou le magicien.

 

Pour François la perte du triple A par la France, décrétée par une agence de notation ( bien « capitaliste, et ultra libérale » dans son principe même mais que François ne récuse pas, allez savoir pourquoi ) cette perte donc, n'est pas une condamnation de la France, mais de …....Nicolas Sarkozy. Of course.

Un peu niaise, sa satisfaction est intense, même pas dissimulée. Niaise, et indécente.

La sanction est celle de Sarkozy depuis 2007, susurre le candidat.

L'interview ne doit durer que cinq minutes. Le journaliste n'a pas le temps de lui demander si l'idéologie socialiste, si souvent au pouvoir depuis 30ans en France, et qui obsède « la droite », même quand elle accède à ce pouvoir ( qu'à fait Chirac par exemple de si différent de la politique des Fabius, Mitterrand, Bérégovoy, Jospin ?) est pour quelque chose dans la crise actuelle.

Pour Françou , il faut réduire la dette; il faut réduire le train de vie de l'Etat, etc, etc. C'est ce qu'a tenté de faire, au moins ces deux dernières années, l'équipe Fillon sous le regard de Sarkozy. Diminuer le nombre des fonctionnaires, au profit des créateurs, des investisseurs privés ( créateurs d'emplois. Car ce sont les chefs d'entreprises qui sont les créateurs d'emplois productifs ). Sarkozy a voulu cela et s'est heurté au dogme des socialistes, qui s'imaginent régler le problème du chômage en créant des fonctionnaires en surnombre. Au programme de Hollande, d'ailleurs, est la création de 60.000 postes de fonctionnaires dans l'éducation nationale. Un moyen de diminuer les dépenses de l'Etat? Non, évidemment, sauf pour la pensée magique qui confond les mots et les choses.

On travaille beaucoup moins en France qu'en Allemagne, qui, de vaste pénéplaine de ruines fumantes en 1945 est actuellement redevenue le moteur économique de l'Europe.

Et quand le gouvernement, il n'y a même pas deux ans, a proposé une réforme des retraites, qui en reportait l'âge à 62 ans ( 65 en Allemagne ) , les hordes syndicales de la gauche déferlèrent dans les rues pendant des semaines.

En France les socialistes ont imposé la semaine des trente cinq heures payées 39. Et les Verts, alliés choyés des socialos ont été jusqu'à parler d'une semaine des 22 heures. ( !!! ).

Et il y a des gens pour prendre au sérieux ce bateleur de foire ?!

Comment s'en sortir? En faisant payer les « riches », ( et la richesse pour M. Hollande commence, il l'a dit, à 4000 euros par mois ! ) c'est-à-dire en s'attaquant au seul secteur encore fécond et producteur en France. Chapeau! Vraiment chapeau M. Hollande.

Tout de même, il faudra bien financer le projet socialiste ( qui va à l'encontre, pourtant, de toute économie budgétaire ) .

Comment François s'y prendra-t-il pour y parvenir. Mais par la croissance, évidemment. Mais celle-ci se décrète-t-elle? Suffirait-il d'un décret hollandiste pour créer de la croissance?

Cela paraît hautement improbable. Sauf, naturellement pour la pensée magique, dont François est, certes, un adepte fervent.

La politicienne de chez nous qui a parlé à son propos de « politique des sirènes », pour une fois a bien parlé.

Ulysse-et-les-Sirenes.jpg ( Ce Guadeloupéen s'est fait attacher au mât de son navire, pour résister à l'appel maléfique des sirènes socialistes )


 

( II ) Ah! Non, François Hollande n'est pas métis.

 

A la TV François n'en a pas eu le temps. Il n'a pas pu placer son petit couplet de ce matin dans France-Antilles sur le métissage salvateur. A moins que Victorin Lurel, qui n'est point sot, lui ait déconseillé cette petite pointe démagogique.

Ah! la démagogie! En période électorale, elle dérègle passablement bien des horloges politiciennes, transformées en DSK au bois de Boulogne, à la différence qu'ici les proies sont des deux sexes,  bien plus nombreuses, et qu'il faut pouvoir assumer.

« La République métissée qu’est aujourd’hui la France, nous a donc dit M. Hollande, a beaucoup à apprendre des Outre-mer, pour s’assumer en tant que telle ».

"Halte! Arrêtez vous. N'en jetez plus de grâce"! comme diraient les précieuses ridicules.

Car enfin, la France est métissée, depuis longtemps, et c'est même une de ses particularités marquantes par comparaison avec la plupart de ses voisins européens.

Et le métissage de peau, en cours depuis un siècle n'est qu'un avatar secondaire par rapport au métissage vrai. Montaigne le désignait en parlant de la nécessité «  de limer sa cervelle contre celle d'autrui » pour devenir plus futé, et plus ouvert, plus dynamique et plus fécond. Ce qu'a été la France, et même l'Europe.

La France n'a pas d'unité ethnique depuis deux mille ans. S'y sont croisés les cultures et les peuples les plus divers. Aux Gaulois, déjà hétérogènes, se sont ajoutés des Burgondes et des Wisigoths, des Romains, des Grecs et des Levantins, des Huns, même, qui parcouraient nos villes et nos campagnes au galop de leurs chevaux, et qui... en descendaient quelquefois! etc.

Et si nous avons fécondé l'Afrique, l'Asie et les Amériques, nous en avons aussi ramené des choses, beaucoup de choses qui ne se limitent pas à la syphilis.

Et puis, surtout, l' analyse du mot « métis »est instructive.

Elle nous renvoie à la Grèce ( notre mère à tous, oui à tous ) et à sa mythologie.

« Métis », en effet, fut l'une des maîtresse du grand dieu Zeus. Elle était le symbole même de l'intelligence et de la ruse, et elle enfanta rien moins qu'Athéna ( la Minerve des Latins ), déesse de la sagesse, des arts et de la ruse.

Voici le vrai métissage qui n'est pas d'abord le mélange, devenu si banal, des couleurs, - lequel n'engendre pas nécessairement, l'expérience le rappelle tous les jours, l'intelligence et la droiture, -  mais la composition. Composition ( comme les grands peintres qui ne mélangent pas les couleurs en une flou obscène- ou alors il s'agit « d'art contemporain »! ) de valeurs et qualités intellectuelles et morales, qui engendre la civilisation.

Voici, mon cher Françou, ce qui me fait dire que vous n'êtes pas métis, épidermiquement, certes ( du moins en apparence, car nous, aux Antilles, sur ce point, nous sommes sagaces et prudents ) , mais surtout sur le plan spirituel. Et, en un sens, mais qui n'était pas celui évoqué par le petit candidat en maraude que vous êtes, vous avez bien besoin d'un petit métissage,  de "Métis", de ses règles et de sa méthode, de son art de la composition, de ses artifices, de son goût de la mesure et de la vérité.

 

Edouard Boulogne. 

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