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Publié par Edouard Boulogne

Restaurant_Laurent_-_Champs_Elysees_-_Paris-copie-1.JPG ( Restaurant Laurent à Paris, sur les Champs Elysées. Une cantine pour François Hollande ). 

 

Si certains de ceux qui me connaissent s'étonnent, que sans être devenu « sarkoziste », je me mette à rompre, parfois, certaines lances pour l'actuel locataire de l'Elysée, ils ont tort. J'ai toujours eu le sens de la justice. Et dans l'idée de justice, il y a celle de proportion, de proportionnalité. Or les critiques à l'encontre des candidats, ne sont ni proportionnées, ni de même nature.

Que l'on critique Sarkozy sur son programme, point par point. Que l'on en fasse autant pour les autres candidats. Sans passions, sans insultes. Oui! très bien! pourquoi pas. Pour François autant que pour Nicolas. Mais ce n'est pas ainsi que les choses se passent.

La campagne Hollande, celle de Bayrou, celle de Marine Le Pen, celle de Mélanchon, celle de Villepin sont des campagnes d'insultes violentes, d'attaques sur la personne, et jusque sur les caractéristiques physiques de l'unique objet de leur ressentiment. Sarkozy serait un nain, il serait secoué de tics. Ce serait un parvenu, et son côté bling, bling, en porterait la marque indélébile.

Certes il y a eu l'épisode du Fouquet's. Certes, il y a eu l'incident du « casses-toi, pauv con! ». J'en fus extrêmement agacé, à l'époque, et les archives du scrutateur, accessibles à tous, en témoignent.

Mais quoi! Nous sommes en démocratie. Le temps des rois de France s'éloigne. A cette époque, les fils de roi, et une élite traditionnelle étaient préparés dès la naissance quasiment, à assumer le gouvernement, et la représentation de la nation.

Bon ou/et mauvais ce temps est passé. De temps à autre nous avons eu des résurgences. Charles de Gaulle, par exemple, typique représentant, en nos temps démocratiques, de l'esprit de dépassement et du respect de soi.

Il y eut Pompidou. Ce dernier ne fut «  que » ( si j'ose dire ) fils d'instituteur, et petit fils de paysan. En deux générations il franchit les magiques étapes. Mais dans les années de sa formation, l'ambition était de s'élever, de s'assimiler à ce qu'il y avait de plus grand, et de plus cultivé.

On a l'habitude de se moquer de M. Jourdain, le Bourgeois gentilhomme de Molière, et de le ridiculiser pour cause de singeries des éléments socialement supérieurs.

Mais cet état d'esprit est la condition de la circulation des élites, de l'ascension sociale, de toute ascension sociale.

Sans grand père paysan, admirateur un peu flagorneur peut-être du notable du coin, pas de Georges Pompidou. « San gran-papa bitasyon ka palé bel fwancé, èvè dé twa coud'roch, mais ki vlé ti moune a li ay lékol pou parlé et viv con missié et man intel », pas de président de région ( sensé ou non, ça c'est une autre histoire ), pas de prix Goncourt martiniquais, ou Carbet guadeloupéen.

Au fond, il y a chez Nicolas Sarkozy, quelque chose de très moderne. Il parle et agit ( mais il est intelligent et déjà corrige ces défauts qui cohabitent avec d'évidentes qualités) comme on apprend à agir aux enfants d'aujourd'hui, depuis mai 68.

Ce qu'il y a de surprenant c'est que lui reprochent son côté bling-bling, et autres défauts, les petits marquis, le plus souvent de gauche, d'une gauche riche, bourgeoise, ( au sens de ce mot chez chez Flaubert : «  j'appelle bourgeois, ce qui pense bassement » ), et qui se comporte comme le grand révolutionnaire Mirabeau, au sortir de la convention Nationale où il avait parlé de la suppression des privilèges. Comme son cocher lui ouvrait la porte de son carrosse en lui disant, « entrez! Citoyen Mirabeau, l'autre lui répondit « M. Le marquis, je vous prie ». Chaque chose à sa place, n'est-ce pas!

Rien ne change apparemment. La critique du bling-bling sarkozien est une critique qui émane de gens qui méprisent le peuple, ces Strauss-Khan, ces Fabius, ces Royal, ces Villepin, ces Pierre Bergé.

Je ne fais pas ici, et maintenant de la propagande. Je souligne les contradictions de nos petits marquis socialistes ( et bourgeois ). Je souligne aussi, la mainmise presque totale de ces gens-là sur les médias ( qu'ils prétendent pourtant soumis à Sarkozy ). Un exemple? Parmi dix mille?

Le voici. Vous avez tous entendu parler du fameux Fouquet's. Mais le Laurent ça vous dit quelque chose? A moi non plus jusqu'à hier.

Et pourtant cela existe, sur les Champs Elysées. Lisez donc :

Edouard Boulogne. 

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paris-restaurant-laurent-13633.jpg  ( Une des salles à manger de la cantine à François ). 

Le "LAURENT", c'est autre chose que le FOUQUET'S à tous points de vue ... Qualité et surtout..... prix !  En bref Restaurant de haute gastronomie 
Pour plus de précision, cela se passait le 14 février 2012
 
HOLLANDE LE CACHOTIER...

"François Hollande et Bernard Henri-Lévy se sont retrouvés cette semaine pour un déjeuner en tête à tête au très bling-bling Restaurant Laurent.
Selon Le Parisien, c'est Pierre Bergé qui aurait réuni les deux hommes afin de "réchauffer" leur relation.
On se souvient que le philosophe était proche de Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle.
L’occasion sans doute d’évoquer ce brave « peuple de gauche » à l’une des tables les plus chères de Paris, et qui sait peut-être « ré-enchanter le rêve français » autour de la célèbre entrée « Truffes noires et salade de mâche, toasts "melba" » du chef… pour la modique somme de 140 euros l'entrée.
François Hollande l’assure : il « n’aime pas les riches ».
Pas de quoi l’empêcher d’organiser ses mondanités dans l’un des restaurants les plus chics… et les plus chers de la capitale.
Si la rencontre devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le cœur d’un BHL emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy, elle aura surtout mis en évidence un certain éloignement de François Hollande avec le quotidien des Français.
Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des représentants les plus emblématiques de l’intelligentsia germanopratine ?( Germanopratin : relatif au quartier et à l'esprit de Saint Germain des Prés. Note du scrutateur ).
Mais que peut bien penser le peuple de gauche à la lecture du menu du restaurant Laurent ?
Les « Truffes noires et salade de mâche, toasts "melba" » à 140 euros ne constituent en effet qu’une entrée.
François Hollande et BHL ont ensuite pu déguster un petit carré d’agneau pour 92 euros avant de terminer sur une note sucrée avec un ananas rôti pour la bagatelle de 30 euros.
On n'ose imaginer les prix figurant sur la carte des vins...
Si vous êtes surpris du silence des médias sur ce déjeuner de riches, si vous avez l’impression que les journalistes tolèrent très bien les débauches d’argent quand elles sont à gauche, et si vous êtes offusqué de la façon dont le repas au Fouquet’s de Nicolas Sarkozy a été monté en mayonnaise, mais celui de François Hollande occulté, vous n’avez encore rien vu. 
Attendez que François Hollande soit élu.
Le candidat François Hollande vient de démontrer (comme l'autre François et sa vie cachée) qu'il peut compter sur la servilité des journalistes pour couvrir tous ses excès."
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