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Publié par Edouard Boulogne

Quelques aperçus lumineux, par l'iFRAP, sur les causes de la dette publique française, monstrueuse, et qui va en s'aggravant. Le gouvernement actuel est au premier rang des fautifs, mais il n'est pas le seul.

Lisons, et ce que nous pouvons faire pour aider ceux qui luttent contre la maladie, avec talent et courage, Faisons-le.

 

Le Scrutateur.

 






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26 septembre 2013.

 

A quand la BAISSE sur la dépense ?

 

Cher Ami,

 

Après avoir pratiqué le matraquage fiscal, le gouvernement commence juste à comprendre que dégoûter les entrepreneurs n'arrive qu'à un seul résultat dont l'équation est imparable : le chômage.

Toute notre fiscalité est votée pour boucher les trous alors qu'elle devrait être pensée au service des entrepreneurs et des entreprises sans lesquels il n'y a pas d'embauché, pas de croissance et pas de recette fiscale.

La pause fiscale annoncée n'est qu'un leurre, ce qu'il faut, ce sont des engagements de baisse réelle des dépenses sans lesquels les impôts, taxes et cotisations continueront indéfiniment d'augmenter.

Cherchez l'erreur : nos députés commencent par voter les dépenses pour ensuite voter les recettes. Quelle est la logique ? Les Suédois par exemple votent toujours les recettes avant les dépenses. C'est mieux dans cet ordre, cela permet de vérifier que le gouvernement et ses administrations dépenseront ce qu'ils peuvent dépenser et non pas plus... Cela a aussi, accessoirement, permis à la Suède de passer de 74% à 38% de dette par rapport au PIB.

Combien de nos élus sont réellement conscients de leur responsabilité dans la situation économique de la France, du déficit, de la dette et du chômage ? Combien y pensent la nuit ? Combien savent que si les taux d'emprunt à 10 ans augmentent d'un point cela coûtera à terme tous les ans 2 milliards d'euros de plus puis 4 puis 6... ?

Au lieu de se retrousser les manches pour baisser les dépenses publiques, le gouvernement continue d'endormir en affichant des baisses de dépenses qui n'existent pas. Sur les 9 milliards d'économies annoncés pour 2014, la Fondation iFRAP pourra bientôt prouver qu'environ 2 milliards sont fictifs. La vérité ? En 2014, la dépense publique globale française va continuer d'augmenter, passant de 1.149 milliards à 1.154 milliards d'euros environ.

Pourquoi les Français acceptent-t-ils de surpayer ses services publics ? Parce qu'ils ne le savent pas! Parce que tout est bien ficelé pour que les informations sur les vrais prix des services publics n'arrivent pas aux citoyens.

 

En tant que sentinelle de la démocratie, la Fondation iFRAP fera connaître encore et encore les faits et chiffres suivants :

Nous surpayons les actes hospitaliers de 22% (7 milliards - source : Cour des comptes)

Nous surpayons l'école publique de 20 milliards d'euros par an par rapport aux écoles privées sous contrat et de 30 milliards par rapport à l'Allemagne ou la Grande-Bretagne

Nous surpayons les doublons locaux (plus de 36.000 communes...)

Nous surpayons les organismes de redistribution des aides sociales de 6 milliards d'euros par an (1,46% du PIB soit 33 milliards d'euros par an quand nos partenaires de l'Union européenne sont à 0,88%).

Nous surpayons les crèches publiques (de 10%)

Nous surpayons avec nos impôts les retraites des agents publics (10,5 milliards d'euros par an)

Nous surpayons nos agents publics (700 000 agents de plus que dans les pays de l'Union Européenne - 18 milliards d'euros de coût supplémentaire par an -).

Tous ces chiffres, vous avez dû les retrouver dans la presse, car chaque étude de la Fondation iFRAP est désormais reprise par tous les médias : Le Point, Paris-Match, Les Echos, Le Monde, Le Figaro... Il ne se passe pas une semaine sans que l'on parle de nos études.

L'iFRAP est la seule Fondation à avoir chiffré les économies que nous pourrions faire en faisant converger les systèmes de retraite public et privé (mode de calcul, réversion, majoration pour enfants, catégories actives...) : plus de 10 milliards d'euros d'économies sont possibles en 2020, la moitié du déficit de l'ensemble de régimes de retraites, et nous l'avons dit sur toutes les antennes (Europe 1, Arte, France 2, LCI, TF1...) et dans le journal Les Echos.

Depuis janvier 2013, la Fondation a été présente dans les médias à plus de 240 reprises. Soit une fois par jour ! Il y a encore peu, notre objectif était de 3 fois par semaine, nous l'avons largement dépassé et ce grâce à votre soutien et votre confiance sans faille.

Car la Fondation iFRAP c'est aussi une histoire de confiance, une équipe à Paris mais aussi une communauté à travers toute la France. Au quotidien, vous nous portez dans notre travail, soyez en remerciés. Merci aussi à tous ceux qui nous écrivent, envoient des témoignages et exemples concrets qui sont pour nous des sources d'inspiration quotidiennes.

Pour tout vous dire, il y a des jours où nous nous demandons où trouver l'énergie pour continuer face à la démagogie qui monte et au manque de courage de ceux qui devraient agir. Mais, chaque fois que nous nous retrouvons confrontés à ceux qui rêveraient que la Fondation iFRAP ne soit pas ou plus dans leurs pattes, cela nous redonne envie de faire entendre encore plus fort notre petite voix dissonante.

 

Quand on voit que, malgré toutes les augmentations d'impôts, l'objectif de 4% de déficit par rapport au PIB ne sera pas respecté en 2013, on se dit que nos intuitions ne sont pas éloignées de la réalité et que nous finirons par faire passer nos mesures. Alors, nous sommes plus que jamais mobilisés.

Pour que la France puisse faire fructifier ses talents, il va falloir trouver autre chose que des économies bidon et des emplois aidés tout aussi bidon, et arrêter de cultiver la passion française des doublons et du gâchis. Car les trous dans les recettes publiques sont bien réels et le désarroi de nos familles et de nos entrepreneurs aussi.

Nous irons dans les mois qui viennent au cœur du débat, nous ne nous cachons pas derrière le papier de nos études : la Fondation sera présente à l'Assemblée des maires de France et à l'Assemblée des départements de France pour expliquer qu'il sera nécessaire de fusionner communes et intercommunalités.

Cela ne sera pas facile, nous aurons des salles souvent hostiles mais nous irons porter nos propositions au cœur du système public. Vous pouvez nous faire confiance.

Notre conviction est aussi que c'est l'Opinion publique et donc la Société civile qui fera pression sur les politiques, alors nous avons un nouvel objectif : que dans chaque famille au moins une personne connaisse la Fondation iFRAP et ses analyses. Aidez nous à faire passer le message, n'hésitez pas à nous demander de la documentation pour la distribuer autour de vous.

Le travail de la Fondation iFRAP ne fait que commencer.

Je compte sur vous pour continuer à nous soutenir généreusement.

Votre dévouée

 

 

Agnès Verdier-Molinié 

 

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