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Publié par Edouard Boulogne

moutonsdepanurge.jpg

 

Un lecteur m'envoie ce papier sur les « moutons de Panurge », suivi d'une courte et intéressante remarque personnelle.

 

 

« Les moutons de Panurge »

 

Se comporter comme des moutons de Panurge, c'est faire la même chose que les autres,

suivre une mode, se conformer à une idée dominante, en éliminant tout sens critique.

Dans un troupeau de moutons, lorsque la tête du troupeau change de direction, les autres

suivent 'bêtement'.

Au point que, lorsque des éléments paniqués par un quelconque prédateur, se dirigent vers

un ravin ou une falaise, les autres suivent et tout le troupeau 'se suicide' sans qu'un seul se

pose la question de savoir s'il fait bien de se jeter dans le vide, comme les autres (notez bien

que, vu leur état, personne n'est allé ensuite leur demander pourquoi ils avaient agi aussi

stupidement. Et puis peut-être qu'entre se faire croquer par le loup et s'offrir une courte mais

sympathique chute libre, leur choix était vite fait. Allez donc savoir...).

Panurge est un héros de Rabelais qui, pour se venger d'une altercation avec le propriétaire

d'un troupeau, a proposé de lui en acheter le chef, la plus belle bête, alors qu'ils étaient

ensemble sur un bateau pour une traversée.

Une fois l'animal payé, Panurge l'a jeté à l'eau.

Bien entendu, les autres moutons, d'eux-mêmes, l'ont immédiatement suivi et tous se sont

noyés.

 

*********************************************************************************************

 

Cette expression m’est venue au cours d’une discussion avec un homme d’un âge certain

qui me faisait part de sa satisfaction de voir arriver la gauche au pouvoir en me précisant

qu’il a toujours été un homme de gauche. Il vote toujours pour la gauche.

Alors je lui demande de me préciser ce qu’est un homme de gauche ? Après une hésitation

panique il me dit « c’est prendre des décisions dans l’intérêt des pauvres ».

Je répondis que c’est plutôt « utiliser le peuple pour son intérêt personnel ». C’est

cela la gauche.

Finalement je lui dis que son raisonnement me fait penser aux moutons de panurge tant qu’il

était enfermé dans sa posture sans aucun sens critique à l’endroit des hommes politiques de

gauche. Cette expression « les moutons de panurge » me semble correspondre à l’attitude

de ces hommes.

Harry OLIVIER

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Carène 08/06/2012 02:27


Il m'arrive parfois de regretter de ne pas être un mouton... Que ce doit être reposant et confortable de rester dans ses certitudes plutot que de confronter ses idées à la "réalité" pour les
confirmer, les ajuster voire les infirmer ?!


Ce qui est le plus désespérant, c'est que notre sort à tous repose aussi bien sur les gens dotés de sens critiques que sur les moutons de panurges... en conséquence, même lorsque l'on ne veut pas
suivre le troupeau, on se retrouve bien malgré nous entrainés dans le vide... le vide intellectuel et moral, le néant quoi !