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Publié par Edouard Boulogne

 

Encore des clochers! Pour compléter Philipp. .

 

Cet article est une réponse à un article du chroniquer de tatun Info, que l"on peut lire en cliquant sur ce lien :

http://tatun.unblog.fr/2009/12/12/a-propos-des-clochers/ 


Minarets-Istanbul.jpg



Mon cher Philipp,



Le journaliste que vous êtes, me semble contenir aussi un enseignant et même, peut-être un philosophe contrarié, un peu rentré, mais dont le penchant tend de plus en plus à se faire jour, à s'affirmer.

Beaucoup de gens se disent philosophes, bien qu'il y en ait beaucoup moins qu'ils ne croient, si le propre d'un philosophe est l'humilité devant la réalité, notamment historique, tellement diverse, si complexe, qu'elle donne à celui qui la contemple, s'il est intelligent, le sentiment de son insignifiance personnelle.

Socrate qui n'était pas le dernier d'entre eux dans l'ordre de la grandeur intellectuelle, concluait souvent ses dialogues avec de prétendus tenants du savoir, - et après leur avoir démontré l'illusion des « certitudes » auxquelles ils s'étaient tenus jusqu'alors, - par cette phrase paradoxale : « je n'en sais pas plus que vous sur l'essence de ce qui nous a retenu aujourd'hui. Mais au moins, je sais que je ne sais pas ».

Et cette humilité est une grande force, une grande vertu. Car il vaut mieux savoir qu'on ne sait pas que croire qu'on sait. L'inconscience de notre ignorance engendre souvent le fanatisme, ce redoutable ennemi de la vérité...et de la charité.

Je crois discerner dans vos écrits les plus fougueux ( mais peut-être me trompé-je?) la conscience de la relativité des choses, surtout dans le domaine de la politique, mais aussi de ce qui touche au phénomène religieux.

Les philosophes ont aussi le goût de la dialectique, de cet art de faire (ou du moins de le tenter ) le tour des questions, de les tourner, et retourner, en divers sens, pour éviter de succomber trop vite au mirage d'une vérité qui ne serait au fond que le baptême trop hâtif d'un préjugé ou d'une illusion.

Les professeurs qui tentent, s'ils sont de bons maîtres, d'enseigner la philosophie à de jeunes esprits, sont moins préocuppés de convaincre ceux-ci d'adopter leur propres convictions, que de leur apprendre à penser par eux-mêmes en scrutant les valeurs en cours, les idoles du forum, les idées à la mode, en les envisageant sous divers angles contraires, pour se désengluer des apparences, des conformismes, et dans les domaines politique, moral ou religieux, du politiquement correct, du moralement et du religieusement correct. Ils se font souvent, selon la formule consacrée, les avocats du Diable!

D'où la méthode fameuse du « thèse- antithèse- synthèse », qui tombe pourtant au faux, - si l'on s'y abandonne sans humour, ironie, et intelligence, comme tout ce qui est mécanique, - dans un univers, qui peut-être, en son fond l'est moins que l'on croit.

Ainsi procéda, mais il est loin d'être le seul, le grand théologien et philosophe Saint Thomas d'Aquin dans cet ouvrage plus célèbre que connu la Somme théologique.

Dans cette Somme Thomas aborde un nombre considérable de questions considérées comme importantes, et les examine selon la méthode évoquée ci-dessus :

1)« Ad primum.. »: c'est-à-dire « d'abord, on dit que.. »: énoncé de la thèse, celle du sens commun, ou celle admise par la communauté des philosophes et des théologiens.

2)« Sed contra», c'est-à-dire « Mais encore, par contre » : Exposé critique, honnête et rigoureux des idées qui, émises par d'autres penseurs, contredisent la thèse.

3) »Respondeo », c'est-à-dire « En conclusion » je répond, où notre auteur s'efforce, de discerner, rationnellement, et personnellement, parmi les thèses en présence et opposées, celle qui paraissent vraies, ou du moins vraisemblables.

Sur la question des clochers et des minarets, il me semble, toutes choses égales bien entendu (mais peut-être me trompé-je?) que vous tendez à appliquer cette méthode.

Vous évoquez d'abord le texte de Cyrano « Pourquoi suis-je Français? » que j'ai publié sur mon Scrutateur. Vous le présentez comme une thèse acceptable à votre interlocuteur Le Tigre (que de pseudo, mon Dieu, dans le débat quotidien, mon cher ..Philipp!).

Mais, par la suite, et c'est de bonne méthode (sed contra), vous lui opposez les arguments ( de beaucoup de gens, sinon de vous) de la critique, réservant pour un autre article, sans doute, les éléments d'une reprise plus synthétique, et plus difficile, du discernement, dans tout le bazar que vous avez mis en lumière, de ce qui mérite, peut-être, et, à vos yeux, d'être admis par la raison, ou au moins d'être cru avec vraisemblance.

Manque à votre article, après l'exposé, un peu brouillon quand même, des lieux communs anti occidentaux, et anti chrétiens, qui courent les rédactions du « corretness », l'exposé de la synthèse, de votre effort personnel de discernement, dans un esprit de vérité, et de justice. Vous nous le réservez sans doute pour une autre fois.

C'est pourquoi je voudrais, puisque vous appelez à l'échange et au dialogue, proposer à votre attention, avec une humilité non feinte, quelques remarques à ce sujet.

Je parle d'humilité, et je ne mens pas, tant les affirmations de votre texte, - dans lequel je crois voir plus les éléments d'une antithèse aux idées de Cyrano, selon l'esprit du monde actuel, pour parler un peu pédant de la « doxa » dominante, que l'expression de votre pensée personnelle, ( la doxa est un terme grec qui désigne l'opinion , ce qui affirme sans preuves, ni argumentation, et dont la force pricipale réside dans le nombre de ceux qui affirment, répètent, et clament, à grands renforts de coups de trompettes dans l'antiquité, et d'émissions télévisées aujourd'hui), tant, donc les affirmations de votre texte , posent de difficiles et redoutables problèmes, difficilement résolubles en quelques pages d'un articles sur un site internet.

Tout cela n'est pas inutile, pensez-vous sans doute, pour déniaiser, si besoin est, ceux qui comme Cyrano, (et comme moi qui trouvent que dans son texte, tout n'est pas à rejeter, d'un mouvement de plume, sans examen approfondi) s 'inquiètent du tour que prend le « vivre ensemble » dans la France d'aujourd'hui, fort secouée par un certain nombre de nouveaux arrivants (mais pourquoi s'acharnent-ils à vouloir vivre à tout prix dans un pays, si xénophobe, raciste, et plein de lui-même?) et par certains de ses enfants de vieille extrace, grands adolescents, très souvent pas encore totalement libérés de leur période de contestation oedipienne (nécessaire, mais agacante comme en témoigneront tous les parents ou éducateurs qui jouent leur rôle, et répugnent à la démagogie, et à l'idéologie paresseuse et irresponsable du laisser faire).

Mes remarques, qui vont suivre, n'ont aucune prétention à résoudre de si complexes et nombreuses questions, mais seulement d'en montrer, justement, la complexité, et l'imprudence qu'il y aurait pour un esprit féru de justice, et de vérité, à gober sans résistance les « croyances du jour », à les penser « très fortes », « très profondes » comme le disent, paresseusement, ceux qui confondent « affirmer » et « démontrer », et à contribuer, avec vous sûrement, à cette troisième partie de la méthode de recherche, celle de l'arbitrage, et du discernement du vrai.


Permettez moi, pour éviter un ennuyeux et constant renvoi linéaire à votre texte de le résumer, pour l'essentiel, en espérant ne pas trahir la pensée que vous avez voulu opposer (question de méthode) à la supposée suffisance occidentale ( Cyrano).


  1. Le débat sur l'identité française, c'est du pipeau, artifice de politiciens en période électorale, et qui ne peut que faire prendre les étrangers, et d'abord les musulmans, comme boucs émissaires.

  2. L'occident, et notamment la France, après le vote des Suisses sur la question des minarets, s'émeut de ce qu'il perçoit comme une agression contre sa culture, en oubliant ses propres et inqualifiables abus, quand au temps d'un colonialisme « effréné » « capitaliste et catholique » (sic!), il installait ses clochers en Afrique du nord ou sur tant de places africaines qui n'en avaient que faire « baignant (je cite) dans leurs croyances et leurs cultes » ( sans doute respectables a priori ).

  3. Et, disent ces gens dont vous vous faites (question de méthode) le porte-parole, cela n'est pas si vieux : « les missions catholiques existent encore »!

  4. L'occident « est toujours prompt à juger l'Autre, mais à oublier ses propres erreurs ».

  5. Enfin, si tant d'immigrants débarquent chez nous, c'est que nous les avons trompés en leur faisant miroiter l'occident (par la TV, etc) comme un eldorado, tout brillant de paillettes, et que nous craignons, cela est sous entendu, qu'ils ne nous arrachent « à notre petit monde douillet, et injuste ».


Voici mon cher Philipp, il me semble, les principaux éléments du prêt à penser occidental d'aujourd'hui, que vous avez recensés, avec votre souffle, et votre élan habituel, quoique imparfaitement (car vous n'avez évoqué ni la pratique de l'insquisition, ni les croisades, ni tellement d'autres turpitudes dont nous serions coupables et dont nous devrions faire repentance).

Ce catalogue où l'on retrouve tant des thèmes favoris d'une certaine subversion antillaise séparatiste, que vous combattez ( et moi aussi) avec la fougue, et le talent que tout le monde vous reconnaît.

Vous allez sûrement bientôt, troisième mouvement du processus ( respondeo) , vous attacher à comparer la thèse et l'antithèse, et tâcher de juger avec justice, séparant le bon grain de l'ivraie, attribuant à chacun ce qui lui revient, de bon, et de moins bon.


Mais, y réfléchissant moi-même, je vous préviens que votre tâche sera difficile. Car comment en un article du site Tatun, examiner sous tous les angles, l'avalanche d'affirmations gratuites que vous avez recensées pour les proposer à notre sagacité.

La plupart traînent dans tous les articles de presse, dans le plus grand nombre de manuels scolaires depuis, non pas dix, vingt ni même cinquante ans, mais depuis deux cent, deux cent cinquante ans au moins.

Car l'occident, contrairement à ce qui est ressassé, n'est nullement toujours prêt à juger, et à déprécier l'Autre. L'une des caractéristiques de sa culture ( de son identité ouverte) est de se remettre en question en permanence, et de s'interroger sur l'Autre, souvent plus que ce dernier ne fait de lui-même. On pourra lire si l'on en a le temps et l'envie, le livre magistral de Jean-François Mattéi : « Le regard vide, essai sur la culture européenne », auquel j'ai consacré, récemment, une étude sur mon site Le Scrutateur. M. Mattei fait justice de cette accusation d'autisme européen.

La difficulté pour s'en convaincre, est que peu de gens sont décidés à consacrer les nombreuses heures qui s'imposent pour comprendre un tel livre. Nous sommes à l'époque, très matérialiste, comme le dites justement sur la fin de votre article, où l'on n'a pas le temps de lire, où l'on se nourrit de slogans tout faits et imposés par ceux qui disposent des grands rouages du conditionnement des gens, les médias, et même hélas trop souvent une école qui ne respecte plus sa vocation de vraie culture des esprits.

Mais, sans entrer dans trop de détails, pensons à Montaigne, ( XVIème siècle) ce grand témoin de la culture occidentale «  chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ». Ce ne me paraît pas être un brevet d'eurocentrisme impérialiste, même si, au temps de Montaigne, il existe, parallèlement, un début de colonialisme, et de capitalisme européen. Qui est parfait? Pas nous, et nous le savons, si bien, que nous ne cessons de nous le reprocher, sans doute très souvent avec excès, et non sans naïveté à l'égard de l'Autre, sorte d'abstrait idéalisé. Que l'on songe au mythe du bon sauvage, toujours non européen, qui joua un si grand rôle dans les bouleversement socio-politico-culturels des 18è et 19ème siècle, qui ne furent pas toujours très positifs.

Un autre des postulats non critiqués que vous recensez, est celui du rôle négatif du christianisme et d'un capitalisme que certains, ignorants, ou de mauvaise foi, associent comme s'ils étaient consubstantiels.

Or, rappelons, que la colonisation européenne, celle de l'Afrique en tout cas date seulement de la deuxième moitié du XIXème siècle (époque où sous l'influence européenne l'esclavage, au moins dans les textes et le principe, est aboli en Afrique par le colonisateur), et que le christianisme est un tout petit peu plus ancien en Afrique et, d'une manière générale, en Amérique, en Asie, que ce que l'on peut appeler l'expansion coloniale de type capitaliste.

Celui-ci est surtout du XIX è siècle, et si les missionnaires se glissent, alors, souvent dans son sillage, ce n'est pas pour en être l'auxiliaire, même si, sur la terre des hommes, il se produira parfois des collusions fâcheuses, que seules retiendront, aujourd'hui les « prêtres » d'une religion qui ne veut pas dire son nom, un certain laïcisme, foncièrement matérialiste, et violemment anticlérical ( querelles de clergés?!). Faut-il rappeler que les gouvernements français les plus « colonialistes » furent ceux de la gauche républicaine, et laïque dont Jules Ferry est un symbole, et que ces gouvernements, en Mauritanie, au Maroc, en Algérie, et ailleurs préférèrent -c'était l'époque de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en France- privilégier la religion musulmane par rapport aux missions chrétiennes, dans leur politique locale. Maintes histoires de la Colonisation, ou de l'Afrique le rappellent à l'envi, celle de Pierre Montagnon, par exemple. Mais encore une fois, qui va se taper cette somme de 450 pages? Toujours le même problème.

Notre culture actuelle est trop souvent faite de slogans, primitifs et grossiers.

Tout cela n'est pas très lointain, tout comme la colonisation n'est, à l'échelle de l'histoire, qu'un phénomème récent, flotant à la surface de nos vieilles cultures africaine, et européenne.

Et cela explique que les missions catholiques, mais aussi protestantes, disons chrétiennes existent encore. Et beaucoup d'Africains ne s'en plaignent pas. Citons parmi les plus célèbres Félix Houphouêt-Boigny, ou le grand Léopold Sedar-Senghor qui ont rendu des hommages appuyés au rôle du catholicisme en Afrique. Faudrait-il les traiter de « bounties » pour utiliser la terminologie, arrogante et méprisante des gens, aux antilles et ailleurs, que vous combattez si souvent avec tant d'éclat et de talent?

Je ne le crois pas évidemment.

Et puis enfin, cet autre postulat, si agréable aux paresseux, (et aux cultures décadentes) celui selon lequel toutes les cultures se valent, et comment l'occident a été prétentieux de vouloir « imposer » la sienne comme paradigme universel.

Ce postulat est relativiste. A chacun ses idées, sa culture, tout se vaut. Mais alors pourquoi se révolter contre la persistance des valeurs esclavagistes inviscérées dans certaines cultures africaines? Ainsi au Soudan. Pourquoi vouloir interdir la lapidation des femmes adultères dans les pays d'obédience musulmane stricte?

Il y aurait là encore tant à dire. Je me contenterai de citer le propos d'un excellent intellectuel contemporain Alain Finkielkraut dans son livre « La défaite de la pensée ». Il écrit : «  Existe-t-il une culture où l'on inflige aux délinquants des chatiments corporels, où la femme stérile est répudiée, et la femme adultère punie de mort, où le témoignage d'un homme vaut celui de deux femmes, où une soeur n'obtient que la moitié des droits de succession dévolus à son frère, où l'on pratique l'excision, où les mariages mixtes sont interdits et la polygamie organisée? L'amour du prochain ( selon cet « humanisme » relativiste ) commande expressément le respect de ces coutumes. Le serf doit pouvoir bénéficier du knout : ce serait mutiler son être, attenter à sa dignité d'homme, bref, faire preuve de racisme que de l'en priver. De peur de faire violence aux immigrés, on les confond avec la livrée que leur a taillée l'histoire. Pour leur permettre de vivre comme cela leur convient, on se refuse à les protéger contre les méfaits ou les abus éventuels de la tradition dont ils relèvent, etc ».

Voici, mon cher Philipp, quelques-unes des objections, que j'opposerai aux lieux communs délétères que vous avez collectionnés pour nous stimuler, nous vos lecteurs.

Et vous le voyez, ça marche. La pensée est en mouvement. Tout vaut mieux que la stagnation, l'absence de questionnement intellectuel, en particulier de la pensée dominante, qui n'est pas « pensée » comme elle le croit, mais saumure glauque et pétrifiante de toute vitalité intime de l'âme.

Bien évidemment, l'occident n'est pas sans péché, le christianisme n'a pas été toujours fidèle à son dépôt, à son kérygme, et son message s'en est trouvé trop souvent brouillé.

Nul chrétien ne peut en être surpris. Il sait pour l'avoir lu dans l'Evangile que « le juste lui-même péchera soixante dix-sept fois sept fois par jour ».

Il sait qu'il a commis des erreurs, et parfois durablement mélangé prédication ( au sens noble) et pouvoir politique, malgré la laïcité ( vraie) instituée par son fondateur « rendez à César, ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Il sait cela et se repend. Peut-être ceux qui veulent sa mort, et pas seulement les islamistes, jouent-ils un peu trop avec cette propension à la repentance, dans les milieux chrétiens et d'une manière générale dans les milieux occidentaux si profondément marqués par la religion chrétienne, même quand ils la renient.

Me trompé-je? Mais je crois voir en votre texte autre chose qu'une vulgaire attaque contre l'occident. C'est peut-être même le contraire. Il y a, en vous,je le crois (mais peut-être me trompé-je?) de la provocation à penser, à s'élever au dessus des préjugés, jusqu'à des pensées plus fondées.

C'est à cela que doit aboutir notre interpellation par vous. J'ai ouvert le feu (façon de parler car mon feu est très pacifique). Il est souhaitable que d'autres vous répondent, et m'écrivent aussi sur mon Scrutateur (www.lescrutateur.com) .

Il faut élever le niveau de culture, et de spiritualité.

Ce qui me paraît le plus redoutable, aujourd 'hui, pour nos valeurs d'occident, c'est moins l'Islam, que notre paresse, notre abandon à la vie facile (vous le dites très bien en fin d'article), notre méconnaissance la plus élémentaire de ce qu'a été, et qu'est le christianime.

Sur un site, je ne sais plus lequel, je lisais sous la plume d'un écrivain une critique un peu cavalière de toutes les spiritualités, y compris du boudhisme, pourtant habituellement assez bien accueilli en France en tant qu'il n'est pas chrétien.

Le Dalaï Lama n'était pas épargné. « Il n'est pas, disait l'auteur, aussi Saint Maritain que cela »!

J'avoue avoir sursauté et souri.

Sursauté, car Maritain est mort en 1973, et il n'a jamais été canonisé (Jacques Maritain est un célèbre philosophe chrétien né en 1882 et mort en 1973). Mais notre écrivain pensait sans doute au bon Samaritain de l'Evangile, cet habitant de la Samarie, pris comme modèle de la vraie charité, par le Christ.

Cette méprise n'est pas bien grave en soi. Elle dénote, quand même le degré d'oubli de sa culture où en est notre occident en 2009. Ce qui explique peut-être son malaise, et son incapacité à en sortir.

C'est cela Philipp, qui me fait penser qu'une retour sur notre être moral et culturel est utile, quelles que puissent être les motivations, éventuellement bassement électorales , qui pourraient en être au point de départ.

Pour le reste, l'importation massive et fort égoiste d'une main d'oeuve bon marché « taillable et corvéable à merci », ( un peu excessif tout de même) sous le patronage des Giscard et des chirac, et de bien d'autres, je donne raison assez volontiers à ceux dont vous vous êtes fait, sans doute par pédagogie, le porte parole.

En vous remerciant pour ce débat que vous avez instauré,


Edouard Boulogne.



 


 

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Chantal Etzol 21/12/2009 18:17



Permettez qu’une chrétienne «rétrograde et arriérée »bien que passionnée des sciences de la vie et de la terre, exprime le bonheur vécu récemment en assistant, dans une église de Guadeloupe,aux baptême et première communion d’enfants ou d’adolescents inscrits, avec persévérance depuis trois ans,dans une démarche de catéchuménat. Parmi plusieurs de ses élèves, un jeune homme discret et doux, manifestement heureux d’un tel évènement pour lui.


Et pour moi, un bonheur encore plus grand de savoir que sa maman,de tradition musulmane par naissance, avait accepté le choix de son fils et l’avait accompagné de son amour.


Si, autrefois nous sommes allés au monde musulman,dans 


des circonstances tragiques et qu’aujourd’hui ce monde vient  à nous, c’est peut-être pour que nous
poursuivions,dans la fidélité, la mission qui nous fut confiée par notre Seigneur, à travers les premiers apôtres :


«Enseignez toutes les nations ;
de tous les peuples, faites des disciples ».


Quoique les actes n’aient, trop souvent, pas été à la hauteur du message de l’Evangile, il est de tradition chrétienne de conserver l’essentiel des cultures humaines, tout en lui attribuant un sens nouveau.


La fête de Noël se déroule au solstice d’hiver dans l'hémisphè
-re nord, moment de l’année à partir duquel les jours devien-
nent à nouveau plus longs que les nuits ; C’est la fête du « soleil invaincu »des païens ; c’est
« Hannouka », la fête de la lumière de la tradition hébraïque ; le Christ est alors la Lumière qui revient sur le monde.


La fête de Pâques n’a pas lieu par hasard au moment de la Pâques juive, commémorant la libération de l’esclavage en Egypte. Le sang de l’agneau pascal qui sauve les hébreux du mal, est celui du Christ en croix qui guérit du péché et sauve de la mort.


Et la fête de la Pentecôte rappelant, cinquante jours après Pâques, le don de l’Esprit-Saint aux apôtres, est aussi celle où le peuple
hébreu se souvient du don de la Loi à Moïse.


Cette même démarche, de transformation plutôt que de des-
truction  («changez vos cœurs») se retrouve dans l’histoire de l’univers et de
notre petite terre. Des faits, observés dans la réalité concrète non contestable, mais seulement constatés par le terme d’ « évolution », acquièrent un sens pour l’Homme, dans celui d’ « accomplissement ». Il
évoque la réalisation d’un dessein initial, qui se manifeste à nous dans l’espace et le temps
immédiatement perceptibles à notre conscience, mais forcément limités par elle. 


Pour la pensée matérialiste, la matière est, par hasard et dans l’imprévision, l’origine de tout, y compris de l’Esprit …mais conduit au néant ; pour la pensée chrétienne,
l’Esprit est, dans


 l’unité, la source première et la fin de tout : par Lui, avec Lui et
en Lui.


En cette veille de Noël, les derniers vers de la « Ballade pour prier Notre-Dame » de François Villon exprimeront mieux que moi l’essence de notre foi :


             
« Vous portâtes, digne Vierge, Princesse, 


                 Jésus régnant qui n’a ni fin ni cesse.


                 Le Tout-Puissant, prenant notre faiblesse,


                 Laissa les cieux et nous vint secourir,


                 Offrit à mort sa très chère jeunesse ;


                 Notre Seigneur tel est,
tel le confesse :


                 En cette Foi  je veux vivre et
mourir. »


 


Et si prière devait être formulée à sa mè



Evelyne Tillerand 20/12/2009 17:20


Pwooo toutes ces réactions un peu coincées me font penser que c'est sur que lescatholiques sont un peu a la traine et je comprends pourquoi l'islam
 nous dévore
rien ne sert de nier la realité faut voir les choses en face. Le vatican est odieux avec ses propos ringard et dépssés pas trés chrétien finalement tout ce que je lis là*des réactions trés
réactionnaires qui explique pour les catholiques sont en pertent de vitesse Croire OK défenbdre certaines inepties NON !


Edouard Boulogne 21/12/2009 11:41


Grâce à vous le niveau va monter un peu. Merci infiniment.
LS


antoine Garrouste 20/12/2009 15:57


suis trés surpris de lire toutes ces réactions trés crispée de beaucoup d'internautes sur ce sujet. Faut-il pas trouver dans cette crispation le trés net recul du christianisme un peu partout.
est-il utile de nier les évidences ? est-ce chrétien que de ne pas vouloir faire son auto critique? et est-ce bien raisonnable de vouloir a tout prix faire de sa religion la meilleure ou la plus
importante; je n'ai pas lu de message vraiment chrétien dans les commentaires mais plutôt des blocages peu convaincant. comme le dit très bien Philipp vous confondez la Foi et l'Eglise. croire ne
justifie pas qu'on excuse tout et n'importe quoi. si vous etes croyant vous devriez être un peu plus tolérant et ouvert sur le monde car n'est-ce oas l'homme qui est au centre de ce débat
qu'importe son Dieu. en vous lisant on comprend pourquoi els religions sont les pires sources de dissension entre les hommes. le monde à l'envers en somme 


CH Ffrench 20/12/2009 14:38


Je publie moi-même ce commentaire qui m'a été envoyé par madame chantal Ffrench, et qui n'a pu passer par le canal normal  des commentaires, au moment où elle l' a expédié, à cause des
ennuis technique actuels dus à notre serveur.
Je rappelle que je souhaite que s'appaise la petite polémique qui s'est instauré entre Philipp et moi. Je l'ai initié parce que le débat est souhaitable, même entre personnes souvent proches, mais
qui peuvent diverger sur certains points.
Et que la polémique est un genre littéraire.
Mais nous devons éviter l'aigreur.
D'autre part, le racisme, hélas! n'est le monopole d'aucun camp.
Le Scrutateur ironise souvent (voir l'article Pourquoi je ne suis pas antiraciste" dans la catégorie "Racisme") sur les "professionnels de l'antiracisme", qui tel M. Confiant, accable l'un , mais
disculpe l'autre. Noter aussi les inquiétantes remarques de M.Confiant sur M.Petit, un antillais basané qui ose critiquer les inqualifiables propos de M.Cayol: "Vous les nègres domestiques,
etc)
Gardons notre calme, chers scrutateurs, mais aussi notre résolution.
E.Boulogne. 


A PROPOS DE MINARETS !!!


Je viens de lire sur tatun, l’article de Philipp. Pourquoi cette brusque rage contre l’église catholique ???


Et qui sommes-nous pour juger les Suisses ?


De plus, les minarets ne sont pas du tout dans l’esprit de l’architecture suisse !


Est-ce se montrer « intolérant », que d’oser fixer des limites à l’hospitalité ?


Je détesterai que les amis et la famille invités chez moi fassent l’inventaire de mes armoires, en me disant, que ceci ou cela ne leur convient pas ! A
coup sûr, je les mettrai à la porte…


En France des Algériens se promènent dans nos villes avec des tee-shirts, sur lesquels est dessinée la carte de France, colorée des couleurs et du croissant
islamique, de « leur drapeau ». Quand on méprise un pays et ses habitants à ce point ! Eh bien il faut retourner à la casbah !!!


Mais « les élites » laissent faire, et détournent les yeux.


Que dire des fossoyeurs de l’église Catholique ! Attaquée en permanence. Elle devient le bouc- émissaire de tous les maux de la terre. C’est d’autant
plus facile, qu’elle tend l’autre joue, et tout le monde en profite !


Pourtant elle travaille sans relâche pour le bien de l’humanité !


Oui, elle a battit des églises dans le monde entier ! (Que l’on détruit aujourd’hui à grand coup de pioche). Mais les curés, ne grimpent pas toutes les
heures dans les clochers pour faire sonner les cloches !!! De toutes les façons dans la France « laïque », il y a bien longtemps que les cloches se sont tues, (cela gênait les
dormeurs du dimanche).


Au contraire, les missionnaires (sanguinaires) que décrit Philipp, soignent, les gens, les alphabétisent, les aident financièrement, et nourrissent les
peuples affamés, et cela bien avant Coluche !


Le secours catholiques est la 2em association soutenue par nos compatriotes,


Après, vient le CCFD, la Fondation de l’abbé Pierre. (chiffres donnés par le Figaro du 5 décembre dernier).


Associations, toutes catholiques !


Je ne connais aucune association musulmane qui reçoit « tout le monde », il faut être MUSULMAN, pour profiter de leur
bonté !!!


Pourquoi, « les élites » ont-ils hontes de nos racines chrétiennes, et même de nos racines tout court ???





CH.FFRENCH































hello 17/12/2009 23:40


je réponds à monsieur Garrouste qui je pense s'adressait à moi pour lui dire que oui; mes cours d'histoire étaient superficiels caricaturaux et incomplets peut etre ai je eu moins de chance que lui
mais ce sont des personnes plus interessantes  que mes professeurs qui m'ont donné le gout de l'histoire en l'inserant dans des realités geographiques economiques politiques et philosophiques
bien plus riches et sans jugement orientés mais plutot comme une marche de l'humanité avec ses drames et ses victoires , qui rendait les hommes proches malgré les siecles et epoques
differentes , et la gloire de l'occident n'en était pas le message principal contrairement à ce qui est répété à l'envie
heureusement qu'il y a aussi le message de madame Etzol qui est plus intelligente que moi et exprime mieux que je ne pourrais le faire son sentiment
sur l'Eglise et l'interet de la foi
je Suis croyante , je n'ai pas honte de le dire , vous me croirez sans doute partisane  mais je ne vois pas ce que vous dites dans nos eglises
outre les repentances que peu d'autres religion à ma connaissance ont envisagé, j'y entends des appels constant à l'humilité , le concept de la dignité de l'homme quelque soit sa
couleur son origine son rang social son intelligence qu'il soit croyant ou non , le devoir de faire le bien chaque fois qu'on le peut , le challenge de voir en tout homme une dimension
plus grande que lui, et l'espérance de pouvoir se relever à chaque echec , chaque epreuve avec l'aide d'un Dieu qui est amour 
je crois cette approche de la vie digne de respect , elle ne s'adresse pas à des gens parfaits mais à des gens qui essayent de vivre soutenus par l'espérance d'un monde meilleur
je continue à penser que l''anticlericalisme n'est pas une vertu , sans vouloir vous offenser il faut quelquefois du courage pour simplement dire qu'on existe or de la pensée qui
domine  ,vous m'avez caricaturée c'est votre droit , je ne sais quelle expérience négative vous porte à me juger cela n'a pas d'importance , vous etes sans doute un idéaliste qui veut lui
aussi un monde meilleur ; vous voyez  nous avons un point en commun


castets 17/12/2009 10:10


Bonjour Mr Boulogne,

Pour répondre à l'angélisme ambiant...
Pour savoir de quoi il retourne pour le bien " vivre ensemble " j'invite quelques intervenants à prendre un peu de temps pour visionner les vidéos relatant les propos tenus devant la Commision de
l'Assemblée Nationale sur le  "voile intégral ", ( toutes tendances confondues, confessionnelles, politiques ou scientifiques).
Après ils pourront s'exprimer avec complaisance sur l'avenir en étant bien réveillé !!!
http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/voile-integral/index.asp


Chantal Etzol 16/12/2009 21:51


Il serait injuste et malhonnète d'user,voire d'abuser, de l'acte d'humilité exprimé par le "confiteor" (je confesse à Dieu) d'une Eglise inaccomplie, en préalable au sacrifice essentiel de la
Messe, pour l'empêcher de témoigner au monde d'un "Credo" (je crois en Dieu) catholique fondé en la personne du Christ. Et dont le message salvateur universel appelle l'adhésion de CHAQUE ETRE.
Si l'usage s'est développé, au nom de "l'Histoire", de contempler la vie des Hommes de très haut (peut-être de trop,et trop abstraitement), ce message demeure aujourd'hui source d'espérance, donc
d'action au sein d'une humanité imparfaite dans laquelle chacun a pu faire, personnellement, l'expérience du mal, donc de la souffrance,de la douleur.
Lorsque ni Science,ni Economie,ni Médecine,ni Histoire,ni nul domaine de la connaissance humaine ne peuvent fournir une réponse à trop d'absurdité...il reste encore et toujours le dépouillement de
la Croix et la lueur d'une Foi non "obsolète" pour que la vie s'accomplisse avec sens; et vers une destinée autre que le "pourissement du tombeau".
                                                                                                    
Chantal Etzol



antoine Garrouste 16/12/2009 04:09


L'Histoire est peut-être enseignée par des incultes (ce qui reste à démontrer) mais ce qui est surtout évident c'est que visiblement beaucoup d'occidentaux ont d'eux mêmes et de leurs "sociétés"
une vision particulièrement obsolète et figée. C'est peut-être pour cela que le même Occident a bien du mal à se positionner de façon intelligente.
Je suis d'accord avec Philipp lorsqu'il dit que de toute façon la solution ne sera pas dans un tragique protectionisme culturel et humain. En lisant certaines choses je m'aperçois de la difficulté
qu'ont certains à dépasser des stades primaires de l'analyse. "Moi bon Blanc Chrétien, monde dehors pas gentil, moi toujours raison". Je pensais que la Philosophie chrétienne avait un peu évolué je
vois que non visiblement. Autant dire que vous pourrez toujours tenir des propos comme ceux de Cyrano, avec si peu de capacités d'adaptation vous avez perdu d'avance. Des statues face à une
population en marche faut-il faire un dessin ? Il doit y avoir d'autres analyses plus réalistes, ressaissez-vous .


david Fedeau 15/12/2009 21:43


Je suis pas habitué à écrire sur les sites mais là je dois dire que je suis un peu déçu par votre long commentaire sur le texte de Philipp. je n'ai pas lu que ce monsieur commettait des lieux
communs et dire ça c'est pas à mon sens un bon plan pour lancer un débat ! De plus désolé mais je suis pas sûr que ce qu'il dit soit si banal que cela. la peur de l'occident est-elle bien là où
vous le prétendez ? pas certain ! De plus votre église fait elle ce qu'il faut en ce moment ? A vous lire je dirais non car refuser les idées des quelles sont pas comme on les veut est une
erreur.
Le capitalisme donc Nous a commis des erreurs et Philipp a raison de dire que maintenant on sait pas comment s'en sortir et pour moi c'est pas avec des débats sans buts que ça changera. Non je suis
pas trop d'accord avec vous ni avec les internautes qui pensent à tort que l'Occident a toujours raison. Nous ne sommes plus le centre du monde ;


Dissident 15/12/2009 13:32


Je fais remarquer à Phillipp que St Sophie était une église catholique avant de devenir une mosquée, que l'afrique du nord l'était aussi avant la conquete musulmane. Enfin qu'il se rappelle qu'on
ne tire pas de coups de roches sur les pieds de mangots qui ne portent pas. D'autre part le capitalisme a dégénéré dans la manipulation de masses financières inexistantes par des verreux qui
ont fait sauter l'économie de la planete entière c'est certain, neanmoins la planete entiere doit sa survie et sa liberté au capitalisme américain qui a su en quelques mois reconvertir toute son
economie qui était mercantile en economie de guerre contre les nazismes japonais et allemands, pendant la guerre on manquait de dentifrice aux USA mais pas d'avions de combats. Sans la capacité de
reaction des entreprises privées US après Pearl Harbour qui sait si on n'aurait pas parlé allemand à Gwada aujourd'hui meme.


hello 15/12/2009 09:57


Merci monsieur Boulogne pour votre commentaire aussi passionant que réconfortant , vous combattez les clichés avec intelligence et rendez justice à nos valeurs quotidiennement  condamnées par
la pensée unique qui est réductrice .
Qui prends le temps aujourd'hui de s'affranchir des jugements caricaturaux de nos médias? Qui sait encore que l'histoire est enseignée par des incultes?Qui connait le message
de l'Eglise? Qui cherche reellement la vérité ? Nous ne sommes chargés que de la culpabilité de notre civilisation jusqu'à perdre l'esperance , il n'est pas étonnant que notre pays
soit le plus grand consommateur d'anti depresseurs d' Europe .
Vous m'avez donné envie de retrouver de bonnes lectures et malheureusement aussi la conviction que c'est seul qu'on avance ; en tous les cas Merci pour ces
écrits que je conserve  


Antoine Garrouste 15/12/2009 02:32


Ah Mr Boulogne j'ai bien lu votre texte et je ne sais quoi en penser. Sur que vous avez des divergences religieuses avec Philipp mais de là à dire que sa vision  de l'occident et ses remarques
sont des lieu communs je ne vous suivrais pas sur ce sentier épineux car je ne suis pas sûr de penser comme vous
Les textes de ce mr sont faits pour être accessible par tous et je pense qu'il fait en sorte de simplifier ses propos.
Ses dernières remarques sur la façon étrange qu'on les occidentaux de juger le monde me paraissent pas si nulles que ça. Car comment concilier le monde de demain si chacun rejette la faute sur
l'autre ? bon allons tentez d'éviter de vous désunir car je crois que votre "duo" est important pour beaucoup. Mais il ne faut pas que l'un d'entre vous tente de prendre un certain pouvoir sur
l'autre
merci


Edouard Boulogne 15/12/2009 13:34


Cher lecteur, où voyez vous une désunion entre Philipp et moi.L 'expression d'un désaccord sur certains points, ne doit pas être assimilée à un début de guerre. Le débat est souhaité par
Philip qui honore souvent Le Scrutateur de ses articles interessant.
Mais un débat est un débat, bong sang§ Philipp, (ni moi) ne sommes des Staline, dont les discours étaient l'objet de chorales (d'approbation) unanimes et sans fausses notes.
Ensuite, relisez mon article, vous n'y lirez pas une approbation sans nuance de l'occident.
C'est même le contraire. Parmi les reproches que lui fais, dans son état actuel, il y a cette névrose du mea culpa permanent, pas seulement pour les fautes avérées mais à propos de tout et de
n'importe quoi.
Puis-je me permettre de vous renvoyer à l'article que j'ai fait sur "Un certain regard vide" de JF Mattéi, et au texte de Suzanne Sontag que j'y cite, hallucinant et typique de ce j'y dénonce.
Merci, cher lecteur, de l'attention que vous portez à nos textes , de Philipp et moi, convergeants souvent, divergeants parfois.
Où est le problème?

E.Boulogne