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Publié par Edouard Boulogne

En attendant Thermidor.

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Peu importent les faits (puisqu'ils se répéteront à l'infini dans de multiples contextes qui n'auront de commun que le modus operandi), c'est le principe qu'il faut retenir, au fur et à mesure que se scindent les notions de sport et de fair play, ou encore celles de notabilité et de respectabilité.

La France est tout simplement en train de devenir un pays de sauvages. 

C'est le fruit de la politique GMC (Giscard-Mitterrand-Chirac) qui, sur le plan culturel, n'a eu de cesse de combattre et un certain modus vivendi français et la relation de cause à effet en général. L'axe GMC a ramené, si l'on peut dire la République à ses origines (1792), c'est-à-dire le désordre dans un premier temps, puis la Terreur dans un deuxième, au son de leitmotive à la fois culturels et "institutionnels" parfois même accompagnés de bouffées délirantes. Ce n'est pas M. Sarkozy qui y changera quoi que ce soit, puisque l'esprit soixante-huitard est le socle de l'opportunisme polymorphe qui préside à ses choix certes tactiques, mais sans la moindre recherche du bien commun ou d'un quelconque intérêt national. Comment pourrait-il en être autrement, puisque MAI 68 fait tout simplement office de "Siècles des Lumières" dans la conversion de la V° République en Union des Réseaux Socialistes Subversifs, comme l'a voulu le Président Mitterrand, et comme l'a aussi voulu son successeur (qui s'était publiquement promis - alors que François-le-Fourbe avait cessé d'émettre - de "méditer son message", ce qu'il a fait au-delà de toute attente et probablement sans en comprendre un traître mot).

Au cours des 29 dernières années, on remarquera que plus la politique culturelle a été active, plus la délinquance s'est accrue, et plus la violence s'est installée comme une donnée quotidienne dans la vie des Français. Mourir roué de coups (par de soi-disant compatriotes, ou de soi-disant compères - lorsqu'il s'agit de "supporters"), tel est le risque désormais quotidien en France, au XXI° siècle, et jusque dans les quartiers que l'on qualifiait autrefois d'élégants. Simplement parce que les puissances d'influence et les potentats politiques s'obstinent dans la démagogie dont ils apprécient les vertus fertilisantes, et refusent d'admettre les relations de cause à effet. À terme, c'est plutôt déshonorant pour l'idée qu'on peut avoir de la France, et même de l'espèce humaine : cette dernière, peu à peu, encouragée par ceux qui s'en sont institués les maîtres (au moins à penser) s'efforce de se hisser à la hauteur de la condition animale, donnant raison à La Fontaine une fois de plus, un La Fontaine que l'on refuse d'enseigner aujourd'hui dans les écoles - au nom de la culture.

La Halde, comme jadis le guet, veille. Dans sa lutte "républicaine" contre les inégalités, elle a instauré une discrimination réparatrice, fidèle en cela à Rousseau, à Robespierre et à Saint-Just pour qui il ne saurait y avoir de liberté pour les ennemis de la liberté. Ainsi, il ne saurait y avoir d'égalité pour les ennemis de l'inégalité, et la Halde incarne la vieille plaisanterie orwellienne de citoyens plus égaux que d'autres, et ne ménage aucun effet pour parvenir à en faire une réalité tout ce qu'il y a de plus encadrée. La police de la pensée - rebaptisée police de la convivialité ou encore de la diversité - y travaille. Elle poursuit et fait châtier tous ceux qu'elle désigne comme cible, encouragé par des essaims de jobards drapés dans leur pureté, célèbrant la vertu qu'ils appellent de toutes leurs forces, cette vertu qu'avait déjà célébré en Robespierre d'autres jobards avant eux, ces beaux esprits qui avaient déjà perdu la tête avant que celle-ci ne roulât dans la sciure de bois comme ce fut assez souvent le cas. Ce genre de vertu, quand elle se fait démangeaison, a des appétits qu'elle contrôle mal...

Faudra-t-il attendre Thermidor, pour que la France retrouve le chemin de la France ?

En attendant, un homme de 37 ans est mort de connerie. De connerie - hélas ! - tout ce qu'il y a de plus banale. Et, la connerie étant devenue un motif de fierté en France - chez les politiques en tête - l'épidémie est loin d'être enrayée. Elle ne fait même que commencer. Observons qu'après les années de règne de "La Culture", voici venu le temps de "L'écologie". La transmission des leviers a eu lieu sans que les jobards s'en soient vraiment aperçus, car la mue a eu lieu sans heurts : la vertu a migré devant tout le monde, comme jadis les reine de France accouchaient en public, pour s'incarner pour prendre la forme de verts. 

Le vert tue, c'est bien connu, mais c'est cependant des verts que les jobards, égrainant leur chapelet républicain, attendent la libération, l'égalisation et la fraternisation, sans se douter, semble-t-il qu'il est de tradition, en France, que certains soient plus libres, plus égaux et plus frères que d'autres... 

 
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