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Publié par Edouard Boulogne

edwy-plenel1.jpg  (Moustache stalinienne, mais trotskyste, jusqu'au fond des tripes - expression mieux accordée que " jusqu'au fond de l'âme", tel est, derrière son petit sourire qui signifie : "bande d'enc... on va vous faire voir" -, tel est Edwy Plenel ). 

 


Plénel est une des vedettes de l'actualité française, du petit monde actif et dangereux du trotskysme Français. Sur le trotskysme le Scrutateur s'est déjà exprimé. Il suffit de chercher dans nos archives ( taper Trotsky dans l'onglet : Chercher un article ). Il le fera à nouveau très prochainement.

Léon Trotsky fut un des bras droits du sinistre Lénine dans la prise du pouvoir en Russie, en 1917. ( Sur Lénine le meilleur ouvrage demeure celui d'Hélène Carrère d'Encausse, intitulé Lénine, aux éditions Fayard ).

Il fut le théoricien de la « révolution permanente » que nous n'avons jamais cessé de subir depuis 1917.

S'il fut abattu comme un chien, d'un coup de piolet dans le crane par un agent de Staline, ce n'est pas pour avoir trahi la révolution, ce fut en tant qu'adversaire de Staline pour la direction de la révolution à Moscou.

Il avait pourtant donné des preuves de sa férocité en massacrant les ouvriers de Kronstadt. ( Trotsky : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trotsky#Violence_politique_et_th.C3.A9orisation_de_l.27usage_de_la_Terreur ).

 

Après son assassinat ses disciples continuèrent le projet révolutionnaire en créant la quatrième internationale, toujours à l'oeuvre, et notamment en France.

Besancenot, Arlette Lagillier, en sont les représentants officiels en France sur le plan politique. Ce ne sont pas les plus dangereux. Ceux-ci se regroupent plutôt chez les « intellectuels », ceux qui par un travail continuel de désinformation, et de subversion, s'attachent à faire la Révolution.

La Révolution n'est pas une vulgaire révolte contre des injustices, réelles ( qui servent alors de prétexte à des soulèvements populaires ) ou supposées ( "mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose", disait Voltaire, un connaisseur ).

Elle est le projet d'un bouleversement radical des sociétés, visant au contrôle radical de ces sociétés par un Etat totalitaire, dont les dirigeants, libérés de toute référence à un ordre transcendant ( comme la référence à un ordre de valeurs intangibles, par exemple le décalogue, les dix commandements transmis à Moïse ), organisent la vie en fonction de leurs idéologie, ou de leurs intérêts. Cf Totalitarisme : http://www.lescrutateur.com/article-25057101.html .

 

L'un de ces intellectuels trotskystes, en France est Edwy Plenel, l'actuel responsable du site Médiapart. Le travail de sape qu'il effectue actuellement, sous le prétexte d'une société plus juste ( Hitler, Staline, Mao Tsé Toung, prétendaient eux aussi travailler pour la justice ) plus éclairée, mieux informée séduit actuellement un certain nombre de candides, qui ne sont pas loin de le considérer comme un nouveau Christ.

C'est à ces « enfants » aveuglés, notamment par leur ignorance de l'histoire ( sauf celle qui nous est présentée sur des médias profondément infiltrés par ces militants d'un totalitarisme rouge, que s'adresse l'article qui va suivre, émanant de l'OJIM ( Observatoire des journalistes et de l'information médiatique ), récemment créé pour ouvrir les regards candides de jeunes éliacins vêtus de probité candide et de lin blanc.

Voici le portrait réel de leur Zorro.

 

Edouard Boulogne.

 

Edwy Plenel, Trotskyste un jour. Trotskyste toujours.

oJim-copie-1

 

http://www.ojim.fr/portraits/edwy-plenel/

 

« Le métissage, c’est une politique. Et, plus précisément, une politique de résistance »

« Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel ». Cette phrase de François Mitterrand, cité par Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur enquête La Face cachée du Monde, illustre tout le « mythe », qui s’est construit autour d’Edwy Plenel, construction à laquelle il a lui-même participé. Journaliste emblématique des années Mitterrand, mis sur écoute par l’Elysée dans l’affaire des Irlandais de Vincennes, Edwy Plenel est resté pendant dix ans le maître du Monde, avec Alain Minc et Jean-Marie Colombani. Bien qu’affaibli, en 2003, par les révélations de Pierre Péan et de Philippe Cohen, il a poursuivi sa carrière de redresseur de torts autoproclamé et de journaliste d’investigation aux méthodes contestées. Journaliste brillant pour les uns, revanchard militant peu soucieux de la vérité pour les autres, Edwy Plenel aura quoi qu’il en soit marqué le journalisme de ces trois dernières décennies.

Formation

Le seul diplôme d’Hervé-Edwy Plenel, son vrai nom, né en 1952, est son baccalauréat, ce dernier ayant refusé de se présenter aux examens d’entrée à l’IEP Paris.

Parcours professionnel

Edwy Plenel : Trotskyste un jour, trotskyste toujours ?

Edwy Plenel croqué par SuzyQ. © OJIM

Il est difficile de dissocier, du moins en son début, le parcours professionnel d’Edwy Plenel de son parcours politique. Son engagement politique à la Ligue Communiste Révolutionnaire et sa profession de journaliste sont en effet intimement liées, puisqu’Edwy Plenel commence à écrire sous le pseudonyme de Krasny, dès 1969. Comme il le dit lui même, dans son autobiographie Secrets de Jeunesse (Stock 2001), « Krasny est apparu en février 1969 au détour d’un journal lycéen, Le Tigre en papier, au lycée Victor Hugo d’Alger. « Joseph » a attendu le début des années 1970, quand j’ai commencé à écrire régulièrement dans Rouge ». Pourquoi un tel pseudo ? Parce que « le mot est russe et veut dire « rouge ». Deux références ; une histoire, une couleur ; les bolchéviks ; le drapeau, 1917, l’éternité ».

Dans Rouge, ses premiers articles concernent la question coloniale.

En 1976, il entre comme rédacteur permanent, puis secrétaire de la rédaction à Rouge. C’est là qu’il obtient sa première carte de presse. Il adhère à l’Association de la presse d’information sur la jeunesse (APIJ). En 1978, le voilà directeur de la publication de Barricades, « un mensuel jeune pour la révolution », destiné à la jeunesse et lancé par la Ligue Communiste Révolutionnaire. Edwy Plenel apparaît seul dans l’ours du magazine. Le style se veut volontiers « jeune » et provocateur, bien différent de la rigueur rébarbative, mais toute trotskiste, de Rouge.

Pour Edwy Plenel, l’année 1980 marque un tournant. En quittant officiellement la LCR, Edwy Plenel cesse définitivement de n’être qu’un « camarade rédacteur » pour devenir réellement journaliste. Il entre donc au Matin de Paris et pige, à l’occasion, pour Le Monde de l’éducation. Il devient également président de l’Association des journalistes jeunesse et éducation. Ce n’est qu’en fin d’année, après l’été, qu’il entre au service éducation du Monde. Il ne quittera le journal que 25 ans plus tard.

Durant l’été 1982, Edwy Plenel  devient journaliste d’investigation au Monde, au lendemain de l’attentat de la rue des Rosiers. Il est alors correspondant du journal au ministère de l’intérieur, poste central s’il en est. Grâce à ses amitiés avec certains policiers (et notamment Bernard Deleplace, du syndicat FASP), Edwy Plenel dispose d’un réseau efficace d’informateurs.

Il suit pour le quotidien les grandes affaires qui marquent les années Mitterrand. Comme le dit Emmanuel Lemieux, « de l’affaire des Irlandais de Vincennes à l’attentat des services secrets français sur le Raimbow Warrior, Plenel se fit une signature dans le club des journalistes d’investigation, aux ego détestables et aux mœurs décriés » (Technikart n°69, février 2003).

C’est d’ailleurs durant l’affaire des Irlandais de Vincennes, qu’Edwy Plenel est mis sur écoute, sur ordre de l’Élysée. Cette mise sur écoute, ainsi que la haine réciproque des deux personnages, Mitterrand et lui, participeront largement au « mythe », soigneusement entretenu, qui entoure Edwy Plenel.

Durant l’été 1991, Edwy Plenel signe un article sous le titre Un scandale à Panama. C’est son raté le plus célèbre, puisqu’il accuse le parti socialiste d’avoir touché, notamment pour la campagne présidentielle de 1988, de l’argent du général Noriega, dictateur du Panama. La source d’Edwy Plenel était fausse. Selon Pierre Péan et Philippe Cohen, Edwy Plenel ne s’est jamais réellement excusé d’avoir ainsi désinformé ses lecteurs.

En 1992, dans La Part d’Ombre, Edwy Plenel « démonte le système secret mitterrandien qui double la vie politique française depuis 1981 », comme le dit Patrick Eveno (Le journal Le Monde, une histoire d’indépendance, Odile Jacob, 2001).

En 1993, Edwy Plenel, à la suite du Canard Enchainé, consacre plusieurs de ses articles, dans Le Monde, au fameux prêt sans intérêt obtenu par Pierre Bérégovoy, alors premier ministre, auprès de Roger-Patrice Pelat, pour l’achat d’un appartement, prêt dont on sait aujourd’hui qu’il n’était que la partie émergée d’un iceberg d’affairisme et de corruption (Jacques Follorou, Le dernier secret, 2008). La campagne est violente et se terminera par le suicide de l’homme politique. C’est à l’occasion des funérailles de son ancien premier ministre que François Mitterrand, dans un discours resté célèbre, dénoncera les journalistes : « toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme, et finalement sa vie ».

En juin 1994, Edwy Plenel répondra à François Mitterrand, en publiant Un temps de chien, (Stock), en référence directe aux paroles du président de la République. C’est durant cette même année 1994, que le trio Minc, Colombani, Plenel prend en main les destinées du journal. Cet épisode est largement décrit par Pierre Péan et Philippe Cohen dans La Face cachée du Monde.

Rédacteur en chef du Monde, en mars 1994, Edwy Plenel devient adjoint au directeur de la rédaction en septembre de la même année. En avril 1995, il reçoit le titre de directeur adjoint de la rédaction, avant d’en prendre, pour presque dix ans, la direction.

En 2003, Pierre Péan et Philippe Cohen publient La face cachée du Monde. Il s’agit d’une grosse enquête, menée avec méthode et qui jette un pavé dans la mare. Le « quotidien de référence » est largement éclaboussé, ses méthodes contestées, son fonctionnement dénoncé. Ainsi, Le Monde est accusé d’avoir « insidieusement glissé de son rôle de contre-pouvoir vers l’abus de pouvoir permanent ». Et de citer plusieurs exemples de cette dérive du journal : l’appui aux nationalistes corses, les fatwas lancées contre certains écrivains, comme Renaud Camus, la campagne tenace contre Jean-Marie Messier, Jean-Pierre Chevènement ou Dominique Strauss-Kahn. Cette enquête, très documentée, s’attaque également à la gestion interne du Monde, revenant, par exemple, sur la « prise » du journal par le trio Plenel, Colombani, Minc, ou encore sur la gestion financière opaque d’un quotidien toujours prompt à donner des leçons de transparence.

Pour Edwy Plenel, le coup est dur. Daniel Schneidermann le résume ainsi, dans son ouvrage Le cauchemar médiatique (Denoël, 2003) : « la « troïka », la veille encore si redoutée, devint du jour au lendemain un trio de punching-balls, de pantins ridiculisés par les «Guignols » de Canal+, et déculottés par les caricaturistes de Charlie Hebdo ».

La défense d’Edwy Plenel, d’Alain Minc et de Jean-Marie Colombani sera faible. « Il me semblait, continue Daniel Schneidermann, que Le Monde, plutôt que de répondre comme un clan sicilien offensé par la provocation d’un clan rival (mutisme majestueux, chagrin insondable, bordée d’insultes et préparation minutieuse du bain de sang des représailles) devait répondre comme un journal dans une démocratie développée au XXIe siècle : en ouvrant ses bouches, ses comptes et ses archives ». Ce ne sera pas le cas.

Comme le dit Laurent Hubberson, dans son Enquête sur Edwy Plenel (Le Cherche midi, 2008), les trois patrons du journal « ne se remettront pas du « Péan et Cohen ». L’un après l’autre, la crise va les atteindre, le livre va rattraper le “ trio infernal” et ils vont devoir quitter Le Monde dans la douleur ». Ainsi, fin novembre 2004, Edwy Plenel démissionne-t-il de son poste de directeur de la rédaction, avant d’être licencié du « quotidien de référence », le 31 octobre 2005. Une page se tourne.

L’absence de diplôme d’Edwy Plenel ne l’empêche pas d’être nommé, en 2006, professeur associé à l’Université de Montepellier (UFR droit et sciences politiques). Il enseigne également à l’université de Neufchâtel.

En 2007, Edwy Plenel annonce un projet de site d’information et d’investigation participatif sur internet. Ce sera Mediapart, qui ouvre le 16 mars 2008. Pour cela, le journaliste réussit à lever quatre millions d’euros. Mediapart entend « inventer un nouveau partenariat journaliste-lecteur ». Pour cela, le site annonce vouloir « fortement améliorer l’écriture plurimédia », « réinventer des traitements journalistiques » et réserver à ses lecteurs « des surprises ».

Très vite, Mediapart reçoit le soutien de nombreux hommes politiques. Parmi eux, Ségolène Royal se distingue en envoyant un mail aux militants de son association Désirs d’avenir, pour les inviter à s’abonner au pure player naissant : « toutes les initiatives audacieuses qui tentent de changer la situation de la concentration de la presse méritent d’être soutenues » (rapporté par Rue 89 – 14/12/2007).

A l’image d’Edwy Plenel, Mediapart cherche à se distinguer par ses enquêtes, aussi bien sur les folles dépenses de la ministre Rachida Dati (2008), que sur les projets d’Areva de rachat des usines nucléaires britanniques, ou sur la CGT etc…

En 2010, Mediapart se fait remarquer par ses révélations et son suivi de l’affaire Bettencourt, montrant des liens entre Eric Woerth, alors ministre du budget, la milliardaire Liliane Bettencourt et le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Plus récemment encore, à l’automne 2012,  Mediapart lance une campagne sur le prétendu compte en banque suisse qu’aurait possédé pendant un temps Jérôme Cahuzac, ministre du budget de Jean-Marc Ayrault.

En octobre 2009, Edwy Plenel est à l’origine, avec les sites @rrêt sur images, Bakchich, Indigo Publications, Rue89, Slate.fr et Terra Eco du SPIIL, syndicat de la presse en ligne, qui compte aujourd’hui, environ 80 membres.

En mars 2011, Edwy Plenel et Mediapart annoncent la création de www.frenchleaks.fr, un site « dédié à la diffusion de documents d’intérêt public concernant notamment la France et l’Europe ». L’objectif est de transmettre et de diffuser des documents « ayant fait l’objet d’investigations des journalistes de Mediapart ». En réalité, le site, annoncé en grande pompe, cessera vite ses activités. Le dernier document mis en ligne datant d’août 2011.

Parcours politique

Le parcours politique d’Edwy Plenel commence à la maison, puisque son père est un militant anticolonialiste.

En 1969, le jeune Edwy Plenel s’engage à la Ligue Communiste Révolutionnaire d’Alain Krivine. Il devient rapidement responsable de la cellule du quartier latin, ainsi que du secteur CET / Jeune. Entre 1970 et 1978, date de son service militaire, Edwy Plenel ne vit que dans et pour la LCR. Il la quitte, officiellement, entre 1979 et 1980. En juillet 1985, il intervient à un stage de jeunes trotskistes, mais, cette fois-ci, en tant qu’invité extérieur. Cependant, ses liens avec Alain Krivine ne se démentiront jamais.

Durant les années 1978 et 1979, Edwy Plenel effectue son service militaire à Colmar. Il milite alors dans les comités de soldats. Il sera d’ailleurs sanctionné pour cela.

Publications

  • La République inachevée. L’État et l’école en France, Payot, 1985 (réédition Stock, 1997, Livre de poche, coll. « Essais », 1999)

  • Voyage avec Colomb, Le Monde-Éditions, 1991

  • La Part d’ombre, Stock, 1992 (réédition « Folio Actuel », 1994)

  • Un temps de chien, Stock, 1994 (réédition « Folio Actuel », 1996)

  • Les Mots volés, Stock, 1997 (réédition « Folio Actuel », 1999)

  • L’Épreuve, Stock, 1999

  • Secrets de jeunesse, Stock, 2001 (prix Médicis essai ; réédition « Folio », 2003)

  • La Découverte du monde, Stock, 2002 (réédition « Folio Actuel », 2004)

  • Procès, Stock, 2006 (prix du Journal du Centre ; réédition « Folio », 2007)

  • Le Journaliste et le Président, Stock, 2006

  • Combat pour une presse libre. Le manifeste de Mediapart, Paris, Galaade, 2009

  • L’Effet Le Pen, La Découverte-Le Monde, 1984 (en collaboration avec Alain Rollat)

  • Mourir à Ouvéa. Le tournant calédonien, La Découverte-Le Monde, 1988 (en collaboration avec Alain Rollat)

  • La République menacée. Dix ans d’effet Le Pen, Le Monde-Éditons, 1992 (en collaboration avec Alain Rollat)

  • Chroniques marranes, Stock, 2007

  • Le Président de trop. Vertus de l’antisarkozysme, vices du présidentialisme, Don Quichotte, 2011

Livres d’entretien

  • La Nation à l’épreuve, Éditions du Tricorne-France Culture, 2000 (dialogue avec Alain Finkielkraut)

  • Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman (entretiens avec Edwy Plenel) L’affaire Clichy, Stock, 2006.

  • François Hollande Devoirs de vérité, Stock, 2006 (dialogue avec Edwy Plenel)

  • Faut-il croire les journalistes? Paris, Mordicus, 2009 (entretiens de Philippe Gavi avec Serge July, Jean-François Kahn et Edwy Plenel)

  • Benjamin Stora, Le 89 arabe, Stock, 2011 (dialogue avec Edwy Plenel)

  • Notre France, Paris, Sindbad/Actes Sud, 2011 (conversation avec Farouk Mardam Bey et Elias Sanbar)

Collaborations

Edwy Plenel a animé plusieurs émissions de télévision : Le Monde des idées, sur LCI, de 1995 à 2005 ; Entre guillemets, de 2005 à 2007. En 2007 et 2008, il est polémiste sur RTL, dans On refait le monde. Enfin, depuis 2005, il tient une chronique chaque semaine sur France Culture et participe aux duels de France Info, tous les samedis matins, avec Alain Genestar.

Edwy Plenel a également préface ou apporté une contribution à de nombreux ouvrages. Citons ainsi, les Mémoires de Fouché (Arléa, 1993) et N’oubliez pas ! Faits et gestes de la présidence Sarkozy. Décryptage au jour le jour d’une contre-révolution (Don Quichotte, 2010)

Edwy Plenel intervient régulièrement dans de nombreuses réunions ou colloques : assises du journalisme, fête de l’Humanité, festival des cultures de l’islam etc.

Ce qu’il gagne

-

Il a dit

« Pour nous, au contraire, il ne s’agit pas de réformer l’école, de l’améliorer, de la démocratiser, car, tout simplement, c’est un objectif utopique, irréalisable : l’école est par essence, par nature, par origine un appareil de sélection sociale, de diffusion de l’idéologie bourgeoise. Cette école-là, elle n’est pas amendable, il faudra la détruire », Rouge hebdomadaire, 29 mars 1974.

« Notre fonction première n’est pas de rassurer les esprits et d’apaiser les consciences, mais au contraire d’éveiller et de stimuler ». Un temps de chien, Paris, Stock, 1994.

« Un journaliste du Monde doit apprendre à penser contre lui-même », Le style du Monde, janvier 2002.

« Si le caché et le secret sont, peu ou prou, au principe de la réalité, comment dire le réel sans franchir des frontières taboues, sans violer des territoires interdits, sans outrepasser notre rôle ? Le journalisme est face à ce défi. Qu’il y renonce, et il sera emporté, si ce n’est déjà fait, dans le discrédit qui ébranle sournoisement les pouvoirs. S’il l’assume, il entre en conflit avec les règles établies de protection des secrets, des institutions, des individus, des réputations, etc. » Un temps de chien, Stock, 1994

« Tu comprends, à mon époque, j’avais un mythe : le Che. Pour servir sa cause, il fallait qu’il soit dur avec ses hommes… Moi, tu comprends, je n’y suis pour rien, je suis un mythe pour toute une génération de journalistes ». A Pascale Sauvage, cité par Philippe Cohen et Pierre Péan, La Face Cachée du Monde, Mille et une nuits, Paris, 2003

« Le métissage, ce n’est pas une fusion, l’addition d’un et d’un, la rencontre entre deux identités dans l’illusion de leurs puretés originelles, encore moins un croisement d’espèces et de genres où la biologie aura sa part. Non, le métissage, c’est une politique. Et, plus précisément, une politique de résistance ». La découverte du Monde, Stock, 2002

« Le trotskisme comme expérience et comme héritage fait à jamais partie de mon identité, non pas comme un programme ou un projet, mais comme un état d’esprit, une vieille critique faite de décalage et d’acuités, de défaites et de fidélités ». Secrets de Jeunesse, Stock 2001

« Les médias sont naturellement, majoritairement suivistes, moutonniers, conformistes », entretien avec Oumma.tv, 17 septembre 2011

« La chance de la France, c’est justement ce brassage, ce mélange. C’est cette créolisation du monde qui fait que les identités ne s’annulent pas les unes et les autres, ne se dissolvent pas, qu’elles vivent, qu’elles se fécondent, qu’elles se rencontrent, qu’elles se croisent, qu’elles se respectent », idem.

A propos des drapeaux étrangers, place de la Bastille, le soir de l’élection de François Hollande : « c’était une superbe image de la France », France 3, « Ce Soir ou Jamais », 8 mai 2012

Sa nébuleuse

Nicole Lapierre, son épouse, « porteuse de ses ambitions, un véritable coach qui l’aidera bientôt à gravir une à une toutes les marches du podium », selon Pierre Péan et Philippe Cohen. Celle-ci codirige  la revue Communications, ainsi que la collection Un ordre d’idées chez Stock.

Nébuleuse LCR : Daniel Bensaïd, Christophe Aguiton, Philippe Corcuff, Henri Weber, Alain Krivine, Paul Aliès, ancien élu de Pezenas (Héraut), secrétaire national adjoint à la rénovation du parti socialiste. C’est lui qui a marié Edwy Plenel et Nicole Lapierre, à la fin des années 90. C’est également grâce à lui qu’Edwy Plenel entre à la faculté de Montpellier.

Nébuleuse Le Monde : Hervé Gattegno, (aujourd’hui rédacteur en chef du Point), Anne Chemin, Pascale Sauvage etc.

Nébuleuse Mediapart : En plus d’Edwy Plenel, ils sont cinq à avoir fondé le site d’information : François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Marie-Hélène Smiéjan, Godefroy Beauvallet. C’est l’ancien responsable internet de la campagne présidentielle de Ségolène Royal (2007), Benoît Thieulin, qui gère l’interface du site.

Ils ont dit

« Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. (…) Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère », François Mitterrand, cité par Philippe Cohen et Pierre Péan, La Face Cachée du Monde, Mille et une nuits, Paris, 2003

« Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains », François Mitterrand, cité par Pierre Favier, La décennie Mitterrand, Le Seuil, Tome IV, 1999

« Edwy Plenel a eu l’ ”honneur” d’être écouté sur ordre personnel d’un président de la République ! Notre ”ego” collectif et le sien en particulier auraient pu y trouver une forme de satisfaction. Mais, on ne peut considérer les écoutes autrement que comme la forme moderne des lettres de cachet », Jean-Marie Colombani, Le Monde, 28 avril 1997.

« Mitterrand avait, je ne sais pourquoi, une véritable détestation envers Plenel, qui était un très bon journaliste d’investigation », Pierre Joxe, A propos de la France, Itinéraires 1, Flammarion, 1998.

« C’est un bosseur, présent dès les aurores au journal. Cet homme flamboyant sème l’inquiétude et la peur. Portant sa passion en écharpe, il offre à tous le spectacle impressionnant de ses engouements et de ses haines. S’il déteste quelqu’un, l’existence de la personne qu’il a prise pour cible risque fort de devenir un enfer. Plenel n’hésite pas à humilier publiquement, à monter des coups dans le dos de ses ennemis qu’il peut même, le cas échéant, agresser ouvertement », Philippe Cohen et Pierre Péan, La Face Cachée du Monde, Mille et une nuits, Paris, 2003.

« Le journaliste plénéien est un combattant qui, au nom de l’urgence et de la nécessité, abandonne ses scrupules sur les moyens à utiliser pour fouailler les plaies… Ivre de mots, il en oublie les actes qu’il se voit contraint de commettre pour les justifier », ibid.

« C’est bien cette conception du journalisme, qui se situe quelque part entre celle du procureur soviétique Vichinsky et du conventionnel Marat, entre justice procédurale et tribunal populaire, entre filature policière et dénonciation publique, que Plenel, une fois parvenu à la tête de la rédaction du Monde, a imposé », ibid.

« Edwy Plenel restera le journaliste emblématique des ”années Mitterrand”. Il est en quelque sorte à Mitterrand, mais par antiphrase, ce que Joinville fut à Saint-Louis. Ses centaines d’articles sur le sujet, qu’il a complétés par trois livres, pourraient, réunis, former l’équivalent – en négatif, bien sûr – du Livre des saintes paroles et des bons faits de notre roi Louis », ibid.

« Le système Plenel ne tolère pas l’indifférence : ou on est avec lui, ou on est contre lui », ibid.

« Lorsqu’un projet est présenté dans une réunion, personne ne s’exprime plus avant Edwy Plenel. Les gens ont peur. Il y a au Monde, toutes les caractéristiques de fonctionnement d’une institution totalitaire », ibid.

« Pour ses détracteurs, Edwy Plenel ressemble à Charlot dictateur, jouant du popotin avec la mappemonde. On y verrait plutôt un dessin à la pointe sèche, éclaboussé de taches noires pour les cheveux et cette moustache années 30. Froid, clandestin, assez dur et peu inquiet »,  Emmanuel Lemieux, Technikart n°69, février 2003.

« Étrange… Nous avons tous habillé notre foi en un monde meilleur de toutes sortes d’oripeaux. Et nombre d’entre nous ont ensuite jeté leur défroque de militant révolutionnaire sans regret. (…) Plenel, lui, a peu changé. Et comme s’il sacrifiait toujours aux rites de son ancien groupe, il règle son compte en priorité à ses frères ennemis. Il consacre ainsi des pages entières à la secte lambertiste, concurrente de la sienne, secte dont 99,99 % des habitants de la planète se moquent comme de leur première chemise. Mais pour Plenel, il est important de montrer qu’il existe de bons et de mauvais trotskistes, ou plutôt de vrais et de faux trotskistes », Pierre Rigoulout, cité par Emmanuel Lemieux, Technikart n°69, février 2003.

« L’indéniable brutalité humaine dont fait preuve Edwy Plenel, sa difficulté à fixer lui-même des bornes à son pouvoir sont d’autant plus déroutantes qu’elles s’entremêlent étroitement à une sincère autoreprésentation en victime (de son dévouement à la collectivité, de la logique de la raison d’État, des complots mitterrandiens et néo-mitterrandiens) qui le rend ultra-sensible à toutes les marques d’attention -et peut le pousser, par exemple, à pleurer sur un plateau quand sa collaboratrice Josyane Savigneau fait l’éloge d’un de ses livres, grand moment de télévision », Daniel Schneidermann, Le cauchemar médiatique, Denoël, 2003.

Crédit photo : Xavier Malafosse via Wikimedia (cc)

 

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renaud dourges 27/03/2013 01:11


MEDIAPART, spécialiste de la délation rappelle "je suis partout" et "le pilori" journaux collabos de triste mémoire

vox clamantis 26/03/2013 20:36


MAIS ! mais mais mais mais mais mais mais mais mais...

À la longue liste des grands-hommes-la-patrie-reconnaissante, il faut  
ajouter Edwy Plenel parmi ceux qui ont têté le lait de la Martinique  
dans leur enfance.

Alors, est-ce la Martinique qui a contaminé Plénel ?

Non, c'est le contraire : son père, vieille ordure de l'éducation  
nationale est l'un des grands responsable des dérives racistes et anti-
françaises d'aujourd'hui.

Papa Plénel a même été fait docteur honoris-caca de la ville de Fort  
de France ou quelque chose comme ça à son dernier passage ici.