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Publié par Edouard Boulogne

Education : Le projet totalitaire de Vincent Peillon «  Du passé faisons table rase »! par Edouard Boulogne.

Demande_etonnante_Aldous_Huxley_et_les_enfants_en_batterie.jpg ( Les enfants, quasiment fabriqués et conditionnés de part en part. Tel est le projet, de moins en moins déguisé, de nos dirigeants. Ici dans Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley  ). 





« Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase, ( souligné par le Scrutateur )
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout ».

( Première strophe du chant communiste de l'Internationale ).






Dans les années 1930, Paul Valéry publia un livre bien remarquable Regards sur le monde actuel. C'était l'époque de la montée en puissance des totalitarismes frères ( frères ennemis, par intermittences, mais frères, par leur visée : l'asservissement de l'être humain par des Etats tout puissants, à des idéologies profondément anti humanistes, et dégradantes ), toutes deux de gauche, le communisme, et le national socialisme ( nazisme ).

Au chapitre de son livre, intitulé De la dictature, Valéry écrivait notamment : « Dans les types modernes de dictature, la jeunesse et même l'enfance, sont l'objet d'une attention et d'un travail de formation tout particulier ».

En cette époque si troublée, à la veille du deuxième conflit mondial, ( sans doute le plus tragique de l'histoire ), cet intérêt pour la jeunesse se retrouvait chez les deux frères.

Hitler et ses nationaux socialistes conditionnaient la jeunesse allemande dans les Jeunesses hitlériennes, véritables usines de l'homme nouveau, esclave, conditionné par une idéologie fondée sur la race, et l'idée que le salut de l'humanité passerait par le triomphe d'une race ( fiction d'ailleurs, cette race aryenne, plus que réalité biologique ), supposée supérieure, et censée porteuse de tous les ingrédients du bonheur universel.

Staline et ses communistes, conditionnaient la jeunesse russe dans le mouvement des Jeunesses communistes, usines elles aussi de l'homme nouveau à travers l'idéologie de la lutte des classes ( la classe étant censée remplacer la race, pour la conquête et l'amélioration du monde, mais au moyen des mêmes méthodes coercitives, physiques et psychologiques que celles du nazisme dont il avait été le modèle et l'instituteur ).

On sait la tragédie qui suivit la mise en oeuvre de ces programmes. (http://www.lescrutateur.com/article-25057101.html ).

Goulag-URSS.jpg

( Scène de la vie quotidienne en camp de concentration communiste. GOULAG ). 

 

Les chutes successives des frères ennemis n'ont pas enrayé le projet totalitaire de l'homme nouveau, tant est vivace en l'homme le besoin d'utopie, le rêve d'une société d'où auraient disparus tous les problèmes, et surtout le soin d'assumer personnellement sa vie, et son salut. ( http://www.lescrutateur.com/article-qu-est-ce-qu-une-utopie-par-edouard-boulogne-112448348.html ).

Actuellement, ce projet, renait avec comme porteur d'eau les socialistes, sociaux démocrates, et les théoriciens « ultra libéraux », frères ennemis, mais frères, au service plus ou moins consciemment des profiteurs du système que l'on met en place, et qui sont le nerf de ce qu'il est convenu d'appeler le « mondialisme ».

En France, ( ailleurs, nos mondialistes ont d'autres porteurs d'eau ), le gouvernement actuel est l'agent de la nouvelle utopie. Et le ministre de l'éducation ( chargé de la jeunesse. Tiens! ) Vincent Peillon s'agite avec frénésie. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler ( http://www.lescrutateur.com/article-quand-le-reverend-maitre-vincent-peillon-ses-pompes-ses-oeuvres-jette-le-masque-par-edouard-bo-117394191.html ).

 

Ledit Peillon, dans le livre « Une religion pour la République » (page 277) paru en 2010 aux éditions du Seuil est clair :« Car toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Eglise ».
Dans un autre ouvrage
"La Révolution française n’est pas terminée" (Seuil, 2008), notre ministre écrit doctement : « La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement métahistorique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède  la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »

N'a-t-il pas également déclaré :

« (il faut) arracher l’élève à tous les déterminismes : familial, ethnique, social, intellectuel » (afin de) « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ».

Beaucoup de Français, hélas! Et peut-être même quelques lecteurs du Scrutateur, n'ont pas encore compris, où les conduit leur classe politique actuelle. Je n'ai pas dit la gauche, mais la classe politique ( même si c'est la gauche qui donne le ton, et qui est pour l'instant le maître d'oeuvre très actif, de cette entreprise de transformation de l'homme en particule élémentaire d'un projet esclavagiste d'un type nouveau, passant par le conditionnement méthodique, et la réduction de l'être humain, en commençant par les plus jeunes enfants, dès l'école maternelle, au statut de troupeau de moutons de Panurge ).

Moutons-de-Panurge.jpg

( Est-ce l'avenir de notre monde? Nos enfants, encadrés par de drôles de...Bergé -s- ). 

 

La destruction systématique de la famille, de la nation, des corps intermédiaires, des institutions susceptibles d'opposer une résistance lucide, réfléchie, organisée, au nouveau totalitarisme en marche, explique le particulier acharnement des apprentis sorciers contre l'Eglise catholique.

Le travail de ce blog, au service de ses lecteurs, consiste à contribuer à une prise de conscience du totalitarisme en marche.

Heureusement nous ne sommes pas seuls à oeuvrer.

Mais il n'y aura pas de redressement d'une situation très grave sans réflexion, analyse, loin du bourrage de crane ou du baratin débilitant des partis politique, y compris, parfois, de ceux qui se disent de droite.

 

 

Edouard Boulogne. 

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C.E. 11/06/2013 22:49


L'extrait du livre de Peillon,rend évidente la guerre ouverte déclarée à la Sainte Trinité,un seul Dieu en trois personnes et à sa présence dans l'histoire des hommes. Dans
l'avant propos de son livre sur Jésus de Nazareth,du baptême à la transfiguration, Benoit XVI rappelle que la foi biblique se
réfère à des évènements historiques; en particulier la personne du Christ n'est pas "une figure symbolique interchangeable: Et il a pris chair - par ces mots - nous
professons l'entrée effective de Dieu dans l'histoire réelle.  Si nous écartons cette histoire,la foi chrétienne est abolie en tant que telle et refondue dans une autre forme de
religion."  Tout le livre montre,de Moïse à Jésus et à sa vie, l'accomplissement de l'amour de Dieu pour l'humanité, la voie et le sens du salut vers un royaume qui n'est pas
de ce monde.          C.E.

Phil Elektrik 11/06/2013 18:23


La dépersonnalisation est indispensable pour que perdure le règne de l'inversion. N'appâte-t-on pas avec la liberté pour installer la servitude ? La recette est vieille recette, et tellement
éprouvée que notre société abrutie jusqu'à la moelle ne ls'en souvient même plus. À force de se concentrer sur le devoir de mémoire ! Pendant ce temps, les nouveaux Achille, Hector, Patrocle
s'appellent Mauroy ou Méric et la foule bêlante chante leurs mérites et pleure leur disparition. Ah ! bonnes gens ! Il faut nous résigner : Noël Mamère à remplacé Homère, c'est bien triste, mais
nous sommes loin d'avoir tout vu.