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Publié par Edouard Boulogne

 

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D’après les chiffres officiels , le niveau d’épargne en Guadeloupe s’élève à plus de 6 milliards .

En plus des dépôts à vue, les placements liquides ou à court terme regroupent l’ensemble des produits immédiatement disponibles sans risque de perte en capital. Ils comprennent les comptes d’épargne à régime spécial (livrets A et bleus, livrets ordinaires, livrets jeunes, livrets d’épargne populaire, Codevi et comptes d’épargne logement) et les produits rémunérés au taux du marché monétaire (dépôts à terme, bons de caisse, certificats de dépôts et OPCVM monétaires). L’épargne à long terme est constituée par les portefeuille-titres, les OPCVM non monétaires, les plans d’épargne logement, les plans d’épargne populaire et les autres actifs (assurance-vie essentiellement). Les données présentées ici ne sont cependant pas exhaustives car elles n’incluent que très partiellement les encours de contrats d’assurance vie souscrits auprès des établissements de crédit de la place mais gérés par des sociétés affiliées, et ne comprennent pas celles relatives aux opérations des compagnies d’assurance intervenant dans l’archipel.
Les ménages comprennent les particuliers, les entrepreneurs individuels (EI) et les administrations privées ; les entreprises correspondent aux sociétés non financières (SNF); les autres agents regroupent les sociétés d’assurance et les fonds de pension, les administrations publiques locales, les administrations centrales et les administrations de sécurité sociale.

Nouvelle hausse des actifs financiers à fin mars 2011 selon L’IEDOM .

A fin mars 2011, l’encours des actifs financiers des agents économiques de Guadeloupe s’élève à 6,7 milliards €, en hausse de 4,8 % sur un an. Cette évolution, identique à celle de décembre 2010, reste inférieure à la croissance annuelle moyenne des quatre dernières années (+7 %). En rythme trimestriel, le taux de croissance est relativement modéré (+0,7 % après +3,6 % en décembre 2010).
L’évolution constatée est principalement liée à une nouvelle hausse de l’épargne longue (+10,4 % après +11,1 % en mars 2010), expliquée notamment par une bonne tenue de l’assurance vie (+17,9 %). Bien qu’en ralentissement, les dépôts à vue, principal actif financier détenu par les agents économiques du département (34 % du total), enregistrent une hausse de +5,1 % (contre +8,1 % en décembre 2010). A l’inverse, les placements liquides ou à court terme affichent un nouveau recul (-0,7 % après -2,1 % au trimestre précédent). Cette baisse provient exclusivement des placements indexés sur les taux de marché dont l’encours chute pour le huitième trimestre consécutif (-8,6 % après -10,4 % en décembre 2010) en raison d’une faiblesse des taux sur le marché monétaire.

Création d’un d’un fonds d’investissement de proximité destiné à drainer l’épargne !

Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi ( de l'autre semaine ) à l’Assemblée Nationale, un amendement du député du Parti socialiste Victorin Lurel au premier collectif budgétaire pour 2011 créant un fonds d’investissement de proximité dans les outre-mer (FIP-DOM) réservé aux domiciliés fiscaux en outre-mer.
Ce fonds de proximité permettrait aux résidents fiscaux ultramarins d’investir leur épargne via ce fonds, le “FIP DOM”, au bénéfice des entreprises ultramarines, en se voyant accorder une réduction d’impôt à hauteur de 50% de la somme investie. La création d’un fonds d’investissement pour les DOM était une promesse de Nicolas Sarkozy, engagement pris lors du conseil interministériel de l’outre-mer en novembre 2009.
“Le fait de réserver le bénéfice d’un avantage fiscal aux seuls domiciliés fiscaux outre-mer est déjà prévu pour plusieurs dispositifs (abattement d’impôt sur le revenu ou taux de TVA réduit par exemple) et est en l’espèce justifié par la nécessité de drainer l’épargne locale vers l’investissement local”, a expliqué Victorin Lurel, député et président du conseil régional de Guadeloupe.
Les domiciliés fiscaux outre-mer sont les seuls bénéficiaires de ce fonds, un engagement rendu possible par l’une des possibilités “offertes par les articles 73 et 74 de la Constitution, permettant d’adapter la législation aux particularités et spécificités des régions d’outre-mer”, a-t-il précisé.

Qu’est-ce qu’un FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) ?

Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) sont des Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR). Ils ont pour objet l’investissement dans des PME (petites et moyennes entreprises) non cotées en Bourse, implantées localement et à vocation régionale.
Le FIP est un placement de proximité qui permet de financer le développement de PME matures et dynamiques tout en offrant des perspectives de de rendement attractif.
Créés par la loi pour l’Initiative économique du 1er août 2003, dite loi Dutreil, les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) ont été lancés pour répondre au manque de fonds propres des entreprises régionales, assurer leur pérennité et celle des emplois.

Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) sont des fonds communs de placement dont l’actif doit être constitué :

A 60 % au moins de titres de PME régionales non cotées - dont au moins 10% de jeunes entreprises de moins de 5 ans. Ces entreprises doivent, soit avoir leur siège social, soit exercer principalement leur l’activité dans la zone géographique définie (1 à 3 régions administratives limitrophes).
Les autres 40 % peuvent être investis en actions, en obligations ou en produits monétaires, soit directement, soit par l’intermédiaire de fonds.

Acheter des parts de ces fonds permet d’investir dans des entreprises de proximité à partir d’un montant faible (en général 2 000 €) et dans un cadre fiscal favorable.
La performance d’un FIP est essentiellement liée à la croissance des entreprises dans le capital desquelles il investit et donc aux perspectives de plus-values. Toutefois, dans certains cas, un FIP peut également vous reverser ses résultats sous la forme d’un dividende (au delà de 5 ans de détention des parts).

En contrepartie notamment d’un engagement de conservation des parts pendant 5 ans (sauf cas de déblocage anticipé précisé par la loi), vous pouvez bénéficier, sous conditions, d’un double avantage fiscal :
lors de la souscription des parts, vous bénéficiez d’une réduction d’impôt égale à 25 % du montant investi, plafonnée à 3 000 € si vous êtes célibataire et à 6 000 € si vous êtes en couple et soumis à imposition commune,
lors de la revente de vos parts, vos plus-values et dividendes éventuels sont exonérés d’impôt (mais pas de prélèvements sociaux).
Attention : le règlement des FIP prévoit généralement une impossibilité de demander le rachat des parts pendant au moins 5 ans (en général 7 ans voir plus).

Vous pouvez également investir dans des FIP type « ISF » (Impôt de Solidarité sur la Fortune). Vous bénéficierez alors, sous conditions notamment de conservation des parts pendant au moins 5 ans, d’une réduction de votre imposition sur la fortune à hauteur de 50 % du montant que vous avez investi, dans la limite de 20 000 € par an.
Le FIP « IR » est un dispositif d’optimisation fiscale qui est soumis au plafonnement global annuel des niches fiscales. Aussi, la réduction d’impôt dont vous pouvez bénéficier dans le cadre de la souscription à un FIP, cumulée aux autres avantages fiscaux de l’année (réduction, crédit d’impôt…), ne peut dépasser 20 000 €, plus 8 % du revenu net imposable de votre foyer fiscal.

À savoir : les FIP sont par nature des produits à risque non garantis en capital au terme du délai de conservation des parts et offrant une liquidité limitée à l’issue de ce délai. Ils s’adressent à des investisseurs avertis ayant un objectif de réduction d’impôts et souhaitant investir sur le long terme (8 ans et plus).

En conclusion , cette mesure prise pour favoriser le drainage de l’épargne des particuliers au bénéfice des entreprises de l’outre-mer, complète le dispositif existant ( Guadeloupe expansion , Sagipar ) d’accompagnement du développement des entreprises et du renforcement de leurs fonds propres .

DOLTO

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Claude HOUEL 19/07/2011 16:32



Si l'idée de ce FIP DOM est intéressante dans son objectif sa mise en oeuvre risque d'être très problématique:


-Le dispositif de défiscalisation vise,par définition,les contribuables qui paient l'impôt.


-Ces contribuables sont peu nombreux en Guadeloupe,vu l'étroitesse de l'assiette et le plein de défiscalisation de toutes natures déjà effectué.


-Les épargnants guadeloupéens ne sont pas tous des contribuables payant l'impôt qui seraient concernés par ce FIP.


-Ces épargnants raisonnent en père de famille,et privilégient la sécurité d'un rendement, même petit,qui garantisse leur pouvoir d'achat et la pérénité de leur capital,plutôt que le risque,et
leur assure la liquidité.


-Le FIP est un fond commun de placement à risque,il va donc à l'encontre des intérêt du même chef de famille.


-Pour un épargnant moins frileux, la prise de risques est possible si la situation financière et l'environnement économique et sociale des entreprises destinataires des prêts est raisonnablement
favorable.Ce qui est loin d'être le cas en Guadeloupe.Combien auraient perdu les épargnants d'un FIP mis en place avant les 44 j de grèves de 2009?


-Enfin on peut trouver curieux qu'un fond destiné à aider les entreprises locales soit amputé de 40%,un chiffre certainement magique,pour des placements sur le marché financier extérieur,sur des
produits à risque.


En conclusion ce FIP pourrait avoir du succés que si il était accompagné de garanties de l'Etat sur son rendement et sur son capital et si 100% des fonds collectés étaient utilisés


pour l'économie locale.Dans l'incertitude complète du marché financier mondial,ce serait peut-être le seul moyen de mobiliser l'épargne des Guadeloupéens.