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Publié par Edouard Boulogne

Grèce et France, le drame des privilèges.

 

( C'est pour appliquer une politique de gauche, socialiste ( ou socialisante, quand c'est la "droite" qui est au pouvoir, laquelle n'ose pas affronter les forteresses syndicales et leur démagogie, que notre pays, à l'instar d'autres pays qui subissent la même engeance, que l'on s'achemine vers le déclin, et des catastrophes. Ce qui vaut pour la nation vaut aussi pour les régions et la région Guadeloupe en particulier. l'article qui suit, publié par Bernard Zimmern sur le site  de l'Ifrap l'explique avec clarté).

  http://www.ifrap.org/Grece-et-France-le-drame-des-privileges,11601.html 

 

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 La crise grecque envoie à la France un message beaucoup plus profond que ne le laisse supposer le plan de sauvetage organisé par les autres pays de la zone euro et le FMI. Qui dit plan de sauvetage dit qu’un sauvetage est possible en Grèce, que des mesures fortes comme celles qu’ont prises en d’autres temps et d’autres lieux le Mexique, l’Argentine ou la Nouvelle-Zélande, suffiront à rétablir l’équilibre budgétaire.1], on peut douter des possibilités d’un tel redressement. En résumant la thèse de l’auteur, du Cato Institute de Washington, le rôle central du gouvernement et le clientélisme qu’il génère font que 70% des Grecs vivent d’emplois d’Etat, des privilèges qu’il distribue ou des taxes qu’il prélève au profit de certaines catégories. De ce fait, les Grecs sont plus occupés à rechercher des rentes de situation distribuées par l’Etat qu’à créer des richesses.2] pour les fonctionnaires ; les chèques restaurant ou la carte orange pour les salariés alors que la complexité de notre système social, mis au premier plan par la complexité de notre feuille de paie [3], est déjà extrême.Bernard Zimmern 

 

 

 

Grèce et France, le drame des privilèges


Grèce et France, le drame des privilèges

A lire une opinion du Wall Street Journal du 26 avril [

Qui ne sera pas frappé de la ressemblance avec ce qui se passe en France ? C’est en fait la seconde explication au déficit des finances publiques, la première restant le manque de création d’emplois marchands.
C’est à chaque petite étape de la vie courante que l’on découvre des charges, le plus souvent ignorées du grand public, qui n’ont en fait aucune justification sociale ou économique mais sont simplement ce que l’on pourrait appeler des mesures de luxe pour avantager un groupe social ou faire la publicité d’un ministre. Et qui finalement font vivre tout le monde aux crochets de tout le monde.

Les exemples abondent : le budget de 100 millions annoncé par un ministre, Christian Estrosi, pour aider au développement des brevets alors que - c’est un inventeur qui parle - des mesures similaires se sont multipliées depuis 40 ans, et sans effet sur la créativité ou l’innovation française ; l’absence de délai de carence en cas d’arrêt maladie ou le supplément familial de traitement [

La gravité de ce mal est que lorsqu’on en arrive au niveau où en est la Grèce, détricoter les entrelacs de dispositifs aussi complexes devient impossible en cas de crise. Les mesures de sauvetage prises sont alors massives et aveugles, touchant d’abord ceux qui ne se sont pas organisés pour profiter du système et se défendre, et sont généralement les plus fragiles. Mais surtout, lorsque le mal a atteint un certain niveau, il n’est même plus sûr qu’un détricotage soit possible sans se heurter à des remous, spontanés ou organisés, qui l’interdisent. On peut alors craindre un dépôt de bilan collectif aux conséquences imprévisibles.

Pour le prévenir, il aurait fallu que ceux, chargés du contrôle de la dépense publique, aient mené des actions beaucoup plus énergiques. Mais pour l’instant, notre Assemblée nationale est encore à des années lumières du mécanisme de contrôle qui fonctionne à Londres avec un certain succès depuis des années.

Faudra-t-il que dans une nouvelle nuit du 4 août, tous ceux qui bénéficient des largesses de l’Etat viennent renoncer à leurs privilèges devant les caméras rue de l’Université ? Au risque de créer des embouteillages monstres ?

 

Bernard Zimmern.

 

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Claude HOUEL 08/05/2010 00:47


Les politiques ont depuis longtemps un credo:Pour rester en place il faut faire plaisir à tout le monde en accordant des priviléges. Ces privilèges ont un coût prélevé sur le budget de l'Etat ou
sur l'argent qu'il emprunte. Aux privilèges accordés aux riches correspondent des privilèges accordés au pauvres,ceux du milieu payant l'addition sous forme d'impôts. Ce système a longtemps bien
fonctionné car tout le monde y trouvait son compte dans une sorte d'équilibre assuré par la croissance:chaque français en profitait,peu ou prou . Le problème est que de surenchères en
surenchères,d'alternance politique favorisant tel ou tel,le coût est devenu prohibitif et on a dû emprunter à grand frais car la croissance est descendue d'année en année et de niche fiscale en
terrorisme syndical on est arrivé à un point intenable. Une démocratie ou plus d'un contribuable potentiel sur deux ne paye pas d'impôt sur le revenu n'est plus une démocratie viable. Une
démocratie qui a de plus en plus de pauvres pendant que les privilèges perdurent,va vers sa fin. Il devient donc incontournable qu'une révolution complète, sur le plan fiscal comme sur le plan des
charges publiques, soit mise en place. Il faudra en revenir aux fondamentaux où tout le monde paye l'impôt,à hauteur de ses revenus de toute nature,où les dépenses publiques soient limitées aux
fonctions régaliennes de l'Etat et à la nécessaire redistribution vers ceux qui en ont,objectivement,besoin,pour leurs besoins de base. Cela sera très difficile tant que chacun estimera avoir un
droit de tirage illimité sur le budget de l'Etat. A titre de pédagogie il sera nécessaire de commencer par les plus nantis,y compris les élus,pour arriver,à tous les citoyens. La contribution de
tous renforcera la cohésion sociale si elle est menée avec justice et fermeté. A ce prix là nous éviterons la banqueroute de l'Etat,c'est à dire la notre.


André Derviche 07/05/2010 22:48



La grande surprise que nous réservent les privilégiés, c'est qu'ils ne se doutent pas de leurs privilèges. Heureusement pour eux, car c'est infiniment plus confortable pour leur prétendue
conscience sociale, et pour la qualité de leur mobilisation soi-disant contre les injustices (là où il n'y a que vidange de contrariétés existentielles et accès d'humeur). On est en train de le
voir en Grèce : personne n'a la moindre envie de lâcher du lest, quitte à enfoncer le pays un peu plus et quitte à mettre en péril l'artifice européen, car la solidarité bien comprise doit
s'exercer dans les deux sens, ce qui n'est pas tout à fait la conception des pensionnaires de la fonction publique, tant en Grèce... qu'en France.


La nuit du 4 août, la nuit du 4 août ??? Grâce peut-être à l'emprise de l'existentialisme sur la pensée contemporaine, chacun dans la sphère socialiste, qui, comme chacun sait est placée sous le
signe de la franchise et du bien commun, aurait peut-être tendance à penser : "Le paradis, c'est les autres". Et corollaire de cette conviction axiomatique : "C'est aux autres qu'il faut demander
un effort, car leur existence paradisiaque peut parfaitement s'accommoder du petit effort qui n'est pas de notre ressort".


C'est la base de l'esprit ISF, du reste : les autres sont des profiteurs.


Comme quoi le déni, la négation systématique, automatique et pavlovienne de ses propres privilèges est un excellent système de protection sociale... Et quand la bouteille de gaz sera finie ? Eh
bien on fera brûler la maison (du voisin) pour cuire notre déjeuner. Voilà le genre de 4 août dont rêvent bien des zélés patriotes prêts à tous les sacrifices.