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Publié par Edouard Boulogne

Holland-F.JPG ( "Tout fuit. L'espace, efface....le bruit". Victor Hugo ).

 

 

François 1er socialiste, institua le "ni-ni". 

 

François 2 socialiste lui, a toujours préféré le "déni-déni".

 

Jadis, après que la "droite" (il est vrai qu'elle a presque mérité son nom entre 1986 et 1988) eut redressé la France (mais que, mue par son sens « aigu » de la stratégie, elle eut loupé la Présidence et rendu plus aléatoire son maintien à l'assemblée en revenant au scrutin majoritaire dont Mitterrand se demandait comment il pourrait y revenir sans se ridiculiser du fait qu'il avait fait l'erreur de sa vie en instituant à grand fracas la proportionnelle), Mitterrand avait instauré le "ni-ni" (ni nationalisation ni privatisation).

Lui, Hollande, a institué le déni-déni : la crise n'existait pas. Il allait augmenter les impôts des riches et la France retrouverait le moral et la croissance.

Enfin, en raisonnant positif, il y a un moins quelqu'un qui s'épanouit dans la situation actuelle, c'est monsieur Hollande. Et avec lui, ses ministres, députés et autres "abrités" de la crise, de la vraie vie et des responsabilités (celles qui assombrissent l'avenir quand il s'agit d'y faire face). Ce n'est pas "Tout va très bien madame la marquise", c'est "Tout va très bien, Monseigneur le duc de Windsor ; et Wallis Trierweiller est un véritable enchantement". Cependant, tandis que les socialistes roucoulent, la France coule.

 

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/philippe-tesson/tesson-hollande-c-est-du-vent-04-09-2012-1502260_543.php?xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Quotidienne%5D-20120904



Tesson : Hollande, c'est du vent !

Le Point.fr - Publié le 04/09/2012 à 08:54

Après 100 jours à ne rien faire, le président vient de découvrir l'ampleur de la crise. Retour à la raison ou prélude à une fuite en avant ?

François Hollande à la foire de Châlons-en-Champagne le 31 août.

François Hollande à la foire de Châlons-en-Champagne le 31 août. © jérôme Mars / Sipa

 

Que François Hollande reste à ce point sourd à l'évidence, cela est stupéfiant. Certains de ses amis eux-mêmes ont du mal à le comprendre. L'économie française est dans un état alarmant. L'endettement du pays a dépassé depuis longtemps un seuil critique. Son appareil de production est en voie d'effondrement. Son déficit commercial a pris des proportions dramatiques. Celui des comptes publics ne cesse de s'accroître. On connaît les causes de cette situation, dont le temps n'a cessé d'accuser la gravité et qui est à l'origine d'une dégradation insupportable de l'emploi : ce sont essentiellement le niveau des dépenses publiques et celui du coût du travail qui ont affaibli la compétitivité.

Cette analyse est simple et limpide. Même une lâche partie des responsables politiques de gauche la partagent. Sur les remèdes à apporter, le consensus est total s'agissant des dépenses publiques, il est majoritaire s'agissant du coût du travail. Même certains dirigeants syndicaux le proclament, à commencer par François Chérèque ("il faut baisser le coût du travail"). C'est cela, l'évidence.

 

Du Père Ubu chez Hollande

Quelles réponses François Hollande a-t-il apportées à cette situation depuis qu'il est au pouvoir, depuis quatre mois ? Un discours au pire apaisant, au mieux confiant - il vient seulement, ces jours derniers, de convenir de la gravité de la crise -, inspiré par une conception désinvolte pour ne pas dire cynique du rapport au temps - j'ai pour moi la durée - à laquelle Martine Aubry s'associe en promettant deux quinquennats Hollande ! Des proclamations d'intention sur sa volonté de réduire la dépense publique, contrariées par des mesures qui l'augmentent. Des actes symboliques qui ont fait long feu à en juger par les réserves syndicales lors de la conférence sociale. Des décisions qui sont autant de ballons de baudruche - le smic, le prix de l'essence. Des menaces verbales fanfaronnes visant le patronat et divisant la nation en dépit d'un sermon républicain rassembleur. Bref du vent, une brise légère, à l'exception d'une mesure héroïque, la seule qui ait un sens et qui ne demande pas d'effort à celui qui la prend : le coup de massue fiscale. Il y a du Père Ubu chez Hollande. "Messieurs, nous établirons un impôt de dix pour cent sur la propriété, un autre sur le commerce et l'industrie, et un troisième sur les mariages et un quatrième sur les décès, de quinze francs chacun."

Quatre mois ont passé, qui aboutissent à ce bilan paresseux quand il fallait faire vite pour préparer, voire mettre en place les seules réformes qui vaillent, c'est-à-dire celles qui aident à la croissance. Alors on s'interroge. Comment se fait-il qu'un homme réputé intelligent et habile, entouré de conseillers experts et lui-même avisé par sa formation en matière économique soit passé avec cette facilité à côté de l'Histoire et à côté de l'occasion qui lui était offerte d'être digne de celle-ci ? Pourquoi n'a-t-il pas pris à bras-le-corps sa responsabilité ? Serait-ce du fait de sa nature, si celle-ci est conforme au portrait assez féroce que faisaient de lui ses amis socialistes au temps où ils n'étaient pas encore ses ministres ? Serait-ce que déjà la volupté du pouvoir a assoupi son ambition et amorti son énergie ? Serait-ce, et ce serait plus grave, que sa vérité et sa sincérité sont dans la parole archaïque qu'il lui arrive de proférer et qui puise ses sources dans l'idéologie de la vieille gauche ?

Stratégie classique

Peut-être en effet croit-il à ce qu'il dit lorsqu'il développe des concepts certes respectables, mais inconciliables, avec ce volontarisme et ce pragmatisme indispensables à l'efficacité d'une action politique moderne. Quand on l'entend dire : "Chaque nation a une âme et l'âme de la France, c'est l'égalité", on applaudit parce que c'est beau. Mais on désespère. On ne tirera pas en effet la France de son marasme en la mobilisant sur ce mot d'ordre. Décidément on ne saura jamais où se situe un socialiste.

Mais toutes ces hypothèses, nous les rejetons. Nous pensons pour notre part que François Hollande est un homme conscient qui, s'inspirant de la méthode suivie par François Mitterrand en 1981, a voulu frapper fort à ses débuts pour en venir ensuite à meilleure raison. Certains signes donnent à le penser, dont le plus récent est la caresse faite au patronat. Cette stratégie est classique. On feint la fermeté, on rembourse ainsi sa clientèle, on fait illusion et puis l'on se range à la réalité. Mais aussi habile qu'il soit, Hollande l'est moins que Mitterrand. Il n'a pas parfaitement géré sa manoeuvre, il a manqué de doigté, de mesure, il est allé trop vite et trop lentement à la fois, trop loin et pas assez. Et puis le contexte d'aujourd'hui n'est pas celui d'il y a 30 ans. La crise est là, nationale et européenne, et la situation de la France infiniment plus critique. Il semble toutefois probable que le président de la République et son gouvernement soient prêts à se soumettre dans les semaines qui viennent au principe de réalité qu'ils ont allègrement négligé depuis qu'ils sont au pouvoir. Il n'en reste pas moins que ces cent jours pèseront sur leur action comme une hypothèque qui ne facilitera pas les choses.

Click here to find out more!Par PHILIPPE TESSON

 

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CH.FFRENCH 07/09/2012 14:51


François Hollande est faible!


Mais les faibles, et j'en ai connu deux dans ma longue existence, quand ils veulent absolument quelque chose, se montrent intransigeants, voir même forts et surtout têtus!


Hollande VOULAIT L'ELYSEE" il l'a et maintenant, ce n'est plus le changement, c'est la "PWOFITATION" dans toute son horreur...