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Publié par Edouard Boulogne

 

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Dominique Strauss-Kahn arrêté à New York pour agression sexuelle!

Vraiment, moi qui ne suis pas « strauss-kahnien », et encore moins socialiste, je n'arrive pas à me réjouir de cet événement, humain, trop humain, qui porte un coup, peut-être définitif à sa candidature à la présidence de la république. Je préfère les débats d'idées, aux règlements de compte graveleux, auxquels, semble-t-il, se prête la personnalité de DSK.

Les commentateurs de droite et de gauche feraient bien de garder un minimum de décence dans les jours qui viennent, et même se rappeler la célèbre parabole de la paille et de la poutre dans l'Evangile.

Ce qui me navre personnellement dans cette affaire, c'est l'abaissement de la fonction politique aux yeux d'une opinion de plus en plus blasée et désengagée, devant le triste spectacle que lui donnent nos « élites ». ( scandales financiers, sexuels, etc).

Chacun a besoin d'avoir du respect pour des modèles, qui pour être des hommes, n'en devraient pas moins être mus par le désir de servir avec un minimum de compétence, de dignité, de maîtrise de soi.

DSK est probablement une personnalité compétente dans certains domaines comme celui de l'économie. Mais se faire « prendre » comme un gamin, par une « servante d'auberge » ( nous entendrons dire dans les heures qui viennent, par le troupeau des anti sarkozistes  maladifs, que c'est Sarkozy qui la lui a jetée dans les pattes ), cela en dit long sur la fragilité du présumé...candidat. Imaginons les pressions qui pourraient s'abattre sur DSK, devenu, par hypothèse, président de la république. Quelle proie facile pour les gouvernements étrangers et leurs service secrets.

Dans les jours qui viennent, nous allons être abasourdis par le vacarme médiatique.

Le Scrutateur, commentateur de l'actualité, en parlera sans doute, de temps à autre, sans oublier que, fort heureusement, il y aura dans le monde, tellement de choses belles à montrer et à voir et à admirer, mais que personne ne nous montrera. Les médias, hélas! s'efforceront, pour la plupart, de nous transformer en mouches à merde.

Pour ma part, je m'intéresserai particulièrement aux comportements des politiciens, et aux rivaux de DSK, à droite, mais encore plus à gauche. ( Car de ce côté là les réjouissances doivent être encore plus vives, chez certains et ...certaines. Plus les voix, de  ce côté gauche, seront suaves et généreuses, plus elles se réjouiront intérieurement ). Nous verrons bien qui, d'entre eux, saura, dans ses commentaires, garder le minimum de réserve, de dignité, et … de prudence, car, comme il a été dit « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère. »Évangile de Luc, 6, 41 :

 

Edouard Boulogne

 

( Dim.15 mai, 7h du matin).

 

PS :Je relis cet article, rédigé à chaud, tôt ce matin, aussitôt appris l'imbroglio dans lequel se trouve Dominique Strauss-Kahn. Je m'aperçois que j'ai négligé d'évoquer la "présomption d'innocence" dont bénéficie ,a priori, aux termes de la loi, toute personne accusée. J'ajoute donc cette précision.

EB.

( 10h30, ce 15 mai ).

 

 

 

Quelques LIENS : http://topics.nytimes.com/topics/reference/timestopics/people/b/al_baker/index.html?inline=nyt-per

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André Derviche 16/05/2011 22:44



 


Un lecteur qui a des problèmes avec son ordinateur me demande de faire passer son commentaire par
l'ordinateur du Scrutateur. Ce que je fais, sans changer un mot, ni une virgule de son texte.


EB.


 


Ils sont sympas et rigolos, ces républicains, mais ils n'ont pas plus de tête que si on la leur avait coupée.



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Aubry bouleversée. La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a assuré
lundi au siège de son mouvement que l'image montrant DSK menotté était "profondément humiliante" et "l'avait vraiment bouleversée".



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À quelle sensibilité chez tous ces grands républicains ! Curieusement, ils étaient peut-être encore
plus sensibles à l'époque où ils massacraient - en chantant - la famille royale (et tout ce qui avait l'heur de les contrarier).



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Avec le recul du temps et les frénésies mémorielles, pourtant, pas le moindre soupçon de compassion
pour Louis XVI quoique traité avec autrement moins de ménagements que l'infortuné DSK. À moins que, dans sa mémoire républicaine, Madame Aubry ne se soit rétroactivement imaginé que le roi
de France eût rejoint le lieu de son martyr en chaise à porteurs, au son d'une joyeuse fanfare dont l'entrain communicatif aurait rempli tous les coeurs d'une joie pure et sereine, tout en
goûtant aux délices de la gastronomie française servie avec respect et amour par les nouveaux maîtres de l'endroit rendant au souverain dont ils avaient usurpé le trône le service de lui offrir
le Paradis avec un peu d'avance sur son temps biologique...



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Pour ce qui est de l'indiscrétion médiatique relative à l'infortuné DSK : nous sommes bien loin de
la bienveillance de la Convention à l'égard de Louis XVI. 



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Quant aux juges ? Aussi bornés soient les juges américains, toute comparaison ne pourrait que
ridiculiser la République et son histoire, alors dispensons-nous-en.



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Observons seulement que DSK recherchait la connivence des médias, pas Louis XVI. Le bruit court même
qu'un certain Ramzi Khiroum aurait, un temps, réussi à apprivoiser les médias pour le compte de DSK, alors que la route de la faveur publique avait été soigneusement barrée pour ce qui est de
Louis XVI.



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Louis XVI n'avait pas choisi d'être roi de France, DSK n'aspirait qu'à l'être - selon le mode
républicain, naturellement.



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Louis XVI et Marie-Antoinette n'ont eu droit qu'aux placets, à l'insulte et à la caricature. Un peu
comme si quelqu'un aujourd'hui avait le mauvais goût d'appeler DSK "Bite en feu", comme on appelait Marie-Antoinette "Madame Déficit"...



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Les entrailles de la princesse de Lamballe promenées au bout d'une pique devant les fenêtres de
Marie-Antoinette, c'était du beau, du bon, du joyeux républicain, à l'époque.



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Madame Elisabeth, assassinée sur la place de la "Révolution" pour crime de haute naissance et de vie
droite, c'était encore une bonne occasion de réjouissance républicaine.



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Marie-Antoinette, privée de son fils - traité comme un animal nuisible par une bande de sauvages
avinés et enragés - humiliée tous les jours par les mêmes sauvages qui venaient envahir jusqu'à sa moindre intimité, et qui la conduisirent à l'abattoir dans une méchante carriole, comme une
chèvre qu'on emmène au marché.



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Décidément, la sensibilité républicaine est très... républicaine, c'est-à-dire très...
discriminatoire. Mais, quelle aptitude à donner des leçons !



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