Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Dodo-la-saumure.jpg ( Dodo la saumure. ça fleure pas le ciné des années 50 ça ? ). 

 

Quand il y a dix mois, DSK, le candidat vénéré du parti du BIEN ( le PS ) tomba de son piédestal, la France médusée découvrit que malgré les apparences, et le bla bla quotidien des étranges lucarnes télévisuelles, rien ne changeait vraiment depuis les années cinquante.

J'en eus la certitude définitive, quand un beau ( ça dépend, évidemment pour qui ! ) matin éclata l'affaire du Carlton , de Lille, où un certain DODO la Saumure faisait des livraisons, régulières, en détail et en gros, à des clients très chics, dont le plus connu ( allons ne pleurez pas milord ! ) s'avérait être DSK, l'idole de ces grands nigauds d'électeurs socialistes françois.

Dodo la saumure. Un tel pseudonyme me rajeunissait étrangement, et je m'aperçus rapidement que je n'étais pas le seul à subir cette petite cure de jouvence, me reportant au temps des années 50 et du début des années soixante, où toute une série de films policiers de haute tenue, tenaient en haleine au Cinéma-Théaâtre La Renaissance, ou au Plazza, au d'Arbaud, à Basse-Terre, ou au Moulin Rouge du Moule, toute une population croulait de rire, du jeune boutonneux que j'étais avec toute une bande copains, aux vieux tontons et papys hilares.

Oui, vous vous rappelez... « Touchez pas au grisbi »! Mmhhhh!! Avec des Jean Gabin, des Sophie Desmaret – il me semble- Lino Ventura, et l'inénarrable Bernard Blier.

Avec Dodo, voici « le temps retrouvé ». Un Proust au niveau des années 2010.

Franchement! Reluquez la tronche ( ci-dessus ) de M. de la Saumure, cé t'y pas celle du Blier de Jadis?

Pardon! Bernard Blier vous jouiiez, vous, un rôle, et nous le sentions, avec quelle délectation, et quelle complicité chez les copains, aujourd'hui disparus, et avec quel talent!

« Que reste-t-il de tout cela » comme dit la chanson. Dans nos mémoires, des souvenirs subtils.

Dans l'actualité de 2012, un sentiment de dérision et de profanation.

Non! C'est pas d'jeu. Dominique, et vous, la Saumure, et quelques autres, z'êtes d'beaux salauds.

Pas seulement, des gens enfoncés jusqu'à... la garde, dans la luxure, mais des profanateurs aussi, des crapoteux poisseux qui salissent et profanent tout ce qu'ils touchent.

C'est ainsi que ce 1er mars, j'ai appris sur Europe Un que ce saligaud pouacreux de Dodo la saumure venait de se voir refuser par les autorités ( on est ravi qu'il en reste. Pour combien de temps? ), l'autorisation d'une bonne oeuvre à l'égard des personnes handicapées; les handis » comme on dit, maintenant, dans notre belle langue, ... fin de race.

Il s'agit de « services » analogues à ceux que rendait Dodo à ses clients du Carlton, et d'ailleurs.

Passons sur les détails. La Saumure n'a pas été compris. A 13 h, sur LCI, les images le montraient, non pas contrit, mais furibard. Ah! Le bon temps est loin, où Dominique, et ses supports, ( Lillois ou non ) pouvaient tout «  couvrir », si l'on peut dire. « Soixante huit » s'éloignerait-il. Et la société deviendrait-elle si répressive et égoïste, que les meilleures intentions, les plus altruistes, et même chrétiennes, (non?) sont repoussées avec mépris.

D-la-saumure-2.jpg ( Dodo la Saumure sur fond d'église. ça ne vous rappelle rien? 1981 ; la grande affiche, Mitterrand sur fond d'église, et le thème du PS éternel "La Farce tranquille"! ). 

 

A propos, est-ce que j'exagère? Serais-je pas un peu bigot, coincé, sur les bords?

Vous l'ai-je dit? Savez-vous le nom choisi par Dodo la Saumure pour baptiser sa petite association d'aide aux « handis »? Non?

Eh bien! C'était l'association « Sainte Marie Madeleine ». C'est pas joli, çà, et pieux, et TOUT.

Encore un "bon Samatritain" dans la nature, comme dirait l'autre!!

Je frémis en le disant.

Ô tempora! Ô mores!

 

Gérard O'Melangchrous. 

 

BONUS / Bernard Blier, dans "Touchez pas au grisbi!"

 

BernardBlier-150x220.jpg


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article