Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 

 

Gerard-Lauriette.jpg  ( Gérard Lauriette, dit " papa yaya" ).

 

On lira, peut-être ( mais on aurait tort de s'abstenir ) le texte de Gérard Lauriette qui me fut adressé il y a maintenant de nombreuses années par son auteur, et par l'intermédiaire de madame Jacqueline Maussion. J'explique dans le portrait psychologique et moral que j'ai tracé de lui il y a quelques années, à l'occasion de son décès, les raisons pour lesquelles, sur le moment , je me refusai à le publier dans le journal Guadeloupe 2000.

 

http://www.lescrutateur.com/article-5942521.html

 

Ces raisons me paraissent ne plus avoir de raison d'être. Beaucoup d'eau à coulé depuis lors dans les rivières de notre belle île. Les personnes auxquelles s'en prenait l'illustre Gérard ( papa Yaya ) sont mortes depuis longtemps, et leurs familles sont éteintes, ou ne vivent plus en Guadeloupe. (Et ceux qui sont toujours là, que je connais, Butel, Thionville, vont sourire. Papa Yaya est papa Yaya, approximatif, toujours, souvent à côté de la vérité. Qu'est-ce que c'est, par exemple, que cette affirmation grotesque selon laquelle les blancs créoles ne donnent jamais leurs noms à leurs enfants batards? ou que lesdits blancs pays ne donneraient jamais pour parrain/marraine un/une noire, métisse, indienne? Pas sérieux tout cela. Toutefois, je ne traiterais pas M. Lauriette de menteur. C'était, disons un "original" au sens le plus fort du terme. Chacun a connu « papa Yaya », son originalité, son grain de folie, qui ne l'empêchait pas d'être aussi, dans ses moments de paix, le meilleur homme du monde. Chacun connaît, et.....relativise.( voir le lien ci-dessus ).

Donc je publie le texte. Outre son pittoresque, il exprime de la part d'un homme dont on ne peut dire qu'il fut un « nèg a blans » quelque chose d'important sur la réalité sociale des Antilles françaises, et les rapports entre groupes socio-ethniques, disons simplement entre hommes de couleur ( de toutes couleurs ) et les blancs créoles, auxquels certains osthrogoths, ( encagés dans leurs idéologies et leurs complexes ) et même deux ou trois ecclésiastiques ( de sac et de corde ) voudraient faire porter tous les péchés du monde. Le « vieux blanc créole » dont parle Lauriette était André Babin, un de mes grands oncles, du côté maternel. Ce qu'en dit le cher Gérard, vue ce que fut ce dernier, me réchauffe le coeur.

Edouard Boulogne.

 

 

 

( I ) Papa-Yaya-1-copie-1.jpg

 

 

( II Papa-Yaya-2-copie-2.jpg

 

 

( III )Papa-Yaya-3.jpg

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article