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Publié par Edouard Boulogne

JP-Sainton-La-decolonisation-improbable-.-.jpg

 

L'histoire est-elle une science? Répondre à cette question exige une longue, profonde et désintéressée recherche sur ce qu'est l'essence de l'histoire, et sur la nature de la science.

Deux types de recherches qui demandent du temps, du savoir, de l'honnêteté, du désintéressement, de la hauteur de vue.

Si la mathématique est une science, elle ne l'est pas du réel, du monde physique, qui relève des sciences expérimentales, la « physique » proprement dite, la biologie, la botanique, etc, dont les conceptions ont évoluée avec le temps, ainsi que leurs méthodologies respectives.

Il y eut, par exemple, une physique aristotélicienne et une physique médiévale. Elles faisaient l'admiration des grands esprits de leur temps. Elles n'en relèvent pas moins de l'histoire des idées scientifiques pour les savants, à partir de Descartes ( au XVIIème siècle ).

Mais la physique « moderne » au XIXème siècle, synthétisée par un Marcelin Berthelot ( encore cité avec une admiration hyperbolique à la fin des années 1950, par mon vieux professeur de physique M. Borghetti, au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre ) relève de la même histoire ( cimetière des idées ) depuis les « révolutions » épistémologiques du début du XXème siècle auxquelles sont liés les noms d'Einstein, de Max Planck, de Werner Heisemberg, etc.

L'histoire, quant à elle, est rangée parmi les « sciences humaines » avec, par exemple la psychologie, ou la sociologie.

Si le mot « science » appliqué à l'étude de la nature jouit aujourd'hui d'un respect et d'une admiration superstitieux ( elle s'est substituée à cet égard, et sans doute à tort,  dans l'échelle du respect, à la religion au moyen-âge ) il n'en va pas de même avec l'histoire.

Ce penseur éminent, et justement admiré, que fut Paul Valéry, à la fois épris de rigueur, et éminemment sceptique ( d'un scepticisme méthodique, au sens du cartésianisme ), n'aimait pas l'histoire. Il la considérait comme « le produit le plus dangereux que l'alchimie de l'intellect ait élaboré ».

Il écrivait notamment ( Discours sur l'histoire ) : «  historiens ou partisans, hommes d'étude, hommes d'action, se font à demi consciemment, à demi inconsciemment, infiniment sensibles à certains faits, ou à certains traits, parfaitement insensibles à d'autres, qui gênent ou ruinent leurs thèses; et, ni le degré de culture de ces esprits, ni la solidité ou la plénitude de leur savoir, ni même leur loyauté, ni leur profondeur, ne semble avoir la moindre influence sur ce qu'on peut nommer leur puissance de dissentiment historique ».

Je voudrais qu'un tel indéniable constat fut appris par coeur, en début d'année, par tous les élèves de toutes les classes d'histoire, et peut-être davantage encore par leurs professeurs d'histoire.

J'aimerais que fussent bannies du vocabulaire enseignant des formules aussi stupides que mensongères telles que « l'histoire prouve ou démontre que ». Ou encore que la notion d'un « tribunal de l'histoire » soit rangée parmi les slogans les plus criminels, et criminogènes, qui aient existé.

Quand on lit, un peu, les textes canoniques du genre littéraire historique, on ne peut qu'être étonné de l'extrême distance qui existe entre les intentions déclarées de leurs auteurs ( exhaustivité, « objectivité » - autre terme qu'aiment à remettre en question les vrais « philosophes » grands ou petits - ), et les résultats obtenus, grandioses parfois mais rarement exhaustifs, ou objectifs.

Tite Live et Tacite ont écrits des « monuments »sur l'histoire de la Rome antique. On aimerait comparer avec la même histoire, celles écrites par des historiens de l'antique Egypte ou de la Judée du temps de Ponce Pilate, ou mieux de Bar-Kokhba.

A propos des croisades il y a l'histoire vue par les chrétiens du XIIIème siècle et celle vue par les arabes de ce temps là ( voir d'Amin Maalouf : Les croisades vues par les arabes. Collection J'ai lu ).

Qui prendrait les Mémoires de Winston Churchill, de Goebbels, ou du général de Gaulle, pour des livres d'histoire, bien qu'ils parlent de l'histoire. Il s'agit de matériaux pour l'histoire, qui d'ailleurs s'intéresse à bien d'autres matériaux, fournis par des sciences auxiliaires, archives multiples, contenant des journaux intimes sur les « faits » de l'époque, correspondances particulières, archéologie, numismatique, etc.

Tout cela demandant à être examiné avec prudence, circonspection, compétence, esprit critique, désintéressement.

Car l'historien parfait devrait avoir toute ces qualités, et d'autres, en particulier le désintéressement. Car il ne saurait y avoir d'historien militant.

L' « historien parfait » disions-nous. Mais existe-t-il? ( voir l'appréciation de Paul Valéry ).

Telle qu'elle est l'histoire est cependant utile. Sans « histoire » les peuples, comme les individus sans mémoires, seraient réduits à n'être que des "vivants" immergés dans l'instant, et nous n'aurions pas dépassé le niveau de nos ancêtres les plus lointains, qu'ils aient surgis en Afrique, ou ailleurs il y a des centaines de milliers d'années.

Cela donne à penser sur l'expression «  histoire du présent » parfois employé, par des journalistes qui veulent se hausser du col. Je ne peux m'empêcher de penser à ces matériaux « informatifs » que nous fournissent les chaines de télévision française sur, par exemple, le conflit « interne » en Syrie, tous projecteurs braqués exclusivement, et scandaleusement, sur les témoignages des hommes de la révolte.

Donne à penser encore l'enseignement de l'histoire la plus récente ( histoire ou actualité? ), aux élèves de l'enseignement secondaire, en France.

La période de l'occupation en France peut-elle être étudiée sans passions, et les excès de toutes natures qu'elles entraînent? Ou celle de la guerre d'Algérie? Etc.

C'est dans cet état d'esprit que je m'apprête à lire le livre du professeur Jean-Pierre Sainton, La décolonisation improbable, Cultures politiques et conjonctures en Guadeloupe et en Martinique. 1943-1967 ( édition Jasor ) qui vient de paraître.

Une lecture que je me promet studieuse, et respectueuse de l'auteur, mais critique et irrespectueuse quant au contenu, comme doit l'être toute lecture inspirée par le seul goût de la vérité, même quand l'auteur est le fils du père ( avec une minuscule, n'est-ce pas, à « père » ).

Je n'ai fait, jusqu'ici, que le parcourir, y porter quelques coups de sonde. Je ne l'ai pas encore lu, ce qui s'appelle lire, la plume à la main, en prenant des notes, en faisant des objections. J'en parlerai ici, si l'ouvrage me paraît intéressant.

Mais, l'un des coups de sonde m'a conduit à la page 40, et à la note 53, qui m'a fait sursauter.

Voici cette fameuse note : «  En dehors de Jean-Louis Jeune, et Rémy Nainsouta (…) ceux qui font figure d'intellectuels guadeloupéens sont plutôt des érudits locaux et des folkloristes comme Gilbert de Chambertrand ou Sainte-Croix de la Roncière. L'intellectuel guadeloupéen le plus prestigieux Lénis Blanche, fils d'un ancien compagnon de Légitimus, professeur de philosophie, ancien normalien de la promotion de Jean-Paul Sartre, affichait des idées...maurrassiennes ( ! ) Il s'était de plus ouvertement compromis avec le régime Sorin ».

J'espère que « l'esprit » de ces quelques lignes n'imprègne pas la totalité du livre, ce serait bien regrettable.

Passons sur le ton légèrement « supérieur » d'un jeune professeur guadeloupéen, en 2012, à l'égard de ces anciens qui « font figure d'intellectuels ». Passons sur les cas de Chambertrand et de la Roncière « érudits locaux » ( mais pas « intellectuels ») et « folkloristes ». ( Sic! ).

Allons plutôt au sort réservé à Lénis Blanche ( un des Guadeloupéens les plus diffamés depuis 60 ans, et dont j'ai entrepris dans Guadeloupe 2000, puis dans Le Scrutateur, une réhabilitation par la publication de textes inédits de lui ).

Lénis Blanche est présenté par Sainton, ou plutôt condamné parce qu'il aurait eu des idées..... maurrassiennes ( notons les points de suspension qui valent leur pesant de venin, car supposant une relation intellectuelle avec le Diable ), et se serait compromis avec le Gouverneur Sorin. ( un fils du diable semble-t-il ).

Est-ce de l'histoire, ou du militantisme politique?

Parlons de M. Sorin d'abord. Ce gouverneur de la Guadeloupe de 1940 à 1943, fut catalogué sur le site officiel du rectorat de la Guadeloupe, comme « officier allemand nommé par Hitler pour «commander la Guadeloupe ». Devant un mensonge aussi grossier visant délibérément à entuber la jeunesse guadeloupéenne, j'adressai une lettre au Recteur M. Miossec, reproduite sur le Scrutateur, rétablissant les faits : http://www.lescrutateur.com/article-11114481.html .

Il fallut une rencontre personnelle avec M. Miossec, qui me dit avoir ignoré cette forfaiture ( le mot est de moi. Celui utilisé par le recteur est plus soft, quoique sans équivoque, un mot de ….recteur! ) du responsable du rayon « Histoire » du Site officiel du rectorat, pour que ledit mensonge soit enfin enlevé. Le lien ci-dessus présente une autre image de l'ancien gouverneur que celle que l'historien Sainton semble reprendre à son compte.

Une classe terminale de Lénis Blanche ( Lénis Blanche au milieu d'une de ses classes terminales, pendant la guerre, au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre ). 


Mais c'est sur le cas de Lénis Blanche que je voudrais conclure. Il aurait donc eu des accointances intellectuelles avec Maurras. Et alors! Même si cela était vrai en quoi cela serait-il scandaleux? Sans être maurrassien j'ai consacré il y a de nombreuses années un diplôme d'études supérieur à ce grand théoricien politique ( expression réductrice d'ailleurs, Maurras ayant été bien autre chose qu'un « simple théoricien » de la chose politique ), je lui ai consacré des centaines d'heures de lectures, et n'ai jamais cessé de suivre les travaux universitaires qui lui sont consacrés, jusqu'à ces derniers mois encore. C'est un penseur de première grandeur, que l'on soit d'accord ou non avec lui.

Mais il se trouve que j'ai, aussi, publié des textes de L. Blanche.

Ce qui m'a valu un jour une lettre de M. Victor Nguyen, lui aussi spécialiste de Maurras, à un niveau plus élevé que le mien, me demandant s'il était vrai que Lénis avait été maurrassien, et camelot du roi.

Je communiquai le contenu de la lettre de Nguyen à notre compatriote qui vivait encore à Cannes à cette époque là ( 1980 ).

Monsieur Blanche me répondit par retour du courrier, et par la négative. J'ai déjà publié cette lettre dans Guadeloupe 2000, et sur Le Scrutateur.

Il est assez étonnant qu'un nuniversitaire comme M Jean-Pierre Sainton, sur un tel sujet, se montre aussi coupable de légèreté, de non contrôle des sources ( le plus souvent des ragots, ou des « souvenirs » reconstruits par des gens, - certains, pourtant, proches des rives du Tartare, - qui n'ont pas toujours, 70 ans après, réussi à étouffer les bouffées tumultueuses de leurs adolescences boutonneuses.

Mais un universitaire! Ô temps! Ô moeurs!

 

  1. Lénis Blanche et l’Action Française.  


    En 1980, je reçus une lettre de Victor Nguyen.
    Victor Nguyen mort depuis, tragiquement, était un jeune universitaire français, d’origine vietnamienne, apparenté à  Hô Chi Minh –mais ayant choisi une toute autre voie que son illustre cousin- et qui travaillait alors sur Maurras et l’Action Française. ( V.Nguyen a été l’organisateur de plusieurs colloques sur Maurras et l’AF, sous le patronage de l’université d’Aix-en-Provence . Il est l’auteur aussi d’une thèse monumentale, préfacée par Pierre Chaunu : « Aux origines de l’Action française, publiée aux éditions Fayard).
    Nguyen, donc, me demandait si je pouvais le renseigner sur un détail de la vie de Lénis Blanche, dont certaines rumeurs prétendaient qu’il avait été membre de l’AF, et même «camelot du roi ».
    J’écrivis donc à mon éminent compatriote, à Cannes où il résidait, comme à la meilleure source pour confirmer ou infirmer la rumeur.
    Voici sa réponse :

    « Cannes le 8 mars 1980.

    Cher monsieur,

    Le témoignage attribué par votre correspondant à certains de mes anciens élèves du lycée Carnot de Cannes est bien dans la ligne de ragots qui ont couru un peu partout depuis mes années d’étudiants, et qui m’ont peut-être précédé dans cet établissement, mais il ne laisse pas de me surprendre.

    En effet, j’ai eu connaissance des 14 rapports établis sur mon compte par les Renseignements Généraux à l’occasion des 14 propositions (une par semestre pendant sept ans) qui ont abouti à ma nomination dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur. Aucun de ces documents fort élogieux, qui relataient en particulier l’opinion de la majorité de mes élèves sur leur professeur de philosophie ne m’attribuait une allégeance de ce genre. Une telle réputation, au demeurant, eut fait obstacle à l’octroi d’une distinction honorifique rarissime pour un simple professeur de lycée (le ruban rouge « au titre de l’Education Nationale »).

    De plus, aucun de mes anciens élèves – j’ai conservé d’excellentes relations avec nombre d’entre eux, et même avec les tout premiers – aucune mère, ni aucun père d’élève ne m’a jamais dit avoir discerné chez moi un partisan d’un polémiste quelconque. Et Dieu sait si mes anciens auditeurs se répartissent entre de multiples horizons. Tous me disent avoir éprouvé le même inoubliable confort en face d’un enseignant qui se bornait à leur inculquer des méthodes les mettant à même d’opter ou de ne pas opter, à bon escient, entre les doctrines et les propagandes. Votre correspondant, à qui vous voudrez bien ne pas communiquer mon adresse, se montre prudent, en accueillant avec réserve des étiquettes apposées par la mémoire à partir des brumes plus ou moins lointaines de l’adolescence.

    Mes chefs d’établissement étaient mieux placés que quiconque pour apprécier mon attitude à l’égard des élèves. Voici en quels termes M.Grelier, Proviseur du Lycée Carnot de Cannes, s’adressait à moi en public le jour où je suis devenu légionnaire :

        « Me permettrez-vous, pour conclure, de lire les lignes trop brèves où vos proviseurs successifs ont essayé, dans l’espace restreint que leur accordait l’imprimé officiel, de condenser ce qu’ils pensaient de votre personnalité et de votre action sur les élèves ? « Monsieur Blanche est un professeur de philosophie d’une grande distinction ; mieux encore, au sens le plus noble et le plus ancien du mot, c’est un « maître ». Son enseignement est clair, méthodique, efficace, d’une tenue et d’une élévation remarquables. Penseur profond, esprit cultivé, informé très complètement des grands problèmes scientifiques et philosophiques

    Penseur profond, esprit cultivé, informé très complètement des grands problèmes scientifiques et philosophiques de notre temps, il a sur les adolescents qui lui sont confiés une action formatrice et une influence indéniables. Je serais tout particulièrement heureux de voir une haute distinction décernée à un homme qui fait honneur à notre Université et à la culture française ». Notre vœu a été exaucé. Pour ma part cet accomplissement restera une des grandes joies de ma carrière ».
    Je ne veux rien ajouter à ces paroles, sinon pour m’excuser de paraître immodeste en les ayant citées.

    Croyez, cher monsieur, à mes sentiments les meilleurs

    Lénis Blanche. »

Je rappelle que les archives du Scrutateur sont ouvertes à tous. Même aux historiens.

Il arrive, que mêlées à de simples considérations ( plus ou moins ) érudites, et/ou folkloriques, on y trouve de quoi éviter des fautes de débutants.

 

Edouard Boulogne. 

 

Lenis-Blanche-sur-son-suppose-maurrassisme---I---.jpg

 

Lenis-Blanche-et-Maurras---II---.jpg

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E.Boulogne 29/08/2012 19:42


Le commentaire prédécent était arrivé...vide de texte. Je lai signalé à l'auteur M. Claude Houel, qui me l'envoie par une autre voie. Le voici : Les
sciences
humaines,
comme
l’indique
leur
nom
sont…humaines.
Cela
signifie
que
l’observateur
et
l’observé
sont
de
la
même
espèce
et
que
la
conclusion
ne
peut
avoir,
quelle
que
soit
l’honnêteté
intellectuelle
du
«
scientifique
»
la
rigueur
de
la
démonstration
mathématique.
Comment
raconter
l’Histoire
quand
on
connaît
la
fragilité
du
témoignage
humain,
la
volatilité
de
la
parole
dans
la
transmission
orale
ou
le
danger
de
bâtir
des
hypothèses
à
partir
de
documents
ou
d’artefacts
épars.
Chaque
livre
d’histoire,
chaque
cours
d’histoire,
chaque
conférence
devrait
indiquer,
en
préalable,
le
principe
de
fragilité
de
l’Histoire
bâtie
sur
des
histoires.
L’Histoire
n’est
pas
une
démonstration,
et
les
enfants
le
savent
bien,
elle
se
raconte.
Le
conteur,
au
fil
du
temps
est
tenté
de
la
modifier,
voire
de
la
modifier
au
fil
de
son
humeur
…ou
de
sa
position
politique.
L’Histoire
devrait
être
enseignée
comme
la
philosophie,
avec
exposé
des
thèses
et
discussion
dans
la
recherche,
chacun
y
puisant
son
idée
pour
la
conclusion.
Si
l’historien,
diplômé,
n’est
pas
un
scientifique,
que
dire
du
pseudo-­‐historien
autoproclamé
?
C’est
une
posture
que
l’on
rencontre
souvent
sous
nos
cieux

tel
élu,
tel
enseignant
en
droit
ou
tel
médecin
se
présente
comme
historien,
surtout
devant
des
médias
ou
un
auditoire
qui
ne
vérifient
rien.
Cela
donne
une
histoire
déformée

la
répétition
d’inepties
ou
de
mensonges
tient
lieu
de
vérité
première.
Cette
démarche
est
dangereuse
quand
elle
sert
des
buts
politiques
avoués
ou
non
et
que
l’on
voit
une
taubira
oser
mettre
en
cause
un
éminent
historien
soutenu
par
la
majorité
de
ses
pairs.
Restons
vigilant
sur
les
manipulations
d’où
qu’elles
viennent
et
rétablissons
à
chaque
fois,
comme
le
Scrutateur,
les
faits.

Claude HOUËL 28/08/2012 14:33



Lucien Tikitak 28/08/2012 13:07


Une fois de plus, cher Scrutateur, vous tapez dans le mille. Je n'ose pas dire que "l'histoire a prouvé"
(en tout cas l'expérience de beaucoup de gens leur a permis de le constater) que dans nos chères îles beaucoup de scribouillards s'arrogent le titre de grands penseurs, publient et... se
démasquent. Le petit extrait que vous citez est assez rigolo à cet effet, car il montre que plus le singe s'élève plus il montre son derrière, comme dit le proverbe africain. Cependant, le livre
a propos duquel porte votre réflexion de ce jour contient une formule quasi magique pour désigner une catégorie d' "érudits locaux et folkloristes" qui me paraît taillée sur mesure pour définir
nos zintélektuels loko.