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Publié par Edouard Boulogne

D'Homère à Domota...quel Plaisir! Petite pochade "pou wigolé".




(Une pochade est un petit écrit, pondu un peu à la va-vite, souvent burlesque, fait pour s'amuser, même des choses sérieuses, et pour se moquer, surtout des idioties, et des mensonges.
C'est à quoi s'est occupé notre cher Tikitak, qui nous l'a envoyée, et que nous publions illico, illuminé du sourire de Sardon. Le Scrutateur). 


Athènes a eu Homère, Sophocle... et les grands Grecs

La Guadeloupe a Domota, Clavier... et le LKP,
aux grands récits épiques a succédé la geste LKPique...

(extraits) 

Je vais parler des prix, comme je pourrais parler de la vie chère ou de l’argent facilement gagné par les importateurs…

Nous avons comme invités les camarades de la Martinique et de la Guyane. Et effectivement, dans nos trois pays, on a affaire à la même pwofitasyon, à la même vie chère. Si nous avons pareilles similitudes, c’est parce que nous sommes tous trois dans le même système colonial : un système basé sur l’exploitation des travailleurs mais également sur des profits réalisés avec facilité par les importateurs.

Ce système, on le retrouve donc en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, mais aussi à la Réunion. Et ce n’est pas un hasard. Car dans ces quatre pays on retrouve les mêmes individus au centre des importations, au centre de la grande distribution : en général ce sont les békés, en général ce sont les blan péyi.

Ce sont eux qui depuis des siècles tiennent l’import-export. Aujourd’hui l’export a disparu ; il n’y a plus que l’import : et c’est dans ce secteur qu’ils réalisent leurs profits faciles ; en recyclant l’argent public.

En réalité, tout l’argent qui rentre en Guadeloupe, tout l’argent que nous produisons en Guadeloupe, rentre dans la poche de ces gens là. En somme c’est un système mis en place pour permettre à ces gens de recycler l’argent public : cet argent rentre dans nos poches, mais ressort tout aussi rapidement car nous achetons à leurs mains.

Et ce que nous achetons en priorité, ce sont des produits alimentaires ; surtout lorsqu’on dispose d’un revenu modeste. Dans ces cas, on ne peut épargner, ni s’acheter une maison. Par contre, on achètera obligatoirement ce qui est nécessaire à la survie, à la reproduction de votre force de travail pour être en mesure de reprendre le travail le lendemain, et nourrir les siens.

Nous consommons donc principalement des produits alimentaires… Et c’est ce secteur que les capitalistes ont investi, c’est là qu’ils s’enrichissent. Ils ne sont pas dans l’industrie… On n’a jamais vu misyé HAYOT développer la moindre industrie en Guadeloupe ; pas plus que misyé DESPOINTES. Toutes ces personnes que vous connaissez sont là, au coeur de la pwofitasyon.

Et nous interrompons la logorrhédyssée pour faire place au commentaire, sachant que les volontaires peuvent lire tout ceci dans son contexte et dans son intégralité en cliquant sur le lien suivant :


a) J'encourage fortement la lecture de la geste ugétégéellekapienne, car elle est très instructive (rien ne saurait mieux donner une idée de la chose comme la propre prose - à moins qu'il ne s'agisse de vers - de ces messieurs.

b) Prenons un cours d'économie :

1. L'UGTC-LKP a le privilège de battre monnaie (n'est-il pas écrit "Tout l'argent que nous produisons" ?, comme il est écrit "Tout l'argent qui rentre en Guadeloupe", ce qui veut vraisemblablement dire que l'UGTG-LKP a d'autre sites de "production", ailleurs qu'à la Guadeloupe ; dans des colonies, sans doute, à moins que l'UGTG-LKP ne veuille par là dire qu'elle met sa monnaie sur pied d'égalité avec celle de la Banque de France - et même la banque européenne).

2. Les Guadeloupéens mangeraient les voitures, à en croire l'UGTG-LKP. Là encore, il faut se référer au texte : "Et ce que nous achetons en priorité, ce sont des produits alimentaires". À moins que seuls les zétrangés achètent ces produits, qui donnent l'impression d'être prioritaires en termes d'achat, ce qui voudrait dire que la Guadeloupe est en réalité peuplée de zétrangés. Étranges zétrangés, il faut croire.

3. Les opérateurs locaux ne foutent rien, ne produisent rien d'autre que de la pwofitasyion (de la pwofitasyon malhonnêe, qui n'a rien à voir avec celle - parfaitement honnête - qui consiste à percevoir des pensions de l'administration en échage d'un "emploi", ce qui permet de faire charger l'UGTG chaque fois que l'administration demande aux non-pwofiteuhw de travailler en contre-partie de cet "emploi".

En conclusion : dans son traité d'économie à l'intention des divinités du Nouvel Olympe, Élie Domota - enfin, l'équivalent chez lui du Dr Goebbëls - livre les clés de l'économie de demain : article 1, les békés ne foutent donc rien. Ils ne produisent rien. Le béké Despointes (il s'agit vraisemblablement d'Alain Despointes, dit le sociologue, puisqu'il n'a jamais été industriel), par exemple, n'a jamais rien produit à la Guadeloupe. Et, il faut comprendre par extension qu'il n'a jamais rien produit non plus à la Martinique. Hayot non plus : le chocolat Élot n'est pas du chocolat, mais de la pwofitasyon.

En réalité, les békés sont des sowciers quimboiseurs qui, jusqu'ici, ont réussi à faire croire à des populations lobotomisées qu'ils travaillaient pour pouvoir se livrer en toute rapacité à la pwofitasyon.

En fait, seul le peuple gwadloupéyen twavaille, gwace à l'UGTG qui lui fouwnit la matièwe pwemièwe. Et Elie Domota est son pli gwan tindistryel, qui pwoduit à lie (comprendre Élie) tout seul la quasi-totalité du mensonge qui alimente aujourd'hui la Gwadloup'.

Élie Domota en est convaincu : la pwoduction a doublé depuis que le LKP s'est substitué à l'UGTG pouw pwoduiwe la seule wicheese qui fewa l'aveniw du pèp Gwradloupéyen, à savoir le bla-bla-bla et le mensonge.

Et il twavaille, lie (comprendre Élie), pas comme ces fainéants de Hayot et Despointes qui ne pwoduisent wien du tout. Pas le moindwe petit gwain de bawatin.

En conclusion, rien de ce que pwoduisent les békés n'est autre que de la pwofitasyon. Ce qui veut dire que la pwofitasyon est vraisemblablement une industrie.  Et les populations gwradloupéyenne et mahawrtiniquaize qui sont par essence composées de TRAVAILLEURS se sont mises à la pwofitasyon à une plus grande échelle encore, car il faut tenir compte du coefficient d'énergie lokale.

En pwoduizan toujours plus de pwofitasyon, l'UGTG-LKP garantit à la Guadeloupe un niveau de vie bien supérieur à tout ce que les TRAVAILLEURS ont pu connaître jusqu'ici. Un niveau de vie de béké oisif et kapitalisse.

Bref, il suffit de liwe la LKPravada pour app-wend' toute la véwité (L-K-pique), et vous vous sentez automatiquement plus intelligent. En tout cas, beacuoup plus zinstwi.

N'oubliez pas :



Paul Caraïb-Tikitak


 

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V


A la lecture de cette déclaration du lkp je suis sidérée par l'ignorance crasse de son auteur. En effet, comment ignorer que ces chefs
d'entreprise (tant dénigrés par eux) créent des milliers d'emplois, ce qui n'est pas le cas de ces donneurs de leçons. Je suggère, que ces grands génies qui affirment qu'il est possible de vendre
les matériaux de construction aux Antilles au même prix qu'en métropole, le fassent pour nous montrer comment faire au lieu de se contenter d'encaisser leurs salaires, versés par "l'état
colonial". Ce faisant, ils créeraient des emplois au lieu de les détruire comme ils le font depuis un certain temps. Pourquoi, ces donneurs de leçons, au lieu de gesticuler dans le
vide, n'utilisent-ils pas leur grand savoir faire pour créer leurs entreprises, distribuer des salaires et vendre à bas prix. Quand ils auront démontré au peuple leur savoir- faire en
créant des emplois et non en les détruisant, alors, nous pourrons leur accorder de la crédibilité, pas avant.



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