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Publié par Edouard Boulogne

L'Etat français et les DOM.

 

 

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Cohésion Sociale et Libertés Républicaines
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Il y a-t-il un Etat français pour l’Hexagone et un Etat français pour l’Outre-mer ?

 

« J’ai été bercé par l’idée que j’étais né dans un grand pays et que ce grand pays avait été forgé par un Etat fort.

J’ai envie que mon pays reste un grand pays.

Je pense que pour qu’il reste un grand pays, il faut que cet Etat fort, cette administration si souvent vilipendée et en même temps sans doute l’une des meilleures du monde, cette organisation des services publiques, ce sens de l’intérêt général, soient préservés…

Un Etat fort, c’est la clé du maintien d’un pays qui a un message universel, un message original. »

 

Tout l’Outre-mer français applaudit à ces propos de François FILLON, tenus au cours de l’entretien qu’il a accordé le 29 septembre dernier sur sa conception de la fonction de Premier Ministre (à voir sur www.cslr.fr).

Pourtant, l’an dernier, au moment des évènements politico-sociaux qui ont secoué la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, ces populations étaient dans l’expectative et se demandaient tout simplement,  s’il y avait encore un Etat ;

- des Préfets sans consistances, laisser à eux-mêmes, enfilant, qui le tee-shirt rouge des révolutionnaires de pacotilles, qui les habits de valets des indépendantistes,

- un Ministre accouru à la rescousse, traitant les politiques locaux d’incapables, vilipendant les Chefs d’entreprises et les offrant à la vindicte populaire en les accusant de « profitation », flattant les factieux, prenant secrètement et nuitamment le « ti-punch- accras » avec leur Chef pour tenter de les calmer et acceptant de concéder des accords qu’il savait parfaitement irréalistes et irréalisables. Bref, prêt à tout pour acheter la « paix sociale ».

Alors, même s’il est vrai que depuis, la venu de Président de la République aux Antilles-Guyane, la nomination de Brice HORTEFEUX au Ministère de l’Intérieur, et la nomination d’un nouveau Préfet en Guadeloupe (choisi semble-t-il à souhait), ont ramené l’ordre républicain, les habitants de l’Outre-mer français ont des raisons de se demander pour combien de temps l’Etat est-il prêt à être ici un Etat fort?

Les populations de l’Outre-mer français ont été mises à rude épreuve, tandis que l’Etat se cherchait. Elles ont payé un lourd tribut à son laxisme. Non seulement les vaines et fallacieuses promesses des indépendantistes, leur apparaissent aujourd’hui comme irréalistes, mais elles mesurent tous les jours le prix à payer pour ces 44 jours de blocages : baisse de la fréquentation touristique, fermetures d’entreprises, chômage croissant, hausses de prix consécutives à la pénurie ; telles sont leurs lots quotidiens. Autant dire, qu’à part les extrémistes, la très grande majorité de ceux qui sont descendus dans la rue n’est pas prête à recommencer.

Mais le Gouvernement est-il prêt lui à tenir la main ? Voilà le vrai enjeu de cette manifestation annoncé pour la fin octobre, par les mêmes séditieux qui croient que par la rue, on peut gagner se que l’on ne peut conquérir par les urnes.

 

 

Une classe politique guadeloupéenne embarrassée !

 

Comme nous l’avions prévu, depuis la rentrée de septembre, le débat sur le changement institutionnel en Guadeloupe est vraiment lancé. Comme en 2003, la classe politique est dans son ensemble favorable à la sortie du droit commun, ; l’expérience de 2003 en plus. C’est dire qu’elle sait que la population, plus encore qu’en 2003, refuse toute solution autre que le droit commun et l’attend donc aux urnes. Elle sait, cette classe politique, que le soutien d’une proposition d’assemblée unique a coûté la Région à « a droite » au profit du seul leader politique qui prônait le non au référendum de 2003. Elle sait qu’aux élections régionales de 2010, l’UMP doit son ridicule score au fait que ses leaders promettaient un changement institutionnel tandis que la gauche doit son éclatante victoire à Victorin LUREL qui une fois encore avait habilement pro mis le droit commun institutionnel.

Aujourd’hui, emberlificoté par sa gauche qui lui réclame d’aller plus loin, il co-signe avec Jacques GILLOT une lettre au Président de la République (voir sur le site www.cslr.fr ) de laquelle nous extrairons ces deux passages significatifs:

 

« A la différence du choix fait par les Guyanais et les Martiniquais, notre préférence pourrait aller, à l’assemblée unique qui, tout en rationnalisant les instances locales de décision politique, présente l’avantage de préserver l’existence du département et de la région en tant que collectivités et ne constitue donc pas un décrochage institutionnel irréversible par rapport aux institutions locales existant au plan national… »

 

Mais Messieurs LUREL et GILLOT rajoutent, et cela fait toute la différence,

 

« Toutefois, les réunions que nous tenons, dans toutes les communes de Guadeloupe, pour informer les électeurs, les élus et toutes les forces vives de Guadeloupe des choix possibles et recueillir leurs points de vues nous montrent que les électeurs guadeloupéens restent dans leur ensemble très méfiants à l’égard de toutes formes d’évolution institutionnelle et que le statu quo conserve de nombreux partisans. »

 

La bataille de ceux qui, tout comme le peuple, réclament « tout le droit commun » et « rien que le droit commun », est-elle gagnée pour autant ?  Assurément pas !

 

Sur les ondes, on voit ressurgir une communication médiatique en faveur du LKP et son leader est à nouveau présenté comme le gentil et inoffensif sauveur de la Guadeloupe ; celui qui va obtenir du Gouvernement plus d’argent pour les Guadeloupéens. Alors restons sur nos gardes. Il y a en France hexagonale, des personnalités qui connaissent et aiment la Guadeloupe et sont prêts à entendre la vérité d’une Guadeloupe travailleuse et voulant participer à l’effort de reconstruction en Outre-mer comme dans l’Hexagone. Mais il y a aussi, autour du pouvoir, des gens qui prétendent la connaître mais n’en connaissent que ce qu’en disent les élus et surtout les médias. Des gens qui ressemblent à Yves GEGO et sont tout prêts à brader nos petits pays et leurs populations pour « acheter une paix sociale » qui ne pourra alors qu’être éphémère.( souligné par Le Scrutateur). 

A ceux-là, il n’est pas impossible que nous ne soyons obligés de montrer notre force. Il n’est pas impossible que nous ne soyons obligés, nous aussi, de descendre dans la rue, non pour casser, non pour s’affronter à qui que se soit, mais tout simplement pour rappeler à tous qu’il y a une majorité silencieuse qui entend préserver la République en Outre-mer.

 

Amédée ADELAIDE
Président de CSLR
05 octobre 2010

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