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Publié par Edouard Boulogne

Criminalité : Les faits qui dérangent.

(  L'auteur de cette étude, Xavier Rauffer, est un criminologue réputé, professeur de criminologie à l'université Paris-Assas. Il souligne des faits qui vont à l'encontre des lieux communs, mortels, qui circulent sur la question. Raison de plus pour Le Scrutateur, de l'offrir à la réflexion de ses lecteurs).

Xavier-Rauffer.jpg


CRIMINALITÉ

QUAND DES

 

QUOTIDIENS D’INFORMATION

OCCULTENT

DES FAITS QUI LES DÉRANGENT



Loin d’être polémique, ce qui suit exprime une inquiétude : certains grands quotidiens

 

nationaux occultent le fait que le crime s’effondre en pleine crise, là où cette crise sévit le; ce, bien qu’ils publient régulièrement par ailleurs des révisions scientifiques 1, et que

plus

cet événement immense intéresse toute la société française.


Quels sont les faits ?


• De longue date, la « culture de l’excuse » n’offre qu’une explication à la criminalité : la

misère, le chômage ; selon cette doctrine, dans une société injuste, les malfaiteurs sont des

victimes sociales, qu’il faut « comprendre », bien plus que réprimer. D’importants quotidiens

nationaux comme Le Monde ou Libération partagent cette façon de voir, et n’ouvrent d’usage

leurs colonnes qu’à ceux qui pensent ainsi.


• Or aujourd’hui, la fausseté de cette doctrine éclate au grand jour. Voyons comment.

D’abord, l’évidence : si c'est la misère qui génère le crime, alors plus de misère devrait

entraîner plus de crime. Pourtant, depuis la fin 2008, la criminalité s’effondre dans les pays les

plus frappés par « la pire crise financière depuis 1929 ». Insistons : selon la « culture de

l’excuse », une misère aggravée jointe à l’explosion du chômage (+ 7 millions de chômeurs

en plus aux Etats-Unis en 2009) auraient dû y provoquer un séisme criminel – alors que c’est

l’exact contraire que l’on constate. Cette importante révélation sociale est notamment

reconnue par la gauche britannique et ses médias

1

 

« Une étude iconoclaste invite à réviser certains scénarios sur la fonte des calottes polaires et le

climat du passé »,

 

Le Monde, 13/02/10

2

De cela, voici les preuves, prises aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pays parmi les plus

frappés par la crise.


GRANDE-BRETAGNE

(Source, Welsh Labour, Parti travailliste britannique, du 23/01/10. Les chiffres concernent

l’Angleterre et le Pays de Galles) :

Homicides, année 2009 : - 14 % (chiffres les plus bas depuis 1989)

Chute continue, sur la longue période, de la criminalité et de la délinquance « en dépit de

prédictions récentes d’une vague criminelle liée à la récession », soit de 1997 à 2009 :

Criminalité et délinquance générales : - 36 %

Criminalité violente : - 41 %


ETATS –UNIS

Taux d’homicides à l’échelle des Etats-Unis entiers, pour 2009 :

Quatre métropoles majeures du pays :

Criminalité constatée à New York en 2009 :

Criminalité constatée à Chicago en 2009 :

Criminalité à Los Angeles en 2009 :

Homicides à Los Angeles en 2009 :

Homicides à Dallas en 2009 :

La Californie est l’un des Etats américains les plus touchés par la crise, surtout ses grandes

villes. Parmi celles-ci, San Diego où, comme à Los Angeles, la criminalité s’effondre :

SanDiego :

- 18 %

criminalité constatée en 2009 :

homicides : - 25, 5 % (au plus bas depuis 1972, où la

Atteintes à la propriété

(cambriolages, vols, dont

voitures, etc.)

Or de tout cela, nombre des grands quotidiens nationaux ne dit rien !

A ce jour, nul article majeur sur le sujet dans la grande presse française - alors que l’événement est énorme : en matière de fléaux sociaux, que dirait-on d’un journal qui tairait un éventuel effondrement - 15 à 20 % - du nombre des cas de Sida, ou du nombre des chômeurs ?

Si la « culture de l’excuse » reste un dogme médiatique, il en est un autre plus moderne, la

diversité,

Nous les invitons donc aimablement à dépasser la diversité des apparences, qui ne concerne

que les caractéristiques physiques des individus, pour embrasser une diversité plus noble, celle des analyses et points de vue ; dont ceux, importants, touchant à la réalité criminelle.

Février 2010


François Haut

 

 

fhaut@drmcc.org • Xavier Raufer xraufer@drmcc.org

dont ces grands quotidiens nationaux semblent aussi être d’ardents prosélytes.

:

population était la moitié d’aujourd’hui)

au plus bas depuis 1967

- 18 %

la plus basse depuis 50 ans

- 12 %

- 11 %

au plus bas depuis 40 ans

(on le verra plus bas).

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castetsjj 26/02/2010 07:41


Monsieur Boulogne bonjour,

Même si cet article présente quelques difficultés de lecture, l'auteur est interessant dans son analyse, merci de nous l'avoir fait découvrir.
N'étant pas nombrilo nombriliste et ouvrant le regard sur les Sociétés en général, même s'il est toujours difficile de comparer et de faire des //, cet auteur présente aussi une étude intéressante
sur les risques internationaux de guerres larvées sans paix attendu, nos maux et nos incompréhensions Sociétales, il serait bien que de la tête des Etats aux plus bas échelons, on sorte de nos
fantasmes et logiques pas forcément d'actualités.
Ce mode de pensée et de réflexion, la théorie du chaos et de l'anarchie, est volontairement entretenu par un travail de média basé sur une non pédagogie au titre de la dépendance politique non
dissimulée, sur la course au scoop, aux chiens écrasés que l'on va chercher à l'international pour meubler et à la culture des petites phrases méprisantes et génératrices de trouble moral des
consciences.

http://www.xavier-raufer.com/pdf/TextMenaces.pdf


archipélien 25/02/2010 23:08


Si et je veux bien l'admettre ,comme voudrait le faire comprendre chiffres a l'appui ce criminologue,la crise n'est pas responsable de la violence dans sa societe prise comme
référence La France.Je doute malgré tout qu'une societe qui verrait diminuer sa délinquance sa criminalité criminel en periode de crise puisse etre considérée comme
moins violente ;tout simplement parceque l'acte de violence  s'exprime de maniere differente:elle peut etre visible, un vol, un viol, elle peut s'excecer de maniere insidieuse : pression
psychologique , gestion atypique des ressources humaines(la serie de suicides chez renault). Bref, on se rend bien compte aujourd'hui que la societé française va mal ,quand bien meme elle serait
moins violente comme voudrait le demontrer ce criminologue.

Toute chose etant relative je dirai que c'est un avis d'expert sous l'angle de sa spécialité mais en aucun cas une etude globale  de la societé francaise qui je le rappelle est dans une phase
de crise societale aigue.En temoigne l'apparition de symptomes de violences contre soi meme : suicide, maladies psycho somatiques,detresse sociale etc etc