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Publié par Edouard Boulogne

Kim-Jong-iL-II.jpg

Le dictateur Kim Jong Il est mort le 17 décembre 2011 à 8h30, heure locale, à l'âge de 69 ans. L'Agence centrale de presse coréenne (KCNA) a précisé « que le président de la Corée du Nord "a succombé à un grand épuisement mental et physique" et que sa mort est survenue à la suite d'un "infarctus du myocarde sévère et d'une crise cardiaque". Son fils Kim Jong-eun, a été désigné pour prendre sa succession, ont annoncé lundi 19 décembre 2011 les médias officiels du régime communiste. Kim Jong Il «laisse à son fils une économie moribonde dans un pays marqué par une famine meurtrière et de graves pénuries alimentaires à répétition», selon ce que l'agence France-Presse titrait en ce lendemain de sa mort ».

C'est peu dire pour qualifier l'une des plus sanglantes et meurtrières dictatures de ces 80 dernières années.

En occident le communisme classique est mort, de son propre poison, avec l'URSS, en 1991. Il y subsiste sous sa forme idéologique, qui sévit encore partout, et notamment en France, sous les traits du « politiquement correct ». Pas de bâtiments officiels pour nos équivalents des Tchékas, Guépéou, NKVD ou KGB. Mais, par une possession presque totale des médias, et des groupes de pression qui façonnent l'opinion, la préparation avance d'un retour aux bonnes vieilles méthodes d'asservissement des peuples.

En extrême orient, le communisme pur, dur et « vrai » subsiste encore.

Il se présentait à l'état presque parfait en Corée du nord depuis la fin des années 1940.

Kim Jong II qui vient de mourir était le fils de Kim II Song, sombre brute stalinienne, décédée en 1994. Sa succession sera assumée par son fils Kim Jong-eun.

La Corée du nord est un pays d'esclaves. Non seulement on y meurt de faim, mais les consciences y sont annihilées par une propagande de tous les instants, véritable lavage de cerveau, et une répression constante sur les corps de ceux qui ont pu résister à la mise en condition psychologique.

Partout des camps de concentration, comparables aux camps nazis de la mort, ou aux Laogaï chinois se dressent pour tenter de dissuader les velléités de résistance.

Voici un témoignage de la vie quotidienne dans ce pays soumis au communisme marxiste-Léniniste. ( extrait du Livre noir du Communisme, p. 608 et 609 ).

« Qui procède aux exécutions ? Le choix est laissé à la discrétion des agents de la Sécurité qui fusillent quand ils ne veulent pas se salir les mains ou tuent lentement s'ils veulent suivre l'agonie. J'ai ainsi appris qu'on peut tuer à coups de bâton, par lapidation ou avec une pelle. II est arrivé qu'on tue les prisonniers comme en jouant, en faisant un concours de tir, en les visant à l'œil. Il est arrivé aussi qu'on force les suppliciés à se battre entre eux et à se déchirer mutuellement. [...] De mes propres yeux, j'ai vu plu­sieurs fois des cadavres atrocement mis à mort : les femmes meurent rarement paisiblement. J'ai vu des seins lacérés de coups de couteau, des parties génitales défoncées par un manche de pelle, des nuques fracassées à coups de marteau [...] Au camp, la mort est quelque chose de très banal. Et les « criminels politiques » se débattent comme ils peuvent pour survivre. Ils font n'importe quoi pour obtenir plus de maïs et de graisse de porc. Pourtant, dans le camp, malgré cette lutte, quatre ou cinq personnes en moyenne meurent chaque jour, de faim, d'accident ou... d'exécution.

Il est à peine pensable de s'enfuir d'un camp. Un garde qui arrête un fugitif peut espérer entrer au Parti puis fréquenter l'Université. Certains obligent des prisonniers à grimper aux barbelés. Ils tirent alors et font semblant de les avoir arrêtés.

Outre les gardes, des chiens surveillent les criminels politiques. On se sert de ces animaux effrayants, très bien dressés, comme de machines à tuer. En juillet 1988, au camp n° 13, deux prisonniers ont été attaqués par ces chiens. Il n'est resté que des os de leur corps. En 1991 aussi, deux garçons de quinze ans ont été dévorés par ces chiens. »

 

Ce qu'il y a de plus triste c'est la complicité, là comme ailleurs; à la plus « grande » époque du communisme assassin, des intellectuels occidentaux de gauche avec les criminels marxistes.

On se souvient de la première page du journal Le Monde à la prise de Phnom Penh en 1975 par les horde de Pol Pot. « Phnom Penh libéré » avait titré le quotidien du soir au service du parti du BIEN ( le PS ), alors que les gardes rouge commençaient à peine le massacre de deux millions de leurs compatriotes.

 

Nos condoléances au PCG ( Parti communiste guadeloupéen ).

 

Parfois, ces compromissions idéologiques pouvaient prendre une couleur sinon amusante, du moins tragi-comique.

C'est ainsi que au début des années 1980, sous le règne du père du dictateur qui vient de mourir, l'écrivain Suzanne Labin, spécialisé dans l'étude du communisme écrivit, dans le Journal Guadeloupe 2000 que je dirigeais ( ancêtre du Scrutateur ), un article documenté. A un passage de cet article elle évoquait la statue géante du dictateur, dressée au centre de la capitale, la main droite levée.

Or à quelque temps de là un groupe de militants communistes guadeloupéens allèrent en pèlerinage en Corée du nord. Ils revinrent, évidemment, enthousiasmés, et critiquant l'article de madame Labin et du journal ( fasciste, évidemment ! comme dirait, aussi,monsieur Jean Hamot ) jugé menteur et calomniateur par le fait « qu'elle avait vu le bras droit levé, alors que c'était le gauche ». ( sic ).

En Guadeloupe, on fit des gorges chaudes.

Aujourd'hui, c'est à nos bons communistes guadeloupéens que je pense, et sans rire.

Il ne faut pas rire des âmes affligées.

Sanglots-a-Pyon-yang-.jpg ( Seul le génotype est différent. Les dispositions intérieures sont les mêmes au quartier général de la rue Vatable à Pointe-à-Pitre ). 

C'est à eux également que j'ai pensé en voyant cette photographie des « saintes » femmes nord coréennes, exhalant leurs plaintes. Mais elles sont contraintes à cette exhibition, tandis que nos communistes de la rue Vatable, eux sont sincères. 

QG-PCG.jpg( Cette photographie du QG du PCG, rue Vatable, montre combien fut farouche, dans les années 1980, la résiqtance de la population guadeloupéenne, aux songeries séparatistes du PCG ). 

C'est pourquoi, nonobstant nos grandes divergences politiques, je leur adresse mes sincères condoléances.

Normal! Entre compatriotes.

 

E.Boulogne. 

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