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Publié par Edouard Boulogne

D-Cohn-Bendit.jpg

Daniel Cohn-Bendit n'est qu'un homme. Peut-être par un trait de ma nature intime, mais sûrement par mon imprégnation chrétienne, je répugne aux chasses à l'homme, aux pogroms de toutes sortes.

A l'égard de Cohn-Bendit qui n'est qu'un homme, comme à l'encontre de tout autre. Mais l'homme est aussi, - du moins dans la conception classique, humaniste, profondément inspirée du christianisme, - un être appelé à la responsabilité de ses actes, en fonction d'une éthique, d'un ensemble de principes, sans lesquels la notion même d'humanité perd toute signification.

Cet humanisme chrétien est, ces temps-ci, fortement remis en cause par de pseudos élites ( tant « à droite » comme on dit, qu' « à gauche »).

Tout est relatif disent ces gens. Rien ne vaut plus qu'autre chose. A chacun ses idées, ses goûts, ses préférences.

Nous voici rendus à un individualisme forcené. C'est à cet individu, ( non à l'homme comme accomplissement plus ou moins bien réussi d'un modèle ) que, dans la nouvelle optique, s'applique, par une perversion de l'intelligence et du langage, les fameux « droits de l'homme » dont on nous rebat les oreilles.

Si un saint François d'Assise entend vivre dans la pauvreté et la chasteté, c'est son affaire. Mais son choix n'est en rien supérieur, disent-ils, à celui d'un Dominique Strauss-Kahn, d'un Cahuzac, ou d'un Daniel Cohn-Bendit.

Dans la société en pleine dissolution, qui dérive, demeurent cependant des îlots de résistance.

A ces combattants de l'Esprit ( pauvres pécheurs tout de même, ils s'en souviennent d'ailleurs, ou alors ce ne sont que des pharisiens ), les nihilistes n'épargnent pas leur ironie, et leur arrogance.

« Il faut évoluer » disait avec hauteur la Roselyne Bachelot, au jeune Bongibault, et à Frigide Barjot, à propos du mariage « pour tous » que ces derniers refusent.

Mais les « résistants » persévèrent. Il faut souhaiter qu'ils continuent, à condition que ce soit sans haine, sans fébrilité anti personnelle. Ceux qui aujourd'hui mettent en cause publiquement Daniel Cohn-Bendit ( voir le lien ci-dessous et l'article auquel il renvoie ) ont raison.

Non que cet homme soit pire que bien d'autres ( « prions pour lui, pauvre pécheur », et pour nous ), mais parce qu'il est un symbole et que depuis presqu'un demi siècle il a assumé d'être ce symbole et n'a cessé de se revendiquer d'une société sans repères, sans référence à rien qui puisse réguler la démesure de l'individu privé de boussole.

On se souvient, que dans un débat politique, en France, avec François Bayrou, il avait fini par susciter chez ce dernier ( généralement courtois, même si l'on peut critiquer sa tactique politique ), dans un mouvement d'exaspération, le renvoi à sa pédophilie, revendiquée, mais fort bien tolérée par l'idéologie du nihilisme.

C'est en Russie ( libérée du cauchemar communiste ) et dans les pays de l'est européen, que Cohn-Bendit rencontre aujourd'hui de la résistance.

Gageons que nos nihilistes ne renieront pas ( pas encore toutefois! Car le monde et les temps vont changer, et les forces de l'esprit ne sont pas encore mortes ) leur symbole, Dany, comme ils disent, affectueusement.

Ce sont ces « damnés chrétiens » de Pologne que l'on vouera aux gémonies.

Ce n'est pas grave. Il arrive que les sociétés qui coulent, comme celui qui refuse la mort annoncée, arrivées au fond de l'eau, trouvent la force d'un vigoureux coup de talon qui les propulsent à la surface.

Les grandes civilisations ne peuvent mourir que par elles-mêmes.

Il n'est pas dit que la nôtre en soit au renoncement définitif.

 

E.Boulogne.

 



Cohn-Bendit, le Vert ou der Grüne selon la nationalité qu'on lui donne, a navigué durant plus de trente ans entre la France et l'Allemagne surfant sur la vague rebelle de l'homme libre à tous les niveaux et attaquant à souhait des personnalités. Cette fois, l'homme n'a plus la même aura auprès des masses. Ce qui reste du pourfendeur de l'ordre public est l'image d'un homme politique qui inspire le dégoût auprès des gens et des jeunes générations

 

http://french.ruvr.ru/2013_05_01/Cohn-Bendit-planque-dans-son-hotel-denonce-en-public/

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Raoul Hala 02/05/2013 14:16


Vous savez bien, cher Scrutateur, qu'en France on adore les gens bien. C'est ainsi que Marine Le Pen a été dénoncée par un certain David Assouline comme étant un "poison pour la République et la
démocratie". Cela dit, nous devons à la vérité de signaler que monsieur Assouline est lui même breveté comme très insuffisant du côté  l'intelligence et comme un véritable chauffard du côté
de la bonne parole du Parti socailiste. Dans le genre opinion préfabriquée, c'est touttefois ainsi que Dany-le-rouge repeint en vert apparaît comme une icône générationnelle, grande gueule qui a
son avis sur tout et qui distribue les bons et les mauvais points avec une assurance toute socialo-rouge, c'est-à-dire dans l'irresponsabilité totale. Mais les Français adorent ça. Ils aiment
bien les tribuns, à plus forte raison quand ils font tomber les têtes. Ils aiment bien les immondices, aussi - et l'administration n'est pas en reste pour ce qui est de ces ignobles complicités.
On se souvient de l'infâme Boudarel, tortionnaire français au service des viets mettant toute son industrie à punir les prisonniers français du crime d'exister et pour leur faire préférer la mort
aux traitements qu'il leu appliquait avec cette cruauté zélée qui était la sienne et que seul le diable pouvait inspirer. Quand feu cette ordure a été démasquée par une de ses anciennes victimes,
que croyez-vous qu'il arriva ? Eh bien l'indignation de M. Beucler - sons ancienne victime - eut toutes les raisons de se multiplier, car le salaud en réchappa et les autorités françaises comme
l'opinion si prompte à dénoncer les "méchants" s'en fichèrent... Ce monsieur Boudarel, pourtant, n'était rien d'autre qu'une merde, un SS (salaud de service) offrant aux viets ses diligences
d'expert en persécution dans des camps de concentration à côté desquels ceux de l'Allemange nazi pouvaient prendre des leçons d'ignominie. C'est un peu ça aussi, la France, où l'on persécute ceux
qui sonnent le tocsin et on où laisse courir ceux qui mettent le feu. Et c'est le pays où le mot responsabilité a surtout des relents de relativité. Rappelez-vous la rage de Fouquier-Tinville
pour couper les têtes qui ne lui revenaient pas, et sa lâcheté lorsque son tour fut venu  et qu'il supplia - en pleurnichant - qu'on l'épargnât puisqu'il n'était qu'une hache et que l'on ne
saurait punir une malheureuse hache. La France c'est aussi le pays de ce crétin de Condrocet, qui s'extasia devant les progrès de l'esprit humain, et en particulier ceux accomplis grâce à la
Révolution française, et qui se suicida lorsqu'il fut découvert après s'être caché pendant un an tellement les autorités issues de la République révolutionnaire françaises  lui foutaient la
trouille. La France, c'est le pays des idées distribuées, et des opinions sur mesure. Il faut dire que les médias, par leurs mensonges programmés, contribuent beaucoup à ces arbitrages. Allez !
que M. Cohn-Bendit se rassure, il sera toujours chez lui en France, où l'on aime bien les gens un peu troubles, parce que les médias les aiment bien. Il n'y a que les affreux défenseurs du code
ancestral de la morale et de la famille qui sont menacés de fatwa, au pays des droits zaki. C'est vrai que certaines canailles aussi sont parfois livrées à la vindicte publique. Mais en général
les canailles ne sont en danger que quand leur place est convoitée, quand elles cessent de servir à certaines causes, ou quand elles faiblissent dans la canaillitude. Hé oui ! même les salauds
sont perfectibles. C'est le principe même de la rédemption. C'est pourquoi lorsque la sagesse ou la vertu apparaît chez la canaille, le repenti devient comme l'âne de la fable : un véritable
pelé, un gâleux d'où vient tout le mal... Les gens comme Boudarel (mais on en a connu d'autres), eux, ne risquent rien, tant que leur saloperie les fait pencher du côté du politiquement correct
(ou les relie à des réseaux bien solides et de préférence bien avitaillés en mânes institutionnelles). Il suffirait quee Cohn-Bendit avoue qu'il a écrit des âneries, pour faire le malin, par
provocation ou qu'il a tout simplement honte de ses écrits - rappelons que Bayrou avait été pratiquement traité de salaud pour avoir ressorti à Daninou ses propres citations - pour que la
rédemption s'amorce. Et puis, il pourrait peut-être en profiter pour dire que 68, dont il a été la tête de gondole, fut le début d'une gigantesque opération d'abrutissement général, et peut-être
d'un mal sortirait un bien. Mais ce serait peut-être une trop mâle attitude (au sens périmé du terme, cela va de soi, il ne saurait être question de machisme ; reprenons-nous : disons que ce
srait une attitude tout à fait paritaire, ou parfaitement métissée, pour faire bonne mesure) ?