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Publié par Edouard Boulogne

Le-sexe-surdimentionne-des-noirs-.jpg

 

Cette photo du carnaval Foyalais ( de Fort de France ) donne à penser. Eh oui! Du moins, un peu. Certaines lectrices, de ma génération, dans un excès d'hypocrisie, ( peut-être ! ) feindront d'y voir une concession à la pornographie ambiante.

Min non, min non! C'est carnaval, et à Carnaval, l'étymologie le rappelle, on laisse aller la viande ( carnelevare ! ); bref, « on se lâche »!!! On est masqué tous les jours. A Vaval, on ne fait que changer de masque.

Ah! Comme dirait Salvador, le regretté Henri, si papa savait ça! S'il savait que... je l'ai reconnu dans ce faune qui s'ébroue à côté de moi, WooÎÎÎ!!!

Oui! Vaval est révélateur. Même trop parfois.

Ainsi sur cette photo, par exemple.

Qu'est-ce qu'on y voit? A première vue papa Guéant, sur le point d'être sodomisé par ...le mâle absolu! 

Bon! Je ne saispas si l'inversion des rôles ( est-ce le terme adéquat? Chi lo sa? ) était possible avec le politiquement correct régnant. Mais  enfin, bon! prenons l'image comme elle est. 

Plus profondément, si j'ose dire, on y voit la civilisation maharti-niquaise, niquant un « modèle » ( au sens des ethnologues, n'est-ce pas! sans jugement de valeur, évidemment ) altermondialiste.

C'est bien, alors! Car nous passons d'un monde absurdement hiérarchisé, à un autre monde, tout autre, un chaos-monde », une créolisation libératrice, jouissive, ... comment dit-on encore ... ? ah oui : jubilatoire, et.... euhhh... universelle. Oh! Oui, c'est ça,  sûrement ça.

Du moins, peut-être, diront certains esprits, libres de tout préjugé. ( ah moins qu'ils ne soient réactionnaires. Moi je préfère ce mot à celui d'insoumis. C'est tellement plus vrai, plus réel Hmmmm! ) .

Des esprits libérés qui auront lu le grand anthropologue Serge Bilé, et son ouvrage capital sur « Le sexe surdimentionné des noirs »

Si l'on se rapporte à cette légende, nous dit l'auteur, elle ne fut que l'oeuvre maléfique d'esprits mauvais, ( incubes et succubes ) « visant à rabaisser les Noirs au rang de bêtes, dotés à la place du cerveau, d'un pénis 'démesurément long' ! ».

Cette autre lecture, nous ne sommes pas dans le domaine des sciences exactes, permettrait une autre interprétation du document que nous venons de contempler.

Il faudrait y voir tout autre chose que la libération dionysiaque et chaotique évoquée plus haut; plutôt la persistance dans la subjectivité maharti-niquaise, d'un vieux complexe héritée des complots de l'esprit « colonial », le complexe marti-niqué.

Ah! certes! Beaucoup de travail encore à effectuer avant la libération des absurdes hiérarchies inter-civilisationnelles, que professaient hier encore Karl Marx, et ses disciples. Un Marx qui a écrit ce texte auquel j'ai pensé en contemplant cette si suggestive image de carnaval. Un texte qui a été cité et commenté par le professeur Carlos Rangel dans un livre, somme toute utile : « L'occident et le tiers monde ».

 

Marc-E Decap.

 

Un texte utile de karl Marx.

 

« Les communautés villageoises « idylliques » de l’Inde traditionnelle étaient plus pernicieuses qu’on ne pouvait le supposer car « depuis des temps immémoriaux, elles avaient été  les cellules et la base du despotisme oriental, elles enfermaient l’être humain dans le cercle le plus étroit, faisant de lui  l’instrument inerte de la superstition, le réduisant en esclavage, sous le poids de coutumes traditionnelles, le privant de toute grandeur et de toute force historique. Nous ne devons pas oublier la barbarie, la persécution quotidienne et normale des plus indescriptibles cruautés… Nous ne devons pas oublier que cette existence végétative, sans dignité, sans dynamisme, avait pour compensation l’acceptation de l’assassinat rituel comme forme de dévotion religieuse… Nous ne devons pas oublier que ces petites communautés étaient pourries par des distinctions de castes et par l’esclavage ; qu ‘elles soumettaient l’homme aux circonstances extérieures au lieu de l’élever  et de le rendre maître des circonstances ; qu’elles poussaient à considérer un état social transitoire et contingent comme un destin naturel et inchangeable… Les Arabes, les Tartares et les Mongols avaient successivement conquis l’Inde, mais ils s’étaient adaptés à ces coutumes, étant donné que la loi de l’histoire veut que les conquérants barbares soient conquis à leur tour par la civilisation supérieure des vaincus. Les Anglais furent les premiers conquérants de l’Inde qui lui ait été supérieurs et de ce fait ils n’ont pu être contaminés par la civilisation hindoue ».
   Texte remarquable et si peu cité aujourd’hui dans l’Humanité, le Nouvel Obs, ou Le Monde. On comprendra que j’ai voulu « faire mémoire » !

Carlos-Rangel.jpg

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mireille 27/02/2012 15:06


y a-t-il eu un écho dans la presse de cette voiture carnavalesque?


 

Edouard Boulogne 27/02/2012 15:54



A ma connaissance Le Scrutateur a été le seul à réagir. Kra, kra! kra!


Mais, si les rôles avaient été inversés?..................................!!!!!!!!! L'humour eut, sans doute, rencontré ses limites. 



Jean Charnotik 24/02/2012 22:18


Tout en finesse, cette allégorie martiniquaise dont les auteurs ont sans doute fait tout leur possible pour illustrer le caractère civilisationnel de leur démarche. Cette brillante allégorie
illustre également, et avec une vigueur certaine, le mode  de reproduction de la pensée littéralement vulcanologik des zintélektyels loko, qui font toujours toujours dans la finesse, et sans
jamais se départir de cette délicate touche de modestie - qui va de pair avec la finesse des mêmes zintélektyels. Nombreux sont les Martichosés qui se rendent bien compte qu'il n'y a pas que les
mouches ne sont pas les seules à subir les incessants assauts des zintélektyels en question. C'est pourquoi il y a certainement deux sortes de Martiniquais : les Martiniqueurs et les Martiniqués,
les seconds représentant davantage le pays réel que les zintélektyels dominants du pays-verbatik qui ont les médias pour champ sémantik.