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Publié par Edouard Boulogne

Au sujet d'Haiti, Louis Dessout nous écrit.

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En reconnaissance pour mon action,en tant que diplomate français en poste à Haïti de janvier 1987 à octobre 1989,le Président Haïtien,avec l'autorisation du gvt français, m'a élevé,en son palais,au grade de commandeur de l'ordre Honneur et mérite,Madame le maire de POP m'a symboliquement remis les clefs de sa ville.
J'ai donc conservé des liens et une attention particulière et affecteuse pour cette république et son peuple ,avec lesquels j'ai partagé un moment fort de mon existence.
Cette nouvelle catastrophe qui les frappe m'attriste profondément mais ne me surprend pas.
Le mail joint reçu le 14octobre 2008,reprenant un article du Matin du géologue haïtien Pierre CHARLES,alertait les observateurs sur le risque sismique élevé,le lieu de son impact, son iminnence et ses graves conséquences.
Dans notre élan de générosité fraternelle et humaine,n'oublions pas la semblable menace annoncée qui pèse sur l'agglomération pointoise(Abymes-PTP-Jarry),placée ,également,sur une faillle.
L'ouvrage de Jacqueline Picard "La Pointe-à-Pitre n'existe plus"(ed Caret),hélas épuisé,gagnerait à être réédité. Cet opuscule décrit  le séisme qu'a supporté,en 1843,notre ville.
 Selon une étude du BRGM,gardée sous le manteau,cete terrible catastrophe  nous menace et pourrait se renouveler.
Espérons,que la rénovation urbaine PAP-Abymes-Jarry,sera  achevée à temps...
Mais serons nous encore de ce monde pour demander des comptes à l'Etat et à nos décideurs locaux,si elle se produit avant....et bénéficier à notre tour de la solidarité nationale et internationale. 

L. Dessout



HAÏTI/ MENACE DE CATASTROPHE NATURELLE / Risque sismique élevé sur Port-au-Prince « Toutes les conditions sont réunies pour qu’un séisme majeur se produise à Port-au-Prince. Les habitants de la capitale haïtienne doivent se préparer à ce scénario qui finira, tôt ou tard, par arriver ». Patrick Charles, 65 ans, géologue et ancien professeur à l’Institut de Géologie appliquée de la Havane, se défend d’être alarmiste. Pourtant, il n’ y est pas allé par quatre chemins quand Le Matin lui a offert l’opportunité de réagir sur le dossier de menace sismique planant sur Port-au-Prince. Le vieux chercheur a répondu à nos questions avec la rigueur d’un universitaire avisé. À son avis, le danger est imminent « Dieu merci, la science met à notre disposition des instruments pouvant prévoir ces genres d’événements, tout en nous permettant de démontrer nos conclusions. C’est le temps et le hasard qui jouent en faveur de notre capitale. Une grande catastrophe plane sur notre tête », prédit-il. > Ce n’est pas tant la gravité des propos de Patrick Charles qui nous intrigue, mais sa conviction inébranlable dans sa prédiction.. Pour nous convaincre, il n’hésite pas à nous exposer un cours détaillé de géologie, en se servant de cartes géologiques très précises et de son PC. « Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétion-Ville, traverse toute la presqu’île du Sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été complètement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer », déclare-t-il.
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Sur la base des connaissances et des données scientifiques qu’il a accumulées sur le sujet durant plusieurs décennies, Patrick Charles, en bon citoyen, a de quoi se révolter. L’imminence du danger se précise avec le temps et les événements. Et pour renforcer sa prédiction, M. Charles prend en exemple les dernières secousses enregistrées ces derniers jours au niveau de la capitale haïtienne. « Pendant ces dernières semaines, la terre a tremblé à plusieurs reprises au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Du 1er au 12 septembre, trois secousses mineures ont été enregistrées à Pétion-Ville, Delmas, Croix-des-Bouquets, plaine du Cul-de-Sacc. Le directeur du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), l’ingénieur Dieuseul Anglade, a confirmé ces informations. Ces secousses mineures sont inquiétantes. Elles annoncent généralement des séismes de plus forte intensité », avise-t-il. Dieu merci, Patrick Charles n’est pas le seul intéressé par le sujet. La question de la menace sismique sur Port-au-Prince est un sujet d’actualité. Elle a été débattue, ces derniers jours, par beaucoup de personnes, dont des intellectuels de haut rang. Les conclusions sont unanimes : Port-au-Prince risque bien de se transformer, du jour au lendemain, en un amas de ruines au terme d’une violente secousse tellurique.. « Durant deux siècles, aucun séisme majeur n’a été enregistré dans la capitale haïtienne. La quantité d’énergie accumulée entre les failles nous fait courir le risque d’un séisme de 7,2 d’amplitude sur l’échelle de Richter. Mieux vaut ne pas en parler, il ne faut pas paniquer. Mais ce serait une catastrophe », admet le responsable du Bureau des Mines et de l’Energie, intervenant récemment dans la presse. Le problème est posé dans toute son acuité. Des mises en garde sont régulièrement adressées. Mais les mesures ponctuelles sérieuses tardent à venir. En cas de violent séisme au niveau de la zone métropolitaine, M. Charles évoque deux scénarios catastrophiques : un tsunami géant au niveau du Lac Azuéi, inondant la plaine du Cul-de-Sac ; la désagrégation du morne l’Hôpital. « Dans les deux cas, le mal est infini. Ce sont des choses tout à fait possibles. L’essentiel est de prendre des dispositions pour atténuer leurs effets. Je suis prêt à endosser l’habit de pèlerin pour aider mes compatriotes à sortir de leur léthargie », affirme le géologue. > Face à une telle menace, très peu de mesures préventives ont été annoncées par les autorités. La bidonvilisation du morne l’Hôpital et de la Plaine du Cul-de-Sac, l’exploitation anarchique du Sable de Laboule se poursuivent inexorablement. Il faut toutefois signaler les efforts de la BME pour installer sur toute l’étendue du territoire national des instruments permettant de mesurer l’amplitude des secousses sismiques. Rappelons, pour nos lecteurs, que deux grandes failles traversent le pays. L’une au niveau de la région septentrionale et l’autre au niveau de la presqu’île du Sud. Tous nos départements, hormis le Centre, sont exposés au séisme et au tsunami. « Les autorités sont obligés de prendre des mesures ponctuelles quoique impopulaires pour protéger certaines zones. Le bilan du passage des trois derniers cyclones sur Haïti interpelle notre conscience. Nous vivons une période très difficile et nous devons agir. Le compte à rebours a commencé. La nature nous demande des comptes. Il faut agir pour sauver ce qui peut encore l’être », soutient Patrick Charles.
> Par Phoenix Delacroix

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renaudgwada 18/01/2010 23:05


il est remarquable de constater que nos lkpistes habituellement très bruyants n'ont pas eu UN mot de solidarité ou de comissération pour les haitiens, eux qui, par le condutatore domota exigeaient
il y a peu le départ de l'onu de cette île aujourd'hui martyre  quand il faut mettre la main à la poche pour des actions concrètes, l ugtg et consorts sont aux abonnés absents


Chantal Etzol 16/01/2010 00:33


Que le grand malheur que subissent nos frères haïtiens et leur immense douleur nous amènent, au lieu de nous regarder le nombril, à prendre conscience que l'on peut toujours rencontrer un "plus
pauvre que soi" à aider. Puisque ,tant en Martinique qu'en Guadeloupe, nos communes sont jumelées avec de nombreuses villes ou villages de métropole et d'Europe, chacune avec ses
habitants, ne pourrait-elle être un pont, une liaison, dans l'avenir, avec un quartier de Port-au-Prince, un village d'Haïti? Pour reconstruire, pour maintenir la vie et l'espoir?
Pour accompagner ceux qui ont survécu,mais ont TOUT perdu, après que l'aide humanitaire immédiate ait fait le plus urgent. 
Ce ne sont pas les domaines d'intervention qui manqueraient.