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Publié par Edouard Boulogne

Césaire bafoué, Césaire Humilié, Césaire Insulté! Maaiis, Césaire protégé, par...Jean-Luc de la Guarrigue . 

 

 

En Martinique, au Lamentin, plus précisément à l'aéroport international Aimé Césaire, une exposition sur le poète éponyme, prête à discussion. En témoigne cet article de M. Jean-Luc de Laguarigue, fervent admirateur de Césaire.

On pourra aussi lire l'article que j'avais consacré à Césaire au jour de sa mort, où l'admiration est moins absolue qu'elle ne se formule chez Laguarigue.

Le Scrutateur

 






A-Cesaire.jpg

 

 

mardi 22 octobre 2013

Exposition Espace Aimé Césaire : l’insulte faite au poète

En 2013, un nombre important de manifestations célébrant le centenaire du grand poète disparu ont eu lieu à la Martinique. Il serait vain d’en faire ici un inventaire exhaustif : ont-elles toutes été à la mesure de la pertinence de l’homme et de son legs littéraire ? On peut en discuter, tant celui-ci est novateur, immense, inégalé. Toutefois, si ne serait-ce que quelques unes d’entre elles ont pu donner au public envie de le lire, de le (re)découvrir, ou de simplement suggérer des pistes pour aborder une œuvre aussi complexe, elles auront — du moins en partie — atteint leur objectif et l’on tendrait alors à s’en satisfaire.


Pourrait-on parler, parmi ces manifestations, d’opportunisme ? Même si la sincérité de chacun n’est pas à mettre en doute, nul doute non plus que la récupération politicienne aura également fait partie du lot.

Y en a-t-il eu trop ? On ne peut empêcher un pays — si longtemps tenu sous le boisseau — de s’exprimer à part entière. Chacun est libre de pouvoir témoigner, avec les moyens qui lui sont propres, de l’empreinte que lui a laissée celui qui publiait le Discours sur le colonialisme en 1950. Encore que cela reste dans un premier temps une affaire de talent et, dans un second, une affaire de partage ou de monstration, c’est à dire de lieu. En effet, on ne peut certainement pas dire que les lieux consacrés à l’expression artistique et aux arts plastiques en particulier soient légion dans notre pays... Et s’il est parfaitement inconcevable que l’œuvre d’un plasticien, définie par son projet et ses intentions, et effectuant une réelle recherche esthétique, puisse être présentée au public au même titre qu’un illustrateur, un artisan ou un simple amateur (au sens noble du terme), il est tout aussi inadmissible que n’importe quel travail non qualifié soit présenté aux yeux du monde sur le seul nom de Césaire.

 

Lire la suite ICI : http://www.gensdepays.blogspot.fr/2013/10/exposition-espace-aime-cesaire-linsulte.html

 

 

 

( II ) Hommage à Aimé Césaire, poète, et...politique, par E.Boulogne.

 

A la mort du poète, je rendis un hommage à M. A.Césaire, où l'admiration pour le poète, se nuançait de sérieuses réserves sur l'action du «politique ».

Je saisis l'occasion pour le rééditer à l'intention des nombreux nouveaux lecteurs du Scrutateur depuis cette époque. E.Boulogne.

 

 

  1. Le poète.


    C’était en 1958. Je me passionnais pour la poésie. Mes poètes étaient le grand Pierre Corneille, Hugo, Vigny, Rimbaud. De la poésie antillaise, je ne savais pas grand’chose. Mon érudition  se limitait à Florette Morand, à Ancelot Bélaire, à des vers d’Emile Isaac (fils d’Alexandre, le sénateur). Je n’avais même pas lu Saint-John Perse, que je ne connaissais que par la critique mesquine, totalement injustifiée d’un nain de jardin en son roman sulfureux des « Ambassades », je veux parler de Roger Peyrefitte.
    Cette année là pourtant je découvris Aimé Césaire. Et d’abord par le biais de la politique. Cela peut paraître surprenant, car j’avais seize ans, et pas tellement de poils au menton. Mais, ma génération était bien plus « politisée » que celle du Rap.
    J’étais loin d’être le seul à « politiser » (certes comme on peut faire à cet âge, et Victor Hugo était souvent requis : « Malheur à qui prend ses sandales, Quand les haines et les scandales, Tourmentent le peuple agité », etc) ; et à titre d’exemple, je me souviens d’une cohabitation amicale (pour la poésie, car pour la politique c’était une autre histoire !) , en salle numéro un du vieux lycée Carnot, (la salle de Permanence), avec Sony Rupaire, un peu plus âgé que moi et qui, alors, s’enivrait de Federico Garcia Lorca. Le « souci politique », (j’écris cela avec un sourire teinté d’indulgente ironie) nous requérait, et pour répondre aux menées « subversives » du cher Sony, je décidai de lire, sur les heures que je volais aux sciences mathématiques (un point commun avec Césaire ; et là s’arrête la comparaison !),  un livre qui venait de paraître aux éditions Présence Africaine : « Les Antilles décolonisées », de Daniel Guérin. L’ouvrage, bien qu’ayant suscité en moi un ennui ( presque ) mortel, m’enrichit considérablement, me contraignant à amorcer une réflexion personnelle, par delà la sensibilité de mon milieu familial. Et sa préface était d’Aimé Césaire. La date de cette lecture, qui figure, en page de garde, de ma grosse écriture maladroite d’alors, est de mars 1958.
    Je décidai de lire Césaire.

 

 

Lire la suite ICI : http://www.lescrutateur.com/article-18816232.html

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