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Publié par Edouard Boulogne

marine-le-pen-front-national.jpg

 

La France, en ce mois d'octobre 2013, est en plein désarroi. Economique certes, mais davantage encore social, moral, spirituel. La gauche vient de perdre une élection partielle à Brignoles. Le candidat du Front National arrive très largement en tête, devançant celui de l'UMP. Le socialiste ne peut même pas se maintenir au deuxième tour. Que dit le parti de Hollande officiellement représenté par Harlem Désir, cet ectoplasme? Il lance un appel au front républicain, et au ralliement, ponctuel, de second tour, au candidat ...UMP.

Ce faisant, pour la masse des électeurs qui « récalcitrent », il donne à l'UMP le baiser de la mort, Baiser-de-la-mort.jpg fournissant à Marine Le Pen un argument en faveur de son slogan ironique sur l'UMP-S.

Que dit M. François Fillon? Rien, trop occupé sans doute à digérer la mauvaise nouvelle ( pour lui ) du non lieu concernant Nicolas Sarkozy, dans l'affaire dite de la pwofitation sur la personne d'une vieille Dame.

Et que dit, ou dira l'UMP dans les jours qui viennent? Gageons qu'en son sein le courant dit de « la droite forte » déplorera ( avec raison ) qu'à Brignoles, le candidat UMP n'ait pas tenu le langage de vérité qu'il fallait pour devancer le FN, tandis que la « droite » flasque, celle des Juppé, des Borloo, des Raffarin, Yves Jego, abondera dans le sens des glapissements faussement apeurés d'Harlem Désir.

Tout cela fait désordre. L'ambiance actuelle créée par le gouvernement Ayrault, propre à la domination du Prince de monde, est à la confusion.

Chacun est à la recherche de ses marques, de ses repères. Pour Mélenchon ( qui sur ce point n'a pas tort ) : « la gauche n'est plus la gauche ».

Et si Raffarin représente « la droite », est un pur disciple du général de Gaulle, alors je sais plus ce que les mots veulent dire. Car, c'est d'hommes comme Hollande, ou Raffarin, ou Peillon, que de Gaulle disait en 1970, dansLes chênes qu'on abat: « Vous verrez Malraux, ils détruiront tout ce que nous avons fait ».

Le gaullisme, dans la continuité des rois capétiens, est cette droite, nationale ( et non ultra nationaliste ) qui voulut que la France existât, persévérât dans son être, et offrit un modèle dans le monde pour ceux qui voudraient bien s'en inspirer.

La gauche, qui eut sa grandeur, décrite par le jeune Péguy, et encore parfois exaltée par André Malraux, n'est plus qu'un ectoplasme, à l'image de son actuel premier secrétaire.

De ces « familles politiques » qui furent aussi des familles spirituelles, il ne demeure que des restes, encore suffisamment ancrés dans l'inconscient collectif, pour faire figure de modèles et conserver quelque espérance.

A droite, des hommes, et des femmes, comme Philippe de Villiers, M. Dupont-Aignan, actuellement marginalisés, sont des môles de résistance de l'esprit d'une vraie droite.

A gauche, et je ne ferai pas de nomenclature, la figure de Jean-Pierre Chevènement ( âgé, mais c'est un archétype, et cette façon de penser et d'agir a des partisans plus nombreux qu'on ne croit comme à droite, Villiers et Dupont-Aignan ) me paraît exemplaire. Il m'est arrivé, il y a une vingtaine d'années de lui apporter mon concours dans certaines de ses campagnes, et il m'en écrivit pour me remercier, par delà nos désaccords.

Les gros partis de droite ou de gauche ( et ici la ligne Mélenchon est juste et claire. Dieu sait pourtant si je ne suis pas partisan du Parti de gauche ), sont à peu près d'accord. Sur le plan économique, mais aussi sur les « questions de société », comme ils disent. Sur la politique éducative, sur la famille, le mariage pour tous, en profondeur, trop de « nos représentants » sont d'accord avec la Taubira ou le Pierre Bergé.

C'est ici que surgit Marine Le Pen.

D'où vient l'actuelle montée en puissance de la présidente du Front National?

Sans doute du fait qu'elle a réussi à biffer l'image contrastée, parfois séduisante, mais le plus souvent inquiétante et trouble du Front de Jean-Marie.

Mais aussi, parce que contrairement à son père elle semble vouloir assumer un « pouvoir » qu'elle aurait conquis, électoralement, de haute lutte.

Et encore, parce qu'elle évoque ( sincèrement? On peut toujours l'espérer ) certains vrais problèmes, non seulement des Français, mais aussi (nuance) de la France : de son identité, de ses valeurs. Qu'avec un réel courage, elle ose s'affronter à la meute des partisans de l'absorption de la France, dans le grand magma mondialiste où seules, les puissances financières anonymes ont quelque chose à gagner.

Suis-je partisan de la venue au pouvoir du FN? Suis-je devenu mariniste?

Que nenni.

Celui qui écrit ces lignes, qui s'efforce, méthodiquement, d'analyser les faits, n'a pas l'âme d'un partisan.

Je pourrais partager le combat d'un Jean-Pierre Chevènement ( homme de gauche ) si comme en 40 l'existence de la France était en péril, et que l'homme de la résistance était ledit Jean-Pierre, comme certains hommes de gauche rallièrent, pour les mêmes raisons, le général de Gaulle ( homme de vraie droite ).

Il faut être clair. Quand les politiciens de droite et de gauche en voie de dégénérescence, nageant dans le même marécage, en évoquant Marine Le Pen, parlent du péril antirépublicain, de la montée du fascisme, etc, etc, il faut comprendre qu'ils voient en elle, une menace pour la république des combines et des combinaisons. Hollande aussi bien que J-P Raffarin, ces deux personnalités typiques de ce que fut la 4 ème république, ces deux princes de la gadoue politicienne.

Ces gens de la quatrième qui interdirent de parler à la radio en France au général de Gaulle, le traitant de....fascistes.

Je ne suis pas « mariniste ». MAIS,je me réserve le droit de voter pour ce qu'elle promettra de faire, SI CELA M'AGGREE.

Les princes du marécage, à gauche, mais aussi, parfois...à droite, parlent d'interposer un cordon sanitaire entre les électeurs de Marine Le Pen et les autres.

Un cordon SANITAIRE, comme si les Français qui votent FN étaient des malades du sida. Et ceci, alors qu'ils s'apprêtent à proposer d'accorder le droit de vote aux étrangers.

Un récent sondage attribuait 35 % de vote à la présidente du FN. Si l'on décide ( au nom de quels principes? ), de les exclure du vote électoral, que devient la sacro sainte démocratie dont ses supposés partisans se gargarisent à s'étouffer?

En tenant compte de la proportion d'électeurs ( en augmentation ) qui s'abstiennent, sur quoi donc reposera la légitimité des « représentants » du peuple?

Je crois qu'il faut faire attention à toutes ces choses et se guérir des réflexes pavloviens qui au nom de tel ou tel, disjonctent, et n'agissent plus, mais sont agis, par les médias du pseudo pouvoir installé.

En attendant, je n'ai jamais encore voté pour le Front National. Mais nul ne m'imposera de ne pas le faire, si, en conscience, et pour les raisons que j'ai dites, j'estimais de mon devoir de le faire.

 

Edouard Boulogne.






Harlem-Desir.jpg

La poussée du FN plonge le PS en plein désarroi

http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/07/01002-20131007ARTFIG00643-la-poussee-du-fn-plonge-le-ps-en-plein-desarroi.php?m_i=NoKNd9o3O7bLG9BbFNX93dBDynFDeyaZC0CdwNAZRAe5brThL

 

INFOGRAPHIE - Le premier tour de l'élection de Brignoles fait redouter  au Parti socialiste un vote sanction aux municipales.

 

 

S'il fallait qualifier l'impact des résultats de l'élection cantonale partielle de Brignoles à l'aune des réactions qu'elle a provoquées au PS, chez les Verts et au PCF, ce serait sans doute par «panique à gauche». En arrivant en tête, largement devant l'UMP et en éliminant au passage les candidats Verts et PCF, le Front national a, en tout cas, provoqué un nouveau séisme, une sorte de réplique lointaine du 21 avril 2002. Signe du désarroi qui s'est emparé des socialistes, tout a été dit et son contraire sur l'analyse du scrutin et les réponses à y apporter, comme en écho à la cacophonie ambiante.

D'abord parce que le score du FN à Brignoles est venu renforcer ceux qui, au PS, demandent au gouvernement d'infléchir sa ligne en prenant notamment des mesures à l'égard des catégories populaires. «C'est une élection de plus dans la lignée des élections partielles perdues, analyse le député Laurent Baumel, qui réclame des initiatives pour le pouvoir d'achat. L'attraction de l'électorat populaire pour le FN est une réalité.» Mais au PS, certains doutent de l'utilité de mesures catégorielles. «Il n'existe pas de solution magique», note Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections.

Beaucoup doutent aussi du basculement des électeurs de François Hollande vers Marine Le Pen. Pour Borgel, c'est en s'abstenant que les électeurs de gauche se sont exprimés, à Brignoles. «L'avertissement est sérieux, non pas tant en raison de la progression du FN que de l'abstention des nôtres», insiste le député PS. Les socialistes ont donc trouvé leur ennemi: l'abstention. «C'est notre adversaire. Quand elle est forte, cela fait mécaniquement monter le FN qui, en nombre de voix, reste stable», analyse le sénateur Luc Carvounas.

L'union dès le premier tour

Dès lors, le débat se déplace vers la meilleure façon de faire revenir aux urnes ces électeurs qui se sont exprimés avec leurs pieds dimanche. Présenter des listes d'union dès le premier tour entre PS, EELV et PC en est une. C'est pourquoi les socialistes n'ont pas tardé à incriminer les Verts, au lendemain de cette claque électorale. «Quand la gauche décide elle-même de s'affaiblir avant d'aller à un scrutin, il ne faut pas s'étonner qu'elle puisse disparaître», a déploré ainsi le patron des députés PS, Bruno Le Roux, pour qui «cela doit servir de leçon à tout le monde». Même tonalité Rue de Solferino où le patron du PS Harlem Désir l'a martelé: «quand le Front national est fort, on n'a pas le droit à la division». Mais là encore, tout le monde n'est pas d'accord. «Rien n'indique que si la candidate verte s'était retirée, ses voix se seraient portées sur le candidat PC, analyse a contrario le député Malek Boutih. Brignoles, c'est le signe que le bloc électoral de gauche s'érode et se déplace vers la droite.»

Des listes d'union dès le premier tour pour les municipales, c'est pourtant ce que souhaite François Hollande. Si ce nouveau revers électoral sonne comme un avertissement pour le président, il le conforte aussi dans sa stratégie électorale. À condition de convaincre des écologistes pour le moins réticents, certains étant même prêts à s'allier avec le Front de gauche au premier tour. «La victoire se joue au premier tour, il faut arriver en tête», prévient le chef de l'État en privé.

Hollande espère que les municipales se joueront sur des enjeux locaux, ce qui permettrait de sauver les apparences. Il espère aussi bénéficier d'un climat d'embellie économique, dontl'inversion de la courbe du chômage serait un premier signe, pour commencer à convaincre du bien-fondé de sa politique et faire revenir les abstentionnistes dans les urnes. Sur ce dernier point, l'optimisme légendaire du chef de l'État n'est pas partagé par tous au PS, à commencer par les élus de terrain. «Ce n'est pas seulement en faisant baisser le chômage qu'on endiguera le FN, prévient le député Thierry Mandon. Le cadre républicain, les questions de sécurité, d'intégration, doivent aussi être réaffirmés de manière forte».

Dans la majorité, beaucoup attendent ainsi du chef de l'État un discours fort sur le «pacte républicain», un champ régalien qu'il a pour l'instant délégué à 100 % à Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur se rend ce mardi à Forbach (Moselle), où le vice-président du FN, Florian Philippot, est candidat aux municipales, comme l'a révélé samedi lefigaro.fr. «L'idée que le chômage répondra à tous nos problèmes est une illusion, prévient un député PS. Hollande est en train de faire du Jospin, qui pensait que si le chômage baissait, c'était gagné. On a vu le résultat en 2002!»

Mais Hollande a-t-il vraiment intérêt à faire baisser le FN? Quelques cadres du PS s'interrogent: «De très nombreux dirigeants socialistes de haut niveau considèrent que le FN est bon pour nous, que cela créera des triangulaires qui nous permettront de limiter la casse. Ils ne le diront jamais en public, c'est totalement irresponsable mais c'est leur calcul». Après tout, à la fin des années 1980, François Mitterrand s'était plutôt bien accommodé de la montée du FN.


Troisième duel UMP-FN au second tour

À Brignoles (Var), le FN se retrouve pour la troisième fois en duel dans une élection partielle face à l'UMP. En mars dernier, c'était dans la deuxième circonscription de l'Oise où l'UMP Jean-François Mancel a finalement gagné là où le PS avait perdu 10.000 voix. Même résultat à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) en juin, pour remplacer Jérôme Cahuzac, où Jean-Louis Costes l'a emporté alors que le PS avait cette fois perdu 15.000 voix. Certains, à gauche, relativisent la qualification en arguant notamment que le FN aurait chaque fois profité de l'abstention. Louis Aliot, vice-président du Front national, voit les choses autrement: «Ceux qui ont fait l'essai de la gauche et de la droite au cours des trente dernières années se tournent aujourd'hui vers la formation politique qui n'a jamais participé aux affaires gouvernementales et qu'ils aimeraient installer pour voir ce dont ils sont capables.» E.G.

 

 





 

 

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