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Publié par Edouard Boulogne

APPEL  A  NOS  COMPATRIOTES  GUADELOUPEENS

 

MLR 18 11 2010 004

 

Chers Compatriotes,

Les vœux que nous a adressés le Président de la République dimanche dernier nous ont ramené  espoir et inquiétude.

« La Guadeloupe, a-t-il dit, est un territoire … où l’écrasante majorité de ceux qui y vivent est profondément respectueuse des institutions, attachée à son lien fort avec la République et désireuse de vivre en paix, comme partout ailleurs en France. ... J’ai compris votre inquiétude et votre souhait que soit restaurée l’autorité de l’État. J’ai entendu votre demande d’un État qui vous protège, qui vous accompagne dans le développement de votre territoire. Désormais, il faut à la Guadeloupe de la stabilité et de l’apaisement. …

Votre économie, déjà fragile, a subi les effets de la crise internationale. La crise sociale de 2009 a heurté de plein fouet votre territoire, démultipliant les effets négatifs de la crise. La société guadeloupéenne cherche à reconstruire ses repères, à retrouver le chemin de la confiance, du progrès, de la réconciliation. Les Guadeloupéens veulent se retrouver et veulent par-dessus tout restaurer l’image de la Guadeloupe qu’une petite minorité a malheureusement abîmée. L’État mettra la même force à trouver avec vous ce chemin, qu'il en met à lutter contre ceux qui souhaitent déstabiliser ce territoire, contester la légitimité de ses institutions démocratiques, et nous n’accepterons pas qu’une minorité veuille forcer le peuple à choisir un destin qu'il ne veut pas ». 

Sur l’analyse de la situation, la nécessité du retour à l’état de droit et de l’implication de l’Etat, que pouvions-nous espérer de mieux de la part d’un Président de la République ? D’autant que ce retour à l’Etat de droit, nous le vivons enfin, dans les faits, depuis environ plus d’un an.

Et pourtant, nous demeurons inquiets sur notre avenir institutionnel !

« En Guadeloupe, a poursuivit le Président, vos élus réunis en Congrès le 28 décembre dernier, ont demandé à l’État des adaptations à la loi portant réforme des collectivités territoriales. Celle-ci, vous le savez, régit désormais le droit commun des collectivités locales pour la France entière. Vos élus souhaitent que soient appliquées en Guadeloupe des règles spécifiques, distinctes de celles du reste de la France. … je note toutefois que c’est bien le passage à la collectivité unique, en Martinique et en Guyane, qui a permis l’adoption de règles particulières. La question posée est donc, en réalité, de savoir jusqu’où l’on peut adapter le droit de la République outre-mer sans passer par l’une des évolutions institutionnelles explicitement prévues par notre Constitution et qui nécessitent par ailleurs le consentement des électeurs consultés par référendum. … Ce sont des affaires sérieuses qui vont bien au-delà de la gauche et de la droite et pardon de le dire qui vont bien au-delà de mon propre mandat. Nos successeurs, aux uns comme aux autres, auront à vivre avec ces institutions. … Je veux y réfléchir, je veux en parler avec vos élus et je leur ai proposé que nous nous retrouvions à l’Elysée pour évoquer cette question le 14 février prochain ».

On ne peut mieux dire !

C’est donc bien la demande de nos élus qui empêche à la fois l’application immédiate de la loi commune et l’instauration de la stabilité institutionnelle, conditions indispensables au retour des investissements et donc du redémarrage de l’économie.

Leur inconséquence en la matière est grande !

Durant le Congrès, il faut le souligner, un seul élu, Guy GEORGES, a tenu des propos cohérents et a eu le courage de voter conformément a ses convictions.

Les élus de gauche, après avoir pris position, en 2003 contre l’assemblée unique, en 2009 et 2010 pour le droit commun, ont expliqués qu’ils étaient pour une assemblée unique, voir une collectivité unique, mais que pour ne pas se faire piéger par le gouvernement, ils voteraient pour le droit commun avec deux adaptations : 65 élus et une dose de proportionnelle.

Les élus de droite, eux, après avoir été pour l’assemblée unique en 2003, pour l’article 74 aux élections européennes et aux régionales (ce qui leur valut un échec cuisant) ont expliqué qu’ils étaient toujours pour l’Assemblée unique mais que c’était trop tard ou trop tôt, qu’ils étaient donc contre la proposition de la gauche mais se sont abstenus au moment du vote.

Que penser de telles attitudes ? Et quelles raisons peuvent excuser de tels comportements ?

A entendre ces mêmes élus, il faut :

-        65 élus au lieu de 43, parce que, pêle-mêle : c’est difficile de passer de 81 à 43, la Martinique en a 62 et la Guadeloupe est plus grande avec ses dépendances, quarante trois élus ça ne suffit pas pour faire tout le travail de représentation des collectivités

-        De la proportionnelle pour permettre aux femmes d’être représentées dans l’hémicycle.

L’un de ces grands élus locaux de la Guadeloupe, interrogé sur une radio locale au sujet du non-cumul des mandats et sur la proposition « un homme, un mandat » a déclaré qu’il était contre parce que depuis qu’il était devenu Maire, il s’était mis  en congé de son employeur et que n’arrivant pas à survivre avec son seul mandat de Maire, c’est un second mandat de Conseiller Général qui lui permettait de boucler ses fins de mois.

Tout cela n’est pas sérieux !

Au lieu de rechercher toujours plus de pouvoir, ce qui aboutit à une augmentation des impôts locaux,

Au lieu cacher leurs lacunes par des demandes répétées de changement de statut,

Au lieu de chercher à augmenter et à préserver leur avantage personnel sur le dos des contribuables.

Les élus feraient mieux de  se mettre au travail dans l’intérêt général de la Guadeloupe de régler les problèmes quotidiens de la population. Les sujets ne manquent pas : gestion des déchets, gestion de l’eau, des transports publics, maitrise des impôts locaux.

ARRÊTONS LE MASSACRE, FINIE LA POLITIQUE DU « GARDE MANGER POLITIQUE », MAIS PLACE AU VOLONTARISME REPUBLICAIN POUR SERVIR NOS COMPATRIOTES SANS CHERCHER D’ABORD A SE SERVIR OU A SERVIR LES SIENS.

USONS  DE NOTRE QUALITE D’ELECTEUR POUR REFUSER TOUTE TENTATIVE DE NOUS SORTIR DU DROIT COMMUN.
REJOIGNEZ  NOTRE MOUVEMENT,

Le MLR                                                                                                                                             Le 13 janvier 2011
Mouvement des Libertés Républicaines                   Parti Politique                                  7 rue Barbès               97110 Pointe-à-Pitre

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Laurent Petit-Micron 17/01/2011 14:14




Des vœux du Président de la République, retenons en particulier ceci : « Les Guadeloupéens veulent se retrouver et veulent
par-dessus tout restaurer l’image de la Guadeloupe qu’une petite minorité a malheureusement abîmée. »


Observons que la petite minorité en question n’a pas été nommément désignée. Et comme on n’ose penser que le Président de la République puisse un seul instant se rallier aux délires criminels
des postulants à la souveraineté dans la dictature sur l’île aux belles eaux, on ne pense pas une seul seconde qu’il ait voulu se référer à une certaine minorité qualifiée d’esclavagiste par
les agités de l’agitation. C’est bien le LPK (et autres saboteurs de l’ordre public, de la liberté d’aller et venir et de la liberté d’entreprendre à la Guadeloupe) qui étaient visés par le
Président de la République. Du reste, tout le monde sait que le LKP est nocif et dangereux pour le bien-vivre à la Guadeloupe, et, puisque tout le monde le sait, le Président a jugé inutile de
préciser de qui il s’agissait. Il faut aussi reconnaître que s’il avait nommément cité le LKP, il aurait été obligé de dénoncer aussi un certain Secrétaire d’État, promu pendant 44 jours
secrétaire honoraire du LKP. Le soutien actif que celui-ci a – volontairement ou involontairement – apporté au LKP, n’est plus à démontrer, en tout cas, pas aux milieux socio-professionnels
guadeloupéens qui ont pu le vérifier en situation, notamment à Basse-Terre au cours de très éprouvantes réunions à la préfecture : le mot “outrances répétées” ne serait pas déplacé pour
qualifier ce qu’ils ont pu observer.


Évidemment, il faut faire semblant de ne pas s’en être aperçu (pour fluidifier les relations avec le pouvoir). Mais on ne peut pas faire semblant de ne pas s’apercevoir de l’insistance avec
laquelle plusieurs Présidents de la République (au moins deux) semblent s’être ralliés - en apparence ou en réalité - aux postures des autonomistes de conviction ou de pseudo autonomistes du
genre opportunistes, ou encore d’indépendantistes radicaux en tenue camouflée d’autonomistes pragmatiques et dynamiques tournés vers l’action novatrice, qui mettent sur le compte des
institutions leur refus de servir leurs électeurs en l’état. Ces derniers attendent de changements statutaires une excroissance de leur pouvoir, et, en réalité, de leur domination, feignant de
ne pas trouver dans les institutions actuelles des moyens dont la Réunion, par exemple, s'accommode parfaitement, et avec succès. Ce sont des hommes, et non des institutions qu'il faut attendre
des résultats, ne l'oublions pas.


Comme dit le Président de la République : ce sont des affaires sérieuses qui vont bien au-delà de la gauche et de la droite, et qui vont – pardon de le dire – bien au-delà de son mandat.


La grande question est : quelle confiance peut-on avoir en nos élus ?