A propos du prétendu pillage d'Haiti.

( Il y a quelques semaines, j'incitais les lecteurs du Scrutateur à enrichir ce dernier de leurs renseignements, de leurs expériences, voire de leurs articles. Je suis heureux de constater que mon appel a été entendu. Ainsi cet article de Dolto, documenté, riche de substance, envoyé comme commentaire et que je publie aussi en article. Merci à tous. E.Boulogne).

Haiti



DOMOTA ce jour dans une intervention au journal france antilles déclare que l'occident ( usa,canada ,france) pille et vole HAITI .rétablissons les faits :


Haïti, pays de douleurs ou il n'y a rien a piller ni meme a voler mais qui constitue une charge terrible pour la communauté internationale .
Population: 8,7 millions habitants (estimation 2008). La diaspora haïtienne est estimée à deux millions de personnes (notamment aux États-Unis, au Canada et en République dominicaine)
Superficie: 27 750 km2
Langues: créole, français
Religions: catholicisme, protestantisme, vaudou
Président: René Préval
Capitale: Port-au-Prince (environ 2,5 millions d'habitants)
Monnaie: la gourde, 100 gourdes = 2 dollars canadiens
Fête nationale et de l'indépendance: 1er janvier
Haïti est le pays le plus pauvre de l'hémisphère nord. En 2009, Haïti est passé du 146e an 149e rang, sur 152 pays, du classement du développement humain dressé par le Programme des Nations unies
pour le développement (PNUD). L'espérance de vie y est estimée, selon l'organisme onusien, à 59,5 ans.
Le taux d'alphabétisation est de 51,9 %. Toujours selon le PNUD, 500 000 enfants en âge d'être à l'école ne sont pas scolarisés.
Sur le plan économique, le produit intérieur brut (PIB) en 2007 était de 6,13 milliards de dollars américains. Le PIB par habitant est de 639 dollars américains par personne, selon les chiffres
de la Banque mondiale de 2007.
Les deux tiers de la population vivent dans la pauvreté (moins de 2 $ US par jour et par personne) et 1 % de la population détient 50 % de la richesse du pays.
Si le taux de croissance a atteint 0,3 % durant l'exercice budgétaire 2006-2007, le taux de chômage, selon les chiffres officiels du gouvernement pour 2008 est de 72,7 %.
Les transferts financiers de la diaspora haïtienne sont estimés à plus de 1,6 milliard de dollars américains en 2005, soit 30 % du PIB.
L'aide internationale pour le budget de l'État haïtien est estimée à 500 millions de dollars américains par année.
L'importance de l'agriculture
Les deux tiers des Haïtiens dépendent du secteur agricole. Ils produisent du sorgho, des haricots, des tubercules, ainsi que de la coca depuis quelques années.
Il y a peu de terres arables, et les rendements sont très faibles, notamment à cause de l'érosion des sols. Les récoltes ont toutefois été plus abondantes l'année dernière, ce qui a fait baisser le nombre d'Haïtiens en situation d'insécurité alimentaire de 3,3 millions, fin 2008, à 1,9 million. Le pays doit toujours importer plus de 80 % de la nourriture nécessaire à ses quelque 9 millions d'habitants.
Les pratiques agricoles ont augmenté les périodes de sécheresse, et la déforestation se poursuit, ce qui rend l'île encore plus vulnérable aux désastres naturels. Seulement 2 % de la forêt initiale subsiste.
Une économie fragile
En dépit d'une aide considérable consentie par la communauté internationale, Haïti est entré en récession en 2001, pour en sortir en 2005. Le pays, qui a alors payé ses arriérés dus à son
principal créancier, la Banque interaméricaine de développement, ce qui lui a permis de réintégrer la communauté financière internationale. Cette dernière dresse un bilan honorable des réformes structurelles effectuées par le gouvernement du président Préval, arrivé au pouvoir en 2006.
La reprise des exportations textiles, notamment, a permis d'enregistrer une croissance d'environ 2 % en 2009. L'inflation a fortement baissé. Tout cela n'a cependant pas fait reculer la pauvreté.
Haïti continue de souffrir d'un manque d'investissement dû à l'insécurité et d'un déficit commercial très important. Les problèmes d'infrastructures demeurent criants, avec seulement 15 % des routes asphaltées.
Un pays durement touché par les catastrophes
Selon une étude de la Banque mondiale publiée en 2006, Haïti est l'un des pays les plus vulnérables aux catastrophes naturelles. « Son extrême vulnérabilité face à ces événements résulte de niveaux de pauvreté élevés, d'une infrastructure inadaptée, d'un environnement dégradé et d'une série de gouvernements inefficaces confrontés à de graves problèmes fiscaux », peut-on lire sur le site de l'organisation.

1994: L'ouragan Gordon fait un millier de victimes en Haïti.

1998: Le passage de l'ouragan George tue plus de 200 Haïtiens.

2004: Accompagné d'inondations et de coulées de boue, l'ouragan Jeanne balaie une partie du pays, principalement dans les Gonaïves, dans le nord. Bilan: plus de 3000 morts. Les sinistrés sont 100 fois plus nombreux.

2008: En quelques semaines, les tempêtes tropicales Fay, Gustav, Hanna et Ike frappent le pays, faisant plus de 300 morts et des centaines de milliers de sans-abri. La situation est
particulièrement dramatique dans les Gonaïves.
Comment dans de telle conditions peut t'on encore soutenir que Haiti est convoité par des puissances étrangéres alors que c'est le néant économique qui prédomine dans ce pays .
Les nombreux articles qui ont paru dans la presse sur Haïti tracent un portrait dévastateur. « Soixante pour cent de la population du pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental est encore illettrée et survit avec moins d'un dollar par jour ».
« Alors que l'intervention internationale commence, elle fait le constat d' un état faible pour ne pas dire inexistant et financièrement coincé, incapable de satisfaire aux besoins élémentaires
de son peuple. À peine un quart de la population a accès à de l'eau potable, et la plupart des Haïtiens n'ont ni électricité ni téléphone. Près de la moitié des enfants de moins de cinq ans
souffrent de malnutrition, et les dépenses annuelles per capita pour la santé sont de $21, comparativement à $38 en Afrique sub-saharienne. »Un rapport plus récent du Toronto Star évalue ainsi les conséquences de l' inefficacité de l'Etat depuis l'indépendance » : « La misère est aussi profonde, les détritus continuent de s'accumuler, les gens sont toujours aussi malades et la situation politique reste aussi fragile qu'elle l'était, disons, il y a 200 ans. Sur toutes les questions cruciales, les choses continuent d'empirer. Il n'y a pas de junte militaire certes, mais il y a la répression politique, la peur, de continuels troubles politiques et l'émergence d'un autre genre de Tontons Macoutes, l'ancienne machine à tuer de la dictature des Duvalier. » L'article soulève la question clé : « Pourquoi les conditions ne se sont-elles pas améliorées depuis l'indépendance malgré un haut niveau d'assistance et de participation étrangères? ».

DOLTO.






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  • : 07/03/2007

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  • Né à Pointe-à-Pitre en 1942, de famille blanche-créole, arrivée à Marie-Galante en 1658, de grands parents originaires l'un de la région parisienne, l'autre de Rouen en Normandie, j'ai bénéficié d'une formation juridique, et philosophique (

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